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Traditional Catholic Faith => SSPX Resistance News => SSPX Resistance en Français => Topic started by: Twice dyed on December 06, 2025, 09:57:35 PM

Title: Valeurs Traditionnelles
Post by: Twice dyed on December 06, 2025, 09:57:35 PM
Source: La Presse, Canada, 17 Novembre, 1975
page A3.

https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2605637

Manchette:
Mgr. Lefebvre fait l'éloge des valeurs traditionnelles.
par  Jacques GAGNON

(Mgr. Marcel Lefebvre, l'un des plus ardents défenseurs des valeurs traditionnelles dans l'Église, a célébré, hier, une messe classique en latin à l'église Saint-Yvette, à Montréal, où le curé a justement été destitué pour avoir maintenu systématiquement le rituel traditionnel.)
(Sous-titre d'une belle photo de Msgr. Marcel Lefebvre....)

    Mgr. Marcel Lefebvre a été scandalisé d'apprendre que 125 médecins ont pris la défense du Dr.
Henry Morgentaler, "l'assassin de 6,000 enfants”, sans qu'aucun évêque n'élève la voix.

    Cette remarque lui a valu les applaudissements chaleureux des quelque 300 personnes qui étaient
venues d'un peu partout au Québec et même du Nouveau-Brunswick, pour entendre parler celui qui est
considéré comme un des plus ardents défenseurs des valeurs traditionnelles dans l'Eglise.

  Mgr Lefebvre, qui a fondé et qui dirige toujours le Séminaire international Saint-Pie X. à Econes, en Suisse, où l’on forme des prêtres "traditionnalistes". n'a pas déçu son auditoire en parlant pendant plus de deux heures, au "Beer Garden”, à Montréal.


  Mgr Lefebvre a relié le cas du Dr. Morgentaler à celui des cinq "brigands" que le régime Franco a fait exécuter, en Espagne. Et il se demande pourquoi l'exécution de ces terroristes a soulevé les protestations d'autant de gouvernements.

Vietnam et Biafra

  Selon lui, c ’est parce que depuis la crise du Portugal, l’Espagne est le dernier bastion de l'Eglise catholique en Europe. Et il ajoute que c'est également parce qu’ils étaient catholiques qu’on a laissé tomber le Vietnam du Sud et le Biafra.

  Au côté de Mgr Lefebvre, on remarquait la présence de l’ancien curé de la paroisse Sainte-Yvette, à
Montréal, l’abbé Yves Normandin *, qui a été destitué de ses fonctions pour avoir voulu s'en tenir au ritue1 traditionnel. Un paroissien a fait remarquer que Mgr Lefebvre a entrepris son deuxième voyage au Canada le jour même de la destitution du curé Normandin, se demandant s’il n'y avait pas là un signe quelconque.

  Mgr Lefebvre ne craint pas de défier les autorités ecclésiastiques et pour le deuxième dimanche consécutif, hier, il a célébré une messe classique, en latin, dans l’église Sainte-Yvette, qui était remplie à capacité.

  Mgr Lefebvre, qui a été archevêque de Dakar pendant 15 ans, délégué apostolique pendant 12 ans et qui a passé la majeure partie de sa vie dans les missions africaines, se décrit lui-mème comme un conservateur. Il n'y va pas de main morte lors qu'il parle de ceux qui prônent le libéralisme de l'Eglise. Il les qualifie de "traîtres qui veulent flatter l'erreur, le vice, le mal''. L'évéque considère que les principes de la liberté de conscience, de presse, de religion et de pensée sont des "idées corruptrices”.

L'erreur ne doit pas être diffusée.

    "En Espagne, il n'y a pas de liberté de la presse. Pourquoi ? Parce qu'on estime que l'erreur ne
doit pas être diffusée”, d'expliquer le conférencier. Et il ajoute que c'est à force de diffuser l'erreur "que les esprits sont dirigés par ces erreurs".

  Quant à la liberté de religion, pour lui. il n’y a qu'un choix possible: seule l’Église catholique possède la Vérité.
  La crise que l’Eglise traverse, l’évêque l’attribue au Concile Vatican II, qui a été contrôlé par les éléments libéraux.

  "Les principes libéraux du Concile sont en train de détruire l’Église et d'amener le cοmmunisme", affirme Mgr Lefebvre. Et il va même jusqu'à dire que les libéraux sont en train de corrompre l’Église.
    Parlant du cοmmunisme,’ il révèle que ce sera la honte de Vatican II de ne pas l’avoir condamné. Et selon lui, chaque fois que le Saint-Père reçoit le président du Parti cοmmuniste, les voix cοmmunistes augmentent en Italie.

  Mgr Lefebvre ne s'arrête pas là:"Le Portugal a sombré sous le cοmmunisme avec la bénédiction du Saint-Siège.” Parlant du Portugal, il affirme que Salazar a tout fait pour l’ Église catholique. "Si le Portugal ne se soulève pas v*****ment, les αrmes à la mαin, contre le cοmmunisme, il sombrera dans le c0mmunisme", de prédire l’évêque.

  L’auditoire de Mgr Lefebvre était composé de gens de tous les âges, de même que de religieux, réligieuses et de prêtres. Il était surprenant de voir le nombre de personnes qui ont enrégistré la conférence.

Fin.


_________________
* Photo:
Msgr. Marcel Lefebvre et l'abbé Yves Normandin
wwwmileschristi.blogspot.com (https://wwwmileschristi.blogspot.com/2021/01/fallecio-el-pionero-de-la-tradicion-en.html)

(https://i.imgur.com/F8KIgoD.jpeg)
Title: République Gabonaise - 1996, Timbre FSSPX
Post by: Twice dyed on December 06, 2025, 10:26:35 PM
Voir la photo ci-jointe. 

Msgr Marcel Lefebvre est commémoré avec deux timbres (1 00f)de la République Gabonaise, en 1996.

Aussi l' autre timbre (de 1 25 f)

Il est inscit: Mission St. Pie X - 1986 -1996.  10 ans

F. S. S. P. X.  - 1970 - 1995.  25 ans

Avec l'image d'un maître-autel... et un autel latéral. 

Deo gratias+

Prions pour que le règne de N. Seigneur arrive. 
Prions pour le Gabon.
Title: Re: Valeurs Traditionnelles
Post by: Plenus Venter on December 07, 2025, 12:14:16 AM
I remember reading the story of Fr Normandin back in the 1980s I think, "Pastor Out in the Cold" if I recall the title correctly. Did I hear subsequently that he returned to the Conciliar Church? Can you give us any history TD (in English!!)?
Title: Re: Valeurs, +Lefebvre - Conférence à Montréal 16 novembre, 1975 Audio
Post by: Twice dyed on December 07, 2025, 11:49:24 AM
Conférence à Montréal (Quebec) le 16 nov. 1975.
'Beer Gardens'

Msgr. Marcel Lefebvre
'Pourquoi les gens ont-ils déserté les églises?'

https://www.youtube.com/watch?v=7iBqwAOcWtI

Longueur 2 heures 8 minutes Audio seulement. Non-officiel.
Extraits:

...On a détruit tous les remparts du communisme...

TimeStamp: 1:24:25
'...Il faut défendre nos valeurs! Il faut défendre notre civilisation..notre civilisation qui est en jeu...c'est notre famille, c'est notre vie. C'est tout ce que nous avons de meilleur... notre foi que nous défendons; pas seulement nos vies physiques, mais c'est aussi nos vies éternelles que nous voulons défendre. C'est l'Église! C'est Notre Seigneur Jésus-Christ - le règne de N.S. Jésus-Christ.

  Il faut donc nous rendre compte de la gravité de la situation. Disons enfin: Comment est-ce possible que ça se passe au Saint Siège? Quelle, mais quelle influence as pu jouer pour que le Saint Siège tombe dans des erreurs pareilles.

C'est un grand mystère...un grand mystère. Mystère insondable, vraiment....

...Des familles modèles.(1955 AD) J'étais dans l'admiration, dans l'admiration! Je suis parti du Canada émerveillé... à me dire: Voilà un pays catholique, voilà un pays où la foi réside; voilà un pays où les moeurs chrétiennes sont mises en pratique. Voilà un pays où les vocations se multiplient. Voilà un pays qui est en pleine croissance n'est-ce pas. Comment-ce fait-il que même le Canada, si catholique, donne l'exemple maintenant d'une décroissance extraordinaire! Eh bien, c'est parce que on a perdu la Tradition, on a perdu les traditions, la foi de l'Église, on a transformé la messe, les sacrements, les catéchismes, les universités, les écoles catholiques, les séminaires, les prêtres...on a tout transformé! On a tout changé. On a voulu fait un autre type de prêtre...quoi? un prêtre qui ne dit plus la messe?..des abominations!...

*******

Voir l'article de 'La Presse' par Jacques Gagnon, au début de ce fil.

Title: Re: Valeurs, Editorial, Le Chardonnet, 'Saurons-nous Le Recevoir? 2006 AD.
Post by: Twice dyed on December 07, 2025, 12:01:02 PM
Source: Le Chardonnet  Décembre 2006

Transcription Non-officiel.

SAURONS-NOUS LE RECEVOIR ?
  ''II est venu chez les siens et les siens ne L'ont pas reçu ''

  Voilà ce qui résume tout le drame spirituel de l'histoire humaine. « Il est venu chez les siens »,  c'est la visite de Noël que le Fils de Dieu fit aux hommes. « Et les siens ne L'ont pas reçu » ;  au delà des juifs, se regroupent ici tous les hommes qui refusent Jésus-Christ.

  Les juifs n'ont pas accueilli la visite de Notre-Seigneur. Jésus-Christ est venu visiter les hommes, et cette visite s'inscrit dans un temps déterminé de l'histoire et dans un coin précis du monde : Bethléem. Une telle visite était attendue par les juifs depuis très longtemps : plus de 4 000 ans ; et ce fut Dieu Lui-même qui mit dans le cœur de son peuple l'espérance du Messie. Or, voilà quelque chose d'insolite : ce peuple juif, qui durant des siècles fut dirigé vers « Celui qui doit venir », ne l'a pas reçu quand Il vint. Pourquoi?

La visite de Notre Seigneur Jésus-Christ gêne les juifs.

    Ils se trouvaient disposés à tout recevoir, sauf justement ce qui leur fut offert. Ils ne pouvaient imaginer, dit saint Jean, que l'événement décisif du salut dépendît d 'un homme qu'ils pouvaient écouter, voir et toucher. Ils ne pouvaient imaginer, ajoute  saint Jean, que l'événement décisif du salut arrivât de la main d'un homme dont ils connaissaient l'origine, la cité et la maison. Le Verbe qui s'incarne était pour eux impensable et déconcertant. Les juifs préfèrent alors ne pas être importunés. S'ils avaient surpassé et vaincu leur surprise devant le « Verbe fait chair » ils auraient alors reçu le mystère de l'Amour de Dieu. Mais devant le ''Verbe fait chair '' ils se ferment et s'enfoncent dans leur perplexité.

    C'est impensable, donc c'est impossible; c'est déconcertant, donc c'est scandaleux. Et ainsi toutes les excuses sont bonnes pour refuser Jésus-Christ, qui malgré tout, ne lésine pas sur les preuves de Son identité. Ils entendent Jésus-Christ mais ne L'écoutent pas. Il leur parle de liberté et ils répondent qu'ils n'ont jamais été esclaves de personne...Quel orgueil !

  Il leur parle de vérité et ils Lui répondent qu'ils connaissent très bien la Loi de Moise... Quel orgueil perfide ! Ils voient Jésus-Christ mais ne le découvrent pas. Comment découvriraient sa gloire divine ceux qui ne s'intéressent qu'à la gloire temporelle? Comment identifieraient-ils sa royauté ceux qui seulement s'intéressent à la domination politique ? Alors ils se ferment, s'endurcissent et refusent. La visite de Jésus-Christ les gêne trop ; elle les importunait hier et plus encore aujourd'hui. Ils ne lui ouvrirent pas la porte de leur cœur, de leur intelligence, de leur vie : pire encore ils Le persécutèrent et continuent cette œuvre. Ce qui se dit des juifs, ne pourrions-nous pas l'appliquer à nous?

La visite du Christ nous gêne-t-elle?

  En ce prochain Noël 2006, Il visitera chacun de nous. Et nous, recevrons-nous sa visite? Noël n'est pas seulement un souvenir lointain: c'est un mystère sans cesse renouvelé, c'est Lui-même qui nous visite. Il nous visite dans le pardon du sacrement de pénitence, dans la communion de la sainte Messe, dans notre vie : telle personne, telle épreuve, telle maladie, un deuil, un échec peuvent bien être Jésus Lui-même qui vient jusqu'à nous.

  « Voici que Je me tiens à la porte et Je frappe » nous dit saint Jean de Notre-Seigneur. Les visites que nous fait Jésus chaque jour, et plus encore en ce jour de Noël peuvent être aussi imprévues, insolites et gênantes, comme le fut sa visite aux juifs en la Noël d 'alors.

    Que faire ? Ou nous laisser déranger par Notre-Seigneur ou non. Ou bien nous préférons notre petite tranquillité et alors nous trouvons de nombreuses raisons pour nous justifier (je n'ai pas le temps, ce n'est pas pour moi, Dieu ne me demande pas tant...) et toutes les excuses sont alors bonnes à nos yeux pour ne pas donner place, toute la place à Notre Seigneur Jésus-Christ dans notre vie, comme l'hôtellerie de Bethléem.

  Ou nous Lui ouvrons la porte de notre cœur et de notre vie, et alors plus grande ouverte elle sera, plus nous apercevrons que nous ne Lui donnons pas toute la place pour qu'Il habite réellement en nous. D'un seul regard, toute notre vie humaine passe devant nous : notre propre foyer, nos enfants, notre travail, nos relations, nos distractions, notre argent, notre culture.

  Tout cela est susceptible d'être visité par Jésus, et c'est là qu'Il doit être reçu. La visite que le Rédempteur nous fera le jour de Noël, sera-t-elle pour nous une triste visite manquée ou au contraire signifiera-t-elle la joyeuse entrée du Seigneur dans notre vie?

    « Voici que Je viens à la porte et Je frappe: si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, J 'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi » dit saint Jean dans l'Apocalypse.

  Voilà la vraie joie de Noël, celle qui provient d'un cœur et d une vie attentifs et disponibles au Roi qui vient sans cesse.

Promettez-lui...

  ''Le Divin Enfant naquit. Allez vous agenouiller devant sa crèche et rendez Lui grâce d'être venu''. Plaise à Dieu que nous ne méritions pas ce si douloureux reproche qu'annonce saint Jean : « Il est venu chez les siens et les siens ne L'ont pas reçu''.

  Promettez-Lui, au moins pour vous, que sa visite ne sera pas inutile. Qu'au moins à partir de ces premiers temps de l'Avent vous ne vivrez pas comme s'il n'y avait pas un crucifix dans vos maisons pour recevoir vos prières quotidiennes, que vous ne vivrez pas comme s'il n'existait pas le sacrement de pénitence pour d'écharger vos âmes et les purifier par les mérites du précieux Sang de Notre-Seigneur, que vous ne vivrez pas comme si l'Eucharistie — qui nourrit vos vies de sa vie divine et vous transforme en Lui — ne se recevait que le jour de Pâques, ou même que les seuls dimanches de l'année.

  '' Le Divin Enfant est né, allez vous agenouiller...

    Promettez-Lui que vous ne vivrez plus comme s'il n'était pas juste et saint de conserver et de développer la vie surnaturelle en vos âmes, au moyen de l'observance des commandements et de la pratique des vertus chrétiennes ; que vous ne vivrez plus comme s'Il ne nous avait pas laissé des consignes d'amour vrai qui nous empêchent de vivre en païens durs et égoïstes ; que vous ne vivrez plus comme s'll ne nous avait pas rachetés à un prix si élevé; que vous ne vivrez plus comme si cette vie terrestre était votre tout, et comme s'Il ne nous avait pas promis une vie meilleur.

  En un mot: : puisqu'Il a voulu prendre notre nature humaine, promettez-Lui comme compensation de vivre fidèlement et comme vrais fils de Dieu, de sa vie divine.

  Que ce Noël 2006 change réellement quelque chose en vos cœurs, dans chacune de vos vies et dans notre paroisse et alors je pourrai vous souhaiter un joyeux et saint Noël... mais je vous le souhaite quand même saint et joyeux.

abbé Xavier BEAUVAIS
Fin.



Title: Re: Valeurs Trad. - Abbé Yves Normandin, RIP Article de sa Mission au Canada.
Post by: Twice dyed on December 07, 2025, 02:45:01 PM
https://www.cqv.qc.ca/hommage_au_cure_normandin_1925_2020

par Jean-Claude Dupuis Ph d
Title: Valeurs Tradi. 13 Oct. 1907 Croisade Catholique, 'Le Chardonnet', Déc. 2006 AD.
Post by: Twice dyed on December 07, 2025, 09:10:20 PM
Le Chardonnet, Décembre 2006  page 3 - 5
Non-officiel. Peut avoir des erreurs!
*********
(https://i.imgur.com/VvP9wjL.jpeg)

Il y a 70 ans, une croisade catholique

— Abbé Xavier Beauvais —
  Le 13 octobre 1907, le petit Francisco Franco, cadet de la nouvelle promotion de l'Alcazar, là où les officiers s' occupaient à tremper le courage de leurs élèves, jurait à Dieu et promettait au Roi.

  C'était le point de départ d'aventures glorieuses. On lui apprit à croire à la Patrie, à l'Espagne catholique, au devoir de combattre et mourir pour elle ; on lui enseigna la morale exigeante du devoir et du sacrifice. Réputé officier exceptionnel en Afrique, il devenait le plus jeune commandant de l'armée espagnole, grade qu'il avait gagné au feu.

  1917. C'était l'année de la révolution bolchevique. C'est là que pour la première fois, il affrontait les forces révolutionnaires. C'est d'ailleurs de là, dit-on, à partir de ce moment-là que, comme catholique, Franco éprouvera une véritable horreur de la révolution et du communisme.

  Quand José Millan Astray nourrissait le projet d'établir et de mettre sur pied une Légion Étrangère, il ne cessait de penser à Franco qu'il définissait ainsi : « Le commandant Franco a les caractéristiques que doit réunir tout bon militaire, l'enthousiasme et l'amour du travail, le sens du sacrifice et une vie vertueuse».

  A 33 ans, il est le plus jeune général espagnol, le plus jeune général d'Europe. Il a l'amitié d'Alphonse XIII qui lui avait envoyé, alors qu'il était colonel de la Légion, une médaille bénite de Notre-Dame del Pilar. «Je te prie, lui écrivait-il sur un ton très amical, de porter cette médaille si militaire et si espagnole, qui te protègera
sûrement».

  Les concepts d'Espagne, de foi catholique et de monarchie, étaient très unis depuis le Moyen-Age.

  Une révolution qui se profile

    Les élections qui amènent la majorité des députés du Front populaire, laissent Franco sérieusement songeur. Lheure de la révolution est arrivée. Quelques phrases sinistres prononcées au cours de la campagne électorale avaient déjà annoncé que cette heure sonnerait si le Front populaire triomphait.

  « Le jour de la vengeance, nous ne laisserons pas pierre sur pierre de cette Espagne que nous devons détruire pour refaire la nôtre » avait dit Largo Caballero qu'on  surnomma le Lénine espagnol.
 
  Franco voyait la révolution poindre et fit tout dans l'armée pour éviter de perdre la dernière chance de contenir les masses et éviter une guerre civile. « Il arrivera ce qui arrivera, mais où je serai, il n'y aura pas de communisme » avait-il dit au nouveau Président Zamora.

    De Cadix où il devait s'embarquer pour les Canaries, la ville venait d'être la scène de troubles  révolutionnaires graves. La populace avait brûlé un grand nombre d'églises et de couvents. Franco s'indigna de la carence de l'armée, le reprocha durement au gouverneur militaire. L'officier objecta qu'il avait reçu l'ordre de ne pas intervenir. Ce à quoi répondit Franco : «Ces ordres ne doivent pas être suivis, car personne ne peut ordonner à un militaire qu'il se montre indifférent quand on commet un crime près de lui et bien plus,
si c'est un sacrilège».

  Les églises qui brûlaient encore furent la dernière vision que Franco emporta de l'Espagne dans son demi exil.

Une Vendée à l'espagnole
 
  Cinq ans de république avaient mis le pays à terre. Franco annonce le soulèvement général de l'armée. Dans les régions où l'esprit de la Vieille Espagne subsistait, le succès du soulèvement militaire fut éclatant. Les unités carlistes étaient prêtes, et derrière les « requetes » déjà organisés, d'innombrables paysans descendirent de leurs villages, coiffés du béret rouge, fusil sur l'épaule pour combattre la révolution et l'athéisme, et, s'il fallait, pour mourir « pour Dieu, la Patrie et le Roi».  Pour ces durs paysans, le marxisme était une hérésie comme le libéralisme au temps d'Isabelle Il.

  On ne pouvait discuter avec lui. Ces paysans, comme les Vendéens, partirent à l'assaut des cités révolutionnaires comme des Croisés. C'était bel et bien une croisade qui commençait. L'ιnѕυrrєcтισn nationaliste s'était faite surtout contre tout ce que représentait le Front Populaire : anarchie, déchristianisation, socialisation, dictature des partis marxistes, qui devait se terminer dans la dictature communiste.

  Cela impliquait donc l'unité espagnole, la restauration de l'Église dans ses droits, le respect de la propriété, un état corporatif inspiré de la tradition de la vieille Espagne. Beaucoup ont vu en Franco, une sorte de croisé de la cause catholique contre l'athéisme révolutionnaire, et beaucoup le suivirent sur cette voie.

  La guerre avait été, en grande partie la rébellion des catholiques contre une révolution athée. Franco lança donc une véritable croisade dont le succès marquait le retour de l'Espagne à sa tradition, une tradition qui allait reprendre toute sa vigueur. Un immense élan de ferveur jeta au pied des autels, les soldats, les anciens
prisonniers et leurs familles.

  Sans transition, les grandes villes espagnoles revenaient de Staline et de Bakhounine à sainte Thérèse d'Avila et saint Ignace de Loyola. La vieille Castille, catholique, appuyait les officiers qui préparaient le soulèvement contre la république philo-marxiste.

  Dieu et la Sainte Vierge ne pouvaient pas abandonner l'Espagne catholique contre la révolution athée. Franco sut alors gagner le cœur des traditionalistes et des monarchistes qui formaient une grande partie de la masse nationaliste.

Une nouvelle Reconquista

  Dans sa reconquête de l'Espagne, le succès de Maqueda permit de contrôler la route qui le conduisait à Madrid. Mais alors qu'il s'y dirigeait, il ordonna à l'armée de bifurquer vers l'Est, c'est-à-dire vers Tolède. A ceux qui lui objectèrent que le risque était grand de perdre Madrid, il répondit : «C'est ce que j'ai décidé, car j'ai compris que dans toute guerre et plus encore dans les guerres civiles, les facteurs spirituels ont une importance extraordinaire».

  Franco allait à la rencontre des assiégés de l'Alcazar de Tolède qui n'ont pas seulement lutté pour l'Espagne mais ont défendu l'Occident catholique. En parcourant les ruines de l'Alcazar, Franco a certainement vécu de nouveau ce que le jeune Franquito avait juré, juré à Dieu de défendre la Patrie : un serment fidèlement tenu.
  « La libération de l'Alcazar, dit-il en sortant des ruines, est ce que j'ai désiré le plus ardemment dans ma vie, maintenant la guerre est gagnée».

  Dans la préface du livre d'Henri Massis et de Robert Brasillach « Le Siège de l'Alcazar », les cadets sont ainsi évoqués : « Les cadets, rien qu'avec leur cœur d'Espagnols, leur foi aveugle en Dieu, ont empêché que la Bête ne foulât aux pieds la royale enceinte qu'ils défendaient, dressant devant eux, poste avancé de la civilisation, les décombres de ses ruines glorieuses. Il était nécessaire de voir les donjons seigneuriaux s'écrouler, le sang de notre jeunesse arroser les champs de notre Patrie, les meilleurs de nos fils former la garde éternelle sous les étoiles, pour sauver la civilisation. Qu'il en soit donc ainsi. En récompense de notre sacrifice, nous ne demandons au monde que la compréhension et un peu de reconnaissance. L'Espagne sous
la main providentielle de Franco, montre une fois de plus, les chemins de l'honneur et de l'histoire».

  Comment ne pas répéter cette prière d'un des assiégés, prière adressée à la Vierge souveraine: « Nous sommes peu, ils sont beaucoup. Mais le nombre n'est pas tout. Nous croyons, nous avons la foi. Ils ne croient pas, ils veulent détruire la foi. Ils pensent, c'est avec le cerveau. Nous prions, c'est dans le cœur. A moi-même, il m'arrive parfois de crier. Mais je n'ai pas d'effroi. Si je meurs, je meurs. Il ne s'agit que de moi. Ce que je crois ne meurt pas. Nous ne jurons pas, nous ne blasphémons pas ; nous n'avons que des pensées chastes. Les rouges pensent. Penser n'est rien. Nous croyons ».

  Que l'espérance ne quitte donc pas, chez nous, les forteresses que nous avons bâties. Gardons au cœur ce geste héroïque de vaillance pour Dieu et pour l'Espagne qui lui permit comme disait le Cardinal Archevêque de Tolède, de retrouver son âme catholique.

Le Te Deum de la victoire

  L'Espagne libérée de l'hydre marxiste, alors que d'autres se seraient posés en demi-dieux, Franco, trop catholique pour s'abandonner à la tentation de l'orgueil qui guette si souvent tant de politiques, après un 'Te Deum' en l'église de Santa-Barbara, déposa son épée devant l'autel en remerciant Dieu d'une telle victoire.

  Il faut relire les paroles émouvantes qu'il prononça alors : « Seigneur, acceptez bénévolement l'effort de ce peuple qui fut toujours vôtre, qui, avec moi et en votre nom a vaincu avec héroisme l'ennemi de la vérité en ce siècle.
    Seigneur Dieu, dans les mains de qui résident tout droit et tout pouvoir, prêtez-moi votre assistance pour conduire ce peuple à la pleine liberté de l'Empire, pour votre gloire et celle de votre Église. Seigneur, que tous les hommes sachent que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant».

  Ce fut une scène extraordinaire dans l'Europe de 1939 où les impérialismes matérialistes s'entrechoquaient déjà avec une violence qui ne laissait guère d'espoir de sauver la civilisation occidentale et chrétienne. Elle expliquait pourquoi l'Espagne, fidèle à elle-même, ne pouvait pas devenir rouge.

    Le mouvement de 1936, sous la conduite de Franco, avait été en grande partie inspiré par la révolte des catholiques espagnols contre la persécution de la gauche républicaine. Le catholicisme était le lien le plus solide qui unissait les différentes familles politiques du mouvement. Le général Franco, lui-même, était d'une parfaite orthodoxie. Il avait rétabli l'Eglise dans sa position privilégiée d'antan, parce que Dieu a droit à tous les privilèges. Il avait proclamé le catholicisme religion d' Etat ; il avait rappelé la Compagnie de Jésus chassée d'Espagne par la république. Il avait rendu obligatoire l'étude de la religion catholique dans les écoles et les universités ; il avait abrogé la loi du divorce et rendu au mariage religieux sa valeur légale.

  « En cette matière, dira Franco aux Cortès en 1953, il n'y a pas de mystifications ou de tromperies. Si nous sommes catholiques, nous le sommes avec les obligations qui dérivent de ce fait. Pour les nations catholiques, les questions de la foi passent au premier plan des obligations de l'État. Le salut ou la perdition des âmes, la renaissance, la décadence de la foi, l'expansion ou la réduction de la vraie foi sont des problèmes capitaux en face desquels on ne peut pas être indifférent». On aimerait aujourd'hui entendre cela dans la bouche d'un évêque.

Les bénédictions romaines
  Dès le mois d'août 1937, le Saint Siège reconnaissait « de jure », le gouvernement de Burgos et envoyait un nonce apostolique dans la capitale provisoire de l'Espagne. Le télégramme que Pie XII envoya à Franco à l'occasion de la victoire nationaliste, constituait une prise de position plus convaincante que les dissertations de laïques se posant en docteurs de la foi.

    En ce 70e anniversaire, rappelons le télégramme que le Pape Pie XII écrivait au Général Franco, le 1 er avril 1939 :
    « En élevant notre cœur vers Dieu, nous nous réjouissons avec votre Excellence, de la victoire tant désirée de l'Espagne catholique. Nous formons des vœux pour que votre cher pays, une fois la paix obtenue, reprenne avec vous une vigueur nouvelle, ses antiques traditions chrétiennes qui lui ont donné tant de grandeur. C'est animé de ces sentiments que nous adressons affectueusement à votre Excellence et à tout le noble peuple espagnol, notre bénédiction apostolique ».

  Ainsi béni par Pie XII, Franco lui répondait aussitôt :
    « C'est une grande émotion que me cause le paternel télégramme de Votre Sainteté, à l'occasion de la victoire totale de nos armes, qui ont lutté dans une croisade héroïque contre les ennemis de la religion, de la patrie et de la civilisation chrétienne. Le peuple espagnol qui a tant souffert, élève son Cœur, en communion avec Votre Sainteté, vers Dieu qui lui a donné sa grâce, et il Lui demande sa protection pour la grande œuvre de l'avenir.
  Se joignant à moi, il exprime à Votre Sainteté, son immense gratitude pour ses sentiments affectueux et pour sa bénédiction apostolique qu'il a reçue avec une religieuse ferveur et avec la plus grande dévotion envers Votre Béatitude ».

  Que s'élèvent nos cœurs vers Dieu pour que vive l'Espagne catholique, pour que vive la chrétienté, car l'«Espagne sans foyers chrétiens et sans temples couronnés par la Croix de Jésus-Christ ne serait pas l'Espagne grande, toujours valeureuse ; plus que valeureuse, chevaleresque ; plus que chevaleresque, chrétienne».

abbé Xavier BEAUVAIS
'LE CHARDONNET'
Décembre 2006



Title: Valeurs Tradi, Msgr Marcel Lefebvre 27 mai, 1976, Conférence Montréal 1/2
Post by: Twice dyed on December 07, 2025, 09:41:28 PM
https://www.youtube.com/watch?v=U4CV2AjEMXA
Audio seulement.

