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Author Topic: Valeurs Traditionnelles  (Read 679011 times)

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http://www.liberius.net/livres/Le_livre_des_figures_prophetiques_000000157.pdf

453 pages. Livres extraordinaire. *****

Le Livre des Figures Prophétiques, écrit par abbé Stéphane Maistre. Livre ancien. ( c.1890)

Comparaison entre Jonas et Jésus:  1.Jonas; 1a. Jésus etc. ----> 17.  17a.

Chapitre V

  JONAS, figure de Jésus-Christ.

  I. — Première manière d'exposer cette figure.

  Jonas a prédit le Messie par ses actions mêmes, et il a représenté dans sa personne ce que les autres prophètes annonçaient dans leurs discours. C'est le seul côté sous lequel il soit prophète ; car il n'a prédit en paroles qu'un événement qui ne s'est pas accompli : la destruction de Ninive.

  Il est donc vrai de dire que Jonas n'a prophétisé qu'en actions. Aussi, tous les anciens Hébreux l'ont bien compris; ils savaient que ce prophète avait été suscité pour être la figure et la prophétie du Messie. Jésus donna lui-même comme preuve irréfragable de sa divine mission le prochain accomplissement du signe figuratif de Jonas, et les Juifs ne purent nullement ignorer ce que signifiait ce signe de Jonas, ni méconnaître ce qu'il devait prouver en faveur de celui qui l'accomplirait dans sa personne.

        *      *      *      *      *
1. Jonas et Jésus sont de la Galilée des Gentils, et eux seuls ont eu mission de prêcher la pénitence aux Gentils.

  Jonas était de Geth-Opher (4 Reg.XIV, 25.), ville de Zabulon  {Josué, XIX, 13.) dans la Galilée des Gentils (Is.  IX.1.).C'est le seul des Prophètes qui ait été Galiléen.
(Jean VII, 52.)
1a.  Jésus était de Nazareth, ville de Zabulon, en Galilée: ce qui l'a fait appeler le Galiléen.

2. JONAS dormait d'un profond sommeil au fond d'un navire, lorsqu'une formidable tempête s'éleva et menaça de submerger, à cause de lui, le vaisseau et tous les nautoniers. On l'éveilla, en lui disant : ‘Invoque ton Dieu, afin que nous ne périssions pas’. {Jonas, c.I, v. 1-6.)
  Tout l’équipage du navire se souleva contre le Prophète Jonas, et demanda sa mort.
2a. JÉSUS dormait tranquillement dans une barque, lorsqu'une grande tempête, soulevée par Satan (Estius), s'éleva sur la mer de Tibériade. et menaça de faire périr tous les nautoniers et ses Disciples. On l'éveilla, en lui disant : ‘Maître, sauvez nous, nous périssons’. De plus, Jésus, lors de son entrée triomphante à Jérusalem, semblait devoir jouir, au sein de la Judée, de beaucoup de gloire et de sécurité,
lorsque tout à coup Satan, par la permission de Dieu et par le moyen des chefs du peuple, excita contre lui un soulèvement général.


3. Le pilote connut d'une manière surnaturelle, v. 7, que Jonas devait périr pour que tout le vaisseau fût sauvé.
3a. Ce fut alors que Caïphe, le grand chef de la ѕуηαgσgυє, prophétisa (S. Jean, XVII, U) et dit : ‘Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple’.


4. Jonas s'offrit lui-même volontairement à être jeté à la mer pour le salut de ses compagnons.v.12.
4a. Jésus s'était lui-même livré volontairement entre les mains des Juifs, afin d'être sacrifié pour le salut de ses frères. (S. Jean, XVIII, 6-8.) — Déjà auparavant il s'était offert pour être sacrifié : ‘Ecce venio’ !


5. Le Pilote et les matelots condamnèrent donc Jonas à mourir,'de peur de mourir eux-mêmes à cause de cet homme.
5a. Caïphe et les septante juges du Sanhédrin condamnèrent donc Jésus a mourir, afin que leur nation ne pértt pas a cause de lui.

6. Ils reconnurent toutefois que c'était par la volonté de Dieu que le sang innocent de ce Prophète était ainsi livré pour eux.
6a. Pilate reconnut et déclara hautement qu'en livrant Jésus à la mort, on versait un sang innocent. Ce sang ne retomba que sur les Juifs impénitents.

7. Ces Gentils crièrent donc au Seigneur, et lui dirent : Nous vous prions,  Seigneur, que la mort de cet homme ne soit pas la cause de notre perte; et ne
faites pas retomber sur nous le sang innocent ; car c'est vous même. Seigneur, qui faites en ceci ce que vous voulez.
7a. Pour les Gentils et les Hébreux qui se convertirent, ce sang du Juste devint une cause de salut. Jésus fut pour tous les peuples une victime de propitiation et une source de rédemption et de prospérité.