27 mai, 1976, Montréal, Canada.
https://transmettrelatradition.blogspot.com/2025/08/conference-de-mgr-lefebvre-montreal-27.html
Mesdames, messieurs,
            Je suis heureux de me retrouver parmi vous pour quelques instants, puisque je ne suis que de passage cette fois-ci, alors que la fois dernière je suis tout de même resté je pense une bonne huitaine de jours au Canada. Cette fois-ci, je ne passe qu’un jour et demi, puisque demain je m’embarque pour Paris, où j’ai des confirmations aussi à donner dimanche prochain. Je reviens en effet des Etats-Unis très encouragé parce que j’ai pu voir, j’ai pu entendre.
            Il ne fait aucun doute que beaucoup de catholiques, aux États-Unis, ont les mêmes sentiments que ceux que vous avez, les mêmes désirs, les mêmes convictions. Et il me semble que  c’est là un signe que l’Esprit-Saint agit et ne veut pas que son Église catholique disparaisse, car, lorsqu’on entend ce qui se fait dans l’Eglise, malheureusement dans l’Eglise officielle, parfois même de la bouche de certains évêques. On est stupéfait de penser que certains évêques peuvent vraiment détourner de la foi catholique leurs propres fidèles, et manquer ainsi à tous leurs devoirs. C’était quand je suis passé à Houston, c’est le cas des archevêques d’Houston, qui demandaient comme condition aux enfants qui devaient recevoir la confirmation, d’aller passer quelques temps chez les pasteurs protestants, et chez les rabbins pour pouvoir entendre, et écouter la doctrine des pasteurs et la doctrine juive. Et cela ils devaient le faire avec leurs parents. Les parents devaient se rendre chez les protestants et chez les juifs pour écouter la doctrine enseignée par les protestants et par les juifs! C’était une condition sine qua non pour recevoir le sacrement de confirmation. Invraisemblable! on se demande si c’est possible; or j’ai vu cela écrit dans les journaux d’Houston.
            Evidemment on dira c’est un exemple, c’est une exception. Mais quand ça vient de la part des évêques, c’est tout de même une chose très grave. Et l’on peut dire que ce n’est pas là une exception. Car si les évêques, d’une manière générale, ne vont pas aussi loin que cet archevêque d’Houston, il n’en est pas moins vrai, qu’ils mettent dans les mains de millions d’enfants, un catéchisme qui n’est plus orthodoxe. Un catéchisme qui n’est plus catholique. C’est ce que m’avait dit d’ailleurs le cardinal Wright, quand j’ai parlé du catéchisme canadien au cardinal Wright à Rome. Il est chargé de tous les catéchismes, et vous savez qu’ici, j’avais répété les paroles du cardinal Wright, non pas au mois de novembre dernier, mais dans une conférence je crois que je l’avais fait peut-être sous les hospices, de la Maison St. Michel de Vers-demain. Et cette parole a été rapportée évidemment au cardinal Wright, qui n’a pas été content du tout que je diffuse une parole qu’il m’avait dit dans son bureau. Mais il m’avait dit explicitement: « oui, en effet, ces catéchismes canadiens ne sont pas catholiques.» J’avais dis au cardinal Wright: « mais pourquoi vous qui êtes chargés des catéchismes dans le monde entier, pourquoi ne l’interdisez-vous pas? -Ah! mais vous comprenez, c’est impossible, c’est la conférence épiscopale, qui est chargée de diffuser les catéchismes, il nous est impossible d’intervenir partout, d’intervenir dans toutes les circonstances. »Alors, j’ai eu l’occasion de le lui redire lorsque les trois cardinaux m’ont interrogé à Rome l’année dernière au mois de mai, un peu avant, au mois de mars, j’ai eu l’occasion de redire au cardinal Wright, je lui ai dis :
« Vous qui êtes chargés de tous les catéchismes du monde entier, qu’est-ce que vous avez fait de ces catéchismes? Qu’est-ce que vous avez fait pour empêcher ces catéchismes? Songez que vous avez la responsabilité, après le St. Père, de l’enseignement de tous les catholiques du monde entier. C’est une chose très grave. Vous devriez interdire certains catéchismes.» La réponse est toujours la même: « que voulez-vous que nous fassions contre les conférences épiscopales?» Ils se lamentent! combien cette nouvelle organisation des conférences épiscopales, qui lient les évêques entre eux, qui font d’eux, non plus des évêques responsables de leur diocèse, mais une espèce de collège qui les lie les uns aux autres et qui, en définitive, les opposent au St. Siège. Le St. Siège se sent impuissant devant une conférence épiscopale, alors que le St. Siège ne se sent pas impuissant devant un évêque. La meilleure preuve c’est qu’il m’attaque personnellement. Si je faisais parti d’une conférence épiscopale, et je faisais une conférence épiscopale qui maintenant et avait les mêmes principes et défendait les mêmes traditions que celles que je défends, le St. Siège n’oserait rien dire mais parce que je me trouve seul, isolé, qu’aucun évêque n’ose prendre la responsabilité que je me vois obligé de prendre à cause de mon séminaire, eh bien delà, on m’attaque facilement, parce que je suis seul. Eh bien il est évident que devant un collège épiscopal, le St. Siège se sent impuissant. 
            Tout cela, ces petits événements montrent que les catholiques réagissent comme vous le faites, et comme le font les catholiques américains que je viens de voir dans toute l’Amérique où à peu près. J’ai visité St. Paul Minnesota, Spokane dans l’état de Washington, San Francisco, Los Angeles, le Colorado Sprint, tout près d’Envers dans le Colorado, puis Houston dans le Texas, et enfin je suis revenu à New-York, où évidemment New-York à été là je dirais la réunion la plus nombreuse et la plus vivante. J’ai donné trois cent soixante-quinze confirmations avant hier à New-York et il y avait plus de mille personnes dans la chapelle provisoire, comme la vôtre, dans un endroit où malheureusement on donne des banquets, puisqu’ils n’ont pas de chapelle assez grande pour recevoir mille personnes. Donc ça montre qu’il y a voyez-vous, partout, une réaction et le St. Siège le sait.
            En France c’est la même chose. J’ai eu l’occasion de visiter la France assez fréquemment et de donner des conférences partout chaque fois que je retourne, il y a toujours plus de monde, plus de gens qui réagissent, qui comprennent, qui voient le danger pour leurs enfants: les écoles qui ne sont plus catholiques, des écoles où l’on enseigne l’immoralité, les écoles où l’on déforme leurs enfants, et ils réagissent contre ces prêtres qui n’enseignent plus rien aux enfants. Les enfants ne savent plus leurs prières, ne connaissent pas leur catéchisme, ne savent absolument rien, alors les parents sont mécontents, et s’organisent entres eux, font des catéchismes, demandent à des prêtres, à quelques prêtres qui veulent bien les aider: Ils se réunissent autour d’eux. C’est ainsi que j’ai  eu l’occasion dernièrement de visiter Grenoble, Montpellier, Bézier, Lyon, que j’y ai trouvé beaucoup de personnes qui sont très, très agissantes.
            De même en Suisse, où j’ai eu l’occasion en Suisse Allemande, de faire aussi quatre conférences à Bâle, à Luzerne, à Saint Gall, et à Zurich, eh bien dans toutes ces villes, autrefois j’avais cent cinquante personnes, deux cent personnes,  maintenant c’est six cent personnes, c’est neuf cent personnes qui viennent écouter ces conférences.
            J’ai été invité également en Allemagne, eh bien à Bonn, il y a de cela environ six semaines, j’ai réuni, là aussi, environ neuf cent personnes, à Bonn en Allemagne. Et toutes ces personnes sont toutes dans les mêmes dispositions que vous, et même je dirais avec les mêmes peines, avec la même douleur.
            Car ce n’est pas sans douleur  que nous devons résister à la  destruction de l’Église. Nous voudrions bien qu’il n’est rien, nous voudrions bien que les choses soient normales, nous voudrions bien que la Tradition continue. Mais malheureusement nous sommes obligés de constater que depuis le Concile eh bien, l’Église est en train de se détruire. Le pape lui-même l’a dit. Alors comment comprendre que le St. Père voyant lui-même l’Église se détruire, et constatant lui-même que la fumée de Satan est à l’intérieur de l’Église, comment se fait-il que le St. Père ne soutienne pas au contraire ceux qui maintiennent la Tradition? C’est une  chose inconcevable!
            Comment expliquer cela? Je pense que nous devons faire un peu d’histoire. Pour bien comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons maintenant, il faut penser, il faut avoir lu dans les discours des papes, dans les livres qui nous parlent du libéralisme tout au cours du dix-neuvième siècle, qui nous font l’histoire du libéralisme dans le vingtième siècle, dans la première partie du vingtième siècle, pour nous rendre compte qu’il y a depuis plus de cent cinquante ans une conjuration contre l’Église. Une conjuration qui est scientifiquement préparée, qui est, je dirais diaboliquement préparée. Il y a depuis la révolution française en particulier, des groupes de sociétés secrètes, qui ont pris la résolution de détruire l’Église. Et comment détruire l’Église? Ils le disent eux-mêmes. C’est le pape Pie 1X qui a fait publié en 1844, par conséquent il y a plus de cent ans, il y aura bientôt cent cinquante ans que le pape Pie 1X a fait publier par Monsieur Crétinau- Joly, les actes de la Haute Vente des Carbonari, n’est-ce pas, des actes des francs-maçons. On les a découvert, et le pape a jugé bon de les faire publier pour que les évêques, les fidèles, les prêtres, soient conscients de ce qui se passe de ce qui  se trame contre l’Église.
            Qu’est-ce que disent ces actes de la Haute Vente? Nous mettrons dix ans, nous mettrons cinquante ans, nous mettrons un siècle pour arriver à ce que nous voulons, mais nous y arriverons pour faire passer nos idées, nos idées maçonniques dans l’Église et par l’Église,  par l’intérieur de l’Église. Comment nous y prendre pour essayer d’avoir un pape qui transmettra ces idées, qui sera à notre dévotion, peut-être sans le savoir mais qui diffusera nos idées, du moins qui permettra qu’on les diffuse? Comment arriver à cela? Et ça, c’est le pape Pie 1X qui publie çà, ce n’est pas moi qui invente ces choses-là. Vous pouvez le lire dans “Les infiltrations maçonniques dans l’Église”, du Père Barbier. Livre édité dans le début de ce siècle en1910. Vous verrez inscrit tous les actes de ces Carbonari, et ils disent ; “Nous pénétrerons dans les séminaires, nous pénétrerons dans les couvents, nous pénétrerons dans les sacristies. C’est là, que nous devons commencer par infuser nos idées, et peu à peu ces prêtres, ces séminaristes, deviendront des prêtres, ces prêtres deviendront des évêques, parmi ces évêques, certains seront choisis comme cardinaux, et avec ces cardinaux nous élirons un pape qui sera notre dévotion. Et alors, à ce moment-là, les prêtres et les évêques croiront marcher, c’est textuel ce que je vous dis, croiront marcher derrière les clefs de St. Pierre et ils suivront notre étendard. Voilà ce qui est inscrit, en 1844, publié par le pape Pie 1X. Donc, nous sommes avertis, le pape Pie 1X a publié ça pour nous avertir. On en n’a pas tenu compte et si les papes en ont tenu compte c’est après, le pape Pie 1X, le pape Léon X111, le pape St. Pie X surtout. St. Pie X qui a lutté aussi contre toutes ces machinations, toutes ces conjurations contre l’Église, n’est-ce pas. Il a dénoncé aussi ces sociétés secrètes. Il a dit que le modernisme s’appuyait sur des sociétés secrètes. Et en 1905, il y a une fondation à Milan faite par Fogazzaro, un Italien catholique moderniste, qui a fondé une loge catholique moderniste. Une loge à Milan par conséquent secrète, et il a, dans son livre “Il Santa”, le saint a publié ces idées. Il a dit la même chose que, c’est curieux qu’il respecte la même chose qu’on dit en 1844 les Carbonari. Il dit peut-être encore d’une manière plus claire, « comment arriverons-nous à faire passer nos idées modernistes à l’intérieur de l’Église. Plus en attaquant l’Église de l’extérieur. Non. En attaquant l’Église par l’intérieur, il faut que nos idées passent aussi par l’intérieur de l’Église. Et peut-être, il dit lui-même, il ne parle pas d’un siècle, il parle à ce moment-là de cinquante ans. Il dit peut-être dans cinquante ans, nous arriverons à faire passer nos idées par obéissance, voilà le terme qu’il emploie: par obéissance, nous y sommes en plein. Les idées modernistes passent à travers l’Église par obéissance, sous l’ordre des évêques, sous l’ordre de Rome. Nous sommes obligés d’accepter ces idées modernistes et si nous les acceptons pas, nous sommes condamnés.
            Alors, ce sont les papes qui nous ont mis en garde contre ces gens-là. Tous les papes depuis un siècle et demi, nous ont prévenu, il y a une conjuration dans l’Église, attention! Si l’on continue à laisser les idées modernistes se développer dans l’Église, il y aura des crises très graves à l’intérieur de l’Église, très graves. Ils nous ont prévenu. Le pape Pie V1, le pape Pie V11 déjà du temps de la révolution française, ont dit ces choses-là explicitement: “Prenez garde, les sociétés secrètes sont à l’oeuvre, et elles finiront par triompher, si les catholiques ne résistent pas et si les évêques ne sont pas prudents et vigilants. “ Alors tout ça s’est développé, développé, développé. Les séminaires ont été en effet infestés de ces idées, et on répandait dès 1945, tout de suite après la deuxième guerre mondiale, dans les séminaires, toutes les feuilles de Theillard De chardin .Toutes les feuilles des modernistes circulaient à l’intérieur des séminaires, et ont corrompu tous ces séminaristes qui sont devenus prêtres, qui sont évêques maintenant et qui ont des idées modernistes et ce sont eux qui ont fait le Concile. Alors, ça explique la situation dans laquelle nous, nous trouvons. On vous dirait, mais enfin comment se fait-il que, quand même, pourquoi le pape ne résiste-t-il pas? Pourquoi le pape n’arrive-t-il pas enfin d’empêcher ces choses-là, à faire comme St. Pie X, à faire comme Pie 1X, à faire comme ces prédécesseurs. Il faut le dire: le St. Père a été élevé dans un milieu moderniste. Tout jeune, tout enfant, tout jeune homme qu’il était, il était plongé dans ce milieu. Il a été dans ce milieu. Le pape a été élevé dans ce milieu. Dans sa jeunesse, son père était déjà démocrate chrétien, ces amis étaient des modernistes, alors, il a été élevé dans ces idées, et il n’est pas nécessairement dit, que le pape étant pape n’a plus les idées qu’il avait quand il était jeune. Le pape ne change pas tout d’un coup d’idées, de pensées, lorsque il devient pape. Et par conséquent il ne faut pas s’étonner que dans le Concile, le pape n’ait pas réagi  comme aurait réagi St. Pie X, comme aurait réagi le pape Pie 1X, où un Léon X111.
            Or voyez-vous, il y a eu donc cette ambiance dans le Concile qui fait, qu’il n’y a pas eu de résistance à cette influence moderniste qui s’est exercée par un groupe de cardinaux en particulier, qui étaient commandés, qui étaient dirigés en quelques sortes par le cardinal Liénart. Or, il y a deux mois à Rome, dans la brochure “Quiesa Viva” qui est une brochure traditionaliste, cette brochure a publié, je l’ai vu de mes yeux à Rome, a publié au dos de la couverture la photographie du cardinal Liénart, avec toutes  ses appartenances maçonniques. Le jour de la date de son inscription à la maçonnerie, le degré auquel il appartenait à la maçonnerie à telle date, le degré ensuite auquel il est monté, vingtième degré, puis trentième degré de la maçonnerie, attaché à telle loge, telle loge, tel endroit, tel endroit; et je n’ai pas entendu dire que depuis environ deux mois où trois mois que cette publication a été faite, qu’il n’y ait eu aucune réaction. Aucune contradiction. Or malheureusement je dois vous dire ce cardinal Liénart c’est mon évêque. C’est lui qui m’a ordonné prêtre, c’est lui qui m’a sacré évêque. Je n’en peux rien, heureusement que les ordres qu’ils donnent sont valides, mais c’est tout de même avec beaucoup de peine que j’ai appris cela.
            Mais c’est ce qui nous explique, le cardinal Liénart est mort depuis trois où quatre ans, que le cardinal Liénart ait été le chef du groupe des cardinaux libéraux pendant le Concile. Et ces cardinaux libéraux vous les connaissez aussi bien que moi. Les cardinaux libéraux, ce sont tous les cardinaux des bords du Rhin. Ils ont d’abord fondé une alliance Européenne, ils l’ont appelé “ alliance Européenne ”, le cardinal Alfrink, le cardinal Frings, le cardinal Höffner, le cardinal Liénart, le cardinal Gerbier, le cardinal König n’est-ce pas, ont fondé une association, et les théologiens qui les aidaient, les experts ont fondé cette revue qui s’appelle L’I.D.O.C. qui était diffusée énormément pendant le Concile, et qui a fait des pressions sur tous les pères. Nous recevions chaque jour, dans nos boîtes aux lettres des pères conciliaires, dans nos hôtels, une quantité de papier venant de cette organisation I.D.O.C. qui existe encore, et qui est tout à fait, tout à fait moderniste. Tout à fait enfin, qui n’est plus catholique. Ce sont ces cardinaux qui ont fondé cette association, et qui ensuite est devenue une association mondiale, pendant le Concile; d’autres cardinaux se sont joints à eux et il faut le dire. Il ne faut pas avoir peur de le dire, ces cardinaux-là ont triomphé pendant le Concile. Ce sont eux qui ont eu le haut du pavé pendant le Concile. Ce sont eux qui ont fait passer ce qu’ils voulaient pendant le Concile. Nous avons eu beau essayer de changer quelques formules dans les schémas, de changer quelques phrases dans les actes du Concile. Nous n’avons pas réussi a changer l’esprit.
            Or l’esprit, est un esprit libéral, libéral. A travers les actes du Concile, on peut très bien apercevoir toutes les idées libérales, d’égalité, de fraternité, de liberté. La liberté est mise sur le pavois, dans le schéma “Gadium et  spes”. La liberté de conscience est acceptée par le fait qu’on accepte l’objection de conscience. L’objection de conscience est acceptée explicitement dans le schéma “Gadium Et spes”, la déclaration est acceptée explicitement contre l’armée. Mais si on accepte l’objection de conscience contre l’armée, on peut l’accepter pour tout. Il n’y a pas de raison! Je ne vois pas pourquoi, un jeune homme refuserait de servir dans l’armée sous prétexte qu’il dit: moi ma conscience m’ interdit de faire parti de l’armée, m’interdit de porter un fusil, m’interdit donc d’accepter l’incorporation dans l’armée. Il n’y a pas de raison que ce jeune homme, ne dise pas ensuite, que sa conscience lui interdit d’obéir aux lois de l’état, où des lois qui sont bonnes, et lui interdisent d’obéir aux lois de l’Église; il n’y y a pas de raison. Une fois qu’on met l’objection de conscience à la base de sa conduite, on peut le faire sur tous les  plans.
            Or que l’Église fait accepter cela, que l’Église ait accepté l’objection de conscience absolument, c’est détruire la loi. Il n’y a plus de loi. Or la loi c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ, il ne faut pas l’oublier. N.S.J.C. est notre loi. Le seul fait qu’il soit le Verbe de Dieu, il est la loi, il est la loi vivante que nous devons suivre, il nous a dit de suivre ses préceptes, il est la vérité, la voie, et la vie. Il est notre loi. Alors attaquer la loi, dire qu’il n’y a plus de lois, que c’est nous qui devons faire la loi, chacun pour nous, chacun sa conscience, la liberté de conscience, c’est absolument ruiner la loi du bon Dieu, ruiner les ordres que le bon Dieu peut nous donner, donc contre N.S.J.C.
            Ensuite,  liberté des religions par le schéma de la déclaration sur la liberté religieuse. Et cette déclaration sur la liberté religieuse est très grave, Elle est également contre le règne de N.S.J.C. Pourquoi? Parce que, il est évident que si on accepte toutes les religions, eh bien, la religion de N.S.J.C. est une entre les autres religions. Donc elle doit avoir sa petite place comme les autres; mais elle n’a pas le droit de prendre toute la place. Elle n’a pas le droit. Donc la religion catholique ne peut pas être la religion d’un État par exemple. Ça va à l’encontre de tous les États catholiques. Les États catholiques doivent disparaître au nom de la liberté religieuse, au nom du Concile, et c’est ce qui se fait. Je vous l’ai déjà dis, je crois dans ma dernière conférence, quand je vous ait cité l’exemple de la Colombie.
            Mais maintenant, je puis vous ajouter que j’ai eu l’occasion de rencontrer le nonce de Berne depuis, et que je lui ai dis cela, parce qu’il me disait: “ Vous devez signer, vous devez signer que vous accepter le Concile, il faut signer, vous n’avez pas le droit de refuser le Concile.
”J’ai dit: ”écoutez, au nom du Concile, vous détruisez tous les États catholiques, vous refusez l’existence dans le monde, d’un État catholique.”
Il m’a dit: «Oui, oui c’est exact.»
Ah! j’ai dit: «Alors c’est un peu fort, vous dites oui, comme ça tout simplement.»« Oui, oui c’est impossible, on ne peut plus concevoir un État catholique dans le monde d’aujourd’hui, c’est impossible, il ne faut pas chercher cela.»
Alors, je lui ai cité l’exemple de la Colombie. «Ah! mais ce n’est pas seulement en Colombie que le St. Siège a demandé de changer la constitution pour supprimer le premier article qui dit que la religion catholique est la seule religion du pays. Pays ici aussi en Suisse. »
«Ah! j’ai dit, alors c’est vous qui êtes à l’origine de la suppression du premier article de la constitution du Valais, de L’état du Valais».
Il m’a dit: «oui, oui.»
C’est tout de même un peu fort, mais j’ai dit: “Qu’est-ce que vous faites du règne social  de N.S.J.C.”
“Ah! c’est plus possible maintenant.”
“Mais qu’est-ce que vous faites alors, de l’encyclique “Quas Primas”, du pape Pie X1, qui proclame que c’est un dogme, un dogme que nous devons croire de notre foi, qui est le règne social de N.S.J.C. Tous les jours nous disons dans le Pater, adveniat Regnum tuum, que ton règne arrive. Alors qu’est-ce que vous faites de cela”.
“ Ah! mais le pape ne ferait plus cette encyclique aujourd’hui.” Voilà, ce que m’a répondu le nonce de Berne il y a de cela, un mois et demi, quand j’ai été chez lui. Or, vous savez que les nonces n’ont pas d’idées personnelles, en principe. Les nonces sont l’écho de ce qui ce dit à Rome. Ils n’ont pas le droit en quelque sorte d’avoir d’idées personnelles, tout ce qu’ils disent, ne peut-être que l’écho de ce qui se fait à Rome, ou de ce qui se dit à Rome. Par conséquent, si le nonce de Berne m‘a dit cela sait que c’est l’esprit qui règne à Rome actuellement. Et vous avez vu aujourd’hui même, Monsieur Leduc m’a montré dans un journal de Montréal sur la cité du Vatican, les difficultés entre Rome et l’Espagne; et je pense vous l’avoir dit la fois dernière dans ma conférence. Vous verrez dans quelques temps, c’est l’Espagne qui sera attaquée par le Vatican. C’est l’Espagne qu’on supprimera. On supprimera l’Espagne catholique. On supprimera ce qu’il y a dans la constitution de L’état catholique d’Espagne qui encore c’est le seul État d’Europe qui a cela maintenant que la religion catholique est la seule religion reconnue dans L’état Espagnol. Ce sera supprimé et ce sera supprimé par la volonté du St. Siège, au nom du Concile.
            Alors, je vous demande, si nous avons le droit de suivre ces idées-là? Est-ce que vraiment des prêtres conscients de ce qu’ils sont, ont le droit de dire, nous ne voulons plus du règne de N.S.J.C. sur nos sociétés? C’est absolument ce qu’on dit les Juifs lorsqu’ils ont fait crucifier N.S. “ Nolumus hunc regnare super nos” Quand Pilate leur a montré, “Voilà votre Roi”. “Nous ne voulons pas de ce Roi-là. Crucifiez-le, nous ne voulons pas qu’il règne sur nous.” C’est la même chose qui se dit à Rome actuellement. Nous ne voulons pas qu’il règne sur la terre. Ce n’est pas autre chose. Et c’est très grave. Nous sommes dans une situation invraisemblable. Alors moi, je dis non, quand on me demande de signer cela, comme m’a dit Mgr. Benelli il y a aussi six semaines, le 19 mars. Ça fait deux mois, , un peu plus de deux mois, j’étais chez Mgr. Benelli, le 19 mars le jour de St. Joseph, à 11 heures du matin. J’étais dans son bureau au Vatican et il m’a dit lui-même:  “ Je vois tous les jours le St. Père et après la conversation que nous allons avoir dans quelques instants entre nous, je vais immédiatement me rendre chez le St. Père ensuite pour lui dire quel a été notre conversation.” Alors, il m’a dit: “ vous devez signer une lettre immédiatement que vous acceptez le Concile, que vous acceptez les réformes post-conciliaires, vous acceptez toutes les orientations post-conciliaires” et il m’a pris un missel nouveau, et il me l’a mis dans les mains et il m’a dit: “Monseigneur, vous devez dire cette messe dans toutes vos maisons, et vous devez signer ça, tout de suite.” J’ai dit: “non, impossible, je ne veux pas trahir ma mère l’Église, je ne veux pas trahir l’Église, Impossible.” Alors, voyant que je ne voulais pas signer tout de suite, il m’a dit: “ Enfin vous restez bien quelques jours à Rome.” Oui, en effet, je reste jusqu’à mardi soir, à Rome. “Eh bien! Monseigneur je suis à votre disposition, de jour et de nuit. Il m’a dit: de jour et de nuit, pour vous aider à rédiger cette lettre et à ce que vous la signiez. Le pape veut que vous signiez cela.” J’ai dit: “Ecoutez, je ne le ferai certainement pas avant mardi. Certainement que je ne vous signerai pas ça avant mardi. Je rentrerai chez moi, et puis je verrai, je réfléchirai, et j’irai voir le nonce, et nous verrons enfin ce que je pourrai répondre à votre demande. Mais il est évident qu’il n’est pas question de signer une feuille comme celle-là; et si je devais faire une réponse, ce serait une réponse en disant que je ne puis pas, absolument pas, signer quelque chose qui contredit tout ce que les papes ont dit avant. Il faut choisir: où nous acceptons le Concile, les réformes et tout ce qui se fait au nom du libéralisme, où nous acceptons ce que les papes précédents ont dit pendant un siècle et demi.” Alors quand j’ai dis ça à Mgr. Benelli, quand j’ai dis ça aux trois cardinaux qui m’ont interrogés, vous n’avez pas le droit, de juger le pape d’aujourd’hui d’après les papes précédents. Mais que voulez-vous que je fasse? Les papes ont parlé, ils ont parlé clairement, ils nous ont enseigné la vérité pensant deux mille ans. Maintenant, vous me dites une autre chose, une chose qui contredit ce que les papes ont dit. Ce n’est pas moi qui juge le pape. C’est la Tradition qui juge le pape. Ce sont les autres papes, qui le jugent lui-même. Moi je ne fais que constater. On m’a enseigné au séminaire ce que j’enseigne à mes séminaristes, on vous a enseigné vous-même quand vous étiez au séminaire, on vous a enseigné la même chose. Maintenant, parce que vous, vous avez changé les choses, vous condamnez les choses que vous avez apprises quand vous étiez au séminaire vous-mêmes. Comment vous expliquez ces choses-là? Vous me condamnez moi, pour des choses que vous avez apprises vous-mêmes, et que vous avez enseigné à d’autres pendant cinquante ans. -Ah! mais ce n’est pas vous qui faites la vérité! mais ce n’est pas vous qui faites la vérité, c’est le pape qui dit ce qu’ est la vérité. - Ah, mais ce n’est pas moi qui fais la vérité, mais ce n’est pas le pape qui la fait non plus. La vérité existait avant le pape Paul V1.” J’ai dit: “Alors, si un enfant, lorsqu’un qu’un enfant de dix ans a son catéchisme dans les mains,  son vieux catéchisme d’autrefois, et qu’il apprend son catéchisme et que tout à coup un prêtre lui dirait: « non, ce n’est pas ça qu’il faut croire maintenant, maintenant tu dois croire le contraire de ce qui est marqué la dedans. Ce petit enfant peut lui dire : “ Non ce n’est pas vrai. Ça c’est ce qui a été enseigné pendant deux mille ans. Moi, je crois ce qui a été enseigné pendant deux mille ans. Ce n’est pas vous qui avez la vérité, c’est le catéchisme qui à la vérité, puisqu’il a été enseigné par l’Église pendant deux mille ans. Je n’ai pas le droit de croire autre chose.”
            Alors donc, c’est la même chose. Un enfant est capable de dire ça. On n’a pas besoin d’être théologien pour çà. C’est simple comme bonjour. Mais on veut nous dire, “Eh bien, vous devez obéir à l’Église d’aujourd’hui . L’Église d’hier elle est morte.  Elle est morte, l’Église d’hier. Ça, c’est l’Église morte. Alors il y a l’Église vivante qui est l’Église d’aujourd’hui. L’Église vivante c’est le pape. Donc vous devez vous soumettre à tout ce que vous dit le pape. C’est absolument erroné, ce n’est pas vrai.
            Qu’est-ce que le pape? Qu’elle est la définition du pape? Qu’est-ce qu’il est le pape? Qu’est-ce que nous sommes, évêques? Qu’est-ce que sont, les prêtres? Ils ne sont que les témoins, les témoins du passé, les témoins de ce que N.S. a dit. “Eritis mihi testes”. Vous serez des témoins, vous serez mes témoins, partout, dans le monde entier et dans génération en génération vous serez mes témoins. Qu’est-ce que ça veut dire un témoin? C’est celui qui raconte ce qui s’est passé autrefois, il répète. Donc on répète, on répète, on répète de génération en génération, on explique c’est certain, mais la révélation est terminée après le dernier des apôtres, et donc pour les papes leur charge c’est de transmettre cette foi de génération en génération et de faire attention justement pour que cette foi soit exactement la même. On ne change pas la foi de l’Église, c’est le rôle au pape, et il doit confirmer leur pères dans la foi, et pas dans une autre foi dans une autre vérité. Ça ce n’est pas possible. C’est le rôle même du pape, ça.  Alors on voudrait nous dire n’est-ce pas que tout ce qui s’est dit dans le passé, ça ne compte plus maintenant. Tous les Conciles, tout ce qui a été dit, le serment anti-moderniste, tout ce qu’a dit le pape St. Pie X, tout ça, non, non, non, mais non, ne regardez plus cela. Ne jetez plus les regards sur le passé, maintenant vous vivez aujourd’hui, en 1976, eh bien, vous devez vous conformer à ce que le pape vous dit aujourd’hui, en 1976. Et vous avez pas a considérer ce qui s’est dit avant lui. Alors demain, demain le pape dira autre chose, alors aujourd’hui on dit ça, et puis après demain si le pape dit encore autre chose, on obligerait de croire encore autre chose, alors il n’y a plus de vérité. C’est l’évolution continuelle, une évolution continuelle, un changement continuel, ça ce n’est pas possible. Nous ne pouvons pas, nous ne pouvons pas admettre ça. C’est absolument contraire à l’Église, il n’y a plus d’Église puisque c’est comme ça. Nous n’avons plus la foi.Et nous devons avoir la foi en N.S.J.C.
         