8. Jonas fut jeté à la mer. La fureur des flots se calma aussitôt. La paix fut rendue aux matelots qui rendirent hommage au vrai Dieu et lui immolèrent des victimes.
8a. Aussitôt que Jésus-Christ eût été livré à la mort, les flots de la colère céleste s'apaisèrent, la paix fut rendue aux hommes : les Gentils convertis n'offrirent plus de sacrifices qu'au vrai Dieu.

9. Jonas resta trois jours et trois nuits dans la mer, dans le ventre de la baleine, ou, selon d'autres, dans le ventre d'un dragon de mer.
9a. Jésus resta trois jours et trois nuits dans le tombeau, sous l’empire de la Mort et, en quelque sorte, sous l’aiguillon de Dragon des Enfers.

10. (Remarquons ici que la baleine, qui se joue au sein des mers, représente, dans les Écritures, le Dragon infernal...)**

11. Prière de Jonas, lorsqu'il était au fond de la mer. c. II.

  La prière que fit Jonas dans le ventre du Poisson, indique manifestement que la circonstance où se trouva ce Prophète, figurait la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Car,

1° Jonas crie au Seigneur dans le fort de son affliction, se dit abandonné et comme rejeté de Dieu :Abjectus sum a conspectu oculorum tuorum, v. 5. Jésus-Christ, mourant sur la croix, disait à Dieu : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné? Eloi, Eloi, lamma sabacthani ? Jonas dit qu'il est dans le ‘ventre de l'Enfer’, v. 3 ; cependant il n'était que dans le ventre du poisson 1.'. Il annonçait donc Jésus-Christ, qui descendit réellement dans les Enfers et qui fut mis dans le sépulcre. Le Prophète dit encore que tous les flots de la colère de Dieu ont passé sur lui; ce qui convient très-bien à Jésus-Christ, sur qui toutes les vagues de la colère céleste ont passé comme un torrent, elles l'ont enveloppé comme un criminel chargé de tous les péchés du monde.

2° Il faut remarquer que Jonas semble répéter ici à dessein les principaux psaumes de David qui décrivent prophétiquement la mort et la résurrection du Messie. C'est
d'abord le psaume 68e où il est certain que la mort de Jésus-Christ est annoncée littéralement. Le Sauveur se l'est appliqué a lui-même. C'est ensuite le Psaume 15e, où il est dit : Seigneur, vous ne permettrez pas que votre Saint voie la corruption. Jonas, c. II, 7. dit aussi comme le Christ : Vous soustrairez ma vie à la corruption du tombeau, et je verrai encore votre Temple saint. Jonas prophétise donc ici la mort et la résurrection du Messie de deux manières, par ses actions d'abord, ensuite par la nouvelle sanction qu'il donne aux oracles prophétiques, relatifs à la résurrection du Christ.

12. Après trois jours, le Dragon, selon l'ordre de Dieu, fut forcé de vomir Jonas sur le rivage. On pense qu'il fut obligé de rendre sa victime, parce qu'elle lui déchirait et lui rongeait le sein.
12a. Après trois jours, Jésus fut rendu à la vie ; il avait brisé les portes de l'enfer, enchaîné la puissance de Satan et détruit le règne de la mort éternelle, qui n'eurent plus d'empire sur lui. ‘Mors illi ultra non dominabitur’.

13. Ce fut après être sorti du ventre du poisson, que Jonas alla prêcher la pénitence à Ninive, la plus grande ville de la Gentilité (elle avait vingt lieues de circuit), et qu'il la convertit au Seigneur.
  Dans quarante jours, Ninive eût été détruite, si elle n’eût fait pénitence.
13a. Ce fut après sa résurrection que Jésus-Christ ordonna à ses Apôtres d'aller annoncer la pénitence aux Gentils. Les nations se convertirent au vrai Dieu, et Rome en particulier reçut la parole de Jésus-Christ, apportée par S. Pierre.
  Après quarante ans, Jérusalem n'ayant pas fait pénitence à la voix de Jésus-Christ et de ses Apôtres, fut détruite de fond en comble.

14. Jonas est le seul de tous les Prophètes qui ait été envoyé vers les Nations.
14a. Jésus seul s'est formé une Église parmi les Gentils.

15. Il fut nommé ‘Jonas’, c'est-à-dire ‘Colombe’, sans doute à cause de sa candeur et de sa douceur admirable.
15a.Il voulait que ses Disciples fussent comme Lui, c’est-à-dire simples et doux comme des colombes; Il leur disait : ‘Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur’.

16. Comme Jonas a été un signe pour les Ninivites, disait Jésus
(S. Luc, xi, 30), ainsi le fils de l’homme en sera un pour cette génération.