Or je suis certain qu'en analysant tout ce qui se fait depuis le Concile, nous pouvons dire d'une manière absolument certaine, que toutes ces choses vont contre le règne de N.S.J.C. contre la divinité de N.S.J.C. Parce qu'on ne croit plus en la divinité de N.S.J.C. On veut le réduire à surhomme, un homme, mais on ne veut plus de la divinité de N.S.J.C. Parce que précisément, si on accepte la divinité de N.S.J.C., on est obligé d'accepter sa Royauté. S'il est Dieu, que voulez-vous qu'on fasse? Il est Dieu, il est Dieu. Il sera le seul Dieu "Tu solus altisimus", "Tu solus dominus", on le chante dans le gloria in excelsis deo. C'est toi, le seul Seigneur, c'est toi, le seul très haut, voilà ce que l'on chante. Donc N.S. sera le seul qui viendra sur les nuées du ciel pour nous juger, il y en a pas d'autre. On aura beau faire, il y aura bien des protestants à ce moment-là, il y aura bien des musulmans, il y aura bien des bouddhistes, ils seront devant N.S. devant leur Créateur, devant leur Maître et devant leur juge. Ils auront beau dire: Mais moi je serai jugé par Bouddha, moi je veux être jugé par Mahomet, moi je veux être jugé par Luther. Il n'y a plus Luther, il n'y a plus de Bouddha, il n'y a plus de Mahomet, il n'y a plus rien, il n'y a plus que N.S.J.C. Où  vous avez été soumis à N.S.J.C. et vous irez au ciel où vous avez été contre le règne de N.S.J.C. et vous irez en enfer. Il n'y a pas de problème. C'est clair. Il y a le règne de N.S.J.C. On n'y croit plus. On admet toutes les religions, chacun peut penser ce qu'il veut, chacun peut avoir la religion qu'il veut, on n'a pas le droit d'imposer une religion. Bientôt vous n'aurez plus le droit même ce sera peut-être mis dans le prochain synode, attention le prochain synode qui va faire de la catéchèse. Vous n'aurez bientôt plus le droit d'imposer votre religion à vos enfants. Ah! non, non, non, la liberté, vous n'avez pas le droit. On a pas le droit d'imposer une religion à quelqu'un. Mais alors qu'est-ce que N.S.? Est-ce que N.S. n'est pas notre Roi, justement, notre chef? N.S. est-ce que ce n'est pas Lui qui à le droit de nous imposer sa religion, c'est Lui qui l'a faite la religion. Il est le coeur de notre religion, le coeur de la seule religion. Il n'y a pas d'autre religion que la sienne, il n'y en aura pas d'autre au ciel. C'est cela que nous devons croire.
            Or maintenant, on n'y croit plus. Depuis ce fameux Concile Vatican 11, on admet toutes les religions, et c'est désastreux de voir comment sont reçus tous ceux qui sont, au fond en définitive, nos ennemis. Regardez ce que sont les musulmans: vous avez bien vu la guerre qui vient de se produire a Beyrouth, qu'est-ce qu'ont fait les musulmans? ils ont tué les chrétiens. Ils tuent les catholiques, et c'est un des buts de la franc-maçonnerie, de faire disparaître la communauté catholique du Liban. C'est la seule qui soit encore importante en Extrême Orient, au proche Orient, dans le proche Orient. Il faut la détruire. Il y avait le Vietnam catholique, le Sud Vietnam catholique, très catholique; eh bien, on a détruit le Vietnam catholique. Tout ça, c'est maçonnique, tout ça est voulu par la maçonnerie, et tout ça est accepté. L'Église ne proteste pas. Pas de protestation, pas de protestation officielle, pas de défense de ces États catholiques, de ces populations catholiques. Nous sommes dans une situation vraiment incroyable, et c'est cela le fond de tout le problème. Où nous acceptons la divinité de N.S.J.C., où nous l'acceptons plus.
            Et c'est tout le problème liturgique. Toute la réforme liturgique est basée là-dessus, parce que le règne de N.S. c'est son règne Eucharistique aussi. C'est son règne par la Sainte Messe. C'est son règne par son Eucharistie. Où on croit en la Présence réelle de N.S.J.C. notre Dieu dans la sainte Eucharistie, où on n'y croit pas. De même que l'on croyait où l'on croyait pas, quand N.S. les gens de la Palestine voyaient N. S. , il y en avait qui croyaient en N.S. il, y en avait qui ne croyaient pas en Lui, qui étaient plutôt des scribes et des pharisiens, ils l'ont attaqué et ont dit: Il se fait Dieu, il se fait Dieu, mais il  ne l'est pas. Nous refusons cet homme-là! nous ne croyons pas que cet homme-là est Dieu. Èvidemment c'est un mystère, un grand mystère. C'est ce qu'à dit St. Paul. Je prêche Jésus-Christ crucifié, scandale pour les gentils, scandale pour les Juifs. Oui scandale, parce que dire qu'un homme est Dieu évidemment, il faut avoir la foi, c'est tout, il faut avoir le don de la foi parce que , c'est difficile pour nous de penser qu'un homme comme nous, une personne humaine comme nous, c'est la personne Divine, c'est Dieu Lui-même, c'est celui qui nous a crées, c'est celui qui a créé le monde, les étoiles, toutes les galaxies jetées dans l'espace, tout ça, c'est cet homme-là, c'est cette personne-là qui a créé tout. C'est un mystère! bien sûr que c'est un mystère, mais il a prouvé da divinité N.S.J.C. il l'a prouvé. Nous venons encore de le lire aujourd'hui dans l'Évangile de l'Ascension: pendant les 40 jours que N.S. a été ressuscité, qu'il est resté avec les apôtres, il a prouvé qu'il était Dieu. Il a prouvé sa Divinité, et de quoi leur a-t-il parlé? "De regno dei" du règne de Dieu. C'est la seule chose qui est dite de NS. aujourd'hui dans l'évangile même. Loquebatur eis de regno Dei: il leur a parlé du Royaume de Dieu, du règne de N.S. de son règne à Lui car il est Dieu. Voilà tout ce que N.S. leur a enseigné pendant les quarante jours. Nous ne devons pas avoir d'autres objectifs ici-bas, le règne de N.S. en nous, suivant N.S. parce qu'il est notre Dieu. Faire suivre par nos familles, Notre-Seigneur qui est Dieu et faire en sorte que la société soit catholique, qu'elle l' ait pour règne, qu'elle ait pour Roi N.S.J.C.
            C'était si beau autrefois votre Canada catholique, pleinement catholique, entièrement catholique, à 100% je puis dire, le Québec ici toute votre région. J'ai connu çà en 1955; pour la première fois, je suis venu au Canada, eh bien, on sentait dans la population catholique du Canada le Royaume de N.S.J.C. Les processions du St. Sacrement, les vocations en quantité, les écoles des frères, les écoles des soeurs, remplies de novices, de postulants, de postulantes, des prêtres en quantité. Monseigneur Cabana me faisant visiter son séminaire de Sherbrooke tout plein, fier de son grand séminaire, magnifique construction me montrant tout cela, qu'est-ce qu'il reste? qu'est-ce qu'il reste? qu'est-ce qu'il reste dites-moi? où sont les processions du St. Sacrement? où sont les séminaristes du séminaire de Sherbrooke? le séminaire vendu après vingt ans d'existence. Où sont les séminaristes? que sont devenus les séminaristes? qu'est-ce qu'on enseigne aux séminaristes? que seront ces futurs prêtres?
            La plupart seront marxistes, seront révolutionnaires. On ne leur enseigne plus que N.S.J.C. est le Roi, on leur enseigne pas que la messe est quelque chose de hiérarchique, car toute la révolution vient de là dans la liturgie. La messe est une messe démocratique, la messe nouvelle. La messe ancienne est une messe hiérarchique, qui nous enseigne l'hiérarchie, Dieu, le prêtre et les fidèles. Le prêtre étant en effet entre Dieu et les fidèles. Or, maintenant, on veut démocratisé le prêtre on veut dire que c'est un homme comme les autres, et qu'il est simplement qu'un président de table c'est tout, et que tout le monde est autour de la table, et que bientôt, eh bien, on choisira un autre président peu importe, le prêtre n'est plus rien, il se met au niveau des autres. Il n'a plus qu'une présidence. Alors que tout cela est faux. Le prêtre à un caractère sacerdotale qui le met presque au niveau de N.S.J.C. ,mais oui c'est un fait. Par notre sacerdoce, nous participons au sacerdoce de N.S.J.C., et ce sacerdoce de N.S.J.C. est comme N.S.J.C. qui est Roi par nature, par essence; il ne peut pas, ne pas être Roi, c'est impossible, s'il est Dieu. Comment voulez-vous qu'il ne soit pas Roi? cet homme, cet homme qui nous apparaît sous les traits d'un homme, qui est la nature humaine, mais qui est la personne divine, une seule personne en N.S. il y a deux natures, mais une seule personne, la personne divine; dans la personne tous les gestes que faisait N.S. étaient des gestes de Dieu, toutes les paroles de N.S. étaient des paroles de Dieu, tout ce que N.S. à fait en Palestine c'était des actes de Dieu, de Dieu Lui-même. Donc il est Roi par nature, il l'a prouvé d'ailleurs qu'il était Roi. Il a dit à Pilate: "Oui tu dis bien je suis Roi." Je suis Roi, il est bien Roi N.S.J.C., et il est prêtre, par sa nature aussi il est prêtre. C'est Lui, le grand prêtre, le grand prêtre, parce qu'il est l'intermédiaire justement entre Dieu et les  hommes , c'est Lui qui par sa croix, par son sacrifice de la croix nous a sauvé, il y en a pas d'autres. Il n'y a pas un autre homme. "Et non est in alio aliquo salus; nec enim aliud nomen est sub caelo datum hominibus, in quo oporteat nos salvos fieri." dit St. Pierre après l'ascension justement, il le dit à tous les Juifs réunis. Il n'y a pas de salut en dehors de Lui, il n'y a pas un nom, qui nous est donné par lequel nous puissions être sauvé en dehors de celui de Jésus, le seul nom par lequel nous puissions être sauvés. Tout cela c'est la réalité d'aujourd'hui encore. Ce n'est pas une histoire qui s'est passée il y a deux mille ans, qui ne nous intéresse plus, c'est une histoire d'aujourd'hui, c'est notre salut, c'est ce que nous devons rechercher. Or actuellement,, je vous le dis encore une fois, la messe, la messe nouvelle n'est plus, ne signifie plus vraiment la Royauté de N.S.J.C., et le sacerdoce de N.S.J.C. Et ça, c'est la ruine de l'Église, la ruine de l'Église. Parce que la liturgie est une école voyez-vous, une école de la foi. Même si vous n'avez pas fait de théologie, vous allez à l'Église, ensemble donc quand vous aviez dix ans, douze ans, vous étiez à l'Église, vous regardiez le prêtre agir et vous aviez l'impression: il monte à l'autel, il y a la croix de N.S.J.C. Il y a N.S. qui est présent dans le tabernacle, il y a le prêtre qui est à l'autel, il offre, et pendant un certain temps il est silencieux, il est comme parti de la terre, il est au ciel avec le Bon Dieu pour aller chercher Notre-seigneur, et pour Le mettre sur l'autel par ses paroles. Puis tout d'un coup, le prêtre s'agenouille devant qui? devant quoi? pourquoi il s'agenouille? Il s'agenouille devant son Dieu qui est arrivé, qui est sur l'autel là! il s'agenouille une fois, puis il s'agenouille deux fois, il s'agenouille devant le pain qui est transformé, qui est devenu, qui est devenu le corps de N.S.; il s'agenouille de nouveau devant le sang, devant le vin qui est devenu le sang de N.S. Alors c'est pour vous, c'est une leçon, le bon Dieu, le prêtre, et nous. Et bientôt je vais recevoir N.S.;, le prêtre va me donner N.S. dans mon coeur, dans mon âme, dans mon corps. Voilà toute la hiérarchie, toute la foi, c'est mon Roi que je vais recevoir, c'est mon Créateur. Puisque le prêtre a tant de vénération pour l'Eucharistie, il adore l'Eucharistie, c'est Dieu, ce n'est pas possible autrement, c'est Dieu. Si le prêtre prend avec soin l'Eucharistie,  nous la met, cette Eucharistie, sur les lèvres, parce que nous sommes indignes de la toucher de nos mains, nous pouvons seulement la recevoir comme cela, des mains du prêtre, et nous nous transformons en N.S.J.C. et nous recevons véritablement en nous N.S.J.C.: c'est toute notre sainte religion.
            Imaginez, maintenant! voyez maintenant, comment, il n'y a plus de St. Sacrement sur l'autel. Il n'y a même plus de croix sur l'autel. Il y a quelque fois encore deux cierges et encore! Ils sont mis de coté de chaque coté de l'autel, sur une table nue, complètement nue. Et quelle table! Bien souvent, une simple table en bois, qui remplace ce bel autel en marbre avec les reliques des saints, dans lequel se trouvait les reliques des saints et des martyrs, qui signifiaient le sacrifice des martyrs unis au Sacrifice de N.S.: tout cela, on en a plus besoin maintenant, même à Rome. Quand on va demander maintenant au vicariat de Rome, pour avoir des pierres consacrées, des pierres d'autel consacrées, car c'est depuis le quatrième siècle, depuis que l'Église est libre, que les papes ont voulu que tous les sacrifices de la messe se fassent sur une pierre d'autel, parce que la pierre, est le signe du sacrifice; et puis qu'on y a inclue des reliques des martyrs, de ceux qui ont offert leur sang aussi avec celui de N.S.J.C.. Ça avait toute une signification, tout un symbole. C'est seulement depuis ce fameux Concile qu'on a dit maintenant, plus de pierre d'autel, plus besoin de pierre d'autel. Et à Rome, on refuse de donner des pierres d'autels. Mes prêtres sont allés demander des pierres d'autel à Rome, au vicariat, ils ont dit: non, non, non, vous n'avez plus besoin de ça maintenant, vous pouvez dire la messe sans pierre d'autel. Tout cela est significatif, c'est affreux de penser ça. C'est affreux, de penser qu'on enlève les reliques des martyrs, de ceux qui représentent tout ce que nous avons dans notre foi, tout ce que nous avons de plus beau dans l'Église. Ces gens qui ont donné leur sang pour leur foi, pour affirmer la Royauté de N.S., pour affirmer la divinité de N.S. Alors, tous ces gens-là, maintenant dehors, on  en n'a plus besoin. Dans le canon, on peut, on peut encore dire dans le premier canon, on peut encore dire le nom des martyrs et des saints et des apôtres de ceux qui sont dans le martyrologe. Mais on peut aussi ne plus les dire. On n'a pas besoin de l'exemple de tous ces apôtres, de tous ces martyrs. On en n'a pas besoin. Tout cela est absolument contraire à notre foi, contraire à notre foi.
            Et puis cette manière de distribuer l'Eucharistie maintenant, dans les mains, par n'importe qui, par n'importe quelle personne, qui n'est pas consacrée, qui n'a pas le caractère sacerdotal, tout cela est profondément douloureux, parce que c'est vraiment profaner ce que nous avons de plus sacré dans notre sainte Église, et il n'y a plus d'adoration. On adore plus N.S. On reçoit N.S. debout: on a honte de faire une génuflexion, devant qui, devant quoi? Parce qu'évidemment, faire une génuflexion devant un morceau de pain, évidemment comme le disent les protestants, c'est de la superstition; d'accord, tout à fait d'accord avec les protestants. Si c'est vraiment N.S. qui n'est pas présent, évidemment ce n'est pas la peine de faire une génuflexion, c'est clair. Et puis très bien, n'importe qui peut distribuer l'Eucharistie, si dans cette Eucharistie N.S.J.C. n'est pas présent. C'est évident. Et puis n'importe qui peut la prendre dans ses mains, je ne vois pas pourquoi. On prend bien un morceau de pain dans ses mains, un morceau de pain béni,  on peut le prendre dans ses mains. Mais si N.S.J.C. est présent Lui-même, notre Roi, notre Grand-prêtre, notre Sauveur, notre Juge, celui qui nous jugera pour l'éternité, alors c'est autre chose. En son nom, tout genou fléchira dit l'évangile, tout genou fléchira, au ciel, sur la terre et dans les enfers. Ça, c'est une parole de l'Écriture, tout genou fléchira. Alors nous, nous nous présentons debout raide, devant N.S. pour le prendre dans la main et puis le prendre n'importe comment sans respect, sans rien. Un jour, nous fléchirons le genou devant Lui, que nous le voulions, ou que nous ne le voulions pas, nous serons bien obligés de fléchir le genou devant notre juge, quand il apparaîtra. Voyez, c'est cela qui est essentiel et c'est pour çà, que personnellement, vous voyez, si je vous dis ces choses, c'est parce que je les crois profondément, et que je crois qu'on me demanderait d'accepter toutes ces réformes, d'accepter, je préférerais mourir, je préférerais donner tout mon sang, plutôt que d'accepter ces réformes.
            Peut-être demain je serai excommunié, c'est possible; excommunié par qui? je ne sais pas! peut-être par le pape? je ne sais pas! je n'en sais rien. Bien je laisse la responsabilité au pape de cette excommunication, mais je pense en conscience, que faisant ce que l'Église à fait pendant vingt siècles, continuant dans mon séminaire ce que j'ai toujours enseigné dans mon séminaire de Dakar, avant le Concile et dans tous les séminaires que j'ai visité dans la délégation apostolique, dont le pape Pie X11 m'avait chargé pendant onze ans. J'ai visité tous les séminaires de soixante-quatre diocèses en Afrique, en visitant les évêques, en leur donnant des conseils pour leurs séminaires, j'ai eu l'occasion donc de leur dire ce qu'ils devaient faire, la foi qu'ils devaient enseigner, les félicitant pour le développement de leurs séminaires, de leurs écoles, de leurs églises, félicitant les fidèles de leur foi catholique. Je ne fais pas autre chose maintenant. Je vous félicite de votre foi catholique. Je suis la foi catholique de toujours. Et tout à coup, je dirais d'où nous vient un coup de crosse sur la tête, vous êtes condamné. Condamné! mais par qui! pourquoi! qu'est-ce que j'ai fait de nouveau? J'ai fait ce que j'ai fait pendant cinquante ans de ma vie, des prêtres, des évêques, et on m'a félicité et parce que j'avais la foi je pense, alors on m'a fait évêque, on m'a fait archevêque, et puis on m'a fait délégué apostolique. Le pape Pie X11 m'a reçu tous les ans dans son bureau, m'a félicité de mon travail, il m'a dit que je faisais du bon travail, peut-être, peut-être je ne sais pas, s'il avait vécu deux ans de plus j'aurais été cardinal, je n'en sais rien, mais enfin c'est possible on en a parlé, on a chuchoté cela, n'est-ce pas! Eh bien, peut-être, pourquoi? pour dire qu'on m'a fait assistant au trône pontifical. J'ai été choisi pour être dans la commission centrale du Concile avant le Concile, il y avait seulement vingt archevêques et évêques dans cette commission, j'étais membre de cette commission,  un de ces vingt archevêques et évêques qui ont préparé le Concile avec soixante-dix cardinaux; donc tout cela parce qu'on estimait que, par le travail que j'avais fait, c'était un travail conforme à la foi catholique. Je continue la même chose. Je continue à faire çà, dans mon séminaire à enseigner la foi catholique dans mon séminaire. Je continue à donner les mêmes sacrements, je continue à faire le même St. Sacrifice de la messe.
            Mais tout d'un coup on me dit:« Vous êtes excommunié, vous êtes en dehors de l'Église, vous êtes passible de toutes les peines.» Quoi, je ne peux pas comprendre, je ne peux absolument pas comprendre, je dis, ce n'est pas possible, ce n'est pas moi qui me trompe, où alors si je me trompe maintenant, on s'est trompé pendant deux mille ans de l'Église, ce n'est pas possible autrement. On dit: Mais enfin, vous devez vous moderniser, mais qu'elle est cette nouvelle attitude qui est prise? si c'était une attitude qui augmentait notre foi, si c'était une transformation, qui augmentait la présence, je dirais, surnaturelle dans l'Église, l'Esprit-Saint?  Si ça augmentait les séminaristes dans les séminaires, et les bons séminaristes si ça augmentait les soeurs dans les couvents et si ça rendait les soeurs plus parfaites, plus surnaturelles, plus dévouées, plus catholiques, si ça augmentait aussi le nombre des catholiques dans les églises, si la foi dans le règne de N.S. était plus grande, ah! je dirais très bien, je suis d'accord, je signe, s'il faut faire quelques transformations, je suis près à les faire pour que le règne de N.S. soit encore plus grand, plus beau, plus parfait, dans le monde. Mais, qu'est-ce que nous constatons? la destruction de l'Église, c'est le pape lui-même qui le dit: l'autodémolition de l'Église, la ruine des séminaires, la ruine de toute la foi catholique, partout, dans les catéchismes, dans les universités catholiques, dans les écoles catholiques, les parents catholiques n'osant plus envoyer leurs enfants dans les écoles catholiques à cause de l'éducation sexuelle qu'on y donne, à cause de toute la pornographie qu'on leur donne, à cause du manque d'instruction religieuse qu'on y trouve. Ils préféraient bientôt les envoyer chez les protestants. Mais, ce n'est pas possible. Et ces prêtres? ces prêtres, qui ne sont plus des prêtres, habillés, on ne sait pas comment, quand on voit quelqu'un qui est le plus mal habillé dans la rue, on peut penser que c'est un prêtre. C'est abominable, c'est affreux, affreux. Je vous assure que c'est comme ça, à Paris en tout cas, et en France. Si vous voyez quelqu'un qui est vraiment habillé d'une manière très négligée comme un débardeur n'est-ce pas, sur un port, encore les débardeurs sont sales quand ils débardent des caisses, mais pas quand ils sont chez eux, eh bien, ces pauvres prêtres se,  croient  obligés de se mettre dans la tenue la plus misérable possible, pour se faire soi-disant ouvrier, pour se mettre au niveau des gens soi-disant les plus pauvres etc. Ils se dégradent, par conséquent, se profanent en quelque sorte. Tout cela est lamentable, absolument lamentable. Nous ne pouvons pas accepter ces choses-là, c'est vraiment la destruction du sacerdoce. Alors, ces conséquences, qui sont des conséquences du Concile nous ne pouvons pas les accepter, ce n'est pas possible.
            Nous sommes obligés de voir s'il y a eut là une influence, comme je vous l'ai dit, conjuration maçonnique qui s'est infiltrée dans le Concile, infiltrée ensuite dans les réformes post-conciliaires, et ce n'est pas un secret, on me l'a dit plusieurs fois à Rome, ce n'est plus un secret, que Mgr. Buggini dont vous avez certainement entendu parler qui a été l'âme de toute la réforme liturgique, qui entré chez le St. Père, ça c'est le secrétaire d'État lui-même, le cardinal Cicognani qui me l'a dit à moi-même, ce prélat peut entrer chez le St. Père quand il veut et comme il veut et lui faire signer ce qu'il veut. Eh bien maintenant, il a été envoyé en Irak où en Iran, je ne sais pas comme  nonce, et le bruit court à Rome que c'est parce qu'il a dévoilé des secrets maçonniques dont il fait partie. Des choses maçonniques. Il a fallu l'expédier le plus rapidement possible et le plus loin possible, parce qu'il est lui-même maçon, et qu'il a probablement révélé des secrets graves. Alors, voilà, ce qu'on dit maintenant à Rome. On arrive a découvrir des choses absolument invraisemblables. Alors celui qui est l'âme de toute la réforme liturgique, ce serait un franc-maçon. Écoutez, moi je ne veux pas obéir à des gens comme ça. Ce n'est pas possible. L'Église elle a l'infiltration maçonnique à l'intérieur de l'Église. Nous allons peut-être découvrir encore des choses plus graves, plus graves. Nous ne savons pas, mais c'est très possible, peut-être nous serons morts, moi du moins, je serai mort, je suis vieux, je serai mort avant que les choses se découvrent, mais il est très possible que dans vingt ans où trente ans où quarante ans, ceux qui feront l'histoire de notre époque,  diront:" mais comment ne se sont-ils pas aperçus qu'ils étaient l'objet d'une véritable mystification, l'objet d'une chose incroyable. Ils se sont laissés prendre, comme çà, alors que les papes les avaient avertis, alors que les papes avaient bien dit ce qu'il se passerait. Tout le monde s'est laissé prendre d'une manière invraisemblable." Il est bien possible que l'on découvre encore, comme je vous dis, encore des choses très graves. moi, je ne le souhaite pas, parce que c'est toujours notre Mère la sainte Église qui souffre de tout cela. Par conséquent, on ne souhaite pas je dirais que notre Mère soit enfin, encore blessée par toutes ces choses-là.  Evidemment l'Église est Divine et elle demeurera toujours et nous n'avons pas à craindre, mais enfin, nous voudrions que les hommes d'Église soient parfaits aussi. Et nous avons honte lorsque nous savons que quelqu'un à une grave responsabilité, qui a trahi l Église en quelque sorte par son poste. Alors maintenant, on a l'impression qu'on est trahi un peu de  tous cotés. On ne sait plus où se tourner, sans avoir l'impression d'être trahi.
continue ...
Title: Valeurs Tradi, Msgr Marcel Lefebvre 27 mai, 1976 Conférence à Montréal, 2/2
Post by: Twice dyed on December 07, 2025, 09:53:30 PM
...continuation 
        Alors nous devons  garder notre foi, garder absolument la résolution profonde, de défendre notre foi, défendre le règne de N.S.J.C. sa divinité, son St. Sacrifice de la Messe, ses sacrements, et ainsi nous ferons je crois véritablement l'oeuvre de l'Église. Et si nous sommes excommuniés, par ceux qui veulent introduire le modernisme, et le progressisme, et le protestantisme dans l'Église, eh bien je pense que nous sommes par le fait même, alors excommuniés par des gens qui ne sont pas les vrais fils de l'Église. Ce n'est pas possible, ce n'est pas possible. C'est ce que je disais au cardinal, oui je pense qu'il est cardinal, au moins à l'archevêque de San Francisco. Il me reprochait, aux Etats-Unis, il me reprochait par lettre, d'avoir envoyé un prêtre dans son diocèse sans autorisation. Je lui ai dit:« oui c'est vrai Mgr., je reconnais que je n'ai pas le droit d'envoyer un prêtre dans votre diocèse sans autorisation, c'est tout à fait exact, je le reconnais. Mais vous non plus, vous n'avez pas le droit d'abandonner les vrais fidèles, les vrais catholiques, de votre diocèse qui refusent de devenir protestants. Alors, comme vous les abandonnez, ces catholiques font appel à moi, pour leur envoyer un prêtre, pour qu'ils gardent la foi catholique, pour que leurs enfants soient élevés chrétiennement, pour qu'ils reçoivent les sacrements comme ils les ont toujours reçus. Moi, je ne peux pas leur refuser ce prêtre. Tant pis si apparemment, évidemment, je vous désobéi où si je fais quelque chose qui va contre votre volonté. Mais je pense qu'il y a un droit à la fois naturel, et un droit divin, vous avez le droit d'avoir la vie surnaturelle, vous en avez le droit strict. L'Église doit vous donner cette vie surnaturelle. L'Église n'a pas le droit de vous tromper en disant,« vous savez je vous donne une eucharistie, est-ce que N.S. est présent, est-ce qu'il n'est pas présent? enfin nous n'en savons trop rien, mais, on vous la donne comme ça, comme on vous la donne.» L'Église n'a pas le droit de faire ça. Vous avez le droit d'exiger de l'Église, de recevoir une Eucharistie dans laquelle vous êtes certain que N.S. est Présent. Vous avez le droit de demander des sacrements, dans lesquels vous êtes certains que vous recevez la grâce du sacrement. Et non pas des absolutions collectives, où on ne sait pas:« Est-ce que j'ai reçu la grâce de la pénitence, où est-ce que je ne l'ai pas reçu? ma foi, je n'en sais rien. Je n'en sais rien.» Maintenant, vous avez le droit de dire au prêtre:« écoutez moi, je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord. Vous devez me donner la grâce, si j'ai péché, j'ai péché. Je suis près à dire mes péchés, mais donnez-moi l'absolution , c'est l'absolution qui me donne la grâce. Ce n'est pas une absolution collective, où on ne sait pas. Est-ce que c'est valide? c'est pas valide. Est-ce que je reçois la grâce? où je ne reçois pas la grâce? non, c'est inadmissible.
            Vous n'avez pas le droit non plus de me donner l'extrême-onction collective, l'extrême-onction à tous ceux qui ont plus de soixante-cinq ans.» Je vous demande un peu!  Comme je vous l'ai dit déjà je crois, ce n'est pas parce qu'on à soixante-cinq ans, qu'on est plus malade que quand on avait vingt ans. On peut être aussi bien portant à soixante-cinq ans qu'on l'était à vingt ans. Il y a des gens de vingt ans, qui sont plus malades que ceux de soixante-cinq ans. Et alors maintenant, parce qu'on a soixante-cinq ans, on appelle dans l'église tous ceux qui ont plus de soixante-cinq ans pour se réunir on va leur donner l'extrême-onction! Mais pas du tout! Et cette extrême-onction est invalide par dessus le marché!  Elle est invalide, vous recevez aucune grâce, rien du tout vous n'avez pas reçu l'extrême-onction. Vous n'avez pas reçu l'extrême-onction quand on fait une extrême-onction collective, pourquoi? parce que la matière du sacrement de l'extrême-onction c'est le malade et un malade qui est malade d'une maladie qui peut conduire à la mort. Qui peut éventuellement assez rapidement conduire à la mort. C'est ce qu'à dit St. Jacques dans l'institution du sacrement de l'extrême-onction, reconnue par l'Église. "Si quis infirmatur": Si quelqu'un est malade, alors qu'on appelle le prêtre, il l'oindra avec l'onction, la sainte onction et ces péchés lui seront remis. Alors, qu'on dise pas, tous les gens de plus de soixante-cinq ans, parce qu'il n'en sait rien. Encore une chose invalide!  Alors la grâce vous ne l'avez pas, vous n'avez pas la grâce . Mais c'est très grave ne pas avoir la grâce; on  ne  la voit pas, bien entendu, ça ne se voit pas de ses yeux, la grâce. mais on finit par la ressentir. À mesure qu'on ne mange plus la nourriture spirituelle, je dirais, qu'on n'a plus de nourriture spirituelle, on se sent comme diminué dans sa foi, diminué dans sa force, diminué dans sa vigueur spirituelle, c'est très grave ça. Très, très grave.
            De même que je disais pour le sacrement de confirmation. Il y en a qui disent pour le sacrement de confirmation des prêtres disent,« reçois le St. Esprit ». Reçois le St. Esprit! Voilà la formule qu'ils emploient dans le sacrement de confirmation. Je te signe du signe de la croix, et reçois le St. Esprit. Ce n'est pas valide. Pourquoi? parce que il faut que les formules du sacrement signifient la grâce sacramentelle qui est donnée, donc la grâce spéciale qui est donnée à ce sacrement. Ce n'est pas le St. Esprit. Le St. Esprit on le reçoit dans tous les sacrements. Tous les sacrements donnent le St. Esprit, le sacrement du mariage, le sacrement d'extrême-onction, le sacrement du baptême, tous les sacrements donnent le St. Esprit. Alors çà ne signifie pas, reçois le St. Esprit, à quel sacrement j'ai reçu. Je ne sais pas. Je ne sais pas quel sacrement j'ai reçu. En fait, j'en ai reçu aucun. Parce que, « reçois le St. Esprit  », ça ne signifie rien, ça ne signifie pas la grâce que le St. Esprit nous donne à ce moment-là. Je te baptise,  ah voilà, je te baptise, je verse l'eau, je te purifie, je te baptise. Voilà, ça signifie la grâce du baptême. Je te confirme. Ah bien! je te confirme dans la grâce, c'est bien, c'est bien. Alors le contrat du mariage, que signifie le contrat du mariage, par le contrat du mariage, par les paroles, par l'approbation des deux fiancés qui se marient, qui comblent le contrat du mariage: il y a un contrat crédible et non pas que le prêtre diraient devant les mariés: Je vous donne le St. Esprit, et vous êtes mariés, mais non, ils ne sont pas mariés, ils ne sont pas mariés. Et ainsi de suite. On n'a pas le droit de changer les formules des sacrements, il faut que la formule sacramentelle soit exacte: Qu' elle signifie la grâce du sacrement. Ces choses je vous les ai dites, parce que je crois que c'est tellement important, c'est une question de notre vie éternelle; ce n'est pas un amusement que de recevoir la grâce.
            Notre Seigneur a bien dit qu'il fallait que nous ayons sa vie en Lui, en nous si nous voulons être sauvés. « Si quelqu'un ne mange pas ma chair où ne boit pas mon sang, il n'aura pas la vie en lui. Si quelqu'un ne reçoit pas l'eau du baptême, il n'aura pas la vie éternelle. » Alors, nous n'aurons pas la vie éternelle, si nous ne sommes pas baptisés validement. C'est très, très important. Les enfants, même s'ils sont baptisés invalidement par exemple vous aurez beau faire, ils n'iront pas au ciel. Ils iront dans les limbes. Oh! les limbes, disent maintenant les prêtres modernes, ça n'existe pas. Les limbes, ce sont des histoires du moyen-âge, ça n'existe pas, ça; le purgatoire ça n'existe pas, ça n'existe pas.
             Un prêtre, un jeune prêtre qui vient d'être ordonné dans le Valais, et pour lesquel
gens ont demandé qu'ils disent une messe pour les défunts, pour son oncle et sa tante qui s'étaient tués, noyés dans le Rhône, un accident de voiture, ils sont tombés dans le Rhône et ils ont été noyés. Alors, leur neveu a été ordonné prêtre deux ans après. Les personnes qui connaissaient ces personnes qui s'étaient noyées, donc l'oncle de ce jeune prêtre et la tante de ce prêtre, ont dit à ce jeune prêtre: « Écoutez, vous seriez aimable de dire une messe à l'intention de vos parents, de votre oncle et de votre tante, qui se sont noyés dans le Rhône. Nous serions contents d'assister à votre messe que vous diriez à l'intention de ces défunts. » Il dit: « non, jamais, jamais je dirai une messe comme ça. » «Mais pourquoi? » «Ah! non, je dirai jamais la messe pour les défunts. » « Comment? vous direz jamais la messe pour les défunts? » «Non, d'ailleurs il n'a pas de purgatoire, ça n'existe pas. » Et voilà, et voilà les jeunes prêtres! Des protestants, exactement comme les protestants.
            Alors vous voyez tout ça, est excessivement grave et ma foi, qu'est-ce que vous voulez, s'il faut que nous soyons condamnés pour suivre notre foi pour garder notre foi, eh bien, ma foi, je crois que le bon Dieu, c'est le bon Dieu qui jugera, mais je pense que le bon Dieu veut que nous gardions la foi, veut que nous soyons catholiques que nous soyons romains, et c'est comme ça que j'ai une maison tout près de Rome, que j'y envoie mes jeunes prêtres, car je veux qu'ils soient romains, je veux qu'ils aiment le St. Siège, je veux qu'ils aiment le successeur de Pierre; je ne veux pas du tout me séparer du successeur de Pierre. Mais si par hasard, nous devions constater que le successeur de Pierre fait des choses, que le successeur de Pierre ne peut pas faire, vraiment ne peut pas faire. Car enfin les théologiens ont étudié ces choses-là. Ce ne sont pas des choses invraisemblables. Il est plus vraisemblable, écoutez bien ce que je vous dis, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas,  il est plus vraisemblable que le pape ne soit pas pape, que la vérité, qui est enseignée pendant deux mille ans, soit fausse. Je répète pour que vous me compreniez bien: Je dis: il est plus, il est plus possible, une hypothèse plus possible, que le pape ne soit pas pape, que le pape actuel ne soit pas pape, qu'un pape ne soit pas pape si vous voulez, ne disons pas le pape actuel, disons un pape, qu'un pape ne soit pas pape, c'est plus possible, que la vérité de toujours ne soit pas vraie: Ça ce n'est pas possible. Ne me faites pas dire que j'ai dit: Mgr. Lefèbvre a dit que le pape n'était pas pape. Ne me faites pas dire ça! Je n'ai pas dit ça. Mais je dis, c'est une hypothèse qui a été envisagée par les théologiens, ce n'est pas une invention de ma part. Vous pouvez lire dans Bellarmin, dans Bellarmin vous pouvez lire dans l'édition française des actes du Concile du Vatican I. Pourtant le Concile de l'infaillibilité du pape. Donc, je dirais qui exalte le pape et son infaillibilité. A juste titre. Eh bien, la préface de la version française approuvée avec une lettre manuscrite du pape Pie 1X, le pape Pie 1X. Donc cette préface est approuvée par le pape Pie 1X. Dans cette préface, il est marqué explicitement: « S'il arrivait un jour, ce qu'à Dieu ne plaise, qu'un pape devenait hérétique, en personne privée, dans sa personne privée, il n'y aurait pas besoin de jugement, et il cite la parole de St. Antonin,  il dit: Dans ce cas, le pape n'aurait pas besoin d'être jugé, par le fait même, il ne serait plus pape. Ça c'est dans les actes. Je vous dis, prenez l'édition française des actes du Concile de Vatican premier, avec la préface qui explique tout ce qu'est le pape, et les possibilités de choses qui peuvent arriver au sujet du pape, et il a une préface signée, manuscrite, par le pape Pie 1X lui-même. Alors ce ne sont pas des choses que j'invente. Prenez Monseigneur le cardinal, le cardinal qui vivait à Fribourg, le cardinal qui est mort maintenant Journet, le cardinal Journet vous trouverez dans le cardinal Journet dans son traité " De Ecclesia et de summo pontifice", vous trouverez la possibilité, l'éventualité d'un pape qui, comme personne privée, attention! comme personne privée, pas comme pape parlant ex-cathédra, mais comme personne privée pourrait devenir hérétique. C'est une chose dont les théologiens ont parlé, ce n'est pas moi qui l'invente. Alors on n'a qu'à lire ces choses-là et savoir. Alors donc, c'est pourquoi je vous dis: il est plus vraisemblable, plus possible encore une fois, c'est une hypothèse plus possible, qu'un pape, par une éventualité comme celle-là ne soit pas pape où éventuellement j'imagine, je ne dis pas encore une fois attention, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, j'imagine qu'un pape avant son élection ait donné son nom à une société secrète, il est par le fait même excommunié. Quand on donne son nom à une société secrète, par le fait même, on n'est excommunié. C'est dit par le droit canon, et tous les papes l'ont dit, on est excommunié. Si réellement ce pape, cet homme avait donné, ce cardinal, je ne sais pas moi, où ce prêtre quand il était prêtre, a donné son nom à la franc-maçonnerie où à une société secrète défendue par le St. Siège, eh bien, il serait excommunié et par le fait même son élection est invalide, son élection est invalide. Parce que quelqu'un qui est excommunié, ne peut pas être pape, c'est impossible. Alors, encore une fois, c'est une hypothèse. C'est pourquoi, moi, si on me fait choisir, on dit;  «ah! vous désobéissez au pape! » Oui, mais je préfère encore désobéir je dirais concrètement à ce pape concret qui est devant moi plutôt que d'abandonner vingt siècle de foi. C'est un mystère, je ne comprends pas, je suis affreusement déchiré, c'est pour moi une douleur immense de penser que je suis obligé de dire "non" à ce pape qui est devant moi et qui me dit: « vous devez signer ça! vous devez pratiquement devenir à accepter les idées modernistes pour défendre ce qui découle du Concile, tout ce qui a été fait, ce rapprochement avec les protestants, cet oecuмénisme et tout ça, vous devez l'accepter. » Je me sens incapable d'accepter une chose comme celle-là. Eh bien, je préfère aller vers la Tradition.
            Et c'est pour ça que je regrette infiniment d'apparaître peut-être dans la presse comme ça. Maintenant, ce n'est pas moi qui le veut, ce n'est pas moi qui est cherché à ce que le pape parle de moi, ce n'est pas moi qui est cherché à ce que l'on parle de moi dans tous les journaux maintenant, je dirais presque du monde, à cause de ces déclarations du St. Père. Ce n'est pas moi qui le désire bien sûr, je suis près à signer tout ce qu'on voudra pourvu que ce soit conforme à ma foi. Je suis près à signer, à redire le serment anti-moderniste, à me tenir au symbole de la foi, je suis près a affirmer ma foi publiquement mais qu'on ne me demande pas de l'abandonner, qu'on  ne me demande pas même de la diminuer et même moi, je n'accepterai pas cette position que prennent n'est-ce pas, certains prélats maintenant, parce qu'ils ont peur justement de se trouver en conflit avec les autorités romaines, en disant vous comprenez, il vaut mieux après tout accepter, ça va durer quelques temps, il y a qu'à attendre, la fin de ce règne et puis ça changera n'est-ce pas, alors restez donc tranquille, acceptez tout ce qu'on vous demande et quand, après, les choses changeront, les choses changeront. J'estime que çà, c'est de la trahison, c'est bien pour un prélat qui est derrière son bureau, dans un bureau de Rome et qui n'a aucune âme à sauver, et qui ne s'occupe pas des âmes, et qui ne se rend pas compte, que pendant ce temps-là, des millions d'âmes quittent l'Église, des âmes s'en vont vers les pentecôtistes, vers les témoins de Jéhovah, vers les protestants vers la secte de moon maintenant, vers les adventistes tout cela, une quantité de catholiques s'en vont dans ces formations maintenant, énormément de jeunes surtout, s'en vont dans toutes les formations qui sont absolument en dehors de l'Église, perdent la foi, par conséquent, et risquent d'aller en enfer. Eh bien, toute cette jeunesse qui s'en va et  qui quitte l'Église, tout ce monde qui abandonne l'Église, tout ça évidemment , eh bien, attendez encore quelques années ça passera, ça passera. Moi j'estime qu'un évêque, un cardinal, un prêtre n'a pas le droit de dire, écoutez, moi j'accepte en attendant puis vous comprenez, on verra bien après ce qui se passera. Mais non, le salut des âmes est là qui urge et qui nous oblige a dire: non, sauvons nos âmes, sauvez les âmes, gardez la foi, gardez les sacrements, gardez la dévotion à la très Ste. Vierge, gardez le St. Sacrifice de la messe et puis ma fois, le bon Dieu fera le reste, même si nous avons des difficultés, des persécutions de droite, de gauche mais si vous voulez nous sommes dans la foi, nous ne pouvons pas nous tromper! On ne peut pas se tromper quand on suit XX siècles de Tradition.
            Et voilà, ce que je voulais vous dire. Je m'excuse d'être toujours long dans mes conférences mais, je désire tellement pouvoir vous aider dans les circonstances actuelles, vous aider en vous parlant, vous aider aussi plus tard je l'espère, peut-être si le bon Dieu le permet, en vous envoyant des prêtres. Mais je vois que grâce à Dieu vous avez ici voyez une couronne de prêtres derrière moi, il y en a encore même dans l'assemblée, et qui sont tous prêts, sont avec vous, qui comprennent très bien je crois la position l'attitude que j'ai, je dirais qui n'est pas la mienne mais je crois être celle de tout catholique de tous ceux qui ont la foi, eh bien, je les félicite ces chers prêtres, car ils sont persécutés. Dieu sait si le pauvre abbé Normandin a été persécuté à l'occasion de sa fidélité justement à la messe et sa fidélité dans sa foi, eh bien, c'est partout comme ça une quantité de prêtres en Angleterre, ça été la même chose, un prêtre a été chassé de sa paroisse publiquement, parce qu'il voulait encore garder la foi, et en France dans plusieurs endroits, en Allemagne, en Alsace, et puis partout c'est la même chose. Tous ceux  qui veulent garder la foi sont publiquement persécutés, actuellement traités comme les apostats, traités comme des schismatiques, comme des hérétiques, enfin ceux qui font ce qu'on a fait depuis toujours, ce qu'on a fait pendant deux mille ans. Alors, ça ce n'est pas possible. Il y a la quelque chose de diabolique, c'est absolument certain. Le diable est maintenant dans l'Église, partout, le pape a dit: "la fumée de Satan est dans l'Église". Mais je crois en effet qu'elle est dans l'Église. Alors, je félicite ces chers prêtres, toute mêlée de toute votre affection, de tout votre soutien et eux certainement, vous le rendront en vous donnant les secours spirituels dont vous avez besoin, les vrais secours spirituels, la vraie grâce, et puis aideront vos enfants aussi a demeurer chrétiens et dès que nous le pourrons eh bien, nous ferons tout notre possible pour avoir pour vous former aussi ici pour le Québec et pour le Canada français et même pour le Canada anglais aussi bien sûr, des prêtres.
            Pour ceux du Canada anglais, je pense que nous avons déjà quelque chose tout près de détroit à Armada, j'ai un séminaire qui a déjà dix séminaristes mais c'est tout à fait sur la frontière du Canada, donc ceux du Canada anglais, comme le séminaire est de langue anglaise, ceux du Canada anglais pourraient très bien se rendre dans ce séminaire, et former des prêtres qui ensuite pourraient revenir dans la partie anglaise du Canada, et évangéliser et soutenir la foi des fidèles, dans cette partie. Quand à la partie française, eh bien j'ai un séminariste du Québec Michel Houde, qui est en mon séminaire et qui je l'espère deviendra prêtre aussi et puis j'espère, et je crois qu'il y a quelques désirs de vocations par-là enfin, quelques jeunes gens qui semblent vouloir se destiner à venir à Écône, mais j'espère un jour, si le bon Dieu le permet d'envoyer ici comme je l'ai fait à Armada, comme je l'ai fait pour la langue Allemande également tout près du lac de Constance,  dans la partie de la Suisse Allemande également fondé un séminaire de langue Allemande pour l'Autriche,  pour l'Allemagne, et pour la Suisse Allemande. Et nous avons là aussi une dizaine de séminaristes; c'est la première année et je pense que nous en aurons encore dix cette année.
            Quand au séminaire d'Écône, si vous me demandez s'il se porte bien, je puis vous dire il se porte vraiment très bien, je vais ordonner douze prêtres cette année-ci, plus l'année prochaine j'en ordonnerai s'il plaît à Dieu, vingt-deux, et puis ensuite tous les ans entre quinze et vingt-cinq. Et cette année déjà avant que je parte, j'ai demandé au directeur du séminaire le chanoine Berthod je lui ai demandé, combien,  car c'est lui qui s'occupe des correspondances avec les vocations, avec les familles, avec les prêtres qui envoient des vocations: « où en êtes-vous maintenant pour l'année prochaine, combien avez-vous de demandes, enfin de correspondances, enfin pour le séminaire pour l'année prochaine, est-ce que ça diminue? est-ce que les coups que nous recevons nous font beaucoup de tort? où est-ce qu'au contraire la jeunesse nous fait encore confiance? » Eh bien il m'a dit: «Nous avons 59 demandes, 59 demandes pour l'année prochaine, pour le séminaire d'Écône, » C'est évident que je ne pourrai pas tous les prendre. Je ne peux pas recevoir 59 nouveaux jeunes séminaristes, je ne pourrai en recevoir que 25 probablement, pas plus. Et c'est pour vous dire que la jeunesse, malgré sachant très bien ce qu'est Écône, sachant très bien que Écône est l'objet de la persécution de Rome actuellement, mais ils viennent. Pourquoi ils viennent? quand je leur demande, mais vous savez que nous sommes en difficultés avec Rome. Mais oui nous le savons bien, mais où allons-nous devenir prêtre maintenant? où allons-nous aller? dans quel séminaire? Les séminaires maintenant ne nous font plus prêtres. Ils ne font plus de nous des prêtres, il n'y a plus que votre séminaire, où on peut espérer être vraiment prêtre comme nous le désirons l'être, comme les prêtres l'ont toujours été et comme le St. Curé D'Ars l'a été, comme St. Jean Bosco l'a été, comme tous les saints prêtres l'ont été. Il n'y a plus que vous pour former les prêtres comme çà, où à peu près. Nous ne connaissons pas de séminaire en France, et c'est vrai! J'ai reçu deux séminaristes de Paris qui sont venus cette année, pour me demander de rentrer au séminaire. Ces deux séminaristes de Paris voici ce qu'ils m'ont dit en résumé rapidement; ils m'ont dit: «nous ne pouvons plus rester dans ce séminaire de Paris, on est allé faire un recyclage dernièrement dans une communauté en dehors de Paris, avec un prêtre parisien chargé de séminaristes. Nous étions une quinzaine, eh bien, il a fait une eucharistie, et au début de l'eucharistie, il nous a dit: vous savez il est évident qu'il n'est pas question de croire en la présence réelle, c'est évident, il n'est pas question de croire en la Présence réelle. Alors devant cette affirmation, nous sommes deux qui l'avons quitté, on a dit: Ah! non, alors si vous dites ça nous n'acceptons pas de rester ici. Les treize autres sont restés, et nous deux nous sommes partis, et nous, nous sommes dit: mais qu'est-ce que nous allons faire? maintenant où aller? dans quel séminaire? qu'est-ce que nous allons faire? Puis on a pensé, on va trouver Mgr. Lefèbvre, on va lui demander d'entrer dans son séminaire d'Écône. Et ils sont venus tous les deux; mais vous savez mon séminaire, je dois le fermer!  Ordre de Rome! Je dois fermer mon séminaire. Ah! Mgr. ne faites jamais ça! où est-ce que nous allons aller? nous ne pourrons plus trouver un séminaire qui va nous ordonner, nous ne pourrons plus trouver un séminaire où nous pourrons être prêtre! Je ne sais pas, ces deux jeunes, je l'espère pour eux pourront rentrer au séminaire d'Écône l'année prochaine. C'est pour vous dire quel désarroi, quel désespoir dans lequel se trouvent ces jeunes qui désirent être prêtres maintenant. C'est pourquoi ces jeunes nous font confiance.
            Et les jeunes filles aussi pour la formation des soeurs. Nous avons maintenant six américaines qui sont là-bas à Albano, dans la maison où je vais envoyer les jeunes prêtres, et elles vont revenir en France dans une maison, qu'on est en train d'aménager en France pour elles, et nous avons une dizaine d'autres venant de Suisse, de France enfin d'Allemagne, et l'année prochaine je pense que nous aurons une douzaine de postulantes pour cette petite congrégation naissante de religieuses. Donc, vous voyez, la jeunesse veut les choses sérieuses, la jeunesse veut des choses qui sont pures, ils ne veulent pas aller maintenant n'importe où ils savent très bien qu'on ne répond pas à leurs désirs dans les maisons actuelles.
            Et c'est pourquoi je pense qu'ils nous font confiance. Et c'est dans ce sens je crois, que malgré les attaques dont le St. Père maintenant m'accable, je puis vous lire je pense une lettre, ce sera ma conclusion, une lettre que je viens de recevoir ici en arrivant des États-Unis ce matin, c'est Monsieur Claude Leduc qui m'a remis cette lettre, que je trouve maintenant et voici ce que me dit un de mes anciens prêtres de Dakar, qui est devenu évêque maintenant, et qui est allé voir le St. Père récemment, et voici ce que dit cette missive: « Jeudi dernier, j'ai été reçu par le St. Père, j'ai pu parler vingt minutes avec lui. J'ai été frappé par sa grande simplicité, de l'amabilité avec laquelle il m'a reçu, de l'intérêt qu'il porte aux missionnaires. Il m'a écouté avec beaucoup d'attention tout en me donnant de sages conseils. Au cours de la conversation, il m'a  dit ceci qu'il tenait à me dire, et je pense que pour lui c'était le plus important de notre conversation:" ah! il faut que je vous dise quelque chose que j'ai sur le coeur, j'y pense tous les jours et je prie, c'est mon grand souci, mais comment faire, vous venez de Dakar, je veux parler de quelqu'un que vous connaissez bien, l'ancien archevéque de Dakar, votre ancien supérieur général, Mgr. Marcel Lefèbvre. Vous aurez peut-être la possibilité de le rencontrer, il faut faire quelque chose. Ce sont les termes, je vous dis les termes qui sont dans la lettre, c'est assez curieux comme expression vous allez voir. Mon frère Marcel, mon frère Marcel, dites lui bien," mon frère mon frère Marcel." Il faut faire quelque chose, dites moi, qu'est-ce que vous en pensez?" Au moment où il a quitté alors qu'il me conduisait vers la porte, il m'a retenu dans ses bras pour me dire de nouveau: " surtout, surtout, souvenez-vous de ce que je vous ai dis tout à l'heure. Mon frère Marcel, c'est mon frère, ah! surtout pas de schismes dans l'Église." Ce furent ces dernières paroles. Vous dire que le pape, le pape garde malgré toutes ces choses et je suis persuadé, intimement persuadé, que le pape ne veut pas que je ferme mon séminaire, et qu'intimement il est persuadé que je fais du bon travail dans le séminaire, mais il est pris par une quantité, de plaintes des évêques, de toute part, qui le supplient de fermer mon séminaire, et que personnellement, il n'est pas du tout favorable à la fermeture du séminaire. La meilleure preuve s'est quand je suis allé à chez Mgr. Benelli qui venait de sa part, qui venait m'entretenir de sa part, Mgr. Benelli m'a pas une seconde parlé de mon séminaire. Au contraire, il m'a même dit: «Mgr. si vous signez ce papier que je vous demande de signer, il n'y a plus de problèmes pour votre séminaire, il n'y a plus de problèmes pour vos séminaires, même matériel. » J'ai trouvé ça un peu pénible à entendre, mais donc il ne m'a pas dit: «nous nous parlerons lorsque vous aurez fermé votre séminaire. » S'il y avait une raison grave de fermer mon séminaire, je pense que logiquement c'est ce qu'ils auraient dû me dire: « Nous vous parlerons lorsque vous aurez fermé votre séminaire. » Mais pas du tout. Ils ne me demandent pas de fermer mon séminaire. Actuellement ils savent très bien que mon séminaire continue. Ils savent très bien que nous faisons du bon travail. Les deux visiteurs qui sont venus de la part du St. Père dans le séminaire, pour y visiter notre séminaire, ont dit publiquement, Mgr. Deschamps a dit publiquement à une réunion internationale de Bruxelles où quelqu'un de mes amis l'a interrogé publiquement, devant une assemblée d'ambassadeurs, de gens tout à fait d'assemblée internationale, il lui a demandé publiquement: « Mgr., vous parlez de la situation actuelle dans l'Église, qu'est-ce que vous pensez d'Écône vous qui avez visité Écône? » il m'a dit:« Ah! je pense qu' actuellement c'est peut-être un des seuls séminaires existant dans le monde. » Voilà ce qu'à dit Mgr. Deschamps. Alors, comment Mgr. Deschamps qui a dû dire çà au St. Père, je suppose, quand il est revenu de sa visite je n'en sais rien parce que je n'ai eu aucun mot de sa visite, je n'ai jamais eu une rédaction, jamais eu un mot, de ce qui s'est passé, je ne sais pas du tout de ce qu'ils ont pensé, et voilà ce qu'il a dit publiquement. Et donc, s'il a dit cela au St. Père, je pense que le St. Père dans son intérieur, dans son coeur, est persuadé que nous faisons du bon travail, mais pris dans l'ambiance actuelle des réformes, de tous les évêques qui veulent encore des réformes, qui veulent que ce courant dans l'Église continue, on n'arrête pas, il ne faut pas arrêter surtout, il faut continuer, pour continuer, le St. Père n'ose peut-être pas s'opposer à tout cela et qu' il se soumet je dirais maintenant à ce courant, qu'il a peut-être provoqué un peu lui-même, mais devant lequel peut-être il se sent plus où moins impuissant.
            Enfin je ne sais pas, en tout cas, je confie cela à vos prières, je confie aussi mon séminaire et toutes mes œuvres à vos prières, et je supplie le bon Dieu de me faire voir si je me trompe, que le St. Esprit m'inspire je suis tout près à changer, mais pas à perdre la foi. Je vous bénis, je vais bénir vos familles, vos malades, vos enfants.


Mgr Lefebvre (https://transmettrelatradition.blogspot.com/search/label/Mgr Lefebvre)
https://transmettrelatradition.blogspot.com/2025/08/conference-de-mgr-lefebvre-montreal-27.html

Title: Valeurs Tradi, citation de Msgr M Lefebvre, 28 octobre 1986 AD. 'Le Chardonnet'
Post by: Twice dyed on December 08, 2025, 02:51:38 PM
Citation de Msgr Lefebvre à la fin.
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Non-officiel. Adapté. Source: 'Le Chardonnet' page 5 - 6, Décembre 2006 AD.
Guerre d'Espagne : l'Église a parlé

par R.de la Sierra

    Le pape Pie XI tenait les destinées de la barque de Pierre quand commença la croisade.

    Quelques mois après le soulèvement national, Sa sainteté Pie XI, dans son encyclique « Divini Redemptoris », du 19 mars 1937 faisait référence aux ravages que le communisme était en train de perpétrer sur les terres de sainte Thérèse et de saint Ignace.