17. Les Ninivites, touchés d'apprendre que Jonas avait été délivré par Dieu du ventre du dragon, après y être resté trois jours ;  (miracle qui faisait bruit au loin et qui même donna lieu aux Païens de feindre qu'Hercule, revenant de Colchide avec les Argonautes, était tombé dans la mer au fort d'une tempête et avait été dévoré par un poisson qui, au bout de trois jours, le rendit plein de vie sur le rivage;)  les Ninivites, frappés de ce seul miracle, crurent aussitôt à la voix de Jonas, et toute cette grande ville païenne se convertit.
17a. Les Gentils , admirant le miracle de la résurrection de Jésus-Christ, qui était resté trois jours dans le sépulcre, et qui, après être sorti du tombeau et
des Enfers, faisait partout tomber l'empire du Démon et taire ses Oracles, se convertirent sur tous les points de la terre et firent pénitence à la voix de ses
Apôtres.
C'est ainsi que, d'après Jésus-Christ et d'après S. Paul, la résurrection du Sauveur a été la principale base de la foi et de la conversion des Gentils et en particulier des Romains.

____
Note 1.  Ces paroles de Jonas confirment l'idée de la note précédente, n° 10. Être dans la mer et dans les flancs du dragon des abîmes, marque la captivité de celui qui est dans les enfers et sous l'empire de Satan, prince de l'abîme.
** English here for number 10: https://www.cathinfo.com/catholic-living-in-the-modern-world/our-lady-of-guadalupe-
mother-of-the-americas/msg1010830/#msg1010830

À venir içi dans le futur #10: Article au sujet du Dragon, le serpent dans l'antiquité.
********************
*      *      *      *

II. — La même Figure, présentée d'une autre manière.


Jonas était non-seulement un prophète, mais encore une prophétie.

1. Jonas est envoyé pour prêcher la pénitence à la capitale de la Genlilité.
1a. Jésus est envoyé pour prêcher la pénitence à la Gentilité entière.

2. Jonas ne veut pas d'abord être l'apôtre de Ninive.
2a. Le Christ ne veut pas d'abord écouter la Chananéenne, ni envoyer ses Apôtres vers les nations.

3. Voulant borner son ministère au seul peuple d'Israël, ce prophète excite une grande tempête au milieu de laquelle il dort d'un profond sommeil.
3a. Envoyant ses apôtres aux seules brebis perdues de la Maison d'Israël, il soulève contre lui, dans Israël même, une furieuse conjuration, au milieu de laquelle il est calme, comme quand il dort sur la barque dans la tempête.

4. Jonas, jeté dans la mer, livré humainement à la mort, est le Sauveur de ceux qui étaient avec lui dans le navire.
4a. Le Christ, plongé dans une mer d'afflictions, mis à mort selon la nature humaine, est le sauveur de ceux qui sont avec lui dans la même barque.

5. Descendu dans le ventre de la baleine, comme dans un enfer vivant, il y loue Dieu, il y célèbre ses merveilles et le bénit de sa prochaine délivrance.
5a. Descendu aux Enfers, aux parties inférieures de la terre, il y annonce les merveilles de Dieu aux âmes détenues, et,libre entre les morts, il y fête avec eux sa prochaine résurrection.

6. Il est trois jours et trois nuits dans les entrailles de la baleine.
6a. Le fils de l'homme a été trois jours et trois nuits dans le cœur de la terre.

7. Jonas, revenu des eaux, sort de la Judée et convertit la première capitale de la Gentilité
7a. Le Christ, ressuscité d'entre  les morts, envoie ses apôtres jusqu'aux extrémités du monde, et, avec la première capitale de la Gentilité, il convertit la Gentilité entière.

8. Jonas, voyant la conversion de Ninive et l'impénitence d'Israël,souhaite la mort de douleur.
8. Le Christ, en la personne de S. Paul, voyant la conversion de la Gentilité et l'endurcissement des Juifs, qui sont ses frères, souhaite, dans sa douleur, d'être anathéme pour eux. 1.

Note 1.
V. Hist. univ. de l'Église, par Rohrbacher, t.II, p. 324-325.

*      *      *      *

III. — La figure de Jonas, expliquée par Bossuet.

  Agité d'un de ces transports qu'on remarque dans les prophètes, Jonas ne veut point aller prêcher aux Ninivites leur perte prochaine, de peur que si Dieu leur pardonnait, comme son immense bonté l'y portait toujours, les peuples païens ne se confirmassent dans leur incrédulité, et ne méprisassent ses menaces, et les discours de ses prophètes.

    Et pressé par cet esprit prophétique, qui le poussait au dedans avec une force invincible à annoncer la ruine de Ninive, il lui dit : ‘Voilà, Seigneur, une parole que je ne puis porter ; je sais que vous êtes un Dieu clément, plein de miséricorde et de patience, d'une compassion infinie, et toujours prêt à pardonner aux hommes leur malice ; vous pardonnerez encore à cette ville infidèle’.

    On ne nous écoutera plus, quand nous parlerons en votre nom ; nous annoncerons en vain à Juda et à Israël la rigueur de vos jugements. Votre facilité et votre indulgence ne fera qu'endurcir les hommes dans le mal ; car il faut suppléer tout ceci, puisque nous l'avons déjà trouvé dans d'autres prophètes. ‘Ô Seigneur, ôtez-moi la vie, continuait Jonas : Car il vaut mieux mourir, que d'être trouvé un prophète menteur, et exposer la prophétie à la dérision’.

  On voit, en passant, que les âmes touchées de ces impressions divines, sont élevées au-dessus de tout, et la mort ne leur coûte rien. Dans cette extrême détresse, non seulement il tâcha, comme Jérémie, de ne point écouter la prophétie et de s'étourdir lui-même contre cette voix; mais pressé par cet esprit prophétique, il s'enfuit de devant le Seigneur et s'embarque à Joppé pour aller de la Terre Sainte où il était, à Tharsis, ville très-éloignée à l'Occident.

  Il ne faut pas se persuader que le saint Prophète crut que Dieu ne le verrait plus, ou qu'il sortirait de son empire, lorsqu'il irait dans des terres lointaines ; car il savait qu'on ne peut échapper à sa puissance, ni sortir de son domaine.

  Cette face de Dieu qu'il tâche de fuir, cette présence qu'il veut éviter, c'est la face que Dieu montrait intérieurement à ses prophètes ; c'est la présence dont il éclairait leur esprit, lorsqu'il daignait les inspirer. C'est cette face que Jonas crut pouvoir éviter en s'éloignant de la Terre Sainte et du milieu du peuple d'Israël, où Dieu avait accoutumé de rendre la prophétie. Il s'éloigna donc tout ensemble de la Terre Sainte et de Ninive, où il ne crut pas que Dieu voulût le ramener malgré lui d'un pays si éloigné.

  ‘Mais il ne fut pas plutôt embarqué, que Dieu fit souffler un vent impétueux ; et la tempête fut si violente qu'on craignait à chaque moment que le vaisseau ne s entrouvrit. Pendant que chacun invoquait son dieu avec des cris effroyables, et qu'on jetait dans la mer toute la charge du vaisseau, Jonas sans s'étonner d'un si grand péril’,
... car nous avons vu souvent que ces âmes fortes qui sont sous la main de Dieu ne craignent rien que lui seul, ‘descendit au fond du vaisseau, et dormait d'un profond sommeil’.  C'est quelque trait de Jésus, qui, dans une semblable tempête, dort tranquillement sur un coussin, et laisse remplir de flots le vaisseau où il était avec ses disciples. Par un semblable mystère, et pour montrer qu'on n'a rien à craindre, quand on a Dieu avec soi, et qu'il n'y a en tout cas qu'à s'abandonner à sa volonté, Jonas dormait parmi tant de cris et tant d'horribles sifflements des vents et des flots, jusqu'à ce qu'on l'éveilla, à peu près de la même manière que le Sauveur, en lui disant : ‘Pourquoi dormez vous? Invoquez aussi votre Dieu, afin qu'il se souvienne de nous, et que nous ne périssions pas (Jonas, i, 6.)’.

    La main de Dieu ne quittait pas le saint Prophète. Il sentit d'abord que la
tempête était envoyée contre lui. Il vit jeter tranquillement le sort, que les passagers jetaient entre eux pour découvrir le sujet de la tempête ; il le vit tomber sur lui sans s'effrayer ; car il avait toujours dans l'esprit, que la mort
lui était meilleure que d'aller prophétiser, pour être dédit, et faire blasphémer la prophétie ; et il dit hardiment aux nautoniers, qui le voulaient épargner :

‘Jetez-moi dans la mer sans hésiter, et la tempête cessera ; car je sais bien que
c'est pour moi qu'elle est excitée’.

  Cependant ils le respectèrent, étonnés de sa prodigieuse tranquillité, et encore plus de la grandeur du Dieu qu'il servait ; car comme on lui demanda qui il était,

‘il avait répondu qu'il était hébreu, et que le Dieu qu'il servait, était le Dieu du ciel, le Créateur de la terre et de la mer ; et ils faisaient les derniers efforts pour arriver à terre’, sans qu'il en coûtât la vie à un si grand homme.