  « Et là où, comme en Notre chère Espagne, le fléau communiste n'avait pas eu le temps encore de faire sentir tous les effets de ses théories, il s'est déchaîné, hélas ! avec une violence plus furieuse. Ce n'est pas l'une ou l'autre église, tel ou tel couvent qu'on a abattus, mais quand ce fut possible, ce sont toutes les églises et tous les couvents et toute trace de la religion chrétienne qu'on a voulu détruire, même quand il s'agissait des monuments les plus remarquables de l'art et de la science ! La fureur communiste ne s'est pas contentée de tuer des évêques et des milliers de prêtres, de religieux et de religieuses, s'en prenant plus particulièrement à ceux et à celles qui justement s'occupaient avec plus de zèle des ouvriers et des pauvres, mais elle fit un nombre beaucoup plus grand de victimes parmi les laïques de toute classe, qui, encore maintenant, chaque jour, peut-on dire, sont massacrés en masse pour le seul fait d'être bons chrétiens ou du moins opposés à l'athéisme communiste. Et cette épouvantable destruction est perpétrée avec une haine, une barbarie, une sauvagerie qu'on n'aurait pas cru possibles en notre temps. Aucun particulier de jugement sain, aucun homme d'État, conscient de sa responsabilité, ne peut, sans frémir d'horreur, penser que les évènements d'Espagne pourraient se répéter demain en d'autres nations civilisées. »

  Ce n'était alors que le commencement de la persécution, et l'horreur déjà se déchaînait devant les yeux du Souverain Pontife:

  « C'est, hélas,  le spectacle qui s'offre à nous : pour la première fois dans histoire nous assistons à une lutte froidement voulue et savamment préparée de l'homme contre « tout ce qui est divin ». Le communisme est par sa nature antireligieux et considère religion comme « l'opium du peuple «, parce que les principes religieux qui parlent de la vie d'outre-tombe empêchent le prolétaire de poursuivre la réalisation du paradis soviétique, qui est de cette terre. »

  Ce « système rempli d'erreur et de sophismes, opposé à la raison comme à la révélation divine » s'était installé en Espagne dans les mains de la république.

  Qui le dénonce aujourd'hui alors que les principes démocratiques ont infecté jusqu'à notre Sainte Mère l'Église?

  Ah, silence des coupables ! Mais il n'en fut pas toujours ainsi : les chiens muets d'aujourd'hui n'ont rien à voir avec les Pasteurs qui aboyaient hier pour alerter leurs brebis.

    Que proclamaient-ils ainsi à si haute voix? La licéité du soulèvement national du 18 juillet 1936.

  Mars 1937. Monseigneur Leopoldo Eijo y Garay, évêque de Madrid-Alcalà, se mit à parler par sa lettre pastorale « L'Heure présente ».

  « L'Espagne avait le droit et le devoir de se rebeller contre une autorité prostituée et usurpatrice, antinationale et antichrétienne, tyrannique et délinquante.

    Usurpatrice parce qu'elle s'arrogeait le titre d'autorité légitime, seulement par une fiction falsificatrice de la réalité politique du pays ;

  Prostituée parce qu'elle subvertit la mission auguste de l'autorité en se mettant au service exclusif d'une plèbe qui s'armait de haine, d'envie et de désir de vengeance ;

  Antinationale parce qu'elle s'est vendue aux intérêts j*daïques de la Russie soviétique ;

  Antichrétienne parce qu'elle nia à la religion catholique -- celle professée par la quasi-totalité du peuple espagnol — les droits qui lui sont fondamentaux, natifs et inaliénables ainsi que le pacifique exercice de ses cultes sacrés ;

  Tyrannique qu'elle opprima avec une cruelle violence les libertés les plus naturelles, celles précisément qui formaient avec l'Espagne un tout substantie;

et Délinquante parce qu'elle consentit, sans réparation et sans châtiment, et même sous la protection officielle, les plus horribles désordres de ses partisans et les plus cruelles vexations commises contre des citoyens sans défense, et parce qu'elle recourut à l'assassinat même et les peines les plus afflictives pour éliminer les plus illustres de l'Espagne bonne et chrétienne (...)  Quand la substance de la légalité est l'injustice, il n'y a plus de recours à la conscience et à l'action que de chercher la justice dans la légitime illégalité. »

  L' évêque de Zamora, Monseigneur Arce Anchorena, parla lui aussi le 20 janvier 1937 en affirmant que :
« Quand manque la paix sous toutes ses formes, dans toutes ses facettes et ses significations, la paix religieuse, quel autre sens plus profond et incoercible et impérieux peut donner une société parfaite et souveraine que celui de la réaction violente, par la voix des armes pour la récupérer ? »

  Le Révérend Père Ignacio Menendez-Reigada, (OP) dans son ouvrage « La Guerre Nationale Espagnole Devant La Morale Et Le Droit » qualifia le gouvernement républicain « d'illégitime dans son origine et usurpateur injuste du pouvoir », « traitre à la Patrie et à la Nation », « ennemi de Dieu et de l'Eglise » et pour cette raison il expliqua que « le soulèvement en armes contre le Front Populaire et son gouvernement est, non seulement juste et licite, mais même obligatoire et constitue de la part du Gouvernement national et de ceux qui le suivent, la guerre la plus sainte qu'enregistre l'Histoire. »

(https://i.imgur.com/Mp23eag.jpeg)

  Monseigneur Pla y Daniel parla lui aussi le 30 septembre 1936 dans la lettre pastorale « Les Deux Cités » . Après avoir présenté le problème, il donne une lumiere sur ce qu'est en réalite cette prétendue guerre civile.
    « Sur le sol d'Espagne luttent aujourd'hui cruellement deux conception de la vie, deux sentiments, deux forces qui sont prêtes à la lutte universelle dans tous les peuples de la terre(...)  Communistes et anarchistes sont fils de Caïn, fratricides, envieux du culte qu'ils rendent à la vertu, et pour cela ils les assassinent et les martyrisent. »

  Après ces claires affirmations il ajoute : « elle revêt, oui, la forme externe d 'une guerre civile, mais en réalité c'est une croisade. Elle fut un soulèvement, non pour perturber mais rétablir l'ordre (...)  une croisade pour la religion, pour  la Patrie et pour la civilisation (...) une croisade contre le communisme pour sauver la religion. »

  Notre Cardinal continua de parler, peu après, à Budapest devant un groupe d'Espagnols le 28 mai 1938 quand déjà commençait à émerger le printemps victorieux « Effectivement, il convient que la guerre se termine. Mais qu'elle ne termine pas par un compromis, par un arrangement ni même par une réconciliation. Il faut porter les hostilités jusqu'à obtenir la victoire au bout de l'épée. Que les rouges se rendent, car ils ont été vaincus. Il n'y a pas d'autre pacification que celle des armes. Pour organiser la paix dans une constitution chrétienne, il est indispensable d'extirper toute la pourriture de la législation laïque (...) Ce sont les bouches des prêtres assassinés qui s'ouvriront pour mordre leurs assassins. »

  Ils ont tous parlé. Leurs voix continuent à résonner, fermes, claires, avec la sonorité sublime de la vérité et de la raison. Mais déjà on n'en parle plus ; sauf « l'Eglise conciliaire » mais pour demander pardon  honteusement de la défense que la véritable Église, hier comme aujourd'hui, fait de la cause de Jésus-Christ.

  Un écho de cette voix qui ne peut se confondre, celle que les brebis reconnaissent comme venant du Bon Pasteur, fut dans les années quatre-vingt, non d'un évêque espagnol, mais français. Lui aussi parla de continuité et de martyre :

  « Je fais le vœu pour l'Espagne, pour l'Église, qu'elle renouvelle ce que firent les martyrs espagnols de 1936, qu'elle continue leur œuvre et le magnifique exemple qu'ils nous donnèrent. Il ne faut pas perdre la richesse du sang des martyrs qui fut répandu pour le bien de l'Espagne et de l'Église. » (Mgr Marcel Lefèbvre
— Conférence à Madrid, le 28 octobre 1986).

***********
Photo insérée: Carmélites arrachées à la tombe et exposées sur le parvis d'une église. Cette monstruosité parmi tant d'autres martyres, destructions et exactions de toutes sortes contre l'Église justifie amplement la réaction d'une véritable croisade.

LE CHARDONNET'.
Décembre 2006
Title: Valeurs Tradi , Le Saint Père Leo XIV, Immigration 2025 AD. Commentaire sur X
Post by: Twice dyed on December 09, 2025, 10:47:04 AM
https://www.cathinfo.com/catholic-living-in-the-modern-world/leo-xiv's-war-on-christendom/msg1009495/#msg1009495

Traduction AI

Amy Wek a mis ça sur X

LA GUERRE DU PAPE SUR LA CHRETIENETÉ: SA FANTASIE ISLAMIQUE VS. LA RÉALITÉ SANGLANTE DE L'EUROPE

Au cours de sa tournée « interconfessionnelle » soigneusement  'scène-gérée' à travers la Turquie et le Liban, le pape a été confronté à une question qu’il ne pouvait pas honnêtement échapper:

« L’islam est-il une menace pour l’identité chrétienne de l’Occident ? »

Au lieu de répondre avec l'Écriture, l'histoire, ou même l'honnêteté de base, il a livré un point de discussion mondialiste répété:

❌ « Ces craintes sont créées par des gens contre l’immigration. »
❌ « Nous devrions être moins craintifs. »
❌ « Le Liban - oui, Liban - est le modèle pour l’Europe et les États-Unis. »

Ce n’est pas un leadership spirituel, c’est une cécité idéologique dangereuse qui s’effondre au moment où elle rencontre la réalité.

🔥 POINT 1: «Les peurs sont créées par les gens anti-immigration»? Non ! Ils sont créés par la réalité.

L’Europe n’a pas acquis la peur par la rhétorique.
L'Europe a acquis la peur par l'éfusion de sang.

Est-ce « Alarmiste » de se souvenir:

Père Jacques Hamel, décapité à son autel en France ?
Le massacre du camion de Nice, tuant 86 ?
Les djihadistes bataclans, massacrant 90 spectateurs ?
L'attaque de l'Etat islamique de Vienne ?
Les assaillants du pont de Londres, poignardant des innocents en criant «Allahu Akbar»?
Les églises agressées chaque semaine.

La liste continue encore et encore...

Les gens n’ont pas peur parce que quelqu’un leur a dit de l’être.
Les gens ont peur car le djihad est arrivé dans leurs quartiers:

Les mères qui entrent dans les marchés de Noël
Les prêtres  près des autels
Les filles qui se déplacent à la maison de l'école

Cette peur n'est pas fabriquée. Elle est gagnée par la souffrance !

🔥 POINT 2: Le Liban est-il un « modèle » ? Alors disons la vérité sur le Liban.

Le Liban n’est pas un symbole de coexistence.
Le Liban est un avertissement, le plan précis de ce qui se passe lorsque l’islam devient politiquement dominant.

Le Liban était une fois:

80% Chrétien
Une nation prospère et orientée vers l'Ouest
Le « Paris du Moyen-Orient »

Puis est venu:

Milices islamiques
Guerre civile
La montée du Hezbollah
Le massacre et l’expulsion des chrétiens
Une nation transformée par la conquête démographique

Si le Liban est le modèle que le pape promeut, alors il approuve:

Déclin chrétien
Retranchement islamique
La montée de la gouvernance extrémiste

Le Liban n’est pas devenu une coexistence, il est devenu une soumission.

Ce n’est pas une leçon pour l’Europe d’imiter, c’est le cauchemar que vit déjà l’Europe.

🔥 POINT 3: « Dialogue et respect » ne signifie rien quand un côté saigne

Le pape parle de « dialogue », « amitié » et « respect ».

Dites cela à:

Des prêtres français qui célèbrent maintenant la messe derrière des portes verrouillées

Enfants jui fs qui ont besoin de gardes armés pour l'école

Des femmes en Suède, en Allemagne et au Royaume-Uni violées par des «réfugiés» protégés par le politiquement correct

Les chrétiens du Nigeria, d’Égypte, d’Irak, de Syrie et du Kenya sont massacrés tandis que le Vatican murmure « dialogue ».

Les martyrs chrétiens n’ont pas besoin de platitudes. Ils ont besoin de vérité. Et la vérité est celle-ci:

La théologie du Coran de Jésus, des chrétiens et des juifs est fondamentalement incompatible avec la survie chrétienne.

Leurs propres érudits enseignent:

Jésus détruira la croix
Jésus abolira le christianisme
Jésus établira l’islam comme la seule religion

(Ibn Kathir, Tafsir)

Ce n'est pas du respect. C’est une doctrine de remplacement.

🔥 POINT 4: L’utilisation de « Jésus » par l’islam est une arme, pas un pont

Alors que le pape promouvoit  la coexistence, l’islam fait progresser une campagne mondiale de relations publiques:

« Nous aimons  Jésus aussi ! »

C'est un mensonge complet et total !

L’islamique « Isa » est:

Pas le Fils de Dieu
Non crucifié
Pas ressuscité
Pas le Rédempteur

Et dans la prophétie islamique? Isa revient pour abolir toutes les religions sauf l’islam.

Ce n’est pas une coexistence comme le pape aime pousser; c’est la conquête menée par la fraude théologique calculée.

Comme le RAIR l’a exposé dans « The Counterfeit Christ: Islam’s War to Replace Jesus », l’islam n’honore pas Jésus, il l’arme.

🔥 POINT 5: Le Pape prêche l’aveuglement tandis que les chrétiens paient le prix

Il dit aux Européens d’être « moins craintifs ».

Dites cela à:

Les familles du massacre du camion de Stockholm
Les adolescents explosés à la Manchester Arena
Les victimes des attentats des marchés de Noël
Les catholiques qui ne peuvent plus porter une croix en public
Communautés où les églises ont besoin de gardes armés juste pour tenir la messe du dimanche
Villes où les scènes de la Nativité ont été interdites pour « éviter que les migrants ne décapitent Jésus »

La peur n’est pas le bigoterie, c’est la réponse rationnelle d’une civilisation attaquée.

Le pape a confondu la soumission avec la compassion,
Et les chrétiens en payent le prix.

🔥 POINT 6: QUE DIRIEZ-VOUS DE L’HONNÊTETÉ SUR LES RAISONS POUR LESQUELLES IL POUSSE LA MIGRATION MUSULMANE DANS L’OUEST?

Si le pape veut parler de « peur », alors abordons ce qu’il refuse de mentionner:

Le Vatican est un partenaire actif de la machine mondiale de réinstallation des réfugiés, une industrie d’un milliard de dollars qui déplace des populations majoritairement musulmanes dans des nations chrétiennes sous la bannière de la « compassion ».

Il gronde les Européens pour avoir voulu des frontières, réprimande les Américains pour avoir insisté sur la souveraineté nationale, et sermonne sans cesse sur le « dialogue » comme si les conférences pouvaient remplacer la réalité qui se déroule sur le terrain

Mais il n'admet jamais:

💰 L’Église catholique est l’un des plus grands bénéficiaires financiers de la migration de masse sur terre.
Grâce à des contrats gouvernementaux, des ONG et des alliances de l’ONU, l’Église gagne des revenus massifs grâce à la réinstallation des migrants.

Il ne mentionne jamais non plus:

🌍 Son alignement avec Amy Pope, le chef des migrations de l’ONU, qui ingénieurt la transformation très démographique écrasant les nations chrétiennes.

Je l'ai clairement exposé:

Le pape Leo XIV a rencontré en privé le tsar de la migration de l’ONU, Amy Pope, quelques jours seulement avant d’attaquer Trump au sujet des protections frontières.

L’OIM, dirigée par Amy Pope, est le moteur opérationnel de l’industrie migratoire mondiale.

Le pipeline de l’ONU est fortement influencé par l’OCI, le même bloc poussant les lois islamiques sur le blasphème et l’expansion démographique.

Le Vatican fournit à cet agenda une couverture morale, tandis que l’ONU lui fournit un pouvoir institutionnel.

C'est un effort coordonné dangereux...

Et si le Liban est son « modèle », alors le pape ne décrit pas la coexistence.

Il décrit le remplacement déguisé en vertu.

🔥 LA QUESTION QU’IL REFUSE DE RÉPONDRE

Pourquoi exigez-vous que l’Europe et l’Amérique absorbent des vagues infinies de migrants musulmans alors que vous vous associez aux réseaux mêmes qui gèrent la transformation démographique de l’Occident ?

Parce que la vérité est simple, c'est le Grand Remplacement, sanctifié de Rome.

Il ne fait jamais pression sur les 57 nations à majorité musulmane de l’OCI pour qu’elles accueillent leurs propres migrants.

Il exige seulement que l’Occident chrétien ouvre ses frontières.

C'est un transfert de population qui se déguise en piété.

⚡ LE REMPLACEMENT DÉMOGRAPHIQUE

Alors que les chrétiens de toute l'Europe enterrent leurs morts après des attaques djihadistes, le pape Léon XIV insiste sur le fait que leur crainte est immorale. Dans le même temps, il collabore avec les architectes des migrations de l’ONU, fait pression sur les pays occidentaux pour qu’ils restent sans frontière et canalise des millions de migrants musulmans dans les communautés mêmes qui sont actuellement déchirées.
S’il veut faire la leçon aux chrétiens sur la « peur », alors il doit d’abord expliquer:

Pourquoi aide-t-il à concevoir l'invasion démographique qu'il insiste sur le fait qu'ils ne devraient pas remarquer?

Jusqu'à ce qu'il réponde, ses sermons sonnent creux.

Un berger qui conduit son troupeau aux loups n’est pas compatissant; il est complice.
Title: Valeurs Tradi, Le Président Donald Trump - Immaculée Conception 2025 AD.
Post by: Twice dyed on December 10, 2025, 12:47:59 AM
https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/2025/12/presidential-message-on-the-feast-of-the-immaculate-conception/

Message de la Maison Blanche , 8 décembre, 2025 AD.
Assez remarkable en ces temps anti -  catholique...!
Traduction de iPhone, non-officiel.

**********
  Aujourd'hui, je reconnais chaque Américain célébrant le 8 décembre comme un jour saint honorant la foi, l'humilité et l'amour de Marie, mère de Jésus et l'une des plus grandes figures de la Bible.

  Lors de la fête de l'Immaculée Conception, les catholiques célèbrent ce qu'ils croient être la liberté de Marie du péché originel en tant que Mère de Dieu. Elle est entrée pour la première fois dans l'histoire enregistrée en tant que jeune femme lorsque, selon les Saintes Écritures, l'ange Gabriel l'a accueillie dans le village de Nazareth avec la nouvelle d'un miracle : « Salut,  pleine de grâce,> et annonça,"vous concevrez dans votre ventre et porterez un fils, et vous l'appellerez Jésus! »

  Dans l'un des actes les plus profonds et les plus conséquents de l'histoire, Marie a héroïquement accepté la volonté de Dieu avec confiance et humilité : « Voici, je suis la servante du Seigneur. Puisse-t-il m' être fait selon ta parole. » La décision de Marie a changé à jamais le cours de l'humanité. Neuf mois plus tard, Dieu est devenu homme lorsque Marie a donné naissance à un fils, Jésus, qui a ensuite offert sa vie sur la Croix pour la rédemption des péchés et le salut du monde.


Pendant près de 250 ans, Marie a joué un rôle distinct dans notre grande histoire américaine. En 1792, moins d'une décennie après la fin de la guerre d'indépendance, l'évêque John Carroll - le premier évêque catholique aux États-Unis et cousin du signataire de la Déclaration d'indépendance Charles Carroll - a consacré notre jeune nation à la Mère du Christ. Moins d'un quart de siècle plus tard, les catholiques ont attribué à Marie la victoire étonnante du général Andrew Jackson sur les Britanniques lors de la bataille culminante de la Nouvelle-Orléans. Chaque année, les catholiques célèbrent une messe d'Action de Grâces à la Nouvelle-Orléans le 8 janvier en mémoire de l'aide de Marie pour sauver la ville.

Au fil des siècles, des légendes américaines comme Elizabeth Ann Seton, Frances Xavier Cabrini et Fulton Sheen, qui ont passé leur vie à glorifier Dieu au service des autres, ont eu une profonde dévotion à Marie. La basilique du sanctuaire national de l'Immaculée Conception, située au cœur de la capitale de notre pays, honore Marie en tant que plus grande église d'Amérique du Nord. L'hymne intemporel "Ave Maria" reste aimé par d'innombrables citoyens. Elle a inspiré la création d'innombrables églises, hôpitaux et écoles. Près de 50 collèges et universités américains portent le nom de Marie. Et, dans quelques jours, le 12 décembre, les catholiques des États-Unis et du Mexique célébreront la dévotion inébranlable à Marie qui a pris naissance au cœur du Mexique - un endroit qui abrite aujourd'hui la belle basilique Notre-Dame de Guadalupe - en 1531. Alors que nous approchons de 250 ans de la glorieuse indépendance américaine, nous reconnaissons et remercions, avec une gratitude totale, pour le rôle de Marie dans la promotion de la paix, de l'espoir et de l'amour en Amérique et au-delà de nos côtes.

Il y a plus d'un siècle, au milieu de la Première Guerre mondiale, le pape Benoît XV, le chef de l'Église catholique romaine, a commandé et dédié une statue majestueuse de Marie, Reine de la Paix, portant l'enfant Christ avec une branche d'olivier afin que les fidèles chrétiens soient encouragés à regarder son exemple de paix en priant pour un arrêt au massacre horrible. Quelques mois plus tard, la Première Guerre mondiale a pris fin. Aujourd'hui, nous nous tournons à nouveau vers Marie pour l'inspiration et les encouragements alors que nous prions pour la fin de la guerre et pour une nouvelle ère durable de paix, de prospérité et d'harmonie en Europe et dans le monde entier.

  En son honneur, et en un jour si spécial pour nos citoyens catholiques, nous nous souvenons des paroles sacrées qui ont apporté aide, réconfort et soutien à des générations de croyants américains en cas de besoin :

Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.  Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.


+.  +.  +.

(https://i.imgur.com/xqEazVe.jpeg)


Title: Abbé Paul Schoonbroodt, Lettre 25 mars, 2011 AD. Sermons de Mgr Lefebvre
Post by: Twice dyed on December 18, 2025, 12:36:24 PM
Je crois que cet abbé traduisait  et éditait des sermons de Mgr. Marcel Lefebvre.

Il a écrit cette lettre au Editions Saint-Remi, pour les encourager, éclairer la situation, qu'ils répandait les oeuvres pour transmettre la Vérité, les Sermons de Mgr Lefebvre...

Au mois de juin 2011 l'abbé reçu une visite d'un policier!!?
non-officiel.
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http://www.a-c-r-f.com/html/2011-04-04_LHR_ESR_FSSPX.html

Lettre de M. le curé Paul Schoonbroodt

Le 25 mars 2011, Fête de l’Annonciation,
en l’anniversaire des 20 ans de la mort de Mgr Lefebvre.

  Dans la biographie[1] (http://www.a-c-r-f.com/html/2011-04-04_LHR_ESR_FSSPX.html#_ftn1) que Monseigneur Bernard Tissier de Mallerais a consacrée à Monseigneur Marcel Lefebvre, on découvre combien la vie de ce dernier fut riche et mouvementée. Quelle foi ! Quel amour de Dieu ! Que zèle pour les âmes ! Que de dons ! Quelle formation ! Que d’exigences ! Que de responsabilités ! Que d’aventures ! Que d’épreuves ! Que de combats ! …Quel courage !
  Monseigneur Tissier en développant ces 86 ans de vie (1905-1991), en ne nous épargnant aucun détail, sut montrer que Monseigneur Lefebvre, obligé de toujours être exemplaire, n’aurait pu "tenir", même physiquement, sans une vie intérieure intense, sans une vie de méditation, d’étude, de réflexion. Alors que tous ses confrères s’effondraient, se cachaient ou pire apostasiaient, Monseigneur Lefebvre, sans rien changer, tenait à croire et faire ce qu’il avait toujours cru et fait, à enseigner ce qu’il avait toujours enseigné.
Il a même tenu à ce que l’on grave dans le marbre, sur sa tombe : Tradidi quod et accepi, j’ai transmis ce que j’ai reçu. Tout est dit ! Quel message post mortem !
  C’est ce qui attirait autour de lui, ceux qui comprenaient que la sainte Eglise ne peut ni se tromper, ni nous tromper, que la vérité transmise par la sainte Eglise ne peut changer. La très sainte Trinité, par la voix de Saint Paul ne nous révèle-t-elle pas : "Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !" (Galates i, 8). Et pour s’assurer que nous avons bien compris ce message fondamental, obligatoire, repère de la fidélité à travers tous les temps, saint Paul répète dans le verset qui suit : "Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure, si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !" (Gal., i, 9). C’est pourquoi Mgr Lefebvre a professé la doctrine éternelle !
  On comprend facilement que pour être un bon professeur de mathématiques, il faut avoir été le bon élève d’un bon professeur de la génération précédente, pour transmettre à la génération suivante, ces mathématiques créées définitivement en une seconde (car sinon, rien ne peut fonctionner !). Les mathématiques seront toujours les mêmes en tous lieux, en tous temps.
  Il en est de même de la Création, et il en est de même surtout du contenu de la Foi : il ne peut changer. Un bon évêque, un bon prêtre, c’est celui qui a bien écouté ceux qui dans la génération précédente l’ont formé et qui transmet intégralement à la génération suivante le trésor reçu. C’est pourquoi nous croyons ce que la Très Sainte Vierge Marie, ce que saint Pierre, ce que sainte Jehanne d’Arc, le saint curé  d’Ars, saint Pie X, etc. ce que tous les fidèles des siècles précédents croyaient. Avec cette même Foi qui leur a assuré la vie éternelle, nous sommes sûrs d’être dans La Voie, La Vérité, La Vie.
  Mais il ne suffit pas de rester dans les généralités du contenu de la Foi. Notre Religion n’est pas intellectuelle, elle se vit jour par jour, elle se nourrit par les sacrements, elle se nourrit par un enseignement constant (allez enseigner les nations). C’est pourquoi Monseigneur Lefebvre a transmis les sacrements de toujours. Il a fondé la fraternité Saint Pie X très spécialement pour assurer la transmission du saint Sacrifice de la Messe tel que codifié par saint Pie V dans la Bulle Quo primum tempore et le maintien du Sacerdoce catholique y compris l’Episcopat non altéré, rendu invalide par le rite réformé par Paul VI en 1968. Il a aussi assuré toute sa vie un enseignement de qualité. Et s’il est bon de connaître sa vie, il nous paraît indispensable d’éditer ses sermons.
* * *
L’ensemble de ces textes présente un double intérêt.
1°) C’est la première fois qu’un enseignement dispensé par un évêque de l’Eglise Catholique de toujours, parle, au jour le jour, de ce qui fait la vie chrétienne.
Monseigneur Lefebvre profitait de ses sermons pour transmettre la pure doctrine, le catéchisme, le dogme, l’enseignement sur tous les sacrements et la vie sacramentelle, pour expliquer la vie de l’Eglise, la vie des saints, les fêtes, la vie intérieure, (...) comment vivre chrétiennement : tout ce qui fut toujours enseigné, pratiqué et vénéré depuis 2000 ans, tout ce qui permit à chaque génération d’aller au ciel. Ces sermons sont un trésor unique. Les jeunes, même les jeunes clercs, qui ne voient et n’ont connu que la Rome conciliaire, ne savent pas ce qu’était la vie de la véritable Eglise, de l’Eglise en ordre.
  Que de richesses !
  De dimanche en dimanche avec Monseigneur, on vit le cycle chrétien qui nourrit la Foi, la vie intérieure, qui forme les consciences, dans la paix et la joie, l’amour de Dieu et l’espérance du ciel. Et toujours, à la fin de chaque sermon, quelques recours et prières à la Très Sainte Vierge Marie !
  C’est certainement ce que la Rome moderniste craint le plus.
Comment savoir ce que sont l’onction, la douceur, mais aussi la fermeté, l’exigence d’un évêque catholique ? Alter Christus, un évêque se doit d’être doux et humble de cœur. Sel de la terre, surveillant, il se doit de définir le bien, le mal, le vrai, le faux, le juste, l’injuste, l’ami, l’ennemi. C’est ce qu’a fait éminemment Mgr Lefebvre.
  C’est certainement ce que la Rome moderniste craint le plus.
Comment découvrir ce qui a toujours été enseigné, de générations en générations, ce qui forme les catholiques, ce qui les maintient dans la Foi, l’Espérance, la Charité ? Mgr Lefebvre fut un des derniers à aimer et enseigner le Christ-Roi, en qui se résume la plus pure Charité, la seule Espérance, le tout de la Foi.
C’est certainement ce que la Rome moderniste craint le plus.
2°) Le second intérêt de ces sermons : ce sont les informations et réflexions sur le combat contre la secte conciliaire.
    Ces sermons permettent de suivre le combat de Monseigneur Lefebvre au quotidien. Par ses confidences, ses analyses, il déjoue les brigandages, les manœuvres, les mensonges, les trahisons, et redonne l’espérance, …tout ce développement permettra aux fidèles, aux lecteurs de mieux comprendre les enjeux et les projets de ceux qui imposent la Religion universelle.
Oui ce fut un gigantesque combat, peut-être unique dans l’Histoire de la sainte Eglise ! Qu’ils furent peu nombreux les combattants ! Que les chefs furent encore plus rares ! Que de traîtres ! Traîtres à leur Maître, Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Traîtres aux âmes qui leur étaient confiées. Quels abandons ! Que de pleurs, que de chagrins !
    A présent, tous ont rendu leurs comptes, mais seul Monseigneur Lefebvre a osé dire dans le sermon de Lille (29 août 1976) : « Je veux qu’à l’heure de ma mort, lorsque Notre-Seigneur me demandera : "Qu’as-tu fait de ton épiscopat, qu’as-tu fait de ta grâce épiscopale et sacerdotale ?", je ne puisse entendre de la bouche du Seigneur : "Tu as contribué à détruire l’Eglise avec les autres !" »
  Et pour résister, il fallait chaque jour juger des nouveautés, les comparer avec la tradition et dire : NON, avec courage et obstination, jusqu’au dernier jour.
C’est ce NON aux nouveautés, c’est ce OUI à l’Eglise de toujours qui se découvrent dans ces textes. Ces textes ne méritent-ils pas d’être proposés aux fidèles, qui, aujourd’hui, n’ayant pas connu ces cinquante ans de combat, n’ont plus les repères suffisants ?
  Le lecteur découvrira parfois des contradictions, des hésitations, des marches arrière, dues à diverses influences libérales et à la vertu de prudence, mais d’année en année, surtout à la fin, et singulièrement à partir de 1986, année de la première cérémonie « interreligieuse » blasphématoire d’Assise qui lui ouvrit les yeux de manière décisive, Monseigneur évoluera dans le sens d’une fermeté toujours plus claire. C’est ainsi qu’il conclut en effet sa dernière conférence aux séminaristes d’Ecône, quelques semaines avant sa mort (11 février 1991 :
  ''la situation dans l’Eglise est plus grave que s’il s’agissait de la perte de la foi. C’est la mise en place d’une autre religion, avec d’autres principes qui ne sont pas catholiques.''[2] (http://www.a-c-r-f.com/html/2011-04-04_LHR_ESR_FSSPX.html#_ftn2)

    Cette phrase est absolument remarquable ! En tout, toujours, il n’y a qu’une seule vérité. Elle est parfois difficile à découvrir. Dans cette crise unique, aux conséquences dramatiques pour les âmes, mais aussi pour les sociétés, pour les nations, pour l’Eglise, cette phrase explique tout, résume tout, résout tout. Prononcée à Ecône, devant les séminaristes, quelques semaines avant sa mort, elle est l’ultime enseignement de Mgr Lefebvre. Gardons-la bien gravée et méditons-la pour en tirer tout le profit : c’est la mise au pilon de l’hérésie de Vatican II.
Il savait que le combat n’était pas terminé. Il l’avait dit et il en avait confié la suite à ses successeurs. Que font-ils ? Sont-ils fidèles à leur fondateur ? Ne devraient-ils pas en 2011 aller plus de l’avant ?
* * *
  Voilà les raisons qui vous ont décidés à prendre le risque d’éditer les homélies …si dérangeantes de Mgr Lefebvre. Peut-être une opposition essaiera-t-elle - surtout par la conspiration du silence - de restreindre la diffusion que mérite cette édition. Comment se fait-il que personne n’ait pris cette initiative avant vous ? Pourquoi ces 20 ans de silence ? Questions aux réponses bien dérangeantes !
  Que vous, lecteurs, vous en soyez les diffuseurs ! Lisez ces docuмents, méditez-les et parlez-en autour de vous. Offrez-les. Quel meilleur service à rendre aux âmes ? Tout d’abord à la vôtre, mais aussi à celle de vos clercs, de vos enfants, de ceux qui vous sont chers. Ils permettront à beaucoup de les conduire sur le chemin du ciel.
  Apprenons de Monseigneur cet amour de la Très Sainte Vierge Marie qui ne le quittait jamais, et plus spécialement en cette fête de l’Annonciation, fête du OUI de la Très Sainte Vierge Marie répondant au NON de l’adversaire si omnipuissant aujourd’hui.
Confions à notre sainte Mère, Reine du ciel et des élus, mais aussi Reine de France, la suite du combat qui s’achèvera par son TRIOMPHE !
Seuls une grande Foi, une grande Espérance, un grand Amour de Dieu, permettent de le comprendre ! C’est ce qu’avait compris celui que l’on appelait tout simplement : Monseigneur !
Abbé Paul Schoonbroodt

à continuer...

Title: Éditions Saint-Rémi, Communiqué, 25 mars, 2011, ''Sermons de Mgr M. Lefebvre''
Post by: Twice dyed on December 19, 2025, 12:12:31 PM
Sermons de Mgr Marcel Lefebvre, 3 Volumes. Cliquez sur le lien web pour comprendre la présentation
non-officiel
http://catholicapedia.net/pages_html/esr-sermons.html


remerciements


    Les éditions Saint-Rémi remercient M. Joseph Lefebvre et Mme Marie-Thérèse Toulemonde, frère et sœur de Mgr Marcel Lefebvre, qui ont répondu chaleureusement à notre projet de faire connaître les œuvres de leur frère, comprenant le bien que ces écrits pouvaient faire aux âmes. Ils nous ont accordé par contrat les droits d’édition des sermons de Mgr Marcel Lefebvre.
    Ces sermons permettent de suivre le combat de Monseigneur Lefebvre au quotidien. C'est une page importante de l'Histoire de l'Église. Par ses confidences, ses analyses, il déjoue les brigandages, les manœuvres, les mensonges, les trahisons, et redonne l’espérance. Tout ce développement permettra aux fidèles, aux lecteurs de mieux comprendre les enjeux et les projets de ceux qui veulent imposer la Religion universelle, mélange impie de toutes les religions. Monseigneur Lefebvre profitait de ses sermons pour transmettre la pure doctrine, le catéchisme, le dogme, l’enseignement sur tous les sacrements et la vie sacramentelle, pour expliquer la vie de l’Église, la vie des saints, les fêtes, la vie intérieure, l’examen de conscience, donc comment vivre chrétiennement : tout ce qui fut toujours enseigné, pratiqué et vénéré depuis 2000 ans, tout ce qui permit à chaque génération d’aller au ciel. Ces sermons sont un trésor unique. Les jeunes, même les jeunes clercs, qui ne voient que la Rome conciliaire ne savent pas ce qu’était la vie de la véritable Église, l’Église en ordre...
 
Catlogue complet ESR, format pdf (http://www.saint-remi.fr/medias/catpdf/Cataauteur.pdf)
Nos éditions espagnoles ESV (http://editions.saint-remi.chez-alice.fr/indexEspagnol.htm)
Facilité de paiement : en 3 fois sans frais, par carte bancaire
Au moment de valider votre commande vous pouvez choisir le paiement en une fois ou en trois fois
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************************

Peu de jours plus tard, FSSPX contactera ESR et débutera un procès, question de Copyright.