  Mais plus ils ramaient, plus la mer s'enflait ; en sorte qu'ils furent contraints de jeter Jonas dans la mer, en prenant Dieu à témoin, que c'était à regret qu'ils le noyaient, et qu'ils étaient innocents de sa mort.’Et aussitôt l'agitation de la mer cessa’
.
  Et voilà déjà, en figure de notre Sauveur, tout ce peuple sauvé par la mort, comme l'on croyait, du saint Prophète, à laquelle il s'était offert volontairement lui-même. Mais ce n'est pas là tout le mystère, et le reste nous est expliqué par
le Sauveur même lorsqu'il dit:
  ’Cette mauvaise race demande un signe, il ne lui en sera point donné d'autre, que le signe du prophète Jonas ; car comme Jonas fut trois jours et trois nuits dans les entrailles de la baleine, ainsi le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le cœur de la terre’.

  L'esprit de prophétie ne quitta point Jonas dans le ventre de cet énorme poisson ; car il y chanta ce divin cantique :

  ‘J'ai crié du fond de l'abîme, et vous avez écouté ma voix ; les eaux m'ont environné; tous vos gouffres et tous vos flots ont passé sur moi; et j'ai dit : Je suis rejeté de devant vos yeux ; mais je reverrai encore votre saint Temple’.

  Il sent donc qu'il sortira de cet abîme ; et il recommence encore en cette sorte : ‘Les eaux m'ont pénétré jusqu'au fond ; l'abîme m'a entouré ; la mer a couvert ma télé. J'ai descendu au fond de la mer, et jusqu'à la racine des montagnes ; je suis enfermé pour toujours dans les soutiens de la terre!’

    Il n'y a point de ressource dans la puissance créée.
‘Mais vous, Ô Seigneur mon Dieu, vous me relèverez d'un si grand mal, et vous me préserverez de la corruption de la mort. Au milieu de mes angoisses,je me suis ressouvenu du Seigneur, afin que ma prière vous parvînt jusqu'à votre saint Temple...; vous me sauverez, et je rendrai au Seigneur les vœux que je lui ai faits pour ma délivrance.’

  ‘Alors le Seigneur commanda au poisson, et il jeta Jonas sur la terre‘; en figure de Notre-Seigneur, dont il est écrit : J'avais toujours le Seigneur en vue, parce qu'il est à ma droite, pour m’empêcher d'être ébranlé ; c'est pour cela que mon corps, mis dans le sépulcre, s'est reposé en espérance ; c'est parce que vous ne laisserez pas mon âme dans l'enfer, et que vous ne permettrez pas que votre Saint éprouve ta corruption de la mort. Au milieu de la mort, vous m'avez montré le chemin pour retourner à la vie et à votre droite vous me remplirez de la joie que donne la vue de votre face’. C'est à peu près avec la force qui convenait au Sauveur plus qu'à Jonas, à accomplir ce qu'avait dit le Prophète : ‘Je reverrai votre saint Temple’.

  Il n'appartenait pas à Jonas, qui n'était que la figure,d'avoir tous les traits de la vérité, ni d'avoir parmi les morts cette liberté qui était réservée au Sauveur, ni prédire lui-même sa mort et sa résurrection. Mais à cela près, il n'y
avait rien qui ressemblât mieux à la mort et au tombeau, que le ventre de ce poisson ; ni rien qui représentât plus vivement une véritable et parfaite résurrection, que la délivrance de Jonas. Adorons donc Celui qui n'a laissé aucun
trait, ni aucun ‘iota’ dans les Prophètes, non plus que dans la Loi, qu'il n'ait parfaitement accompli…

Prédication de Jonas à Ninive.

— Pour achever l'histoire de Jonas,

— aussitôt que la baleine l'eut rejeté sur le rivage, le voilà de nouveau repris de l'esprit de prophétie, et le Seigneur lui ordonne
‘d'aller prêcher à Ninive, qu'elle périrait dans quarante jours’.

    Dieu ne voulut point que Jonas y mît la condition : si elle ne faisait point pénitence. Cette ville la fit toutefois dans le sac et dans la cendre; et Dieu voulut faire voir, qu'il était toujours prêt par sa bonté, à rétracter sa sentence, sans même lavoir promis. Écoutons sur ce sujet la parole de Jésus-Christ :

  ‘’ Les gens de Ninive s'élèveront contre cette race dans le jugement, et la condamneront ; parce qu'ils ont fait pénitence à la prédication de Jonas ;
et il y a ici quelqu'un plus grand que Jonas’’.

  Faisons donc pénitence, puisque Jésus même nous y exhorte par son Évangile, et n'attendons pas que les Ninivites s'élèvent contre nous au dernier jour ; car la conviction serait trop forte, la confusion trop inévitable.

  Jonas ne résista point cette fois ; la main de Dieu le serrait de trop près ; mais après que Dieu eut exercé sa miséricorde envers Ninive, le Prophète fut affligé d'une affliction extrême, et transporté de colère, il pria le Seigneur,
et lui dit : ‘Je vous prie, Seigneur, n'est-ce pas là ce que je disais, pendant que j’étais encore en mon pays : Que vous étiez bon et indulgent jusqu'à l’infini ‘;

    qu'ainsi vous pardonneriez à Ninive ; que les paroles de vos prophètes seraient méprisées, et que sans se soucier de vos menaces ni rompre le cours de leurs crimes, les peuples s'attendraient toujours à vous fléchir, par la pénitence, après avoir impunément accompli leurs mauvais désirs.

  ‘ Seigneur, je vous prie, faites-moi mourir; la mort me sera plus douce que la vie. En même temps il se retira de la ville, et attendait dans le voisinage, quel en serait le sort; car à peine voulait-il croire, que Dieu pardonnât tant de crimes, et augmentât la licence par cet exemple d'impunité.

  Mais Dieu qui le voulait revêtir de l'esprit de la Nouvelle Alliance, qui est une alliance de miséricorde, de réconciliation et de pardon, et lui ôter cet esprit dur qui devait comme régner en ce temps-là, à cause de la dureté du cœur de
l'homme, sécha, comme l'on sait, la branche verte qu'il avait fait élever sur la tète de Jonas, pour le défendre de l'ardeur brûlante du soleil, et des vents de ces pays-là, qu'il avait excités exprès. Et comme Jonas s'en affligea, jusqu'à désirer la mort : ‘Tu t'affliges’, lui dit le Seigneur, ‘de ce rameau vert que tu n'as pas fait, et dont la naissance ne t'a coûté aucun travail; et tu ne veux pas que j'aie pitié de l'ouvrage de mes mains, et de cette ville immense, si digne de compassion ; quand ce ne serait qu'à cause du nombre infini des enfants qui
ne connaissent pas le bien et le mal et de tant d'animaux ?’


  Prenons donc l'esprit de douceur ; et ne nous laissons point transporter par ce zèle, qu'on voit paraître même dans les Saints de l'Ancien Testament; car Jésus dit à ses disciples, qui le voulaient imiter, et, à l'exemple d'Elie, faire descendre le feu du ciel :

        ‘’Vous ne savez de quel esprit vous êtes’’.

Page — 294 —

Fin.

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Prêtre inconnu de moi...? Intéressant.

https://regnummariaeregnumgalliae.wordpress.com/2026/05/26/la-declaration-de-foi-de-la-fsspx-est-insuffisante/

LA DÉCLARATION DE FOI DE LA FSSPX EST INSUFFISANTE
26 Mai 2026  Ludovicus
PADRE CERIANI


Publié le lundi 25 mai 2026 par P.VerboVen

  Le jeudi 14 mai 2026, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie, par l’intermédiaire de son Supérieur général, le Père David Pagliarani, a publié une Déclaration de foi. Le texte intégral peut être consulté ICI

  Dans un article, publié jeudi 21 et intitulé Le changement dans la Fraternité Saint Pie X, j’ai mis en évidence, pour ceux qui jouissent encore de l’indépendance pour juger et agir, que les diverses réactions face aux mêmes circonstances, plutôt que de prouver, démontrent simplement un changement dans la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (voir ICI)

En effet, comme on peut le voir, face à des circonstances identiques (consécrations épiscopales sans mandat pontifical) les réactions de la Rome Conciliaire ont été les mêmes ; mais il faut reconnaître avec sincérité qu’elles ne sont pas du côté des autorités de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X.

J’ai dit que le problème n’était pas dans la Déclaration de foi, mais dans la présentation et la conclusion, et que beaucoup restaient dans cette Déclaration, qu’ils qualifient de « courageuse » et même d’« héroïque ».

  Cependant, il est temps d’exposer que cette déclaration est incomplète, car, bien qu’elle confesse un certain nombre de vérités et de dogmes de la Foi catholique, elle ne condamne pas, ni même ne signale les erreurs contraires proférées par l’Église conciliaire et les docuмents qui les contiennent.

+++

  Or, la pratique de l’Église catholique, notamment dans les docuмents des Conciles, a été de professer et d’enseigner la doctrine et de condamner les erreurs. Cette pratique est structurée en une formule classique en deux parties : la définition dogmatique et les canons avec anathème.

  Il est facile de prouver que, historiquement, les conciles ont procédé de la manière suivante :

  Enseignement de la vérité : en exposant de manière positive et systématique la doctrine révélée, en se basant sur la Sainte Écriture et la Sainte Tradition.

  Condamnation des erreurs opposées : dénoncer les hérésies ou dérives doctrinales spécifiques.

  Les condamnations sont généralement formulées en canons brefs, qui suivent le texte du décret ou de la Constitution dogmatique, et se concluent par la formule d’anathème (excommunication ou séparation de la communion de l’Église pour ceux qui rejettent la vérité dogmatique définie).