 à suivre l'autre Communiqué de les Éditions Saint-Rémi

Title: Editions Saint-Rémi, Communiqué # 2, Sermons de Mgr. Marcel Lefebvre
Post by: Twice dyed on December 19, 2025, 04:58:43 PM
...continuation du sujet Copyright...ESR vs FSSPX

http://catholicapedia.net/pages_html/esr-sermons_C1.html


communiqué des EDITIONS SAINT-REMI
 Le 23 mars nous avons annoncé la publication des Sermons de Mgr Lefebvre de 1971 à 1991. Le 29 mars à 17H30, sans aucun avertissement préalable, nous avons reçu une assignation en référé pour le 31 mars, devant le tribunal de Paris par l’association Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X, pour tenter de nous interdire la publication des dits Sermons. Nous attendons le délibéré du jugement mercredi prochain.
 Nous avons eu l’initiative de publier les 219 Sermons de Mgr Lefebvre dans leur intégralité à l’occasion du 25 mars 2011 pour les 20 ans de son rappel à Dieu, dans l’intention non seulement d’honorer sa mémoire, mais aussi de livrer aux fidèles, aux prêtres, aux jeunes générations, aux historiens et aux chercheurs un docuмent objectif, sans coupure ni censure, qui dévoile la pensée exacte du prélat, son évolution, ses rétractations et ses affirmations au cours de ses 20 dernières années. Nous souhaitions aussi propager d’excellents sermons pour le plus grand bien des âmes.
   De ce fait nous nous sommes naturellement tournés vers le frère et la sœur de Mgr Lefebvre, pour leur parler de ce projet et nous avons obtenu immédiatement leur approbation écrite chaleureuse.
    Jamais en 20 ans la FSSPX n’avait pris la peine faire connaître ces sermons. Aussi, compte tenu du fait que les quelques uns qu’elle a publiés jusque-là étaient, pour certains d’entre eux, amputés des passages gênants, sans parler de ceux qu’elle s’est refusée de diffuser car exprimant des positions à l’opposé de celles défendues aujourd’hui par la FSSPX de Mgr Fellay, nous n’avions pas à en faire part à ceux qui, publiquement, trahissent le combat de Mgr Lefebvre sur deux points :
-  L’abandon de la dénonciation de l’église conciliaire comme étant « une loge maçonnique » (cf Mgr Lefebvre).
- L’abandon de la question doctrinale relative à l’impossibilité théologique qu’un hérétique soit légitimement le Pape.
Écoutez Mgr Lefebvre lui-même sur ces deux points (en 1976) (http://www.youtube.com/watch?v=wPO8v8T4DQE&feature=related)
(dépêchez-vous avant que cet extrait ne soit supprimé par une action de la FSSPX !) (Suprimé )
    Et en 1986 au sermon de Pâques, de dire :
 « Quelle conclusion devrons-nous tirer, peut-être dans quelques mois, devant ces actes répétés de communication à des faux cultes ? Je ne sais pas. Je me le demande. Mais il est possible que nous soyons dans l’obligation de croire que ce pape n’est pas pape.
    Car il semble à première vue — je ne veux pas encore le dire d’une manière solennelle et formelle — mais il semble à première vue — qu’il soit impossible qu’un pape soit hérétique publiquement et formellement.
Notre Seigneur lui a promis (au successeur de Pierre) d’être avec lui, de garder sa foi, de le garder dans la foi. Comment celui auquel Notre Seigneur a promis de le garder dans la foi définitivement et sans qu’il puisse errer dans la foi, peut-il en même temps être hérétique publiquement et quasi apostasier ?
Voici un problème qui vous concerne tous, qui ne concerne pas moi seulement. »
 La publication des sermons de Mgr Lefebvre nous a valu un vaste mouvement de sympathie de la part de nombreux fidèles, d’où la rage de la FSSPX, qui s’est empressée de faire pression auprès du frère et de la sœur de Mgr Lefebvre pour qu’ils se rétractent, et de nous assigner en référé devant le tribunal.
Ils ont osé écrire :
    Il semble clair que Monsieur Joseph Lefebvre et Madame Marie-Thérèse Toulemonde, tous deux âgés de plus de 90 ans (Mme Toulemonde en a 85 !), ont été abusés par l’Association Saint-Rémi…
    Nous assurons que tout s’est passé dans la plus grande courtoisie, comprenant vraiment le bien que ces sermons pouvaient faire aux fidèles. Madame Toulemonde a pris trois jours pour répondre, voulant prendre avis auprès de son fils.
      Les arguments juridiques avancés par la FSSPX, l’ont été pour la forme. Car le motif de fond de l’action de la FSSPX est son reniement non seulement du combat de Mgr Lefebvre mais aussi de l’enseignement de l’Église sur l’action judéo-maçonnique au sein de l’Église que nous nous efforçons de faire connaître à travers plusieurs de nos publications. C’est d’ailleurs sur certaines d’entre elles dénonçant la « judaïsation de l’Eglise », volontairement choisies pour orienter et influencer la décision de la Présidente du Tribunal, que l’avocat de la FSSPX, sous l’œil approbatif et complice de l’abbé Michel Frament (Econome du District) présent ce jour-là à l’audience, s’est appuyé avec perfidie pour présenter les Editions Saint Rémi comme développant des « positions violemment opposées à celles de la FSSPX » et pour affirmer que de tels écrits rendent « inacceptable » leur initiative de publier les sermons de Mgr Lefebvre. Comme si Mgr Lefebvre n’avait jamais dénoncé lui-même précisément cette influence judéo-maçonnique dans l’Eglise, notamment lors du concile Vatican II !     
      Extraits du livre C’est moi l’accusé qui devrait vous juger de Mgr Lefebvre, page 301 et 302 :
 « On ne peut être juif et catholique à la fois. » (à propos du cardinal Lustiger)
 « Les juifs sont les héritiers de ceux qui ont crucifié Notre Seigneur et ils s’en vantent, car pour eux, Notre Seigneur n’était pas le Messie. Ils l’attendent toujours. Etant les héritiers de ceux qui ont crucifié Notre Seigneur, ils sont donc essentiellement contre l’Eglise. » (p. 301).
    « Les juifs ont toujours persécuté les catholiques et non l’inverse. »
 « Et quand il parle de ‘minorité persécutée’, le cardinal ne connaît pas très bien son histoire, parce que, qui sont ceux qui ont persécuté les chrétiens ? Ce sont les juifs. Les chrétiens n’ont pas persécuté les juifs. C’est tout le contraire (…).
   Mais eux, dès qu’ils le pouvaient, travaillaient contre les catholiques, contre les chrétiens. Ils ont toujours œuvré contre l’Eglise. Ils n’ont jamais voulu se soumettre à aucune loi d’un Etat chrétien. Ils sont toujours demeurés en dehors et cela dans tous les domaines. C’est ainsi qu’ils sont parvenus à mettre la main sur toutes les institutions financières tout en n’admettant pas les lois des pays dans lesquels ils vivent (…).
   Donc, il est évident que l’on ne peut pas s’entendre avec ces gens-là, ce n’est pas possible » (p. 302).
    Dans leur assignation, la FSSPX se sert et abuse d'un testament de Mgr Lefebvre destiné seulement à léguer ses biens propres (argent, effets personnels) pour l'étendre à de prétendus droits d'auteur qu'il n'a jamais revendiqués de son vivant et dont il ne fait nulle part mention. Ils se servent ainsi de subtilités et interprétations juridiques pour se dire les propriétaires d'un enseignement qui, selon les mots même de Mgr Lefebvre, ne lui appartenait pas, ne leur appartient donc pas en propre mais appartient à tous ! Le but évident de la manœuvre étant d'en restreindre la diffusion comme ils l'ont fait depuis 20 ans, et de détourner la véritable pensée de Mgr Lefebvre.
   Le Saint Curé d'Ars ou ses successeurs seraient-ils allés faire un procès à celui qui aurait diffusé de manière intégrale et impartiale les sermons du saint ?
Honte à ces prêtres qui trahissent la pensée et le combat de leur fondateur ! Ils ont pactisé avec nos ennemis et sont prêts à nous attaquer violemment devant les tribunaux !
    Nous faisons ici un appel à tous les amis des Éditions Saint-Remi. Pour faire face à cette attaque de la FSSPX, nous sommes obligés d’engager des sommes importantes (honoraires d’avocats) pour nous défendre, sans connaître l’issu de ce procès qui pourrait mettre en péril notre maison d’édition qui publie les meilleurs ouvrages de la Tradition et de la littérature catholique.
   Pour nous aider deux moyens :
un don généreux ici : DON (http://www.saint-remi.fr/paylibre.php) ou par chèque à ESR - BP 80 - 33410 CADILLAC
ou achetez-nous des livres, garnissez vos bibliothèques des œuvres des  meilleurs auteurs catholiques : Cardinal Pie, des Mgrs Gaume, Ségur, Delassus, des abbés Léman, des vies des Saints, des livres contre-révolutionnaires (Léon de Poncins, Carr, Lombard, Gougenot des Mousseaux, Nesta Webster, Maurice Pinay), etc… voyez notre catalogue et notre site.
www.saint-remi.fr (http://www.saint-remi.fr/)
CATALOGUE PAR AUTEURS (http://www.saint-remi.fr/medias/catpdf/Cataauteur.pdf) (format pdf imprimable)
 Avec nos remerciements pour votre aide.
 Les Éditions Saint-Remi
Catlogue complet ESR, format pdf (http://www.saint-remi.fr/medias/catpdf/Cataauteur.pdf)

**********************

Juillet 2011 , Mgr. Williamson est accusé de 'DEN ier holoco*t'.
pour comprendre la position de FSSP x..

Anglais:https://www.theeponymousflower.com/2011/07/maximilian-krah-sells-bishop-williamson.html


...à suivre...
Title: Éditions Saint=Rémi, Communiqué # 3 , 2011 Sermons de Mgr. M. Lefebvre
Post by: Twice dyed on December 19, 2025, 05:07:42 PM

non-officiel.
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https://semperfidelis.over-blog.fr/article-les-sermons-de-mgr-lefebvre-en-livre-72559063.html

''...Brin de romarin
26/04/2011 11:57

Vous méconnaissez le dernier communiqué des ESR (et donc les derniers méfaits de Menzingen):

3ème communiqué

Chers correspondants des Editions Saint-Remi,

  Nous avons le regret de vous annoncer que nous sommes dans l'obligation de retirer de la vente

            Les Sermons de Mgr Lefebvre,

suite à la décision du jugement en référé qui vient de nous être communiqué. La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui nous a assigné à ce jugement en référé, a été reconnue par le juge comme "vraisemblablement" détentrice des droits d'auteur sur les sermons de Mgr Lefebvre.

  Nous nous inclinons, et demandons maintenant à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, de bien vouloir publier tous les Sermons de leur évêque fondateur dans leur intégralité, puisqu'elle en revendique les droits si rigoureusement.
Soulignons aussi, qu'il eût été plus conforme à l'enseignement de saint Paul, d'entamer avec nous une négociation amiable, plutôt que de nous assigner sous 48H00 en référé sans nous en avertir au préalable. En effet saint Paul ne nous dit-il pas : "Quand donc vous avez des différends pour les choses de cette vie, ce sont des gens dont l'Église ne fait aucun cas que vous prenez pour juges! [5] Je le dis à votre honte. Ainsi il n'y a parmi vous pas un seul homme sage qui puisse prononcer entre ses frères. [6] Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles! [7]
C'est déjà certes un défaut chez vous que d'avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller? [8] Mais c'est vous qui commettez l'injustice et qui dépouillez, et c'est envers des frères que vous agissez de la sorte! [9]
Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu?" I Cor. VI, 4 - 9.

  Nous remercions Monsieur Joseph Lefebvre et Madame Toulemonde de nous avoir permis de faire connaître l’ensemble de ces sermons, complément indispensable de l’œuvre de leur frère. Nous n’oublierons jamais leur accueil courtois et enthousiaste.

  Nous remercions chaleureusement tous les amis des Editions Saint-Remi qui nous ont manifesté leur soutien et leur aide par des appels, des mots de sympathie, des dons et des commandes des ouvrages
de notre catalogue. Nous faisons dire une messe à leur intention et une autre à l'intention de ceux qui nous ont fait ce procès. Que Dieu leur pardonne.

0

Répondre
W
WalkTsin
27/04/2011 10:53


Title: Éditions St. Rémi, Communiqué 2 ème, Confusion pour (Titre de ce Communiqué)
Post by: Twice dyed on December 20, 2025, 10:42:01 AM
Note: Il parait avoir des Communiqués avec le même nom, #2, qui donne un peu de confusion, mais elles sont differentes. Ici c'est la Conférence  2ème.
non-officiel.

http://www.a-c-r-f.com/docuмents/2011-04_La-Voix-des-Francs-020_Editorial.pdf


   Comme nous l'avions prédit dans notre communiqué ci-dessus, la FSSPX a fait interdire le lien que nous donnions sur Youtube pour écouter Mgr Lefebvre qui en 1976 dénonçait l'église conciliaire comme une loge maçonnique et l'impossibilité qu'un hérétique soit légitimement le Pape. Deux aspects de l'enseignement de Mgr Lefebvre qui sont battus en brèche depuis son décès en 1991, par les supérieurs de sa propre congrégation qu'il a fondée ! Lien pour télécharger la conférence de Mgr Lefebvre :
 http://www.a-c-r-f.com/son/1976-02 Mgr Lefebvre Conference-aux-As.-St-Pie-V sur-VII.mp3 Voici l’image qui apparaît sur le lien de Youtube ***

: Dans sa dernière conférence aux séminaristes d’Ecône, quelques semaines avant sa mort (11 février 1991), Mgr Lefebvre conclut : la situation dans l’Eglise est plus grave que s’il s’agissait de la perte de la foi. C’EST LA MISE EN PLACE D’UNE AUTRE RELIGION, AVEC D’AUTRES PRINCIPES QUI NE SONT PAS CATHO LIQUES.1

    Cette phrase est absolument remarquable ! En tout, toujours, il n’y a qu’une seule vérité. Elle est parfois difficile à découvrir. Dans cette crise unique, aux conséquences dramatiques pour les âmes, mais aussi pour les sociétés, pour les nations, pour l’Eglise, cette phrase explique tout, résume tout, résout tout. Prononcée à Ecône, devant les séminaristes, quelques semaines avant sa mort, elle est l’ultime enseignement de Mgr Le febvre. Gardons-la bien gravée et méditons-la pour en tirer tout le profit : c’est la mise au pilon de l’hérésie de Vatican II.

 1. Mgr Tissier, Marcel Lefebvre, Une vie, page 639.

***. Le texte de la conférence ici,  février 1976 ,à l'Association de Saint Pie V, Écone?
http://catholicapedia.net/Docuмents/cahier-saint-charlemagne/docuмents/C1040_Mgr_Lefevbre_Conference_assStPV-1976_verbatim.pdf
Title: Éditions Saint-Rémi, Attestation, 29 mars, 2011
Post by: Twice dyed on December 20, 2025, 11:28:16 AM
L'Attestation de L'abbé G., datée Nantes 29 mars, 2011. Pour Éditions Saint-Rémi.

http://www.a-c-r-f.com/docuмents/2011-04_La-Voix-des-Francs-020_Editorial.pdf


pour Guests:
a-c-r-f.com/docuмents/2011-04_La-Voix-des-Francs-020_Editorial
Extrait , page 6 du PDF.

''...que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X n'a pas la pleine propriété de ces sermons et de ces conférences...''
Title: Conférence de Mgr. Lefebvre, Février 1976, à l'Association Saint Pie V, texte
Post by: Twice dyed on December 20, 2025, 11:44:27 AM
http://catholicapedia.net/Docuмents/cahier-saint-charlemagne/docuмents/C1040_Mgr_Lefevbre_Conference_assStPV-1976_verbatim.pdf

Extraits:

''...Le catéchisme était mis dans les mains des enfants, c’était ces vérités, bien sur on disait ce catéchisme n’est pas très adapté aux enfants parce qu’il emploie des mots qui sont des mots philosophiques, théologiques, mais qu’est-ce que vous voulez, ce sont par ces mots justement que nous connaissons la divinité, sans doute ces mots sont diffi ciles, aux pasteurs à les expliquer, aux prêtres à faire comprendre aux enfants, aux adultes, à faire comprendre ces magnifiques vérités qui sont données, mais ne changeons pas les mots, on peut pas mettre en substantiation dans la sainte eucharistie, le saint sacrifice de la messe, sacrifice de la messe, vrai sacrifice réel, présence réel du corps de Notre-Seigneur, présence substantielle de Notre-Seigneur, pas une présence réelle vague, spirituelle, qui serait aussi une présence réelle, non tout ça est bien défini par l’Eglise, on ne peut plus changer ces choses-là. Or dans le Concile Vatican II, on a employé rien que des termes équivoques, vagues, qui permettent d’avoir un esprit protestant, d’avoir un esprit complètement hérétique, et de lire ces choses là et dire : hé ben oui, ben, ça, ça me va bien, j’ai rien à dire à ça, j’ai rien à dire, je vois pas ce qu’il y a à contredire ça alors ; et de cet esprit équi voque, par désir de s’approcher du monde, par désir de se faire comprendre de l’homme moderne, par désir d’évoluer à la manière dont le monde technique et le monde scientifique évoluent, par cette espèce de…, je dirais, de complexe d’infériorité de certains hommes de l’Eglise devant les progrès des sciences, une espèce de complexe d’infériorité, l’Eglise n’évolue pas, alors elle a toujours les mêmes termes, les mêmes mots, les mêmes caté chismes, les mêmes cérémonies, le même sacrifice, faut qu’on change quoi, faut qu’on change, voilà les siècles qui montent, qui évoluent et on ne change rien ; on peut pas changer, encore une fois ce sont des choses qui sont directement reliées avec Dieu, Dieu est éternel, « Herie, Hodie et in Sæcula Jesus Christus, Herie, Hodie et in Sæcula » on l’a dit au samedi saint en mettant les grains d’encens sur le cierge qui représentait le Christ, le Christ est maître de tous les siècles, il y a rien à faire, une fois où on a fixé une vérité définitivement qui nous relie, qui nous dit exactement les dons que le bon Dieu nous a fait ou ce que nous sommes par rapport à Dieu, c’est éternel ce sera comme ça encore dans le ciel, ça ne changera pas, ça changera plus, c’est fini. Alors pourquoi dire non, non, non, il faut changer vous comprenez les gens ne comprennent plus, l’homme mo derne ne comprend plus, c’est pas possible, il faut se mettre dans le courant, maintenant on démocratise tout, la démocratie est partout, l’Eglise peut pas rester hiérarchique, c’est pas possible, cette espèce de monarchie de l’Eglise, qui se représente partout, c’est impossible, c’est inconcevable, l’homme moderne ne peut plus concevoir des choses comme ça, on peut plus concevoir l’autorité dans une personne, ainsi de suite et tout est comme ça. Mais Notre-Seigneur a défini ce qu’était l’évêque, l’épiscopat, le sacerdoce, c’est défini, c’est défini. Hé bien un caractère sacerdotal est un caractère sacerdotal on peut pas changer ça, ça sera toujours comme ça dans l’éternité, même dans l’enfer, ceux qui sont prêtres gardent leur caractère sacerdotal, qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse ? On veut en faire des Présidents, faut plus que le prêtre soit différent des fidèles, il faut l’amener au niveau des fi dèles, on peut plus supporter cette différence, cette hiérarchie, cette distinction, n’est-ce pas dans l’Eglise, c’est pas possible on peut pas supporter ça et c’est comme cela que la transformation de toutes les réformes ont été faites, toutes les réformes ont été faites dans cet esprit là, dans cet esprit de nivellement avec les pensées de l’homme moderne, nivellement avec les pensées de notre époque, avec les pensées de notre époque qui, disons le bien, sont des pensées maçonniques , sont des pensées maçonniques , sont les pensées de ceux qui sont les ennemis de l’Eglise ...

''...autant on est desséché lorsqu’on assiste à ces nouvelles messes ; le saint sacrifice de la messe, les sacrements les sacrements, prenez garde les sacrements sont empoisonnés aussi, les nouvelles formules sont empoison nées. Je ne dis pas qu’ils sont tous invalides, je ne dis pas même que la messe est invalide comme le dit facilement le père Barbara ; mais je ne dirai pas que toutes les messes sont invalides ; je ne dis pas que tous les sacrements soient invalides, ni qu’ils soient hérétiques, mais ils sont empoisonnés : ils ont une autre orientation, ils ont une autre con ception du salut des âmes. Voyez ! par exemple pour le baptême au lieu d’avoir une conception personnelle du salut de notre âme nous allons au baptême pour être sanctifié personnellement ; on porte un enfant sur les fonts baptis maux pour que cet enfant dans son âme soit sanctifié et que Dieu y habite, que l’Esprit Saint y habite au lieu du Démon ; « da locuм Spirítui Sancto » dit le prêtre, pour donner la place au Saint Esprit, il dit au démon : va-t-en laisse ta place au Saint Esprit ! et sanctifier personnellement cet enfant est maintenant rattaché à Dieu, rattaché à la vie divine, et puis sa vie pourra se développer ensuite dans tous les autres sacrements. Non maintenant c’est plus ça, c’est plus ça, la conception nouvelle des sacrements, nous faisons partie d’une so ciété collectiviste, voyez c’est le collectivisme… nous faisons partie d’une société, d’une communauté alors c’est dans la mesure où nous faisons partie de cette société que nous serons sauvés… alors il faut être initié à cette socié té par le baptême, le baptême devient un rite d’initiation à la communauté, le sacrement de confirmation confirmera cette appartenance à la société. L’eucharistie c’est l’expression de la société, l’expression de la communauté, un pain qu’on rompt ensemble qui nous rappelle ce qu’a fait ...''
Title: Msgr. M. Lefebvre, Messe du Jour - Noël - 1977
Post by: Twice dyed on December 25, 2025, 12:55:55 AM
https://site-catholique.fr/?Sermon-de-Noel-de-Mgr-Marcel-Lefebvre-le-25-decembre-1977

  ''Msgr Lefebvre.
Voici le Sermon de Noël « Ô Dieu qui avez voulu prendre une âme et un corps comme les nôtres pour nous annoncer cette Bonne Nouvelle » prononcé à Écône le 25 décembre 1977 à la « Sainte Messe du Jour de la Nativité du Seigneur » (Ad Tertiam Missam in Die Nativitatis Domini) par Monseigneur Marcel Lefebvre (1905–1991) qui fut Archevêque Catholique de Dakar et délégué apostolique pour l'Afrique française, Archevêque-évêque de Tulle en 1962 puis Supérieur Général de la Congrégation du Saint-Esprit et qui fonda en 1970 la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X (fsspx) et le Séminaire international d'Écône.

Mes chers amis, mes bien chers frères,

  Les Saints Évangiles, dans la narration qu’ils nous font de tous les événements qui ont entouré la venue de Jésus ici-bas, l’Incarnation de notre Sauveur, nous manifestent l’action extraordinaire qu’ont eue les Saints Anges dans l’annonce de la Bonne Nouvelle.

  Notre Seigneur n’étant pas encore venu. Notre Seigneur n’ayant pas encore paru en public pour accomplir cette évangélisation, il semble que Dieu ait voulu que ce soit d’abord les Anges qui en soient chargés.
Remarquez que déjà pour le Précurseur, pour Saint Jean-Baptiste, c’est l’Ange Gabriel qui vient visiter Zacharie et qui lui annonce qu’il aura un fils qui sera le Précurseur du Sauveur.

  Mais Zacharie a douté de la parole de l’Ange et pourtant l’Ange lui dit explicitement : « Je suis Gabriel, l’Ange qui vient vous annoncer ces choses et parce que vous avez hésité à croire, vous serez muet jusqu’à la naissance du fils que Dieu vous envoie ».

  Et puis, c’est encore l’Ange  qui vient visiter la très Sainte Vierge Marie, qui vient aussi Lui annoncer la nouvelle extraordinaire qu’Elle serait la Mère de Jésus, qu’Elle serait la Mère du Sauveur. On pourrait croire, qu’aussi, la très Sainte Vierge a eu une certaine hésitation à accepter la parole de l’Ange.
Mais non, si Elle fait une objection, c’est tout simplement parce qu’Elle veut garder sa Virginité et qu’Elle ne comprend pas comment gardant sa Virginité Elle peut être mère.

  Et l’Ange Lui explique, que l’Esprit Saint La couvrira de son ombre et que Celui qui naîtra d’Elle sera le Fils du Très-Haut. Alors, Elle prononça son Fiat.
Et puis, ce sont encore les Anges qui dissiperont les doutes de Saint Joseph. Saint Joseph, en effet, ne connaissait pas le Mystère et la Grâce insigne dont était l’objet son épouse la Vierge Marie, il est inquiet. Il se demande comment la très Sainte Vierge peut être enceinte et il a l’intention de La quitter. Et voici qu’un Ange, en songe, lui apparaît et lui dit que cet Enfant que porte la Vierge Marie est né de l’Esprit Saint, qu’il n’hésite pas à prendre Marie pour épouse.
Saint Joseph immédiatement obéit aux ordres de l’Ange et rejoint Marie.

  Ce sont encore les Anges qui apprendront aux bergers la Bonne Nouvelle. Les bergers sont effrayés par cette lumière qui les entoure, par cette annonce que leur fait cet Ange. Mais l’Ange leur dit : « Ne craignez point, je vous annonce une bonne nouvelle : Le Sauveur promis par les prophètes vous est né. Il est dans la Cité Sainte, la ville de Bethléem, cité de David. Vous Le reconnaîtrez, cet Enfant enveloppé de langes et entouré de la Vierge Marie et de Saint Joseph ».
Et les bergers n’hésitent pas à aller trouver la Vierge Marie, Saint Joseph et de reconnaître en effet la vérité de la parole de l’Ange.
Et tandis qu’ils s’éloignent pour se rendre à Bethléem, ce n’est plus seulement un seul Ange, mais c’est tout un groupe important d’Anges qui chantent dans le Ciel la Gloire de Dieu : « Paix aux hommes de bonne volonté ».

    Et ce n’est pas tout. Ce sont encore les Anges qui indiqueront et qui inspireront le vieillard Siméon, qui lui aussi reconnaîtra Jésus.
Or, quel est le résultat de ce contact qu’ont les Anges avec les personnes qui ont cette Grâce insigne d’apprendre la nouvelle de l’Incarnation du Sauveur, ou de voir Jésus de leurs yeux ? Eh bien le résultat ce sera que ces personnes chanteront les louanges de Dieu.

  Zacharie chantera cet hymne magnifique le Benedictus. La Vierge Marie chantera son Magnificat. Les bergers chanteront aussi la Gloire de Dieu.
C’est ce que dit la Sainte Écriture, après qu’ils avaient reconnu ce que les Anges avaient dit, ils rentrèrent chez eux en chantant les louanges de Dieu.

  Le vieillard Siméon chantera son Nunc dimittis. Par conséquent la nouvelle que Dieu nous annonce par l’intermédiaire des Anges, nous fait chanter les louanges de Dieu ; nous fait rendre un culte à Dieu, d’adoration, de remerciements, d’action de grâces. Nos âmes doivent s’élever vers Dieu et chanter ces cantiques, chanter notre joie, chanter nos remerciements, notre reconnaissance, notre gratitude à Dieu qui est venu pour nous sauver, pour nous délivrer de nos péchés.

  Car c’est bien cela qui est annoncé, à chacun de ceux qui ont eu cette grande Grâce d’avoir une des premières annonces de la Venue du Sauveur. C’est que c’est le Sauveur qui nous est envoyé. Celui qui nous rachètera de nos péchés.
Seul Saint Joseph, dans son humilité, a voulu sans doute laisser toute la place à la très Saint Vierge Marie. Il ne se sentait sans doute pas digne du Trésor extraordinaire que Dieu remettait dans ses mains : la Vierge et l’Enfant.

  Et pourquoi, pourquoi Dieu n’a‑t-Il pas continué ce ministère de l’annonce de la Bonne Nouvelle par les Anges ? Puisqu’Il l’a fait à ce moment-là ? Pourquoi ne l’aurait-Il pas fait jusqu’à la fin des temps ? C’eût été sans doute, peut-être plus efficace. Nous ne savons pas. Mais non, Dieu ne l’a point voulu. Pourquoi ? Parce que quelqu’un qui était supérieur aux Anges devait venir : Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même.

  Il est le Roi des Anges. Par conséquent Dieu voulait que les Anges préparent la voie, préparent l’annonce à Celui qui est leur Roi ; à Celui qui est beaucoup plus qu’eux ; qui est leur Créateur. Ce n’est pas seulement un Ange qui est venu nous annoncer la Bonne Nouvelle, c’est Dieu Lui-même. Dieu Lui-même qui a voulu prendre une âme et un corps comme les nôtres, pour nous annoncer cette Bonne Nouvelle.

  Mais alors, il eût fallu que Notre Seigneur demeure parmi nous jusqu’à la fin des temps. Eh bien, ce n’est pas encore dans le dessein de Dieu. Le dessein de Dieu, c’est qu’il y ait des hommes, des hommes qui soient associés intimement au Sacerdoce de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour porter la Bonne Nouvelle à leurs frères. Voilà ce qu’a été l’intention de Dieu ; voilà ce qui a été le Plan Divin.
Associer d’une manière tellement intime, des personnes qui seraient choisies pour être d’autres Prêtres, pour être d’autres Christs et qui eux répandraient la Nouvelle de la Venue du Sauveur.

  Et quel sera alors l’objet de leur prédication ? Comment Notre Seigneur concevra-t-Il, cette transformation des âmes ? Comment les âmes chanteront elles aussi des cantiques à la Gloire de Dieu, pour remercier Dieu des bienfaits qui leur sont donnés ?

  Eh bien, Notre Seigneur, dans sa Toute-Puissance et dans sa Bonté infinie, dans sa Miséricorde, a voulu qu’il y ait un sacrifice, que son Sacrifice continue jusqu’à la fin des temps, par la Consécration des Prêtres et que ces Prêtres seraient eux-mêmes chargés, non seulement de prêcher l’Évangile, d’annoncer la Bonne Nouvelle, mais de donner l’Esprit Saint, non plus à la manière dont les Anges ont pu le donner par leurs paroles, car il semble bien qu’à la parole des Anges, l’Esprit Saint est descendu sur les personnes qui étaient choisies par Dieu pour être l’objet de ses Grâces particulières.

  En effet, la très Sainte Vierge a été à la parole de l’Ange, remplie de l’Esprit Saint. Élizabeth, elle-même, simplement par la visite de la très Sainte Vierge, a été elle aussi remplie de l’Esprit Saint. Zacharie, le vieillard Siméon, Saint Joseph certainement, à l’annonce de l’Ange, ont été également remplis de l’Esprit Saint.
Notre Seigneur n’a pas voulu qu’il en soit ainsi pour nous. Notre Seigneur a voulu, qu’à l’annonce de l’Évangile qui nous est faite, nous puissions nous convertir certes, mais Il a voulu instituer des Sacrements. Il a voulu instituer des signes qui nous consacreraient à Dieu ; qui répandraient en nous l’Esprit Saint.
Nous recevons l’Esprit Saint par le Baptême, par la Confirmation. Par tous les Sacrements, l’Esprit Saint est vraiment répandu dans nos âmes. Et alors, l’effet des Sacrements en nous, devrait être que nous soyons dans l’action de grâces ; que nous soyons dédiés au culte de Dieu. Nous sommes consacrés, consacrés au culte de Dieu.

  Et c’est pourquoi, Saint Thomas dit si justement que le Baptême nous prépare à l’Eucharistie ; nous prépare au Saint Sacrifice qui est le cœur de tous les Sacrements ; qui est le centre, comme le soleil qui rayonne sur tous les Sacrements.

  Par le fait que nous sommes Consacrés à Dieu, par le fait que nous sommes Baptisés, le Prêtre a versé sur nous l’Eau Sainte du Baptême, qu’Il a oint notre corps par du Saint-Chrême et de l’huile des Catéchumènes, nous sommes Consacrés au culte de Dieu.

  Nous devons penser à cela, ressusciter en nous la Grâce de notre Baptême qui nous est donnée par Notre Seigneur Jésus-Christ et penser que, vraiment, nous sommes choisis par Dieu pour L’honorer, pour L’adorer, pour Le remercier, pour nous unir à Lui d’une manière toute particulière par son Esprit Saint, par tous les Sacrements.

  Notre Seigneur a voulu que toute la Société soit Chrétienne et qu’elle soit consacrée à Dieu et qu’elle chante les louanges de Dieu.
Et c’est pourquoi il y a un Sacrement particulier pour le Mariage. Les époux doivent chanter la Gloire de Dieu. Ils sont consacrés, eux aussi, par le Sacrement du Mariage, pour Sanctifier la société qu’est la famille.
Et plus encore. Notre Seigneur a voulu que toute la Société soit consacrée, consacrée à la louange de Dieu, à la gloire de Dieu, à ces chants qui ne devraient jamais finir et continuer dans l’éternité, par le Saint Sacrifice de la Messe. Par la Sainte Eucharistie qui ne peut pas se séparer de la Croix de Notre Seigneur. C’est le Sacrement de la Société, le Sacrement qui unit, non pas seulement une famille, mais toutes les familles, toute la Société, les princes, les magistrats, tous ceux qui ont une fonction dans la Société sont appelés aussi à venir assister au Saint Sacrifice de la Messe. Ils doivent chanter eux aussi – ils sont consacrés par Dieu – pour chanter les louanges de Dieu. Et toute la foule des fidèles unis au Prêtre, autour de l’Autel, doit chanter les louanges de Dieu. C’est toute la Société qui doit être consacrée à Dieu. Voilà ce que Notre Seigneur Jésus-Christ a voulu. Voilà ce qui est dans le plan de Dieu.

  Mais nous aurons garde d’oublier que le vieillard Siméon a dit à la très Sainte Vierge : « Votre cœur sera transpercé d’un glaive » et « votre Fils sera un signe de contradiction ».
Et ce signe de contradiction, qu’est Notre Seigneur, qu’est Jésus, révélera, dit le vieillard Siméon, les pensées intimes des hommes. Eh oui, Notre Seigneur Jésus-Christ se présente à nous, aujourd’hui et tous les jours de l’année. Il est à la porte de notre cœur. Il frappe et nous demande de L’aimer ; Il nous demande de Le suivre ; Il nous demande d’obéir à ses Commandements.
Quelle sera la réponse des hommes ? Il y en a qui refuseront et il y en a qui accepteront. Et voilà que les pensées intimes des hommes se révèlent à l’appel de Notre Seigneur Jésus-Christ.

  Alors, en ce Jour de Noël, nous devons demander que les Grâces que Notre Seigneur Jésus-Christ est venu nous apporter, soient répandues toujours davantage dans le monde. Or, malheureusement, nous sommes bien obligé de constater, qu’à notre triste époque, les voix se taisent. L’Évangile est falsifié ; même nos Sacrements sont dénaturés ; notre Messe Elle-même devient une messe dont on ne sait plus exactement ce qu’elle est, qui n’a plus de définition.
Alors, nous pouvons et nous devons être inquiets et nous devons être angoissés devant cette situation déplorable, qui a pour résultat l’Apostasie générale.
Nous ne pouvons pas abandonner Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne pouvons pas abandonner ce que Notre Seigneur Jésus-Christ a institué : son Saint Sacrifice de la Messe, ses Sacrements, son Évangile, son Enseignement. Nous devons rester fermes dans la Foi et dans les Sacrements que Notre Seigneur Jésus-Christ est venu nous apporter. C’est cela qui sera certainement l’assurance du renouveau de l’Église.
Chers parents Chrétiens, gardez fidèlement le Catéchisme qui vous a été enseigné dans votre jeunesse. Enseignez-le à vos enfants. Apprenez à vos enfants ce qui vous a été appris à vous-mêmes. Apprenez-leur ce qu’est le Saint Sacrifice de la Messe, la Croix de Jésus. Apprenez-leur ce qu’est le Baptême, ce qu’est leur Confirmation, ce qu’est la Sainte Communion et alors vous leur transmettrez vraiment ce que Notre Seigneur Jésus-Christ a voulu vous donner à vous-mêmes. Ce que vous avez de plus cher. Soyez fidèles, fidèles à l’enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ.

  Et vous, mes chers amis, malgré les persécutions, malgré les difficultés, malgré les calomnies qui peuvent peser sur vous, vous serez fidèles aussi. Fidèles à l’enseignement des Saints Anges, de ces Anges qui ont annoncé le Sauveur, qui ont annoncé Notre Seigneur Jésus-Christ et qui ont répandu l’Esprit Saint dans les âmes. Fidèles à Notre Seigneur Jésus-Christ, fidèles à la Sainte Église, voilà ce que vous serez. Et si vous faites cela, soyez sûrs qu’un jour le Bon Dieu vous bénira ; que le Bon Dieu vous donnera toutes les Grâces dont vous aurez besoin.

  Allons donc à la Crèche aujourd’hui et demandons à la très Sainte Vierge Marie, demandons à Saint Joseph, de mettre dans nos cœurs, dans nos âmes, les sentiments qui faisaient battre leur cœur vis-à-vis de Notre Seigneur, vis-à-vis de Jésus qu’ils adoraient et qu’ils aimaient.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

+L 1977

Title: St. Bernard, Sermon pour Noël, ''Sur la Joie que Sa Naissance Devrait Inspirer''
Post by: Twice dyed on December 27, 2025, 08:39:28 PM
    [LA VEILLÉE DE LA NATIVITÉ DE NOTRE SEIGNEUR ]

  SUR LA JOIE QUE SA NAISSANCE DEVRAIT INSPIRER

    « La voix de la joie a résonné dans notre pays, la voix de l'exultation et du salut dans les tentes des pécheurs. Un bon mot a été entendu, un mot de consolation, un discours plein de joie, une rumeur digne de toute acceptation.

  Chantez des louanges, Ô montagnes, et tous les arbres des bois. Frappez vos mains devant la face du Seigneur, car il vient. Écoutez, o ciel, et écoutez, o terre ! Sois étonné, et laisse chaque créature faire la louange ; mais toi au-delà des autres, Ô homme ! »

    JÉSUS-CHRIST, le Fils de Dieu, est né à Bethléem de Juda.

  Quel cœur est si pierreux pour ne pas être adouci à ces mots ? Quelle âme n'est pas fondue à cette voix de son bien-aimé ? Quelle annonce pourrait être plus douce ? Quelle intelligence est la plus enchantante? Est-ce que c'était jamais entendu auparavant ? Ou quand le monde a-t-il déjà reçu de telles informations ?

  Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est né à Bethléem de Juda.

  Ô mot court, racontant la Parole éternelle abrégée pour nous ! Ô mot plein de délices célestes ! Le cœur est opprimé par sa douceur moelleuse et aspire à déverser ses richesses redondantes, mais les mots refusent leur service. La musique de ce court discours est tellement écrasante qu'elle perd la mélodie si un iota est changé.

  Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est né à Bethléem de Juda.

    Ô Nativité d'une sainteté impeccable ! Ô naissance honorable pour le monde, naissance agréable et bienvenue aux hommes, en raison de la magnificence du bénéfice qu'elle confère ; naissance incompréhensible pour les anges, en raison de la profondeur et du caractère sacré du mystère ! Dans toutes ses circonstances, il est merveilleux en raison de son excellence et de sa nouveauté singulières. Son précédent n'a pas été connu, et son genre n'a jamais suivi.

  Ô naissance seule sans chagrin, seule sans honte, libérée de la corruption, non déverrouillant, mais consacrant le temple du sein de la Vierge ! O Nativité au-dessus de la nature, mais pour le bien de la nature ! Le dépasser par l'excellence du miracle, le réparer par la vertu du mystère ! Qui déclarera cette génération ? L'ange l'annonce. Le pouvoir tout-puissant l'éclipse. L'Esprit du Très-Haut vient sur lui. La Vierge croit. Par la foi, elle conçoit. La Vierge donne naissance. La Vierge reste vierge. Qui n'est pas rempli d'étonnement ? Le Fils du Très-Haut est né.

  Le Fils, engendré de Dieu avant tous les âges, est Incarné ! La Parole est devenue un nourrisson ! Qui peut admirer suffisamment ? Et ce n'est pas une Nativité inutile, une condescendance superflue de la Majesté Infinie.

  Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est né à Bethléem de Juda.

  Éveillez-vous, vous qui êtes couchés dans la poussière - éveillé et loué. Voici, le Seigneur vient avec le salut. Il vient avec le salut, Il vient avec l'onction, Il vient avec la gloire. Jésus ne peut venir sans salut, Christ ne peut venir sans onction, ni le Fils de Dieu sans gloire. Car il est lui-même le salut, il est l'onction, il est la gloire, comme il est écrit, "Un fils sage est la gloire de son père." 1

  Heureuse l'âme qui a goûté ce fruit du salut, et qui est attirée à "courir dans l'odeur de ses onguents"2 pour qu'elle puisse "voir sa gloire, la gloire de l'unique-né du Père".

  Prenez courage, vous qui étiez perdus : Jésus vient chercher et sauver ce qui a été perdu. Vous les malades, retournez à la santé : Christ vient guérir le contrit du cœur avec l'onction de sa miséricorde. Réjouissez-vous, vous tous qui désirez de grandes choses : le Fils de Dieu descend à vous, afin qu'il fasse de vous les co-héritiers de Son royaume. Je te suis donc, ô Seigneur, guéris-moi, et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé ; glorifie-moi, et je serai glorieux. Alors, en effet, mon âme bénira le Seigneur, et tout ce qui est en moi louera Son Saint Nom, quand Il aura été miséricordieux à mes iniquités, aura guéri mes infirmités et aura rempli mon désir de bonnes choses.

  En raison de ces trois précieux dons de salut, d'onction et de gloire, il est réconfortant d'entendre que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est né. Car pourquoi est-il appelé Jésus, mais parce qu'il sauvera son peuple de ses péchés ? Pourquoi a-t-il voulu être nommé Christ, mais parce qu'il adoucira le joug de sa loi par l'onction de sa grâce ? Pourquoi le Fils de Dieu a-t-il été fait homme, mais pour faire des hommes les fils de Dieu ? Qui résistera à sa volonté ? Si Jésus justifie, qui peut condamner ? Si le Christ guérit, qui peut blesser ? Si le Fils de Dieu exalte, qui nous fera tomber ?

  Puisque Jésus est né, que tous ceux que la conscience du péché a condamnés comme méritant un châtiment éternel se réjouissent. Car la compassion de Jésus dépasse tous les crimes, aussi grand que soit leur nombre et leur énormité. Puisque le Christ est né, que celui qui fait la guerre aux vices inhérents à notre nature se réjouisse. Aucun désordre de l'âme, aussi invétéré soit-il, ne peut résister à l'onction que le Christ apporte. Puisque le Fils de Dieu est né, que celui qui désire de grandes choses se réjouisse, car un grand gratifiant vient. « C'est l'héritier » ; recevons-le avec dévotion, « et l'héritage sera le nôtre. » Car Celui qui nous a donné son propre Fils, comment n'a-t-il pas tout donné avec lui ? Que personne ne croie, que personne ne doute ; nous avons un témoignage très digne de confiance.