  Cette méthode doctrinale peut être observée dans des exemples. Prenons simplement trois :

Concile de Nicée (325) : Face à l’hérésie arienne, qui niait la divinité de Jésus-Christ, il enseigne la consubstantialité du Fils avec le Père, en le traduisant dans le Symbole Nicéen et en condamnant les opinions opposées.

Concile de Trente (1545-1563) : En réponse à la Réforme protestante, il a développé de vastes décrets réaffirmant les sacrements et la doctrine de la Justification et de la Grâce, suivis de canons spécifiques qui anathmatisent les erreurs théologiques protestantes.

Concile Vatican Ier (1869-1870) : Il définit dogmatiquement l’infaillibilité papale et la relation entre la foi et la raison, condamnant le rationalisme, le fidéisme et le panthéisme dans sa Constitution Dei Filius, suivie des canons correspondants.

________

  Dans la Déclaration de la FSSPX, il manque la partie de la condamnation des erreurs contraires et d’indiquer dans quels docuмents, discours, allocutions, etc. des supérieurs de l’église conciliaire se trouvent les mêmes.

  À titre d’exemple, rappelons que le 9 décembre 1983, Mgr Marcel Lefebvre et Mgr Antonio de Castro Mayer ont envoyé un Manifeste épiscopal à Jean-Paul II avec une annexe ou un bref résumé des principales erreurs de l’ecclésiologie conciliaire. Ils l’ont présenté de la manière suivante :

  Nous nous permettons de joindre à cette lettre une annexe contenant les principales erreurs qui sont à l’origine de cette situation tragique et qui ont d’ailleurs déjà été condamnées par vos prédécesseurs.

  La liste suivante énumère ces erreurs, mais elle n’est pas exhaustive :

1. Une conception « latitudinariste » et œcuмénique de l’Église, divisée dans sa foi ; condamnée notamment par le Syllabus, n° 18 (Dz 1718 – Ds 2918).

2. Un gouvernement collégial et une orientation démocratique de l’Église ; condamnés notamment par le Concile Vatican I (Dz 1823 – Ds 3055).

3. Une fausse conception des droits naturels de l’homme, qui apparaît clairement dans le docuмent sur la liberté religieuse, condamnée notamment par Quanta cura (Pie IX) et Libertas praestantissimum (Léon XIII).

4. Une conception erronée du pouvoir du pape (Ds 3115).

5. La conception protestante du saint Sacrifice de la Messe et des Sacrements, condamnée par le Concile de Trente, session 22.

6. Enfin, en général, la libre diffusion des hérésies, dont l’exemple le plus significatif a été la suppression du Saint-Office.

  Les docuмents contenant ces erreurs provoquent un malaise et un désarroi d’autant plus profonds que la source d’où elles proviennent est élevée. Les prêtres et les fidèles les plus touchés par cette situation sont d’ailleurs les plus dépendants de l’Église, de l’autorité du Successeur de Pierre et du Magistère traditionnel de l’Église.

  Votre Sainteté, il est urgent que ce malaise disparaisse, car le troupeau se disperse et les brebis abandonnées suivent les mercenaires. Nous vous prions instamment, pour le bien de la foi catholique et le salut des âmes, de réaffirmer les vérités contraires à ces erreurs, vérités qui ont été enseignées pendant vingt siècles par la Sainte Église.

  Nous nous adressons à vous avec les sentiments de saint Paul devant saint Pierre, lorsque saint Paul lui reprochait de ne pas suivre « la vérité de l’Évangile » (Gal. 2, 11 14). Le but de saint Paul n’était que de protéger la foi des fidèles.

  Saint Robert Bellarmin, en exprimant à ce propos un principe de morale générale, affirme qu’il faut résister au Pontife dont l’action est nocive pour le salut des âmes (De Rom.Pont. lib. 2, c. 29).

  Ainsi donc, afin de venir en aide à Votre Sainteté, nous vous adressons ce cri d’alarme, d’autant plus véhémentement que nous avons commis des erreurs, pour ne pas dire des hérésies, dans le nouveau Droit canonique, et que nous avons tenu des cérémonies et prononcé des discours à l’occasion du 5ème centenaire de la naissance de Luther. La mesure est vraiment comblée.

  Et ils suivent les textes de ces six points, signalant à la fois les erreurs et les condamnations de celles-ci par les Docuмents Pontificaux.

  Il va sans dire que non seulement ces erreurs n’ont pas été corrigées par la Rome apostat, mais elles ont augmenté depuis 1983, dépassant la mesure qui était déjà comblée…

  Nous publierons prochainement ce Manifeste épiscopal.

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Objection :

Il ne manquera pas de ceux qui objectent que le simple prêtre n’a pas le pouvoir et n’est pas obligé de condamner les erreurs ; qu’il lui suffit de professer la Foi par une Déclaration ou un Acte de Foi.

Réponse :

  Tout au long de l’histoire, les fidèles ont joué un rôle fondamental en dénonçant les erreurs doctrinales. Loin d’être passifs, des communautés entières et des croyants individuels se sont soulevés à des moments critiques, comme le montrent ces cas :

  Saint Athanase et la crise arienne (IVe siècle) : Au cours des premiers siècles du christianisme, une grande partie du clergé et des évêques tombèrent dans l’hérésie arienne. Ce sont les fidèles et les moines orthodoxes qui, au début, ont résisté et dénoncé ces erreurs doctrinales, en défendant la foi traditionnelle.

  Tous les saints ont combattu les erreurs de leur temps, du moins ceux qui, par leur mission au sein de l’Église, étaient particulièrement engagés à mener cette lutte. Tous ont combattu les erreurs et les déviations morales de leur temps, attirant souvent sur eux de très graves pénalités, persécutions, exils, prison, mort. Ils furent donc des martyrs du Christ, car ils donnèrent dans le monde et dans l’Église « le témoignage de la vérité » de toutes leurs forces : sans « garder leur vie » prudemment ; sans avoir parfois le soutien des autres Evêques ; sans attendre la déclaration d’un Concile – bien qu’ils le promeuvent quand il le fallait – ; manquant parfois du soutien du Souverain Pontife.

  Il est vrai que, dans l’Église catholique, la correction des erreurs doctrinales par les simples fidèles ne se fait pas par des procédures judiciaires ou des condamnations officielles, car celles-ci sont exclusives au pape et aux évêques.

  Cependant, les laïcs participent à la défense de la foi par l’exposition publique de la vérité et la correction fraternelle.

  Cette responsabilité et ce droit des fidèles s’exercent à travers plusieurs mécanismes et principes théologiques.

  Le Canon 212 du nouveau Code de droit canonique de 1983, reconnu et utilisé par la Neo FSSPX, dit :

Les fidèles chrétiens ont le droit et, souvent, le devoir, en raison de leur propre connaissance, compétence et prestige, de manifester aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui appartient au bien de l’Église.

Saint Thomas, dans sa Somme théologique, exprime :

II-II, q. 3, a. 2, ad 2 : En cas de besoin, lorsque la foi est en danger, tous sont tenus de la prêcher, soit pour information, soit pour confirmation des fidèles, soit pour contenir l’audace des infidèles.

II-II, q. 33, a. 3 et 4 : Il existe deux types de correction. L’une est un acte de charité, dont l’objectif principal est la correction du délinquant avec un simple avertissement. Cette correction incombe à quiconque, sujet ou supérieur, qui a de la charité. Il y a, en revanche, une autre correction qui est un acte de justice, et dont l’objectif est le bien commun. Celui-ci ne se promeut pas seulement en admonestant le coupable, mais aussi, souvent, en le punissant, afin que les autres, effrayés, renoncent au péché. Cette correction incombe seulement aux prélats, qui, en plus d’avertir, doivent également corriger en punissant.

  Il faut cependant garder à l’esprit que, dans le cas où je menacerais un danger pour la foi, les supérieurs devraient être réprimandés même publiquement par leurs sujets. C’est pourquoi saint Paul, étant un sujet de saint Pierre, le réprimanda en public à cause du danger imminent de scandale dans la foi.

  L’abbé Pagliarani est le Supérieur Général d’une Institution qui prétend représenter la défense de la Foi… De plus, Mgr de Galarreta et Mgr Fellay ne sont-ils pas Évêques ?

  Rappelons la Lettre ouverte de tous les Supérieurs de la Fraternité au Cardinal Gantin, en juillet 1988 : Quant à nous, nous sommes en pleine communion avec tous les Papes et tous les Évêques qui ont précédé le Concile Vatican II, célébrant exactement la Messe qu’ils ont codifiée et célébrée, enseignant le Catéchisme qu’ils ont composé, En nous opposant aux erreurs qu’ils ont souvent condamnées dans leurs encycliques et leurs lettres pastorales… Nous n’avons jamais voulu appartenir à ce système qui se qualifie lui-même d’Église Conciliaire et se définit par le Novus Ordo Missæ, l’œcuмénisme indifférentiste et la laïcisation de toute la société. Oui, nous n’avons nulle part, nullam partem habemus, avec le panthéon des religions d’Assise.

  Une fois de plus, au cours des 25 dernières années, la Néo Fraternité sacerdotale Saint Pie X est en manque.

Qui a des yeux pour voir, qu’il voie.

Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

Qui a l’intelligence pour juger, jugez.

Qui a la volonté d’agir, qu’il agisse.