  « La Parole a été faite chair et a habité parmi nous. »

  Le Fils unique de Dieu désirait avoir des frères, afin qu'il puisse être le premier parmi de nombreux frères. Même la fragilité humaine n'a aucune raison d'hésiter. Il est devenu le frère des hommes ; Il est devenu le Fils de l'homme ; Il est devenu homme. « Et Homo factus est. » Et, si l'homme pense que c'est incroyable, le sens impose la croyance.

  Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est né à Bethléem de Juda.

  Voici quelle condescendance ! Ce n'est pas dans la ville royale de Jérusalem, mais à Bethléem, qui est la moindre des milliers de Juda. Ô Bethléem ! Ô petite Bethléem ! Autrefois petit, maintenant magnifié par le Seigneur ! Il t'a magnifié qui, bien que grand, est devenu petit en toi. Réjouis-toi, Ô Bethléem, et fais des vacances dans tes rues avec des chants d'Alléluia !

  Quelle ville, en apprenant ta bonne fortune, ne t'enviera pas cette écurie la plus précieuse et la gloire de sa mangeoire ? Dans tout le monde entier, ton nom est maintenant célébré, et toutes les générations t'appellent béni. Partout, des choses glorieuses sont dites de vous, O petite ville de Dieu. Partout est chanté : "Un homme est né en elle, et le Très-Haut lui-même l'a fondée." 3 Partout où il est proclamé, partout où il est fait savoir que

  Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est né à Bethléem de Juda.

  Il n'est pas non plus ajouté oisivement " de Juda". Ce mot nous rappelle la promesse de Dieu à nos pères. "Le sceptre ne sera pas pris de Juda, ni le chef de sa cuisse, jusqu'à ce qu'il vienne qui doit être envoyé, et il sera l'attente des nations." 4  « Car le salut est aux Juifs ; »5 « le salut jusqu'aux extrémités de la terre. » 6 Jacob dit à Juda : " Que tes frères te louent ; tes mains seront sur le cou de tes ennemis. 7 Toutes ces paroles que nous voyons accomplies en Christ, qui, montant sur le haut, a conduit la captivité captive, mais n'en a tiré aucun avantage terrestre, mais a plutôt donné des dons aux hommes. Ces prophéties et d'autres similaires sont rappelées à l'esprit par les mots "Bethléem de Juda".

  Et nous n'avons pas besoin de nous demander si quelque chose de bon peut venir de Bethléem ; il nous suffit de savoir que notre Seigneur a voulu y naître. Car il y avait sans aucun doute dans le monde des palais nobles qu'Il aurait pu juger dignes de son choix - des palais où le roi de gloire aurait pu être reçu plus honorablement; mais ce n'est pas pour les acheter qu'il est venu de son trône royal. Dans sa main gauche se trouvaient les richesses et la gloire ; dans sa main droite la longueur des jours.8  Il y avait un approvisionnement sans fin de ces trésors au ciel, mais la pauvreté ne pouvait pas s'y trouver. La Terre abondait et surabondait dans ce genre de marchandise, et les hommes ne connaissaient pas sa valeur. Le Fils de Dieu le désirait. Il est descendu du ciel pour le faire sien, et donc nous le rendre précieux par son choix. Orne ta chambre nuptiale, Sion, Ô âme pieuse, mais avec humilité, mais avec pauvreté. Ce sont les bandes qui plaisent à notre Enfant Jésus ; ce sont les robes riches dans lesquelles Marie nous dit qu'il aime être vêtu. Sacrifie à ton Dieu les abominations des Égyptiens. Rappelez-vous aussi que c'est à Bethléem de Juda que Jésus est né ; et soyez très prudents de vous y trouver, de peur qu'Il ne soit reçu par vous.

  Bethléem est la maison du pain ; Juda signifie confession ou louange.

  Si, donc, vous reconstituez votre âme avec la nourriture de la Parole divine, le Corps de notre Seigneur Jésus-Christ, et recevez pieusement le Pain qui est descendu du ciel, et qui donne la vie au monde ; si le vaisseau de votre corps est rendu fort et capable de tenir le vin nouveau en étant rafraîchi et renforcé avec Sa chair nouvelle et glorifiée ; si, de plus, vous vivez par la foi, et que vous n'avez pas besoin de pleurer parce que vous avez oublié de manger votre pain, alors, en effet, vous êtes devenu un Bethléem adapté pour recevoir le Seigneur.

  Mais voyez que l'éloge ne manque pas. Mettez la louange et la beauté, ce sont les vêtements que Christ approuve chez ceux qui le servent. L'apôtre vous les recommande en quelques mots : « Car l'homme croit dans son coeur et Dieu le rend juste devant lui; l'homme affirme avec sa bouche et Dieu le sauve;  « 9 Que la justice soit donc dans le cœur, la justice qui est de la foi. Cela seul a la gloire devant Dieu. Que la confession soit aussi dans la bouche pour le salut, et vous êtes sûrs de recevoir Celui qui est né à Bethléem de Juda, Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

1. Prov. x. i.

2. Cant.i. 3.

3. Ps. Lxxxvi. 3, 5.

4. Gen. xlix. 10.

5. St. Jean IV. 22.

6. Actes xiii. 47, et Isa. xlix. 6.

7. Gen xlix. 8.

8. Prov. iii. 16.

9, Rom. X. 10.

De : Sermons de St. Bernard sur l'Avent et Noël

https://ia903208.us.archive.org/33/items/sermonsofstberna00bernuoft/sermonsofstberna00bernuoft.pdf

Compilé de l'édition (1508), en lettres noires.
pp.75 - 81
Traduction de l'Anglais (iPhone)

[Principalement pour les couvents]

Benzinger Bros. 1909

Saint Bernard, priez pour nous.

2025 AD.
Title: Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, Préparation pour Noël, pour les novices.
Post by: Twice dyed on December 29, 2025, 10:00:11 PM


https://archives.carmeldelisieux.fr/au-carmel-du-temps-de-therese/le-style-de-vie/les-petits-mots-spirituels-a-tirer-au-hasard/vehicules-pour-aller-a-la-creche/

Les numéros 5 et 11 ne sont pas de Ste Thérèse.
Récreation / Dévotion inventées par notre Sainte, ou chaque novice tirait au sort un numéro, écrit sur un petit carton, d'une corbeille: 8 jours avant Noël.

1.  Pour voir la céleste merveille l'Enfant Dieu naissant dans les pleurs, partez sur l'aile de l'abeille et butinez toutes les fleurs. Par la vertu, les sacrifices, vous composerez un doux miel. Et, l'offrant à l'Emmanuel, bientôt vous ferez ses délices.

2.  Vous irez à la crèche portée par une hirondelle, vous élevant, d'un haut et rapide vol, au-dessus de la terre par le détachement de tout le créé, volant sans trêve dans l'amour, sans chercher ici-bas de repos et de consolation pour votre nature.

3.  Vous irez à la Crèche en automobile; par l'ardeur de votre charité, la vivacité de vos désirs, l'élévation de vos oraisons ; mais les dangers de ce mode de transport demandent beaucoup de prudence et la sainte obéissance.

4.  Vous irez à la Crèche dans les serres de l'Aigle divin. Que votre travail soit, pendant ces semaines de préparation, de tenir vos yeux fixés sur Lui, de vous laisser « fasciner par son divin regard » ; et, quand l'heure bénie de sa naissance sonnera, Il fondra sur vous et vous emportera dans son berceau pour vous faire jouir de ses doux embrassements.

5. Vous irez à la Crèche dans une barque gracieuse et légère, prenant pour devise ce vers charmant : « La charité gonfle et pousse ma voile » et vous servant en effet de la charité envers Dieu et envers le prochain comme moyen le plus parfait pour vous bien préparer à la fête de Noël.

6. Vous irez à la Crèche portée par votre Ange gardien. Ayez une grande confiance, une profonde tendresse pour ce céleste Ami de votre âme, entretenez-vous souvent avec lui, et priez-le de vous communiquer l'ardent amour dont il brûle pour l'Enfant divin.

7. Vous irez à la Crèche portée par l'aile du vent, c'est-à-dire poussée par le souffle de l'Esprit-Saint. Soyez donc attentive aux inspirations de cet Esprit d'amour, et obéissez-lui avec une docilité prompte et parfaite.

8. Vous irez à la Crèche conduite par les bergers, c'est-à-dire en vous appliquant à pratiquer la vertu de simplicité, vous abandonnant comme un petit enfant à ceux qui ont mission de vous guider vers Dieu.

9. Vous irez à la Crèche dans le cortège des Rois Mages, conduite par l'Astre de l'Amour, cet astre dont on devine encore le doux rayonnement, même lorsque le Ciel est voilé de nuages. Si vous le fixez sans cesse par les yeux d'une foi vive, il vous conduira suavement dans les bras de Jésus et de Marie.

10. Vous irez à la Crèche dans un frêle esquif, comme celui où Moïse fut exposé sur le Nil, c'est-à-dire : vous irez à Jésus par un abandon plein et entier de tout vous-même à la divine Providence et à la volonté de vos Supérieurs.

11. Vous irez à la Crèche en ascenseur. Faites vos petits efforts et appelez Jésus à votre aide avec une confiance amoureuse; l'Enfant divin descendra vers vous, vous prendra dans ses bras et vous fera franchir en un instant  de merveilleuses distances qui vous rapprocheront ineffablement de Lui.

12. Vous irez à la Crèche portée par un léger nuage : le nuage de la foi qui vous dérobe la vue de Jésus, mais qui vous fait parvenir à la divine union.

13. Vous irez à la Crèche en brouette, par l'humilité, la simplicité et l'amour de votre propre abjection. Sur cette voiture basse, les chutes sont rares et peu dangereuses! Pour aller plus doucement, vous n'en irez que plus sûrement, et Jésus vous accueillera avec amour.

14. Vous irez à la Crèche sur les ailes de l'alouette, vous élevant comme elle dans les airs, avec un chant joyeux, prenant, par une joie surnaturelle, votre essor au-dessus des vicissitudes d'ici-bas, et offrant sans cesse au bon Dieu le sacrifice de ‘la louange et de l'action de grâces.

15. Vous parviendrez une des premières à la Crèche, si vous vous embarquez sur une pirogue d'écorce, d'autant plus périlleuse qu'elle est plus légère, mais aussi d'autant plus rapide. C'est l'image de la confiance hardie qui ne craint rien et qui, grâce à son audace, parvient à son but avec une promptitude étonnante.

16. Si vous vous exercez beaucoup à l'amour, vous irez à la Crèche avec la rapidité de la lumière, comme emportée par un rayon de soleil vers le divin Soleil de Justice.

17. Vous irez à la Crèche sur un âne. Cette monture n'est pas brillante, mais Notre-Seigneur l'a choisie pour Lui-même ; suivez-le avec générosité dans la voie des humiliations, et montrez-vous toujours souriante, quoi qu'il vous arrive en chemin.

18. Si vous vous exercez beaucoup à l'amour, vous irez à la Crèche avec la rapidité de la lumière, comme emportée par un rayon de soleil vers le divin Soleil de Justice.

19. Vous irez à la crèche sur les ailes d'un pélican, donnant de vous-même à tous par l'exercice de la charité fraternelle et du dévouement le plus complet.

20. Vous irez à la Crèche sur le dos d'un petit agneau, par une grande douceur qui vous fera accueillir de Jésus, l'Agneau divin, avec la plus vive tendresse.

21. Vous irez à la Crèche sur les ailes de la colombe. Exercez-vous pour cela à la vertu de simplicité, si chère au divin Enfant de Noël.

22. Vous irez à la Crèche portée par un chien Terre-Neuve, c'est-à-dire par l'exercice de la plus grande fidélité.

23. Vous irez à la Crèche sur l'aile d'un moineau. Ayez une sainte insouciance de l'avenir : rappelez-vous qu'aux petits des oiseaux Dieu donne la pâture et que sa Providence veille sur vous avec l'amour le plus tendre et le plus attentif.

24. Si le zèle brûlant de la gloire de Dieu enflamme votre coeur comme le coeur d'Elie, vous irez à la Crèche, étonnée et ravie, dans un char emporté par des chevaux de feu.

25. Vous irez à la Crèche sur les ailes d'un cygne, c'est-à-dire en vous efforçant d'avoir une grande pureté de coeur, mais n'oubliez pas que cette pureté s'acquiert et se garde par l'humilité ; rappelez-vous que le cygne, cet oiseau si blanc et si gracieux se souille et perd toute sa grâce lorsqu'il essaie de quitter l'onde pour se traîner sur la rive. Ne cherchez donc pas à vous soustraire aux eaux sanctifiantes de l'humiliation, et demeurez avec le cygne sur la rivière qui serpente dans la vallée fertile de l'humilité.

26. Vous irez à la Crèche  sur les ailes d'un colibri : pour cela, il faut vous faire toute petite, car l'oiseau-mouche n'aurait pas la force de vous porter.  Le petit Jésus trouvera le coursier et la petite âme si mignons tous les deux qu'Il les prendra bien vite dans sa menotte et ne voudra plus les lâcher.

27. Vous irez à la Crèche en bateau, par la paix, l'amour, la confiance et la joie; vous voguerez ainsi à voiles déployées vers le Berceau du divin Enfant qui vous recevra avec un sourire de tendresse ét Dévotion.


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Pour usage personnel, interdit de profiter de la reproduction (ie. $)
Joyeux Noël  2025 A.D. !

Title: Pape Saint Pie X, 1912 AD. Vidéo du Pape qui marche dans les Jardins Vatican
Post by: Twice dyed on December 31, 2025, 09:13:33 PM
https://youtu.be/kVh2Cw6MFpc

Pape St Pie X se promenant au Vatican, 1912, dans les Jardins.

Au tout début, on remarque un Garde Suisse en arrière plan, avec une longue épée...il est présent aussi à la fin. .. très discret.


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Membre Youtube: Chitone - La Grande Storia ?, Rai 3
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Ce dernier jour de l'année 2025 AD. 

Saint Pie X, Priez pour nous...
Deo gratias+

Title: Msgr Marcel Lefebvre et Fellay, photo
Post by: Twice dyed on January 01, 2026, 03:28:48 PM
Le jeune Msgr B Fellay avec Msgr M. Lefebvre

(https://i.imgur.com/pFPkuuQ.png)
Source: 
https://gloria.tv/post/msCaqcscEStR3YTkoZG21vWhs
Title: Le Miracle Moral de l'Expansion de l'Église
Post by: Twice dyed on January 04, 2026, 09:54:15 PM
non-Officiel. Traduction iPhone

Le miracle moral de l'expansion de l'Église catholique :

Le grain de moutarde de l'Évangile

Miracles physiques et moraux :

  Les miracles ne se limitent pas aux faits qui ne peuvent pas être expliqués par les lois physiques qui régissent l'Univers ; comme la guérison soudaine d'une maladie ou la résurgence de quelqu'un d'entre les morts.

  Il y a aussi des MIRACLES MORAUX, des actions qui sont supérieures aux pouvoirs normaux de la volonté humaine.

* * *

EXPANSION :

  L'expansion rapide de l'Église à travers le monde au cours des trois premiers siècles est un fait qui n'est pas expliqué par quoi que ce soit d'humain - cela dépasse les pouvoirs de la volonté humaine.

  La stabilité de l'Église à travers les âges est aussi un miracle moral. Mais considérons seulement la propagation rapide d'une religion qui n'a donné aucune chance de liberté intellectuelle, dogmatique ou morale, sans aucune promesse de relâchement de la morale - bien au contraire ; et qui, au fur et à mesure qu'elle se répandait, a apporté une réforme complète des coutumes morales de l'époque.

  C'est un fait qui ne peut être nié - lorsque Constantin est devenu empereur (et a été le premier empereur à se convertir au christianisme), la majeure partie de l'empire était déjà chrétienne. La conversion de l'empereur était un aveu d'un fait déjà accompli.

* * *

  Les obstacles et les moyens que le christianisme a utilisés pour les surmonter

Facteurs contre sa propagation :

(A) C'était une religion étrangère, et juive en cela :

I. à une époque de nationalisme religieux. Comme le note Origène, aucun législateur, qu'il soit romain ou grec, n'a essayé de légiférer pour les étrangers, même s'il aurait pu le faire, car ils pensaient qu'il était impossible de surmonter le préjugé qui se produirait. L'unité imposée par Rome était très superficielle et respectait toujours les cultes locaux. C'était un élément essentiel dans la conquête romaine du monde.

Ii. les Juifs étaient un peuple méprisé dans son ensemble ; Christ et ses apôtres ont été présentés au monde comme des traîtres, même par leur propre race.

(B) Une religion universelle :

i.  Le christianisme a essayé d'être une religion universelle, unifiant les Grecs, les Romains et les Juifs - ce qui serait répugnant pour eux tous.

ii. Celsus pensait qu'il était impossible que tous les peuples, en particulier ceux d'Asie, d'Europe et de Libye, les Grecs et les barbares, soient unis sous un seul état de droit (règle de loi, Td.); ce à quoi Origène a répondu que cela ne pouvait être fait que par la puissance du Christ, qui était supérieure à tous les vices.

(C) La seule religion :
i. les dieux qui existaient déjà et que le christianisme a tenté de les renverser étaient un symbole d'unité impériale contre les barbares; tandis qu'en même temps les gens ordinaires les tenaient en estime. Pour ce dernier, ils faisaient partie de leur tradition et de leur héritage.

ii. cela explique la férocité des persécutions ultérieures, qui étaient une tentative de détruire le christianisme afin de cimenter l'unité de l'empire contre les barbares. L'accusation selon laquelle le christianisme avait détruit cette unité était si grave qu'Augustin a été forcé d'écrire « De Civitate Dei » pour la réfuter.

(D) Une religion de dogmes :

i.  qui étaient répugnants envers les philosophes sceptiques ou rationalistes de l'époque, parce qu'ils ne pouvaient pas les expliquer ;

ii. et au peuple, comme celui d'un Dieu qui a été crucifié.

(E) Religion de moralité austère :

i. il suffit de lire les épîtres aux Corinthiens pour voir à quel point le christianisme était opposé à la morale de l'époque ;

ii. il suffit de voir comment la doctrine de la résurrection scandalisait les Athéniens et à quel point Félix était inquiet de la doctrine de la chasteté du mariage.

iii. infanticide, immoralité de toutes sortes, dégénérescence, divorce. ... Le chrétien a dû éviter les diversions de son âge et a été classé comme un ennemi de la race humaine.

(F) Contre cette religion se trouvaient des persécutions physiques déchainées, des calomnies,
haine de toutes sortes

i. l'accusation de cannibalisme ;

ii. adoration des animaux ;

iii. accusé de chaque calamité publique. « Si le Tibre s'élève jusqu'aux murs mêmes, si le Nil ne s'élève pas pour inonder les champs... s'il y a de la peste... Les chrétiens aux lions !> (Tertullien).

    *      *      *

Le triomphe du christianisme est un miracle moral :


Il y a une disproportion apparente entre ces choses et les moyens utilisés pour les surmonter : des apôtres qui étaient analphabètes et sans armes ; ils ne louent ni les passions ni n'essaient de susciter la révolution ; promettent la vie éternelle et le pardon du péché, mais au prix d'un grand effort ici bas, que d'autres religions n'ont pas exigé.

(A) Ce n'est pas logique :

La vérité chrétienne peut surmonter par elle-même.
Au cœur du christianisme lui-même, et dès le tout début, il y avait des hérésies et des schismes.

(B) Le doigt de Dieu était là :

Les difficultés sont terrifiantes ; les moyens humains veut dire futile. C'était une tâche effectuée par des enfants, des vierges et des pauvres sans aucun pouvoir ni influence. Il n'y a rien d'autre pour cela que d'avouer que la main de Dieu était là.

La FIN.

Source: Bulletin Our Lady of the Rosary, 17 nov. 2002
Canada
Title: Venezuela, 100 ans depuis sa Consécration, Timbres commémoratifs 1999 AD.
Post by: Twice dyed on January 05, 2026, 01:16:30 PM


Non officiel.

L'Originale en Anglais ici:
https://www.cathinfo.com/the-library/christ-as-king-mary-as-queen-fr-s-delallo-1999-ad-venezuela-stamps/msg967987/#msg967987



Timbre 1999, Venezuela Eucharisti s/s, 1999 - Timbres de collecte - PostBeeld - Boutique de timbres en ligne - Collecte
Voir Timbres Speciaux Religieux Venezuela 1999 AD  ici:
https://www.postbeeld.com/svnpb063-eucharisti-s-s


Notre-Dame des Douleurs
Église et maison de retraite
Fraternité Sacerdotale de Saint-Pie X
750 E. Baseline Rd.
Phoenix, AZ 85040

Octobre, 1999
Chers amis, bienfaiteurs et anciens retraités,

  Combien il est important pour les Nations de reconnaître le Christ comme Roi et Marie comme Reine! Récemment, un visiteur du Venezuela m'a montré quelques timbres-poste nationaux imprimés cette année pour célébrer le 100e anniversaire de la consécration de son pays au Saint-Sacrement! Le Venezuela est une nation catholique romaine dans laquelle l’Église est reconnue comme la religion officielle de la nation, et les autorités de l’Église ont une voix dans toutes les délibérations et toutes les législations gouvernementales.
Le Venezuela est l'une des deux seules nations de l'hémisphère occidental à laquelle la Bienheureuse Vierge Marie est apparue dans le corps et l'âme - au Coromoto indien au Venezuela, et à l'Indien Juan Diego au Mexique. Et le Venezuela est l’une des rares nations du monde qui respecte encore la vie humaine et interdit l’avortement.

  Voici les citations de cinq de ces timbres-poste commémoratifs au Venezuela cette année (1999 A.D.), qui manifestent clairement une profession publique de la vraie foi:

* La croyance au Très Saint Sacrement est la vérité la plus fondamentale de notre Sainte Religion dans laquelle la raison n’est pas contredite mais plutôt vérifiée.
* Le Très Saint Sacrement est l’immolation continuelle, le sacrifice permanent de Jésus-Christ au milieu des fidèles.
* L’Eucharistie remplit l’âme de grâce, et insuffle au corps la semence de l’immortalité pour son dernier jour.
* L’Hostie Sacrée est le seul soleil qui donne la vie et renouvelle les individus et les nations.
* L’Hostie Divine est la seule gardienne du remède céleste qui guérit les cœurs et leur retourne le bien qui avait été perdu.

  Quelle merveille est de voir les gens de ce pays catholique professer publiquement leur foi, par le biais de la législation et des publications officielles du gouvernement! Tout le contraire, malheureusement, est la situation aux États-Unis. Pour nos Pères fondateurs, nous avons fait en sorte qu'il n'y ait pas de religion officielle dans notre pays; qu'il y aurait une séparation de l'Église et de l'État; que tous les citoyens auraient le droit de professer publiquement quelle que soit la religion qu'ils choisissent, et auraient le droit de tenter la conversion des autres à leur religion, en privé et en public.

  Quelles sont les conséquences de l’exclusion de la profession nationale de foi en Jésus-Christ et de la sainte foi catholique ? La conséquence logique n’est pas simplement la liberté pour chacun de pratiquer la religion de son choix, mais aussi l’attaque publique contre la vraie religion, avec les lois du pays protégeant le droit de le faire ! Par exemple, à l'heure actuelle, il y a une exposition d'art blasphématoire qui se déroule au Metropolitan Art Museum de New York. Le soi-disant « œuvre d’art » consiste en un tableau de la Bienheureuse Vierge Marie, recouverte en partie de bouse d’éléphants et de diverses découpes d’images pornographiques ! Comment est-il possible pour un tel blasphème d'avoir lieu? Le Musée d'art soutient qu'il exerce simplement la liberté d'expression et d'expression dans le domaine de l'art, comme le garantit le premier amendement de la Constitution des États-Unis!

  Cette situation est absolument inacceptable, et elle déplace sans aucun doute Dieu vers la colère. Il se peut que Dieu visite bientôt notre pays avec des punitions divines! Car il est dit que Notre Seigneur est très patient dans Son pardon de ceux qui l’offensent, mais intolérant envers ceux qui osent insulter l’honneur de Sa Sainte Mère ! Nous devons donc prier pour que Notre Seigneur envoie un avertissement divin à notre pays pour défendre l’honneur de Sa Sainte Mère, et pour réveiller l’Amérique, qui n’est devenue qu’un outil entre les mains des ennemis du Christ et son Eglise.

  C'est aussi en raison de ce faux principe de la liberté d'expression que des films tels que "La dernière tentation du Christ" et "Je vous salue Marie" ont été autorisés à être montrés autour du comté, et à recevoir la protection de la loi. Pourquoi ces choses tenues sacrées par les chrétiens sont-elles attaquées par les ennemis de Dieu, même avec l’autorité de l’État pour les protéger ? Il est clair pour nous: derrière le masque de la liberté religieuse, la liberté de parole et de séparation de l'Église et de l'État est le mouvement antichrist pour attaquer la véritable religion établie par Jésus-Christ, et les efforts conjoints des ennemis de Dieu pour éliminer le règne du Christ Roi, et Marie notre Reine, sur le cœur et l'esprit des hommes dans chaque nation sur terre! Ces faux principes sont simplement utilisés par les ennemis de Jésus-Christ dans leur tentative d’établir un 'nєω ωσrl∂ σr∂єr', ou paradis humain, pour l’humanité sur terre, en opposition directe au Royaume de Dieu prêché par le Christ pendant qu’Il a marché sur cette terre.

  Ce qui est frappant dans tout cela, c’est que la voix de l’Église semble avoir été réduite au silence depuis Vatican II contre ces attaques modernes contre le Christ, contre Notre-Dame et contre la chrétienté en général. Toujours à travers l’histoire, l’Église a élevé sa voix chaque fois que divers pouvoirs ou nations ont fait des attaques contre le Christ et l’Église, car ces attaques sont finalement un outil de Satan contre le salut des âmes. Mais il y a certaines personnes qui ont accusé l'Église de s'impliquer dans des affaires temporelles alors que ce n'était vraiment pas son affaire. Ces personnes, qui sont également les défenseurs de la séparation de l’Église et de la liberté de l’État et de la liberté religieuse, estiment que l’Église devrait restreindre ses activités et ses avertissements au domaine purement spirituel et non aux questions matérielles ou politiques.

Cette attitude, cependant, va à l’encontre du rôle même de l’Église, qui est d’amener le Christ au monde, et de prendre soin du salut des âmes. Parce que l’homme vit dans le monde, il est parfois nécessaire que l’Église protège son âme contre les conditions sociales qui mettraient en danger le salut de son âme. Le pape Boniface VIII (1294-1303) enseigne clairement cette doctrine dans son célèbre Bulle ‘Unam Sanctam’, de novembre 1302, quand il dit:

  "Comme il y a une sainte Église catholique, elle n'a qu'une seule Tête, la Tête invisible, Jésus-Christ, dont le représentant visible est le Pape. Il y a deux épées dans l’Église, le temporel et le spirituel. Le spirituel, le Christ a confié au sacerdoce, le temporel aux rois; mais le temporel, étant inférieur, est soumis au spirituel comme supérieur, et s'il s'écarte de son devoir, il appartient au spirituel de le rappeler au droit chemin.

  Et c'est pour noter que le Bulle est constitué dans une grande partie des citations de St. Bernard, St. Thomas d'Aquin et Hugh de St. Victor.

  Ainsi, c’est un mystère pourquoi les papes et les évêques des trente dernières années ne se sont pas prononcés comme l’Église l’a fait dans le passé contre les attaques violentes contre la chrétienté par les erreurs du communisme et du socialisme, du libéralisme et du modernisme, de la liberté religieuse et de la liberté de conscience, et de la séparation de l’Église et de l’État. Nous devons sûrement prier et entreprendre la pénitence volontaire pour que le pape ait la grâce et le courage de défendre publiquement les droits du Christ-Roi et de Sa Sainte Église.

  Mais que peut-on dire des parents qui tombent dans la même négligence quand ils ne protègent pas leurs enfants des attaques modernes contre leurs jeunes âmes ? Tant de parents permettent à la littérature anti-chrétienne, aux films, aux divertissements, etc., d’entrer chez eux, au grand préjudice spirituel et moral de leurs enfants. En particulier, ils permettent de regarder la télévision, ce qui non seulement provoque la stagnation de l'esprit et des pouvoirs de l'imagination, mais constitue également (en général) une occasion de péché, tant pour eux que pour leurs enfants.

Sûrement, la télévision est l’un des principaux outils utilisés par Satan aujourd’hui pour attirer les gens dans un état de péché grave. Et sur ce point, il est intéressant de noter un texte de l'Apocalypse, que certains écrivains pensent pouvoir appliquer à la télévision. Dans Apocalypse 13: 15 nous lisons:

  "Et il lui a été donné de donner la vie à l'image de la bête; et que l'image de la bête devrait parler, et faire en sorte que quiconque n'adorera pas l'image de la bête soit tué."

  Et n'est-il pas étonnant que, même dans les ménages les plus pauvres, et dans certaines des villes et pays les plus pauvres du monde, les gens qui vont sans la plupart des commodités modernes ont presque toujours leur télévision!
...

En conclusion, persévérons tous dans notre Rosaire quotidien et notre véritable dévotion à Notre-Dame, remplissant ainsi ses demandes à Fatima. Soyons en particulier fidèles à la sanctification des Premiers Vendredis et Premiers Samedis, même si nous les avons déjà réalisés. Et si nous sommes en mesure d'assister à une retraite Ignatienne de 5 jours, n'hésitons pas à téléphoner à la maison de retraite et à faire nos réservations! Car Notre Seigneur ne nous a pas donné de grâces spéciales en ces derniers jours simplement pour être satisfait en faisant le strict minimum, mais plutôt pour faire plus d’efforts – voire héroïques – pour assister plus souvent à la Sainte Messe, les Heures Saintes, les Bénédictions, les Adorations, les Processions Publiques, etc., afin de faire la réparation et la satisfaction pour les péchés du monde en union avec le Christ, et de prier pour les pécheurs, afin qu’ils reçoivent la grâce de se repentir.

Si nous faisons ces choses, en restant toujours fidèles à nos devoirs d’État, nous serons fidèles en faisant notre part dans la reconstruction de l’Église et en travaillant pour le règne social du Christ Roi et de Marie notre Reine.

Que Dieu vous bénisse toujours,
Fr. Stephen DeLallo
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C’est à prévoir quand Jésus n’est plus dans leur constitution, et remarquez, cela a été encouragé par la Rome moderniste. T.d.

Prions pour la conversion de D. Trump, 2026 .
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Title: Msgr. Fulton Sheen, La Communion, 1936 AD.
Post by: Twice dyed on January 08, 2026, 10:39:03 PM
https://www.ecatholic2000.com/calvary/mass.shtml

Le Calvaire et la Messe [Calvary and the Mass]
A Missal Companion
Venerable Fulton J. Sheen
1936 by P.J. Kenedy & Sons, New York, US.
Written by Venerable Archbishop Fulton J. Sheen, Ph.D., D.D., LL.D., Litt.D.


Traduction non-officiel.

Msgr Fulton J. SHEEN


LA COMMUNION

« J’ai soif. » Jean 19:28.

  Notre Seigneur atteint la communion de Sa Messe lorsqu’il est sorti des profondeurs du Sacré-Cœur le cri qui déborde: « J’ai soif. » Ce n'était certainement pas la soif d'eau, car la terre est à Lui et sa plénitude; ce n’était pas une soif d’aucun des longs traits rafraîchissants de la terre, car Il calma les mers quand elles éclatèrent dans leurs fureur. Quand Ils lui ont offert une boisson, Il ne l'a pas prise. C'était un autre type de soif qui L’a torturé. Il avait soif des âmes et des cœurs de hommes.

  Ce cri était un cri de communion - le dernier dans une longue série d'appels du berger dans la quête de Dieu pour des hommes. Le fait même qu'il ait été exprimé dans le plus poignant de tous les souffrances humaines, à savoir la soif, était la mesure de sa profondeur et intensité. Les hommes peuvent avoir faim de Dieu, mais Dieu a soif de hommes. Il avait soif d’homme dans la Création comme Il l’appelait à la communion avec la divinité dans le jardin du Paradis; Il avait soif de l'homme en la Révélation, alors qu’Il essayait de reconquérir le cœur errant de l’homme en racontant les secrets de son amour; Il avait soif de l'homme dans l’Incarnation quand Il est devenu comme celui qu’Il aimait, et qu’Il a été trouvé dans la forme et l'habit de l'homme.

  Alors, il avait soif de l'homme dans la Rédemption, car le plus grand amour qu’un homme puisse montrer, c’est de donner sa vie pour ses amis. C’était le dernier appel à la communion avant que le rideau ne baisse sur le Grand Drame de sa vie terrestre. Toutes les myriades d'amours des parents pour les enfants, du conjoint pour le conjoint, compacté en un grand amour, aurait été la plus petite fraction de l’amour de Dieu pour l’homme dans ce cri de soif. Il signifiait à la fois, non seulement combien Il avait soif des petits, pour les cœurs affamés et les âmes vides, mais aussi combien était intense son désir de satisfaire notre plus profond désir.

  Vraiment, il ne devrait rien y avoir de mystérieux dans notre soif de Dieu, car le cerf halet’il pas après la fontaine, et le tournesol se tournent vers le soleil, et les rivières courent dans la mer? Mais qu’Il doit nous aimer, compte tenu de notre indignité, et combien peu notre amour vaut - c'est le Mystère ! Et pourtant, c’est cette signification de la soif de Dieu pour communier avec nous.

  Il l'avait déjà exprimé dans le parabole de la Brebis Perdu, quand Il a dit qu'Il n'était pas satisfait avec les quatre-vingt-dix-neuf; seul la brebis perdue pouvait Lui donner une joie parfaite. Maintenant la vérité s'exprimait à nouveau de la Croix: rien ne pouvait adéquatement satisfaire sa soif, mais le cœur de chaque homme, femme et enfant, qu’ils étaient faits pour Lui, et ne pouvaient donc jamais être heureux jusqu'à ce qu'ils trouvent leur repos en Lui.

  La base de ce plaidoyer pour la communion est l'Amour, car l'Amour par sa nature même tend à l'unité. L'amour des citoyens l'un pour l'autre engendre l'unité de l'État. L'amour de l'homme et de la femme engendre l'unité de deux dans une seule chair. L’amour de Dieu pour l’homme appelle donc une unité fondée sur l’Incarnation, à savoir, l’unité de tous les hommes dans le Corps et le Sang du Christ.

  Pour que Dieu puisse donc sceller son amour pour nous, Il nous a donné, à Lui-même, dans la Sainte Communion, ainsi que, comme Lui et Sa nature humaine ont pris du sein de la bienheureuse Mère était un dans l'unité de Sa Personne, ainsi Lui et nous avons pris du sein de l’humanité pour être un dans l’unité du Corps mystique du Christ. Par conséquent, nous utilisons le mot «recevoir» quand nous parlons de communion avec notre Seigneur dans l’Eucharistie, car littéralement nous « recevons » la Vie Divine, tout aussi vrai qu’un bébé reçoit la vie de sa mère.

  Toute vie est soutenue par la communion avec une vie supérieure. Si les plantes pouvaient parler, elles diraient à l’humidité et à la lumière du soleil, « À moins d’entrer en communion avec moi, deviens possédé de mes lois et de mes pouvoirs supérieurs, tu n'auras pas la vie en toi. »

  Si les animaux pouvaient parler, ils dirait aux plantes: « A moins que vous n'entriez en communion avec Moi, vous n’aurez pas ma vie supérieure en vous. » Nous disons à toute la création inférieure: « A moins que tu n’entres en communion avec moi, tu ne partagera pas ma vie humaine. »

  Pourquoi donc notre Seigneur ne devrait-Il pas nous dire: « A moins que tu n’entres en communion avec Moi, tu n‘aura pas la vie en toi » ? Le plus bas est transformé en plus haut, plantes en animaux, animaux en homme, et homme, dans une façon plus exaltée, devient « divinisé », si je puis utiliser cette expression, à travers et par la vie du Christ.

  La communion est d’abord recevoir de la Vie Divine, une vie à laquelle nous n’avons pas le droit plus que le marbre a droit à la floraison. C’est un pur don d’un Dieu tout miséricordieux qui nous a tant aimé qu’Il a voulu être unis à nous, non pas dans les liens de la chair, mais dans les liens ineffables de l’Esprit où l'amour ne connaît pas la satiété, mais seulement ravissement et la joie.

  Et oh, à quelle vitesse devrions-nous avoir de L’oublié, ne pourrions-nous pas, comme Bethléem et Nazareth, le recevoir dans nos âmes! Ni les cadeaux ni les portraits ne prennent la place du bien-aimé. Et notre Seigneur le savait bien. Nous avions besoin de Lui, et Il nous a donné Lui-même.

  Mais il y a un autre aspect de Communion dont nous pensons que rarement. La communion implique non seulement de recevoir la Vie Divine, cela signifie aussi donner la vie d’humain à Dieu. Tout amour est réciproque. Il n'y a pas d'amour unilatéral, car l’amour par sa nature exige la mutualité. Dieu a soif de nous, mais cela signifie que L’homme doit aussi avoir soif de Dieu. Mais pensons-nous jamais au Christ à recevoir la communion de nous? Chaque fois que nous allons au rail de communion nous disons que nous « recevons » la communion, et c’est ce que beaucoup font, tout juste « recevez la communion ».

  Il y a un autre aspect de la communion que de recevoir la Vie Divine, dont saint Jean parle. Saint Paul nous donne la vérité complémentaire dans son épître aux Corinthiens. La communion n’est pas seulement une incorporation à la vie de Christ; c’est aussi une incorporation à sa mort. « Aussi souvent que tu mangeras ce pain, et tu boiras le calice, tu montreras la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’Il vienne. »

  La vie naturelle a deux côtés: le anabolisant et le katabolique. Le surnaturel a aussi deux côtés: l’accroissement du Christ-modèle et l'arrachage de l'ancien Adam. La communion n’implique donc pas seulement une « réception » mais aussi un « don ». Il ne peut pas y avoir d'ascension vers une plus haute vie sans la mort à une vie inférieure. N'est-ce pas qu’un dimanche de Pâques présuppose un Vendredi Saint? Tout amour n’implique-t-il pas un don mutuel qui se termine par l’auto-récupération ? Cela étant, la rail de Communion ne devrait-elle pas être un lieu d'échange, au lieu d'un endroit d'exclusivité pour recevoir? Toute la Vie est-elle à passer de Christ à nous et rien à revenir en retour ? Doit-on drainer le calice et à ne rien contribuer à son remplissage? Devons-nous recevoir le pain sans donner du blé à moudre, pour recevoir le vin et pas donner des raisins à écraser? Si tout ce qu'on a fait pendant notre vie, c'était d'aller Communion pour recevoir la Vie Divine, pour l’enlever, et ne rien laisser derrière, nous serions des parasites sur le Corps mystique du Christ.

  L'injonction Pauline nous exige à remplir dans notre corps, les souffrances qui manquent à la Passion du Christ. Nous devons donc apporter un esprit de sacrifice à la table Eucharistique; nous devons apporter la mortification de notre moi inférieur, des croix patiemment portées, la crucifixion de nos égoïsmes, la mort de notre concupiscence, et même la difficulté même de notre arrivée à Communion. Alors la communion devient-elle ce à quoi elle a toujours été destinée être, à savoir, un commerce entre le Christ et l’âme, dans lequel nous donnons Sa Mort montrée dans nos vies, et Il donne Sa Vie montrée dans notre filiation d'adoption? Nous Lui donnons notre temps, Il nous donne Son Éternité. Nous Lui donnons notre humanité, Il nous donne Sa divinité. Nous Lui donnons notre néant, il nous donne tout.

  Comprenons-nous vraiment la nature de L'amour? N’avons-nous pas parfois, dans de grands moments d’affection pour une petit enfant, dit dans un langage qui pourrait varier de ceci, mais qui exprime l’idée: « J’aime tellement cet enfant, j’aimerais juste le posséder en moi? » Pourquoi? Parce que tout amour a envie pour l'unité. Dans l’ordre naturel, Dieu a donné de grands plaisirs à l'unité de la chair. Mais ce ne sont rien comparés au plaisir de l'unité de l'esprit, quand la divinité passe à l'humanité, et l’humanité à la divinité – quand notre volonté va à Lui, et Il vient à nous, afin que nous cessions d’être des hommes et que nous commencions à être des enfants de Dieu.

  S'il y a déjà eu un moment dans votre vie quand une belle et noble affection vous a fait sentir comme si vous étiez élevé dans le troisième ou le septième ciel; s'il y a jamais été un moment de votre vie où un noble amour d'un fin cœur humain vous jetait dans une extase; s'il y a déjà eu un moment où vous avez vraiment aimé un cœur humain - alors, je vous le demande, pensez à ce que cela doit être, unis au grand Cœur de l’Amour! Si le cœur humain avec tous ses richesses fines, nobles, chrétiennes peuvent tellement frissoner, peuvent si exalter, peuvent nous rendre si extatiques, alors quel doit être le grand Cœur du Christ? Oh, Si l'étincelle est si brillante, quelle doit être la flamme!

  Réalisons-nous pleinement combien la Communion est liée au Sacrifice, à la fois de la part de notre Seigneur et de notre part, ses pauvres créatures faibles? La messe fait les deux inséparables: il n'y a pas de Communion sans Consécration. Il n’y a pas de réception du pain et du vin que nous offrons, jusqu'à ce qu'ils aient été transsubstantiés dans le Corps et le Sang du Christ. La communion est la conséquence du Calvaire, à savoir que nous vivons selon ce que nous tuons. Toute la nature est témoin de cette vérité; nos corps vivent par le meurtre de la bêtes des champs et des plantes des jardins. Nous puisons la vie dans leur crucifixion. Nous les tuons non pas pour détruire, mais pour accomplir; nous les immolons pour le bien de la communion.

  Et maintenant, par un beau paradoxe de L’Amour Divin, Dieu fait de Sa Croix le moyen même de notre salut. Nous, nous L’avons tué; nous L’avons cloué là; nous L’avons crucifié; mais l’Amour en Son Cœur éternel ne voulait pas être vaincu. Il a voulu nous donner la vie même que nous avons tué; pour nous donner la Nourriture même que nous avons détruite; pour nous nourrir avec le Pain même que nous avons enterré, et le Sang même que nous avons répandu. Il a fait de notre crime une ‘heureuse faute’; Il a tourné une crucifixion dans une Rédemption; une Consécration en Communion; une mort dans la vie éternelle.

  Et c'est juste ce qui fait l'homme d'autant plus mystérieux! Pourquoi l'homme devrait être aimé n'est pas un mystère, mais Pourquoi il n'aime pas en retour est le grand mystère. Pourquoi que notre Seigneur soit le Grand Non-Aimé; pourquoi l'Amour ne serait-il pas aimé? Pourquoi donc, chaque fois qu’il dit: «J’ai soif», est-ce que nous Lui donnons du vinaigre et fiel?


**********


Title: Lucia de Jesus, Fatima, Résumé de laThèse Doctorat, Biographie 2024 AD. 1 / 6
Post by: Twice dyed on January 11, 2026, 11:10:52 PM
1 / 6

Fils 1 - 3: Résumé;  4 - 5 Table des Matières; 6 Sélection Bibliographique
La thèse n'est pas encore disponible, mais ce Résumé d'une dizaine de pages offre tout de même des informations assez importantes. La thèse elle-même est de 1340 pp. !!

Pour trouver le PDF original en Romanien : Dans GOOGLE: https://teze.doctorat.ubbcluj.ro.>doctorat>tesa>fisier>8846 PDF

Pour trouver le PDF Anglais: https://teze.doctorat.ubbcluj.ro.>fisier Lucia de Jesus year
Il est assez difficile de trouver cette page. Essayez de mettre dans Google, mot pour mot.

Auteur: Alvaro Albornoz Castro  Alejandro , le 1 août, 2024
Université ''Babes - Bolyai'', Faculté de l'histoire et Philosophie
École Doctorat: Histoire. Civilisation. Culture

Titre de la Thèse PhD.  : Biographie critique de Sœur Lúcia de Jesus Rosa dos Santos à la lumière de sa correspondance de 1921-1957

Fátima, Vie religieuse, Histoire de l'Église catholique.

Traduction de l'Anglais , par iPhone 16. Non-officiel.
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Résumé

  La vie de Lúcia dos Santos est l'un des phénomènes extraordinaires de l'histoire de l'Église catholique. Une étude critique de la biographie de Lúcia de Jesus est justifiée, non seulement parce que Lúcia a joué un rôle crucial dans le phénomène connu sous le nom  ' d'Apparitions de Fátima ', mais aussi parce qu'elle a contribué de manière décisive à l'établissement du culte du Cœur Immaculé de Marie dans le contexte de la dévotion catholique. D'un point de vue psychologique, la vie de Sœur Lúcia de 1921 à 1957 constitue une étude de cas convaincante qui transcende la sphère matérielle pour se démarquer par ses expériences spirituelles. L'objet de notre recherche est donc limité aux expériences intérieures de la protagoniste, les abordant non pas d'une site perspective psychologique, mais se concentrant sur l'influence de sa spiritualité dans la lumière des registres épistolaires disponibles insérés dans le contexte qui les rend possibles, à savoir le monde catholique de l'entre-deux-guerres à la première moitié du XXe siècle.

  Les phénomènes extraordinaires de l'Église catholique ont été une constante qui, à plus de quelques occasions, en est venue à marquer la direction des politiques théologiques et institutionnelles de l'appareil canonique de l'Église. Dans cette sphère de l'extraordinaire, parmi les phénomènes qui ont embrassé l'expérience surnaturelle de l'Église catholique, d'une grande importance historique, il y a ce phénomène dont le protagoniste est la Vierge Marie, un événement également connu sous le nom de Mariophanie. Ces phénomènes sont liés à des événements considérés comme surnaturels dans lesquels des individus de divers endroits et périodes prétendent avoir eu des visions et reçu des messages de la Vierge Marie, assumant le rôle que nous comprenons en tant que voyants. De tels individus, inscrits dans un paysage religieux, exercent le rôle social de médiateurs authentiques entre les désirs et les missions du ciel et leur transmission et leur accomplissement sur terre ; les messages, les visions et les prophéties transmises par les voyants à différents moments, parfois accompagnés de phénomènes classifiés comme des miracles, ont un impact profond et détermine la foi des témoins, transformant l'architecture culturelle de l'espace local, et leur influence s'étend à l'ensemble du paysage catholique à travers des réseaux de piété qui sont perpétués générationnellement dans la forme d'un culte autorisé et accompagné par des pratiques des dévotions.  Cependant, bien que la trace historique des apparitions de la Vierge dans le contexte théologique catholique soit assez ancienne, ce n'est qu'au XIXe siècle que ces phénomènes ont trouvé un espace d'une importance et d'une popularité sans précédent dans le monde catholique, stimulés par les phénomènes de La Salette et de Lourdes. De tels phénomènes trouveraient une suite importante avec le phénomène équivalent de 1917, connu sous le nom 'd'Apparitions de Fátima'. Bien que les événements homologues du XIXe siècle accorderaient une légitimité au phénomène Fátima, en particulier en termes de compréhension du rôle du voyant, les apparitions de Fátima constitueraient son point culminant historique ; Fátima redéfinirait la pleine compréhension des apparitions de la Vierge et des voyants, fournissant une nouvelle certification et même une justification des phénomènes antérieurs : Les phénomènes concernant les apparitions de la Vierge au XIXe siècle ont permis l'identification de modèles qui ont établi un modèle à la fois de ' l'apparition' et du 'visionnaire', selon les canons de la spiritualité ascétique et mystique de l'Église catholique. Cependant, grâce à ses implications politiques, le phénomène connu sous le nom 'd'Apparitions de Fátima', et en raison que Lúcia de Jesus sera la seule survivante, s'éloignerait des modèles précédents, créant une nouvelle compréhension du visionnaire dans le monde catholique et au-delà.

  Bien que la personnalité historique de Lúcia dos Santos ait fait l'objet d'intérêt continu tout au long du XXe siècle, elle n'a pas encore fait l'objet d'études académiques sérieuses. Bien que, dans le contexte du phénomène des apparitions mariales de 1917 à Fátima, Lúcia émerge comme une figure centrale dont la vie et les expériences ont attiré l'attention des historiens, des théologiens et des croyants, la figure historique du visionnaire n'a pas jusqu'à présent été abordée scientifiquement par la méthode de l'histoire critique. L'état d'études sérieuses sur le thème choisi, tant au niveau national qu'international, c'est-à-dire la compréhension historico-biographique de Lúcia de Jesus, est insatisfaisant, malgré l'énorme impact que la figure en question a eu non seulement sur le paysage catholique contemporain, mais aussi sur le monde.

  En ce sens, l'étude historique dans un cadre biographique du visionnaire de Fátima soumis à une approche critique est importante non seulement parce qu'elle était le principal témoin des phénomènes d'apparitions bien connues dans l'entourage du monde catholique au XXe siècle, mais aussi parce que, précisément dans la période historique de notre recherche, la visionnaire en est venu à avoir une influence non seulement sur le paysage ecclésiastique contemporain mais aussi sur le monde catholique en général jusqu'à nos jours. En fait, notre protagoniste dans la période en cours d'examen est venu influencer les politiques de deux pontificats - Pie XI et Pie XII - déterminant le cours de la compréhension Mariologique catholique tout au long du XXe siècle et développant un nouveau paradigme dévotionnel d'origine ' Cordimarienne ' qui en est venu à placer le phénomène des apparitions visionnaires et mariales dans une position sans précédent dans l'histoire de l'Église catholique et du monde en général. En ce sens, l'étude biographique de Lúcia dos Santos répond à une préoccupation qui n'est pas seulement historique et religieuse, mais paradigmatique dans la sphère de la religiosité catholique dans la première moitié du XXe siècle.

  L'actualité de notre sujet est donc basée sur deux éléments clairement définis. Premièrement, notre objet d'étude représente une incursion originale qui ouvre un domaine de recherche inexploré, à savoir, la relation entre le voyage biographique d'un voyant et la sphère céleste à travers le prisme de l'expérience intérieure analysée à travers la correspondance de notre protagoniste. Dans cette dynamique, le voyant apparaît comme un catalyseur eschatologique qui joue un rôle crucial dans l'articulation de la politique divine, où le destin futur de l'Europe et de l'humanité dans son ensemble semble être intrinsèquement lié à l'acceptation ou au rejet des messages émanant de la sphère céleste et gérés d'abord par Lúcia puis par la hiérarchie ecclésiastique. Cette idée est d'une importance sans précédent, car elle remet en question les conceptions traditionnelles du rôle des voyants et de leur relation avec la sphère institutionnelle politique et religieuse. En d'autres termes, Lúcia, plutôt que d'être simplement une receveuse passive au sein de la théologie mystique catholique des révélations divines, s'avérerait être une actrice active dans un dialogue céleste en cours avec de réelles implications pour l'avenir de l'humanité.

  Par conséquent, la motivation du thème choisi réside dans l'importance d'étudier l'évolution de la biographie spirituelle de Lúcia dos Santos à la lumière de ses registres épistolaires dans la première moitié du XXe siècle. Le choix de la période historique couverte par notre travail couvre en grande partie la relation de Lúcia en tant qu'étudiante à l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée dans la ville de Porto (1921-1925), passant par le déroulement de sa vocation au sein de la même congrégation religieuse en Espagne, de son temps en tant que postulante à Pontevedra (1925-1926), son noviciat et sa profession religieuse à Tuy (1928-1934), son retour au Portugal (1946) à son transfert à Carmel (1948), mettant fin à notre voyage avec sa dernière interview publique avec le père Agustín Fuentes Anguiano (1957). La justification de notre périodisation, qui couvre les années 1921-1957, correspond donc à ce que nous pouvons identifier comme la "période prophétique de Lucia", une période qui commence en 1925 avec la révélation à Pontevedra et se termine en 1957 avec la dernière grande interview avec le père mexicain Agustín Fuentes Anguiano. L'importance de cette période choisie dans la vie de Lúcia peut également être justifiée en s'appuyant sur plusieurs aspects tout aussi importants. Premièrement, le rôle du visionnaire non seulement en tant que témoin oculaire du phénomène connu sous le nom 'd'Apparitions de Fátima', mais aussi en tant que représentant d'une série de manifestations qui font que les expériences de Lúcia établissent subtilement un nouveau paradigme qui défie la théologie et la politique à subsumer à la fois dans la prépondérance de la question eschatologique en tant qu'expérience et événement politique de l'entre-deux-guerres ; les expériences de Lúcia viendraient à conduire les efforts politiques des hiérarchies catholiques en Espagne et au Portugal, déterminant même les actions du Saint-Siège. Par conséquent, la période d'étude dans la vie de notre protagoniste couvre ce que l'on peut comprendre comme la "trajectoire du rôle prophétique de Lúcia", qui s'ouvre dynamiquement en 1930 avec la prémisse de la première pétition au pape Pie XI - que notre travail présente comme une nouveauté historiographique - et se termine en 1957 avec les derniers efforts du visionnaire pour mettre en garde contre les menaces et les punitions qui tomberont sur l'humanité à travers le postulateur romain Agustín Fuentes Anguiano. En ce sens, notre travail biographique offre une nouvelle perspective sur un phénomène qui intercepte les sphères religieuse, politique et culturelle à travers le prisme des menaces et des punitions qui, à travers les messages du visionnaire en question, est évoqué dans un nouveau paradigme au sein du catholicisme de l'entre-deux-guerres.

  Dans notre recherche, nous avons également l'intention d'aborder des questions cruciales liées à la fois aux événements biographiques de Lúcia et au rôle joué par la visionnaire dans la diffusion du message de Fátima ainsi que dans la compréhension de la Mariologie dans le contexte catholique du XXe siècle. Notre objectif, bien qu'original dans le cadre historiographique du sujet, nous invite à garder une perspective modeste dans nos aspirations. En ce sens, l'une des principales questions que nous cherchons à élucider est le rôle historique joué par Lúcia dos Santos au sein de l'Église catholique dans la première moitié du XXe siècle. Cette question nous conduit inévitablement à une analyse détaillée de sa biographie, ainsi que de sa correspondance, qui révèle un contact étroit avec ses confesseurs afin d'influencer les politiques pontificales visant à consacrer la Russie. Sur la base de cette analyse, nous cherchons à comprendre en profondeur le contenu des messages véhiculés par le voyant, qui ont été naturellement enregistrés dans sa correspondance.

  En termes de critique de l'héritage docuмentaire du visionnaire, une exégèse historique est cruciale pour notre recherche, proposant d'examiner de manière critique si les registres épistolaires de Lúcia sont cohérents avec le contexte du phénomène des Apparitions à Fátima et avec la théologie mystique catholique traditionnelle. À cette fin, nous demandons : les messages enregistrés dans la correspondance du visionnaire correspondent-ils aux récits et aux récits associés aux Apparitions Mariales de Fátima ? Ces messages reflètent-ils les principes et les doctrines fondamentaux de la théologie mystique catholique, ou présentent-ils des éléments qui pourraient être considérés comme des écarts ou des innovations théologiques ? Que révèlent exactement ces enregistrements sur la nature et le contenu des messages que Lúcia a reçus ? Comment ces messages sont-ils liés aux croyances et aux pratiques de dévotion enracinées dans la tradition catholique ?

    De même, notre recherche invite de nouvelles questions : quel a été l'impact réel de Lúcia dos Santos sur la diffusion et l'interprétation du message de Fátima dans la sphère catholique ? Comment ses expériences et ses témoignages ont-ils influencé la formation d'une dévotion 'Cordimarienne' ainsi que le moulage d'une eschatologie éminemment Mariale dans le paysage catholique de la seconde moitié du XXe siècle ? En outre, pour une appréciation transparente du profil moral d'une biographie qui prétend être spirituelle, il est non seulement pertinent mais aussi essentiel d'explorer l'évolution ou la cohérence possible des messages de Lúcia au fil du temps, ainsi que d'identifier s'il existe des divergences ou des variations significatives dans le contenu des communications du visionnaire :

    pouvons-nous donc observer un thématique ou progression doctrinale dans les messages au fur et à mesure que les révélations de Pontevedra et de Tuy se développent avec les messages ultérieurs reçus dans les communications divines ? Y a-t-il de la cohérence dans les exhortations transmises par le voyant à différentes étapes de sa vie, ou y a-t-il des changements ou des contradictions évidents dans ses déclarations jusqu'en 1957 ?

  Ces questions nous invitent à entrer dans une analyse critique et exhaustive de la vie et de l'œuvre de Lucia dos Santos à travers ses registres épistolaires, ainsi que leur pertinence historique et théologique dans le contexte des apparitions de Fatima et au-delà.

    Notre thèse de doctorat remplit une double fonction. Premièrement, elle vise à combler le déficit biographique d'études biographiques sur la vie de Sœur Lucia. Deuxièmement, présenter un paysage théorique fondé sur le fait que, pour la première fois dans l'histoire de l'Église catholique, les messages reçus par un individu identifié aux qualités d'un voyant, ont mis en échec l'ensemble de l'appareil institutionnel de l'Église catholique ainsi que l'avenir historique de l'Europe, soumis au rôle d'un nouveau paradigme que nous définissons comme 'l'eschatologie politique '  ou ' politique eschatologique d'une essence Cordimarienne. En d'autres termes, notre thèse de doctorat, ainsi que la présentation détaillée de la vie et des registres épistolaires de Sœur Lucia du point de vue de l'histoire critique, vise à refléter comment le destin de l'Europe et de l'Église Catholique, est soumise à une révélation de la Vierge Marie, qui, à travers sa visionnaire, un personnage qui assume un rôle de protagoniste sans précédent dans l'histoire bimillénaire de l'Église, inaugurera une nouvelle scène historique que de nombreux fidèles catholiques identifieront avec la fin des temps elle-même. Ainsi, la réception internationale des messages de Lucia viendra, au tournant des années 1960, à identifier notre époque historique dans certains cercles catholiques avec l'accomplissement de la fin des temps, avec la soi-disant fin du monde, ou avec les temps précédant la Seconde Venue de Jésus-Christ, identifiés avec la grande apostasie au début de la fin des temps prophétisée dans les Écritures. En ce sens, les messages de Lucia trouveront leur corollaire dans les Saintes Écritures, ces dernières légitimant les messages du visionnaire et donnant une 'vision apocalyptique' non seulement du rôle de Lucia, mais à tout le contenu des apparitions à Fatima.

(PDF original pp .27 )

  Le choix du sujet de notre thèse de doctorat découle de certaines motivations fondamentales sous-jacentes à nos recherches. Tout d'abord, l'insatisfaction découlant de l'absence de travaux universitaires exhaustifs et complets sur ce sujet est un facteur déterminant. Malgré l'importance et pertinence historique de Lucia de Jesus Rosa dos Santos, aucune étude sérieuse sur le sujet n'a été réalisée à ce jour qui aborde de manière exhaustive la vie et l'héritage de Sœur Lucia, et les seules œuvres qui existent sur le sujet suivent un modèle pour populariser la dévotion, sans se soucier non seulement de la critique historique, mais aussi d'un minimum de vérité historique basée sur les sources disponibles. En fait, tant dans les cercles universitaires portugais qu'internationaux, la concrétisation d'une étude sérieuse sur le protagoniste visionnaire des apparitions Fatima est inexistante. Nous avons donc observé un manque d'études scientifiques sur la vie du visionnaire en question, sans travail publié à ce jour avec une approche critique de la biographie du dernier visionnaire du phénomène connu sous le nom de ' Apparitions de Fatima', Lucia de Jesus.


à suivre...
Title: Lucia de Jesus, Fatima, Résumé de la Thèse Doctorat, Biographie 2024 AD. 2 / 6
Post by: Twice dyed on January 11, 2026, 11:30:16 PM
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...du dernier visionnaire du phénomène connu sous le nom de ' Apparitions de Fatima', Lucia de Jesus.

  Par conséquent, l'absence d'une analyse rigoureuse, exhaustive et systématique de la vie et de l'œuvre de Lucia d'un point de vue historique constitue non seulement une lacune dans le domaine de l'historiographie liée au phénomène Fatima, mais même une lacune dans le domaine de la Mariologie et des études liées au phénomène des apparitions mariales. Cette lacune dans la littérature savante nous a amenés à reconnaître un besoin disciplinaire et, par conséquent, a incité notre décision d'approfondir nos recherches et d'offrir une analyse rigoureuse et complète de la figure de Lucia de Jesus.



  Cependant, au-delà de ce manque de littérature savante, une autre raison essentielle de choisir ce sujet était de répondre au besoin d'unifier toute la docuмentation disponible - ou du moins la plupart de celle-ci - sur Lucia de Jesus dans une seule approche de l'histoire critique couvrant la période 1921-1957 et exposant une grande partie de sa correspondance. À cet égard, nous avons observé la dispersion de la docuмentation existante sur la vie de Lucia dans différentes œuvres. Il existe de nombreuses œuvres publiées dans des variantes de différents genres littéraires qui deviennent précieuses parce qu'elles contiennent de la docuмentation relative à la figure historique de Lucia, couvrant un spectre chronologique qui peut être placé de 1925 à 2013. Cette information précieuse, en raison de sa fragmentation sur près d'un siècle dans différentes œuvres dispersées, rend difficile la compréhension complète de la vie et du travail de Lucia, ainsi que d'évaluer avec précision son héritage. Par conséquent, l'une de nos principales motivations était précisément le désir d'unifier méthodologiquement et d'utiliser dans une seule œuvre la majorité de cette information dispersée afin de fournir une vision panoramique et cohérente de la trajectoire historique non seulement du parcours biographique de Lucia de Jesus en premier lieu, mais aussi de l'ensemble du répertoire des docuмents épistolaires qui ont marqué à la fois l'évolution de sa propre vie et d'une politique Mariologique dans le monde catholique dans la première moitié du XXe siècle.

  En correspondance avec le matériel utilisé, notre méthode de travail consistait à utiliser la méthode classique de l'érudition historique, en utilisant la critique docuмentaire et l'herméneutique. Notre méthodologie consiste en l'application de critiques internes sur les sources primaires, c'est-à-dire sur le matériel docuмentaire produit par les observateurs ou les participants directs aux événements pour comprendre et interpréter correctement le contenu des docuмents dans le but de réaliser une observation propre des données extraites par rapport à leur contexte historique et biographique dans la vie de Lucia. Nous avons essayé de vérifier la sincérité de l'auteur de la source, ce qui est un aspect fondamental de l'analyse critique des docuмents et, par conséquent, de la critique historique. Pour déterminer le profil du protagoniste de notre biographie, nous avons pris soin de confronter différentes sources avec un examen attentif des contextes dans lesquels elles ont été produites. En examinant attentivement le matériel docuмentaire, nous essayons d'enregistrer une reconstruction aussi précise et fidèle que possible des événements de la vie de Lucia dos Santos. Le travail historique auquel nous aspirons dépend précisément de l'herméneutique des docuмents en question.

  En ce qui est de la structure organique de notre travail sur la vie de Lucia de Jesus Rosa dos Santos, elle comprend dix chapitres, conclusions, bibliographie et annexes, que nous présentons comme suit.

Le chapitre I, « Rapport Historique et Historiographique des Sources pour l'Étude de la Biographie de Lúcia de Jesus Rosa dos Santos » examine l'état actuel de la recherche historiographique liée à l'étude de Lúcia de Jesus. Le chapitre souligne la nécessité d'une biographie critique de Lúcia et propose une périodisation originale des sources sur sa vie et son œuvre :
1) 1921-1935, les premières œuvres sur Fátima ;
2) 1935-1944, l'activité d'écriture de Sœur Lúcia ;
3) 1946-1957, l'activité inquisitrice et herméneutique liée aux apparitions de Fátima ;
4) 1955-2013, sources apologétiques, critiques et docuмentaires. Le chapitre fournit une analyse détaillée des sources pour chaque période, soulignant l'importance de la critique historique et de l'analyse docuмentaire dans la compréhension du phénomène religieux de Fátima.

  Le chapitre II, « Introduction au Contexte Géographique et Culturel de l'Enfance de Lúcia à Aljustrel » vise à présenter et à contextualiser l'environnement géographique et culturel dans lequel l'enfance du visionnaire de Fátima a eu lieu. Bien qu'il ne soit pas au cœur de la biographie en question, le contexte culturel et géographique des premières années de Lúcia est crucial pour comprendre sa formation religieuse. Le chapitre met l'accent sur l'influence de sa mère, Maria Rosa, sur la religiosité de Lúcia, ses relations avec son père et ses proches, et le contexte social et économique du village. Ces éléments ont façonné la personnalité de Lúcia, influençant son travail ultérieur à l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée.

Chapitre III, « Lúcia de Jesus Rosa dos Santos. De l'Asilo de Vilar à Porto à l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée de Pontevedra. 1919-1925 » examine en détail la période post-Fátima dans la vie de Lúcia. Il analyse les circonstances de son départ de Fátima et entrée à l'Institut van Zeller, révélant les événements, les décisions et les influences qui ont façonné sa vie religieuse. Il explore les interactions de Lúcia avec les autorités ecclésiastiques, les expériences spirituelles et le discernement vocationnel. La transition de l'environnement éducatif catholique de l'asile de Vilar à la vie consacrée à l'Institut des Sœurs de St. Dorothea est examinée de manière critique, y compris les motivations personnelles et le contexte ecclésiastique. Le chapitre remet en question les récits historiques dominants, mettant en évidence les divergences et les éventuelles fausses déclarations historiques de la biographie de Lúcia.

  Le chapitre IV, « La Vie Spirituelle de Lúcia Dans le Novitiat de l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée de Tuy. 1926-1930 » constitue une analyse détaillée de la première période de la vie de Lúcia dans le Novitiat de l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée de Tuy, marquée par des événements cruciaux et des défis spirituels. Lúcia fait face à des doutes et à des tribulations internes, influencées par de prétendues révélations privées concernant la fondation d'un nouvel institut religieux. Ses confesseurs, le père José Aparício da Silva et José Bernardo Gonçalves, jouent un rôle clé dans l'orientation spirituelle de Lúcia. Le chapitre examine les controverses générées par la commercialisation du portrait de Lúcia et la possibilité de changer de congrégation religieuse, y compris les efforts de Mgr José Alves Correia da Silva pour la décourager. L'analyse critique, basée sur la correspondance et les docuмents historiques, révèle des divergences dans le récit officiel et met en lumière des événements inconnus, tels que la première lettre adressée au pape Pie XI en 1930.

Chapitre V, « Lucia et la Propagation de la Dévotion Réparatrice au Cœur Immaculé de Marie. De la Révélation de Pontevedra - 10 décembre 1925 - à l'Approbation Officielle de Mgr José Alves Correia da Silva le 13 septembre 1939 » analyse la période entre la Révélation de Pontevedra (10 décembre 1925) et l'approbation officielle de la dévotion par Mgr José Alves Correia da Silva (13 septembre 1939). L'étude explore en détail l'historique du phénomène connu sous le nom ' d'Apparition de Pontevedra ', fournissant pour la première fois un compte rendu détaillé du phénomène à la lumière des docuмents. Le chapitre examine les efforts de Lúcia pour promouvoir ' la dévotion ', le rôle des prêtres Manuel Nunes Formigão et José Aparício da Silva, et leur influence sur l'acceptation de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. La relation complexe entre Lúcia et Mgr José Alves Correia da Silva est analysée, soulignant la résistance de l'évêque et le soutien éventuel. Il discute également des interventions du Père José Bernardo Gonçalves et du missionnaire José Aparício dans la diffusion mondiale de la dévotion. Le chapitre met l'accent sur l'importance historique et spirituelle de la ' Dévotion Réparatrice au Cœur Immaculé de Marie ', soulignant les défis et les controverses entourant sa publication et son approbation, ainsi que les erreurs historiques dans le récit officiel du carmélite de Coimbra.

Chapitre VI, « De la Vision de Tuy à ' Ingravescentibus Malis ' et la Consécration du Portugal. Le Voyage Historique de la Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie entre 1929 et 1938 » examine la période charnière depuis la vision de Tuy jusqu'à la consécration du Portugal et l'encyclique ' Ingravescentibus malis ' du pape Pie XI. L'œuvre analyse la transformation du rôle de Lúcia du spirituel au politique et le contexte théologique, politique et eschatologique du message de Fátima. Les révélations à Tuy et le lien avec la demande de la consécration de la Russie, et les efforts pour faire connaître ces demandes, sont examinés en détail. Le chapitre traite également du rôle du père José Bernardo Gonçalves dans la promotion de la ' consécration de la Russie ' et de la réaction de la hiérarchie ecclésiastique. Les menaces de guerres et les réactions aux premières demandes de consécration sont mises en évidence, y compris le contexte politique de la guerre civile espagnole. Les nouvelles révélations reçues par Lúcia à Rianjo et la demande de la ' consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie ', ainsi que le rôle d'Alexandrina Maria da Costa dans ce processus, sont également examinées. Le chapitre se termine par la demande de Monseigneur da Silva à Pie XI, qui marque le rejet de Rome manifesté dans l'encyclique ' Ingravescentibus malis ' sur la dévotion du Rosaire, qui ne fait aucune mention des 'Apparitions à Fátima'.

Chapitre VII, « L'Imminence de la Guerre et la Punition des Nations. Les Avertissements du Ciel et la Période Prophétique de Lúcia de 1939 à 1943 » traite de la période prophétique de Lúcia entre 1939 et 1943 mettant en évidence les messages du voyant et leurs implications eschatologiques-politiques. Lúcia reçoit des avertissements et des prophéties d'une guerre imminente, confirmés par l'événement des aurores boréales de 1938, interprétés comme un signe divin. Il examine la relation entre la Russie, la paix mondiale et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, ainsi que les efforts infructueux pour consacrer la Russie. Les évêques portugais changent de stratégie, en se concentrant sur la ' Consécration du monde '. Le secret de Fátima est partiellement révélé et Lúcia appelle à une réforme morale du clergé espagnol, soutenu par l'évêque de Leiria. L'internationalisation de Fátima et le ' refus de paix du Ciel ' jusqu'à  ' la Consécration du monde ' sont examinés. Le chapitre met l'accent sur l'insistance de Lúcia sur l'accomplissement des demandes de Dieu et la réponse positive du pape Pie XII en consacrant le monde au ' Cœur Immaculé de Marie '.

  Chapitre VIII, « Secrets, Mystères et Saudades. De l'Écriture de la Troisième Partie du Secret au Retour de Lúcia à Fátima. Dernière Période à Tuy, de 1943 à 1946 » explore la dernière période de Lúcia à Tuy et se concentre sur le processus d'écriture de la troisième partie du secret de Fátima en soulignant le rôle clé de l'évêque de Leiria dans ce processus. Les détails de la genèse de ce docuмent sont révélés, soulignant la réunion à Valença do Minho entre Mgr José Alves Correia da Silva, José Galamba de Oliveira et Sœur Lúcia. Le chapitre met en évidence la détérioration de la santé du voyant et la pression exercée sur elle pour qu'elle écrive le docuмent. Il analyse la lutte interne de Lúcia et la transmission du secret à l'évêque de Leiria. Les perspectives historiographiques sur le contexte de l'écriture du Secret sont analysées, mettant en évidence les incohérences et les manipulations présentes dans les récits officiels. Les liens d'amitié de Lúcia avec Mère Cunha Matos et ses tentatives de représenter l'hypostase du ' Cœur Immaculé de Marie ' à Tuy sont également explorés. Le chapitre se concentre également sur la visite du prêtre néerlandais Hübert Jöngen à Tuy, dans le contexte de la critique internationale de Lúcia par le jésuite belge Edouard Dhanis. Enfin, le retour de Lúcia à Fátima en 1946 et ses nouvelles directions sont décrits, marquant la fin de son temps à Tuy et le début d'une nouvelle phase de sa vie à l'Institut de Sainte Dorothée.

Chapitre IX, « Nouvelles Routes et Croix Lourdes. De l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée de Sardão au Carmel de Sainte-Thérèse de Coimbra. La Transition de la Congrégation Religieuse de Lúcia de 1946 à 1957 » explore la transition de Lúcia de l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée de Sãrdao au Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra. Il décrit son expérience au Collège des Sœurs de Sainte Dorothée de Sardão, remarquable pour sa remise en question des apparitions de Fátima, illustrant son nouveau rôle herméneutique dans la réponse aux questions internationales sur Fátima. La visite du sculpteur Thomas McGlynn, qui a agi au nom de Lúcia au nom du pape Pie XII en vue de son transfert de congrégation, est analysée avec la décision de Lúcia d'entrer à Carmel et le processus d'autorisation de ce transfert. L'important témoignage de abbé Lombardi sur les préoccupations eschatologiques de Lúcia est décrit, et la visite du cardinal Alfredo Ottaviani au Carmel à Coimbra souligne l'importance de Lúcia dans la hiérarchie ecclésiastique. Il met en évidence la complexité de la vie spirituelle de la visionnaire pendant cette période, marquée par son dévouement à la mission de répandre le message de Fátima et son engagement envers la conversion de la Russie.

  Chapitre X, « Père, Dieu Punira le Monde et le Punira d'une Manière Terrible. La Punition du Ciel est Imminente...' Le Testament Prophétique de Lúcia et le cas du père Augustín Fuentes » analyse pour la première fois dans l'historiographie du sujet le cas du père Agustin Fuentes Anguiano et son lien avec le message prophétique de Lucia sur l'imminence de la punition divine sur le monde. Décrivant la biographie de Fuentes, de son rôle de Postulateur romain pour la cause de la béatification des enfants Francisco et Jacinta Marto,  à son engagement à diffuser le message de Fátima, le chapitre explore son entretien avec Sœur Lúcia et ses conséquences. L'opposition de la Curie diocésaine de Coimbra, qui a contesté le contenu de l'interview et a lancé une campagne de diffamation contre lui est analysée en détail, tout comme l'attaque de la presse mexicaine et l'intervention de l'agence de presse américaine Catholics News. Cette controverse a suscité le soutien de l'évêque de Veracruz et du cardinal José Garibi Rivera pour Fuentes, soulignant les tensions et les conflits entourant son cas qui persistent autour de l'interprétation des événements de Fátima. Enfin, le chapitre réfléchit à l'impact sur la réputation d'Agustin Fuentes et à la pertinence de son message dans le contexte de l'historiographie de Fatima. Enfin, le chapitre passe brièvement en revue l'historiographie de Fátima sur le sujet, démystifiant la théorie compromise développée par Joaquin Maria Alonso, qui ne résiste pas aux sources du prêtre mexicain impliqué. Le chapitre se termine en concluant que Fuentes a involontairement été victime d'une campagne de diffamation, même s'il a simplement répété ce que Lúcia et d'autres témoins avaient précédemment dit sur le message de Fátima.


à suivre...
Title: Lucia de Jesus, Fatima, Résumé de la Thèse Doctorat, Biographie 2024 AD. 3 / 6
Post by: Twice dyed on January 11, 2026, 11:36:07 PM
3/6

...même s'il a simplement répété ce que Lúcia et d'autres témoins avaient précédemment dit sur le message de Fátima.

  En ce sens, nous pouvons comprendre deux directions de l'histoire théologique du message de Fátima qui s'ouvrent progressivement dans l'évolution biographique du visionnaire en question. Premièrement, pendant son séjour à l'Asilo de Vilar dans la ville de Porto, Lúcia sert les intérêts de l'Église catholique, mais de manière volontaire et non obligatoire. Mgr José Alves Correia da Silva, en traitant avec Lúcia, ne suggère pas de manipulation, mais plutôt une implication prudentielle. L'idée de manipulation est réfutée par des docuмents qui montrent que la vocation de Lúcia est apparue spontanément, sans pression extérieure, pendant ses études religieuses.

  La protection offerte à Lúcia dos Santos par l'Église Catholique, à la lumière de la docuмentation, est une forme d'isolement plutôt que de soutien. Le but de cet isolement était de protéger et d'éduquer la visionnaire, mais aussi d'assurer l'intégrité du phénomène Fátima. Son isolement était nécessaire pour maintenir son prestige et son statut surnaturel non entaché. Cette protection était en harmonie avec les priorités de l'évêque de Leiria, assurant la cohésion de l'ensemble du phénomène.

  Notre recherche montre l'évolution du phénomène Fátima vers le réductionnisme du "phénomène visionnaire Fátima", en particulier avec la célébrité de Sœur Lúcia. À partir de 1940, le lien entre les deux phénomènes était évident. Les messages au Saint-Siège entre 1930 et 1958 ont montré que les apparitions se poursuivaient et contenaient des demandes politiques et eschatologiques. Le cardinal Cerejeira et d'autres ont cherché à répondre à ces demandes, face à des menaces de punition divine. Ce contexte modifie le paradigme historique, mettant en avant l'expérience eschatologique dans laquelle la politique et l'histoire sont influencées par des revendications divines et des punitions imminentes. La guerre a été considérée comme un instrument du fléau, et notre recherche ouvre un nouveau paradigme :  ' l'eschatologie politique'.

  À travers la docuмentation analysée et dans l'aspect théorique, notre travail met en évidence le rôle prophétique de Lúcia de Jesus Rosa dos Santos dans l'entre-deux-guerres et pendant la guerre froide jusqu'en 1957, date à laquelle elle a eu son dernier entretien eschatologique. Les dossiers épistolaires attestent de sa célébrité dans les cercles ecclésiastiques en raison de son impact sur ses confesseurs, qui ont transmis à l'évêque de Leiria les messages et les révélations qu'elle a reçus. Ses messages, en ligne avec les ' Apparitions de Fátima ', ont élargi et consolidé à la fois les fondamentaux principes de la  'Mariologie Cordimarienne'  et la dévotion à la Vierge Marie représentée par l'hypostase de son Cœur Immaculé dans le monde catholique du XXe siècle, facilitant leur acceptation et leur propagation, d'abord dans les cercles ecclésiastiques, puis au grand public.

  Dans l'évolution du message de Fátima, les révélations ultérieures de Lúcia, en particulier celles du 10 décembre 1925 et du 13 juin 1929, ont renforcé et élargi le sens original. Ils ont transformé le message original de pénitence et de récitation du chapelet en un message aux connotations eschatologiques et politiques mondiales. Les révélations en Espagne ont acquis une plus grande influence sur la politique de l'Église que celles du Portugal, faisant pivoter l'ecclésiologie catholique autour de l'eschatologie et consolidant la conscience ecclésiastique grâce à un impact significatif sur la politique pontificale. Nos recherches mettent l'accent sur l'influence internationale de Lúcia et son pouvoir de façonner les politiques de l'Église, soulignant le thème de la consécration de la Russie et du monde au Cœur Immaculé de Marie.

  Notre recherche offre une large perspective sur l'influence des apparitions de Fátima et leur message sur la vie de Lúcia en tant que nonne. Grâce à son travail progressif en Espagne, Lúcia est devenue un catalyseur pour les messages de Fátima, leur donnant crédibilité et autorité à l'échelle internationale. Les messages reçus par Lúcia en Espagne ont élargi la signification du message de Fátima, et leur relation avec les pratiques de dévotion existantes a renforcé leur importance théologique. Cependant, les changements dans l'attitude de l'Église catholique à l'égard de certains sujets doctrinaux ont conduit à une marginalisation de la révélation de Pontevedra, même si elle était autrefois considérée comme significative.

    Notre recherche analyse le rôle essentiel de Lúcia dos Santos, non seulement en tant que voyeuse de Fátima, mais aussi dans le contexte de son activité progressive en Espagne au sein des Sœurs de Sainte Dorothée. Fátima a donné à Lúcia la légitimité de diffuser ses messages, consolidant son autorité dans les cercles ecclésiastiques. Cependant, l'influence de Fátima dans l'entre-deux-guerres jusqu'en 1957 ne peut être réduite aux seuls événements de 1917, mais est étroitement liée à la mission de Lúcia en Espagne. Les révélations de Pontevedra et de Tuy ont apporté une nouvelle dimension au message de Fátima, mais les changements doctrinaux dans l'Église Catholique ont conduit à une marginalisation de la révélation de Pontevedra, malgré son impact sur les fidèles.

  Notre travail apporte des contributions significatives à l'historiographie de Fátima, clarifiant les aspects biographiques de Lúcia dos Santos. En analysant attentivement les docuмents, nous soulignons pour la première fois l'existence d'une première lettre adressée au pape Pie XI par Lúcia en 1930, contredisant les théories précédentes qui suggéraient que la première lettre a été envoyée à Pie XII en 1940. Il s'agit d'une contribution importante, soulignant la cohérence et l'intégrité morale de la voyeuse. Grâce à l'exégèse critique et à l'étude docuмentaire, nous clarifions divers aspects biographiques, en suivant une approche rigoureuse basée sur des faits et des docuмents vérifiables. Cette contribution représente une étape importante dans l'ouverture de nouvelles perspectives dans l'historiographie de Fátima.

  Notre recherche met également en lumière un certain nombre de découvertes et de clarifications importantes dans le domaine de l'historiographie de Fátima et de la biographie de Lúcia dos Santos. Parmi les questions les plus importantes abordées figurent la clarification de la question du docuмent original brûlé, sur la ' Dévotion Réparatrice des Premiers Samedis au Cœur Immaculé de Marie ' et la discussion sur la vocation religieuse de Lúcia. Nous avons également analysé le secret de l'identité de Lúcia pendant sa période de postulation et de noviciat, ainsi que son désir de fonder un nouvel institut religieux, des aspects non traités auparavant dans la littérature. Une autre contribution importante a été l'approche du développement et de la trajectoire de la ' Dévotion Réparatrice au Cœur Immaculé de Marie  '  à la lumière des docuмents épistolaires de Lúcia, soulignant sa cohérence dans la propagation de cette dévotion. Nous avons également étudié de manière critique le développement des effets ecclésiologiques liés à la demande  de la Consécration de la Russie exposant la réponse spirituelle de Lúcia et l'implication de la hiérarchie Catholique dans la satisfaction de cette demande, en s'appuyant sur des sources et des docuмents authentiques. Ainsi, notre travail présente pour la première fois une image détaillée de la relation entre les événements politiques et l'interprétation prophétique donnée par l'Église Catholique aux messages des veueurs. Grâce à une analyse complète des docuмents écrits par Lúcia dans l'entre-deux-guerres, nous avons réussi à peindre un tableau précis du rôle joué par la visionnaire et ses messages dans le contexte des efforts pour consacrer la Russie au ' Cœur Immaculé de Marie '. Ces contributions jettent un nouvel éclairage sur notre compréhension de la complexité du phénomène Fátima et de son impact sur la vie religieuse et politique de l'époque.

  Notre recherche met l'accent sur la cohérence solide des messages de Lúcia dos Santos, qui sont restés intacts de 1927 à 1957. Des appels à la ' Dévotion au Cœur Immaculé de Marie ' à la consécration de la Russie et aux avertissements de punition imminente, les écrits de Lúcia forment un ensemble thématique uniforme. Cette cohérence, tant dans les messages publics que dans la correspondance privée, souligne le rôle prophétique de Lúcia et a contribué à consolider une forte eschatologie Mariale au sein de l'Église catholique, influençant même les politiques ecclésiologiques de l'époque. La dévotion  ' Cordimarienne ' qu'elle a promue a influencé les politiques ecclésiologiques du XXe siècle, aboutissant aux consécrations au ' Cœur Immaculé de Marie ', soulignant le profond impact de ses visions sur l'Église Catholique et la foi.

  Notre enquête met au premier plan une perspective unique sur les événements controversés entourant l'interview entre Fr. Agustín Fuentes Anguiano et Sœur Lúcia entre 1957 et 1959, révélant une série d'événements complexes et de répercussions défavorables. Notre recherche est la première à traiter en détail de ces événements, fournissant une analyse exhaustive et des clarifications dans un domaine qui n'a jusqu'à présent pas été suffisamment exploré. Nos conclusions mettent en lumière le rôle douteux joué par le diocèse de Coimbra et les sérieuses conséquences du discrédit du père Fuentes, sapant l'intégrité et la cohérence des messages de Lúcia. En outre, nos recherches soulèvent des questions essentielles sur l'implication de Lúcia dans ces actions et suggèrent un changement possible dans la compréhension du message de Fátima à l'époque du pontificat de Jean XXIII. Ce travail représente un point de départ important pour les enquêtes futures, jetant les bases d'une compréhension plus profonde de ces événements historiques cruciaux et de leur impact sur l'Église catholique au XXe siècle.

  Notre recherche arrive également à la conclusion que le texte biographique du Carmel de Coimbra, ainsi que le journal autobiographique de Lúcia intitulé ' O meu caminho ', présentent d'importantes difficultés de la vérité historique en termes de preuves docuмentaires liées à la biographie de Lúcia . Le texte biographique du Carmel de Coimbra a soulevé des problèmes insurmontables, contredisant les dossiers épistolaires de Lúcia dos Santos, que nous avons analysés en détail. Nous avons mis en évidence les incohérences et les contradictions dans le texte biographique du Carmel de Coimbra à la lumière d'autres sources docuмentaires, offrant des justifications et des explications dans les notes de bas de page de notre travail. Nous avons également souligné les écarts et les faits douteux dans la biographie du Carmel de Coimbra, telle que présentée dans l'œuvre ' Um caminho sob o olhar de Maria ', basé sur les docuмents épistolaires analysés dans notre recherche.

  À la lumière des contradictions présentées, nos recherches ont conclu que nous sommes confrontés à deux problèmes fondamentaux divisés en deux blocs bien définis.

  a) Premièrement, il y a un problème de critique historique lié au récit littéraire de la biographie de Carmel de Coimbra, qui présente une vision non seulement incohérente mais souvent fictive de la réalité factuelle de la vie de Lúcia, donnant un sens modifié de certains faits historiques, tout en préservant leur chronologie et en respectant les événements clés qui marquent la vie du voyant Lúcia dos Santos.

b) Deuxièmement, le récit lui-même crée également certaines circonstances parallèles qui ne correspondent pas à la réalité historique, donnant au lecteur une image modifiée de la personnalité, des préoccupations spirituelles et psychologiques de Lúcia dos Santos pendant certaines périodes de sa vie.

c) Troisièmement, le plus gros problème est le journal autobiographique intitulé ' O meu caminho ' attribué à Lúcia qui, selon le nombre de passages exposés dans ce journal contenu dans l'œuvre publiée par Carmel Um caminho sob o olhar de Maria, dont certains contredisent et modifient le contenu historique des faits présentés dans d'autres docuмents écrits par Lúcia elle-même au cours de certaines périodes analysées dans notre travail.

  Grâce à la méthode critique historique, nous avons pu corroborer de manière factuelle non seulement la biographie mais aussi les erreurs souvent historiques dans le récit du Carmel de Coimbra, qui déforment la réalité des faits pour constituer un récit inexact et souvent alternatif de la vie de Lúcia dont les faits ne correspondent pas à la vérité historique de sa biographie. Notre recherche met en lumière le fait que certains passages du journal autobiographique de Lúcia présenté par le Carmel de Coimbra contredisent les faits et les événements historiquement docuмentés par Lúcia elle-même de son vivant à travers ses propres docuмents épistolaires, ainsi que par le cercle d'intimes qui maintenaient une correspondance étroite avec le voyant. Par conséquent, nos recherches soutiennent que non seulement le récit du Carmel de Coimbra intitulé ' Um caminho sob o olhar de Maria ' doit être réexaminé sous un jour critique, mais même le journal autobiographique attribué à Lúcia et intitulé ' O meu caminho ' devrait être réexaminé dans le même processus critique. Ces divergences soulignent la nécessité d'une approche critique et rigoureuse des sources historiques dans l'interprétation des événements entourant le cadre biographique de Lúcia dos Santos.

  En conclusion, nous avons donc aspiré à réaliser la première thèse de doctorat dans la discipline de l'histoire consacrée exclusivement à la vie de Sœur Lúcia de Jesus Rosa dos Santos dans la période 1921-1957 à travers la première étude critique de la vie et de l'œuvre de le voyant de Fátima, dans toute la mesure du possible grâce à la collection complète du matériel disponible publié à ce jour. La présente recherche tente donc de répondre à l'attente de combler une lacune historiographique, bien que de dimensions modestes, dans l'étude du dernier voyant des apparitions de Fátima en tant que figure essentielle pour la compréhension de la dévotion catholique actuelle à la Vierge de Fátima. Nous espérons donc que notre modeste travail offrira pour la première fois une vision panoramique, mais non exhaustive, du parcours biographique de Lúcia de Jesus Rosa dos Santos de 1921 à 1957, à travers une approche méthodologique de l'histoire critique de son héritage épistolaire.

Fin du résumé - à suivre avec la Table des Matières..., et Bibliographie
Title: Lucia de Jesus, Fatima, Thèse de Ph.D, Biographie Table des Matières, 4/6
Post by: Twice dyed on January 12, 2026, 09:35:06 PM
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“BABEȘ-BOLYAI” UNIVERSITY
CLUJ-NAPOCA
FACULTY OF HISTORY AND PHILOSOPHY
DOCTORAL SCHOOL “HISTORY. CIVILIZATION. CULTURE”
Critical Biography of
Sister Lúcia de Jesus Rosa dos Santos in the light of her correspondence
from 1921-1957

PhD student:
Álvaro Albornoz Castro


2024
Table des matières
Introduction .................................................................................... 11
I. Rapport historique et historiographique des sources pour l'étude de
    la biographie de Lúcia de Jesus Rosa dos Santos ................................ 30
I.1. Présentation de la problématique de l'approche historiographique du
      phénomène de Fátima........................................................... 30
I.2. L'état actuel de la biographie critique dans le cas historiographique
      général des voyants de la Vierge Marie........................................ 32

I.3 Périodisation pour une historiographie des sources sur la vie et l'œuvre de
    Lúcia de Jesus Rosa dos Santos.................................................. 36
I.3.1. La première période : 1921-1935. Premiers travaux liés à Fátima ............. 40
I.3.2. La deuxième période : 1935-1944. Activité d'écriture de Sœur Lúcia........... 46
I.3.3. La troisième période : 1946-1957. Activité inquisitoriale et
      herméneutique en relation avec les apparitions de Fátima.  Lúcia répond.......50
     
I.3.4. La Quatrième Période : 1955-2013. L'impulsion apologétique, critique et
      docuмentaire sur les sources de Fátima........................................61
I.4. Biographies éditées de Lúcia et autres écrits autographes du voyant ........... 79

II. Introduction au contexte géographique et culturel de l'enfance de
    Lúcia à Aljustrel............................................................... 85
II.1. La structure socio-économique du village d'Aljustrel au début du XXe siècle ...85 
II.2. Une famille d'Aljustrel au début du XXe siècle ................................88
II.3. Pratiquer la religion dans la famille : Maria Rosa et le
      foyer comme Église domestique..................................................90
II.4. Les premières années de Lúcia ................................................ 94
II.5. Entre tradition populaire et péché : les distractions d’Aljustrel ............ 99
II.6. Maria Rosa dos Santos : Gardienne de la doctrine et modèle de
      la femme catholique rurale du début du XXe siècle ............................102
II.7. Entre vanité du monde et contemplation naissante : Lúcia
      après sa première communion.................................................. 107
II.8. Lúcia et ses cousins, Francisco et Jacinta Marto ............................ 109
II.9. Entre moutons et morceaux flottants. Lucie la Bergère ........................114
II.10. Le premier phénomène apparitionniste : la genèse des voyants de Fátima...... 117
II.11. La crise familiale précédant les apparitions de 1917 ....................... 122
II.12. Ambassade du Ciel : le rôle de Lúcia dans les apparitions de Fátima ........ 128

III. Lúcia de Jesus Rosa dos Santos : De l'asile de Vilar de Porto à
      l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée de Pontevedra, 1919-1925..............135
III.1. Après les apparitions de Fátima. No Man's Land ............................. 135
III.2. Une possibilité d’éduquer le voyant ..................... 145
III.3. La naissance de Maria das Dores : Arcediago van Zeller Institut
      ... des Sœurs de Sainte Dorothée............................................. 165
III.4. Controverse et spéculation autour de Lúcia : Att Presse..................... 170
III.5. Du premier récit des apparitions de 1922 à l'interrogatoire canonique :
      la genèse d'un témoignage perpétuel ........................................ 177
III.6. L'interrogatoire de la Commission canonique de 1924 ...................... 200
III.7. Signes d'une vocation religieuse..................................................... 207
III.8. Confirmation et préparation à la vie religieuse en Espagne ................. 221

III.9. Lettres d'adieu : la nouvelle inattendue du départ pour l'Espagne .......... 234
III.10. Vocation et sacrifice. Court Séjour à Tuy ................................ 241
III.11. Pontevedra et le Cœur Immaculé de Marie. 1925-1926 ........................ 263
IV. La vie spirituelle de Lúcia au noviciat de l'Institut des Sœurs de
    Sainte Dorothée de Tuy, 1926 -1930............................................. 281
IV.1. Vestiges. Noviciat à Tuy .................................................... 281
IV.2. Inspiration divine ou tentation démoniaque : la fondation d'un
      nouvel institut............................................................. 290
IV.3. La Tribulation des Six Mois ................................................. 299
IV.4. Votes temporaires du 3 octobre 1928 ......................................... 307
IV.5. L'affaire de presse avec le portrait de Sœur Lúcia .......................... 317
IV.6. Changement de congrégation religieuse et création d'un nouvel institut ...... 335
IV.7. Preuves excluant le souhait de Lúcia de déménager au Carmel.................. 339
IV.8. 1930. Un questionnaire et la dévotion de Mère Monfalim ...................... 345
IV.9. La deuxième grande maladie de Maria Rosa......................................348
IV.10. Bilan de Filomena Miranda................................................... 354

IV.11. Première lettre au pape Pie XI. 1930. Preuve docuмentaire .................. 361
IV.12. Insister sur le Nouvel Institut............................................. 358
IV.13. Les questions décisives du Père Gonçalves .................................. 379
IV.14. Nouvelles tentations et visite de Mgr José Alves Correia da Silva à Tuy..... 384
V. Lúcia et la diffusion de la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie :
    de la Révélation de Pontevedra - 10 décembre 1925 - à l'approbation
    officielle de Mgr José Alves Correia da Silva le 13 septembre 1939 ............ 393

V.1. Docuмents historiques de l'Apocalypse du 10 décembre 1925......................393
V.2. La trace historique de la genèse des Sources et diffusion de
      la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie..............................403
V.3. Les efforts de Lúcia Maria das Dores pour diffuser la
    dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie.................................414
V.4. Manuel Nunes Formigão :
    Apôtre de la Propagation de la Dévotion Réparatrice au 
    Cœur Immaculé de Marie................................................................. 427
V.5. José Aparício da Silva : Confesseur et Serviteur infatigable du
    Cœur Immaculé de Marie ........................................................436
V.6. Lúcia, le Cœur de Marie et Mgr José Alves Correia da Silva.....................445
V.7. L'intervention du Père José Bernardo Gonçalves ............................... 452
V.8. Le rôle du Père Aparicio comme missionnaire du Cœur Immaculé de Marie à
       l'étranger ....................................................................461
V.9. Le Cœur Immaculé de Marie et la Justice Divine :
    « Le châtiment sera tel que jamais auparavant : Horrible, Horrible » ......... 472
V.10. Épreuves, sacrifices, guerres : Mgr José Alves Correia da Silva et
        l'approbation de la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie........... 475


V.11.L'erreur de Mgr José Alves Correia da Silva. Controverses autour de
      la publication de la dévotion ................................................ 480
V.12. La signification historique de la dévotion réparatrice
      au Cœur Immaculé de Marie ....................................................486
VI. De la vision de Tuy à Ingravescentibus Malis et la consécration du Portugal :
    le parcours historique de la consécration de la Russie au
    Cœur Immaculé de Marie entre 1929 et 1938 ..................................... 489
VI.1. Le contexte spirituel de Lúcia dans l'Institut des Religieuses de
      Sainte Dorothée de Tuy en 1929 .............................................. 489
VI.2. Notes historiques sur l'apparition de Tuy le 13 juin 1929 ................... 492
VI.3. La relation entre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie et
      la Russie dans le contexte du secret de Fátima dans les lettres de Lúcia..... 502
VI.4. Le Père José Bernardo Gonçalves et les premières tentatives de
      consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie .............................. 509
VI.5. Russie,José Alves Correia da Silva et Pie XI. La hiérarchie
      ecclésiastique et la demande de consécration de la Russie ................... 512

VI.6. Menaces, châtiments, guerres.
      La première demande de consécration au Cœur Immaculé de Marie ............... 520
VI.7. Rianjo. « Comme le roi de France, ils regretteront… »
      Nouvelles révélations de Lúcia liées au Sacré-Cœur de Jésus ................. 527
VI.8. Vœux religieux pendant la guerre. La profession solennelle des
      vœux perpétuels de Lúcia et la guerre civile espagnole ...................... 533
VI.9. Lúcia et la croisade espagnole. Retour à Pontevedra ......................... 539
VI.10. Une nouvelle demande du Ciel : Consécration du monde
      au Cœur Immaculé de Marie. Le rôle d'Alexandrina Maria da Costa ............ 543

VI.11. Le contrôle théologique du Père Gonçalves .................................. 548
VI.12. La guerre civile, la réaction des évêques espagnols et
         des Sœurs de Sainte-Dorothée.................................................554
VI.13. La demande de Mgr José Alves Correia da Silva à Pie XI :
        Consécration de la Russie aux Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie ............559
VI.14. Un triste retour à Tuy. Décès de Mère Monfalim ............................. 564
VI.15. Nouvelles souffrances. Le rejet de Rome et de l'Ingravescentibus Malis ..... 565

VII. L'imminence de la guerre et le châtiment des nations : les avertissements du
ciel et la période prophétique de Lúcia de 1939 à 1943............................ 570
VII.1. Une guerre « éminente » ....................... 570
VII.2. « Quand tu vois une nuit lumineuse… » Aurores boréales en janvier 1938 ..... 573
VII.3. La Russie, la paix mondiale et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ....... 577
VII.4. Une nouvelle intervention du Père Gonçalves. La demande
         hermétique de Lucie à Pie XII ................................................................... 583             
VII.5. Changement de stratégie. Consécration du monde et non de la Russie ........ 589
VII.6. « Je punirai les nations pour leurs crimes… » Nouvelles révélations et
        consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie ................................. 593
VII.7. Révéler des secrets. Lúcia écrit à Pie XII ................................................. 597
VII.8. Le Portugal renouvelle la consécration au Cœur Immaculé de Marie ............ 605
VII.9. Les péchés du Portugal : « Nosso Senhor demande la pénitence, les
        sacrifices et la suppression des fêtes païennes. »
        Nouvelles demandes de Lúcia .................................................................. 608
VII.10. Pie XII et sa prédilection pour la Vierge Marie du Rosaire de Fatima.......... 617           

VII.11. Internationalisation des secrets de Fátima: l'enfer et les
           erreurs de la Russie ...................................................... 622
VII.12. Nosso Senhor refuse la paix. De nouvelles insistances pour
        apaiser la justice divine................................................... 630
VII.13. Pie XII Demandes de subventions. Consécration du Monde au
Cœur Immaculé de Marie .............................................................634     
VII.14. Les péchés de l'Espagne. « Nosso Senhor exige une
        réforme morale du clergé espagnol ».....................................642
VII.15. L'intervention de Mgr José Alves Correia da Silva en Espagne. L'évêque
        de Leiria plaide pour Lúcia ........................................... 654

VIII. Secrets, mystères et saudades : de l'écriture de la troisième partie
      du Troisième partie du secret du retour de Lúcia à Fátima :
      dernière période à Tuy, de 1943 à 1946 ................................. 661
VIII.1. Le troisième secret. Quelques précisions................................661
VIII.2. Pleurésie et infections. La santé de Lúcia se détériore ................663
VIII.3. La genèse de la rédaction : Galamba de Oliveira et
        la rencontre de Valença do Minho ...................................... 665
VIII.4. La rechute de Lucia. La visite urgente de Mgr José Alves
        Correia da Silva à Tuy ................................................ 670
VIII.5. Angoisse spirituelle ou impossibilité surnaturelle. La
        lutte intérieure de Lúcia...............................................673
VIII.6. Lettres que Lúcia ne lit pas .......................................... 680
VIII.7. Rédaction du Docuмent sur le Troisième Secret.
        Aspects historiographiques............................................. 681
VIII.8. Monseigneur José Alves Correia da Silva : Le Gardien du Secret.
        Circonstances de la transmission du docuмent à l'évêque de Leiria....... 689
VIII.9. Traces d'une amitié. Lúcia et Mère Maria do Carmo Cunha Matos .......... 695
VIII.10. Lúcia et les Hypostases de Notre-Dame de Fátima ....................... 698

VIII.11. La Russie sera convertie: Lúcia, partisane de
        la conversion de la Russie..............................................701
VIII.12. Lúcia et la critique d'Edouard Dhanis ................................. 704
VIII.13. À la recherche de réponses. Hübert Jöngen visite Tuy .................. 708
VIII.14. Saudades de Fátima. Lúcia et le couronnement de la Vierge ............. 710
VIII.15. Retour à Fatima. 21-22 mai 1946, Nouvelles Destinées du Voyant ........ 716

IX. Nouveaux chemins et lourdes croix : De l'Institut des Sœurs de
      Sainte Dorothée de Sardão au Carmel de Sainte Thérèse de Coimbra.
      La transition de la Congrégation religieuse de Lúcia de 1946 à 1957....... 723     
IX.1. Collège des Sœurs de Sainte Dorothée de Sardão .............................723
IX.2. Entretiens, interrogatoires, questionnaires : Lúcia répond aux apparitions..735
IX.3. Un projet très attendu en faveur de la Russie :
      la visite de Lúcia à Pie XII............................................... 731
IX.4. Thomas McGlynn : Sculpteur de la Vierge Marie et Messager de Lúcia .........736

IX.5. La Décision de Lúcia et la Vocation à la Contemplation :
       l'Horizon du Carmel....................................................... 740
IX.6. Traitement dentaire, Montini et transfert effectif au Carmel............... 750
IX.7. Carmel de Sainte Thérèse. L'émergence de Maria Lúcia de Jesus
      e do Coração Imaculado..................................................... 755
IX.8. Autres tentatives de conversion de la Russie sous la domination carmelite...761   
IX.9. « Une mission de Dieu et une bonne partie de ma croix ». Nouvelles visites
        à Lúcia depuis 1950.......................................................764
IX.10. Dévot, espion ou inquisiteur ? La visite de Joséph Schweigl au
        Portugal et sa rencontre avec Lúcia ......................................774
IX.11. « Père, beaucoup seront perdus, seule une partie limitée de
      la race humaine sera sauvée ! » Le témoignage du Père Lombardi ............777
IX.12. Une visite imposante. Visite du Cardinal Alfredo Ottaviani au
        Monastère des Carmes .................................................... 781     
X. « Père, Dieu punira le monde et le punira de manière terrible :
      le châtiment du ciel est imminent... » Le Testament prophétique de
      Lúcia et le cas du Père Agustín Fuentes .................................785

X.1. Notice biographique d'Agustín Fuentes Anguiano jusqu'à
      sa nomination au postulateur romain              ....................... 785
X.2 Entretien du Père Agustín Fuentes avec Sœur Lúcia le 26 décembre 1957...... 787
X.3. Apostolat du Père Agustín Fuentes : diffuser le message de
       Notre-Dame de Fátima......... .............................................793
X.4. Lúcia contra Lúcia : Note anonyme de la
    Curie diocésaine de Coimbra, juillet 1959................................. 798
X.5. Un pape au nom hérétique : Jean XIII et les prophètes de malheur ......... 802
X.6. « Sœur Lúcia n'aurait pas pu s'exprimer de manière aussi incorrecte ».
      L'attaque de la presse mexicaine et la défense du père Fuentes ......... 807
X.7. Intervention des médias catholiques : « TUER l'histoire » le 25.05.1959 ...813
X.8. Presse américaine contre le Père Agustín Fuentes…..........................816
X.9. L'erreur de l'agence de presse américaine Catholics News ................. 819
X.10. Nouvelles manœuvres de l'Agence de Presse Catholique dans le
      cas du Père Fuentes...................................................... 821
X.11. L'entêtement tenace de Catholics News dans le cas du Père Fuentes ....... 823
X.12. Le tournant copernicien de l’agence de presse américaine :
      Catholics News présente son argumentation de manière transparente ........828
X.13. La défense du clergé mexicain. Mgr Pío López et l'émergence de
      la doctrine traditionnelle du message de Fátima ......................... 830
X.14. L'engagement du Cardinal José Garibi Rivera dans le
      cas du Père Agustín Fuentes.............................................. 840
X.15. Ecce Homo: Monseigneur Ernesto Sena de Oliveira se lave les mains ....... 842
X.16. Renforcer une imposture : « Le Père Fuentes prédit en 1960 des
        catastrophes qui ne se sont jamais produites » .......................... 845
X.17. Épilogue. Agustín Fuentes, Apôtre du Cœur Immaculé de Marie et
      du Message de Fátima .....................................................849

X.18. L'historiographie de Fátima sur le cas du père Agustín Fuentes .......... 852
X.19. Entre compromis et critique : la thèse tendancieuse de Joaquín María        Alonso...................................................................862

CONSIDÉRATIONS FINALES..........................................................872

BIBLIOGRAPHIE.................................................................. 909 ANNEXES..................................................935
LISTE DES ANNEXES..................................935
ANNEXE DES DOcuмENTS (D) ...................................941
ANNEXE PHOTOGRAPHIQUE (F) .................................. 1037

Mots-clés : Cœur Immaculé de Marie, Châtiment du Ciel, Dévotion cordimaire, Fátima, Apparitions de la Vierge Marie, Lúcia de Jesus, Mariologie, Message de Fátima, Pontevedra, Tuy, Consécration de la Russie, Secret de Fátima, Institut des Sœurs de Sainte Dorothée, Leiria, Dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie, Troisième Secret de Fátima, Vie religieuse, Histoire de la Église catholique.

Bibliographie à suivre...

Title: Lucia de Jesus, Fatima, Bibliographie de la Thèse, Doctorat 2024 AD. 5/6
Post by: Twice dyed on January 15, 2026, 10:47:37 AM
5/6
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“BABEȘ-BOLYAI” UNIVERSITY
CLUJ-NAPOCA
FACULTY OF HISTORY AND PHILOSOPHY
DOCTORAL SCHOOL “HISTORY. CIVILIZATION. CULTURE”
DOCTORAL (PhD) THESIS
History
PhD supervisor:
Prof. PhD Sorin Mitu
PhD student:
Álvaro Albornoz Castro
Cluj-Napoca
2024


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Title: Re: Valeurs Traditionnelles
Post by: Persto on January 15, 2026, 11:20:06 AM
Thank you for posting this information
Title: Lucia de Jesus, Fatima, Section VIII de la Thèse,, Texte en Roumanien 6 / 6
Post by: Twice dyed on January 15, 2026, 11:23:20 AM

6 / 6

La Thèse sera disponible au grand publique en Février 2027.

La Section VIII , Chapitre 1 - 8 est disponible ici, mais le texte est Roumanien

2024, Volume 6
https://actahistoria.umfst.ro/10-62838-amsh-2024-0022/
Geneza redactării a celei de-a Treia Părţi a Secretului de la Fátima. Îndoieli, angoase şi suferinţe ale sorei Lúcia Maria das Dores în cursul celei de-a doua jumătăţi a anului 1943 la Tuy. O controversă istorică
Álvaro Albornoz Castro, Ph.D., Babeş-Bolyai University Cluj-Napoca
Abstract
The Genesis of the Writing of the Third Part of the Secret of Fátima. Doubts, Anguish, and Sufferings of Sister Lúcia Maria das Dores During the Second Half of 1943 in Tuy. A Historical Controversy
This research explores the historical conditions that facilitated the redaction of the so-called third part of the Secret of Fátima,..."
La genèse de l'écriture de la troisième partie du Secret de Fátima. Doutes, angoisses et souffrances de Sœur Lúcia Maria das Dores au cours de la seconde moitié de 1943 à Tuy. Une controverse historique Cette recherche explore les conditions historiques qui ont facilité la rédaction de la soi-disant troisième partie du Secret de Fátima, en se concentrant sur les circonstances et les expériences de la protagoniste principale, Sœur Lúcia. La rédaction et l'enchaînement des événements entourant le célèbre docuмent sont dus à un amalgame de facteurs historiques, spirituels et ecclésiastiques qui ont créé un contexte favorable à l'expression et à la formalisation des messages de Sœur Lúcia. Cet article révèle également une contradiction entre les témoignages du journal du Carmel de Coimbra et les recherches de Sebastião Martins dos Reis et António Maria Martins, suggérant des incohérences dans le récit des événements, ce qui souligne la nécessité d'une analyse critique et objective des sources historiques, soulignant la complexité de l'examen des sources liées aux expériences intérieures dans la discipline des études religieuses dans le cadre catholique.
Keywords: Fátima Apparitions; Sister Lúcia; Apparition of the Virgin Mary; Third Secret of Fátima; Private revelations.
DOI: 10.62838/amsh-2024-0022 (https://actahistoria.umfst.ro/10-62838-amsh-2024-0022/)

Pages: 111-151

Extrait: 


Pour discussion sur ce Forum..page 123
"...Il s'agit de la deuxième infection de Lúcia en un laps de temps relativement court36. L'évêque de Leiria, José Alves Correia da Silva, sera très préoccupé par la santé de la religieuse, mais en même temps, les préoccupations de Mgr José ne s'éloigneront pas trop du sujet de Fátima : l'évêque de Leiria a estimé que la voyante devait terminer ses récits en écrivant tout ce qu'elle avait à communiquer à l'humanité sur Fátima et qu'elle n'avait pas fait jusqu'à présent. Selon les paroles d'Alonso : « … L'évêque et son entourage, dans la Curie épiscopale, étaient inquiets : Lucie quittera-t-elle cette vie en emportant avec elle « son » secret ? Cependant, l'infection de Lúcia s'est avérée plus intense que la précédente en raison d'une complication qui a touché sa jambe, à savoir une troisième infection. Elle le raconte elle-même dans une lettre du 9 septembre : « En effet, je me sentais mieux lorsque la troisième infection est apparue à cause d'une autre injection (...) Je ne sais pas si c'est à cause de la fatigue, mais celle-ci semble plus douloureuse que les autres. Patience ! Il faut souffrir pour obtenir le Ciel pour tant d'âmes qui n'y pensent pas... »38. Dom José arrive donc à Tuy le mercredi 15 septembre 1943 pour rencontrer son protégé39. Lúcia, dont les forces étaient affaiblies, ne pouvait pas sortir du lit et donc la réunion...''

Notre Dame de Fatima, ppn.
Title: Soeur Lucie,Troisième Secret de Fatima, biographie Chapitre VIII 2024 .
Post by: Twice dyed on January 25, 2026, 08:24:51 PM
EXTRAITS: NON-OFFICIEL, 2024 AD.  Pour discussion uniquement sur ce forum. Pauvre traduction fait par ordinateurs. Les notes en bas de page sont minimisées. Pour voir  le docuмent original, en Roumain ici: 
https://actahistoria.umfst.ro/wp-content/uploads/2025/02/06_Castro.pdf

Un autre site traduit des PDFs très rapidement, gratuit , A+:  https://pdftranslater.org


Chapitre VIII
VIII.2. Pleurésie et infections. La santé de Lúcia se détériore .....113........663
VIII.3. La genèse de la rédaction : Galamba de Oliveira et
        la rencontre de Valença do Minho .......117.................… ....... 665
VIII.4. La rechute de Lucia. La visite urgente de Mgr José Alves
        Correia da Silva à Tuy .......122...................................... 670
VIII.5. Angoisse spirituelle ou impossibilité surnaturelle. La
        lutte intérieure de Lúcia........125....................................673
VIII.6. Lettres que Lúcia ne lit pas ........133............................... 680
VIII.7. ? Rédaction du Docuмent sur le Troisième Secret.
        Aspects historiographiques......135.................................... 681
VIII.8. Monseigneur José Alves Correia da Silva : Le Gardien du Secret.
        Circonstances de la transmission du docuмent à l'évêque de Leiria..143. 689
(VIII.9. Traces d'une amitié. Lúcia et Mère Maria do ...)

LA GENÈSE DE L'ÉDITION DE LA TROISIÈME PARTIE DU SECRET DE FÁTIMA.

                      Alvaro Albornoz Castro Ph.D
Abstrait
  La Genèse de l'écriture de la troisième partie du Secret de Fátima.

Doutes, angoisses et souffrances de Sœur Lúcia Maria das Dores au cours de la seconde moitié de 1943 à Tuy. Une controverse historique...

  Cette recherche explore les conditions historiques qui ont facilité la rédaction de la soi-disant troisième partie du Secret de Fátima, en se concentrant sur les circonstances et les expériences de la protagoniste principale, Sœur Lúcia. La rédaction et l'enchaînement des événements entourant le célèbre docuмent sont dus à un  amalgame de facteurs historiques, spirituels et ecclésiastiques qui ont créé un contexte favorable à l'expression et à la formalisation des messages de Sœur Lúcia. Cet article révèle également une contradiction entre les témoignages du journal du Carmel de Coimbra et les recherches de Sebastião Martins dos Reis et António Maria Martins, suggérant des incohérences dans le récit des événements, ce qui souligne la nécessité d'une analyse critique et objective des sources historiques, soulignant la complexité de l'examen des sources liées aux expériences intérieures dans la discipline des études religieuses dans le cadre catholique.

Troisième Secret de Fátima:  Révélations privées.

Introduction (se trouve dans le filet dessus 1 / 6)  La vie de Sœur Lúcia Maria das Dores fait partie des expériences qui peuvent être comprises comme des phénomènes extraordinaires
...
Chapitre VIII, incomplet

VIII .2 Pleurésie et infections. La santé de Lúcia se détériore

  Les circonstances spécifiques de la rédaction de la troisième partie du soi-disant secret de Fátima seront étroitement liées à l'état de santé physique de Sœur Lúcia dans la maison de la congrégation des Sœurs de Sainte Dorothée à Tuy. La rédaction de la troisième partie du soi-disant secret de Fátima aura lieu quelques années après la rédaction officielle par Lúcia des deux premières parties du secret, le 31 août 1941 dans un manuscrit destiné à l'évêque de Leiria et qui sera plus tard connu sous le nom de Troisième Mémoire 1. Ces premières
____________________________
1 Lúcia écrivait en 1941 à la demande de l'évêque de Leiria : ""...julgo que conserva V. Ex.cia Rev.ma do Senhor Padre José Bernardo Gonçalves, na em que me manda escrever ao Santo  Padre. Les deux points que j'indique sont une révélation du secret. Alors, mais pour ne pas y aller mais c'est écrit qui devrait être bref, me limite à l'indispensable, laissant à Dieu une opportunité d'un moment plus favorable.  [ ... A primeira foi pois a vista do inferno."("...Je pense que vous gardez, Votre Excellence, une lettre du Père José Bernardo Gonçalves, dans laquelle il me dit d'écrire au Saint-Père. L'un des points qu'il m'indique est la divulgation du secret. J'ai dit quelque chose, mais pour ne pas allonger cette lettre. [ ...] Je me suis limité à l'essentiel, laissant à Dieu l'occasion d'un temps plus favorable. Eh bien, le secret consiste en trois choses différentes, dont je vais en révéler deux. Le premier était la vue de l'enfer."
page 113

Álvaro Albornoz Castro *

deux parties décrivent les expériences vécues par Lúcia et ses cousins en 1917, constituées de la célèbre vision de l'enfer ainsi que de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, en même temps que les catastrophes que subira le monde à cause des erreurs de la Russie2,  si cette dévotion n'est pas adoptée et diffusée.3
__________________________
Les paroles de la Vierge Marie exprimées par Lucie étaient les suivantes : « Visteis o inferno, para onde ... Padre..." ("Vous avez vu l'enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs ; pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si vous faites ce que je vous dis, beaucoup d'âmes seront sauvées et vous aurez la paix. La guerre prendra fin. Mais si vous ne cessez d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, une pire commencera. Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu punira le monde pour ses crimes. et la persécution de l'Église et du Saint-Père...". Lúcia de Jesus, Memorias da Irmã Lúcia, compilação do Fr. Luís Kondor, SVD. Introdução e notas do P. Dr. Joaquín M. Alonso, CMF et do P. Dr. Luciano Cristino, Fatima, Vice-Postulação, 1990, p. 103.

* Toutes les traductions du Portugais vers Le Roumain appartiennent à l'auteur de l'article.
2.  La suite de la deuxième partie du secret concernant la persécution de l'Église et les erreurs de la Russie est la suivante: "...sabei que é o grand sinal... ("... sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne qu'Il punira le monde pour ses crimes par la guerre, la famine et la persécution de l'Église et du Saint-Père... Pour l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si vous écoutez mes demandes, la Russie se convertira et vous aurez la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde entier, favorisant les guerres et les persécutions de l'Église. Le Saint Père souffrira beaucoup. À la fin, il consacrera le monde à mon Cœur Immaculé et il aura une période de paix. Au Portugal le dogme de la Foi sera preservé. Ne dites cela à personne. À Francisco, oui.) Ibidem, p. 105.

3. Le lien entre le secret de juillet 1917 et les promesses ultérieures faites à Lucie est souligné par Sebastião Martins dos Reisb: "Une promesse du 13 juillet 1917 - «Virei pedir a consecração da Rússia ao meu Imaculado Coração, e a comunhão reparadora nos primeiros sábados", -compriu-a a Senhora nas Aaparições posteriores de 1925, 1926 e 1929, spécifiant concrètement un mode de satisfaction de l'urgence continue de la réparation exigée », Sebastião Martins dos Reis, Síntese Crítica
page 114

  Quelques années après la rédaction des deux premières parties du secret,dans la seconde moitié de l'année 1943, avec ses inquiétudes prophétiques sur l'avenir de l'Espagne, la santé de Sœur Lúcia va se détériorer rapidement à  partir du début de la même année avec des hauts et des bas importants, et sa vie sera remise en question, suscitant une grande inquiétude parmi ses  proches. Cette dernière activera tous les mécanismes disponibles pour que la voyante ne quitte pas ce monde sans laisser par écrit ce qu'elle a gardé avec  tant de zèle, à savoir la dernière partie du secret qui lui a été confié lors du  phénomène de 1917 connu sous le nom des Apparitions de Fatima.

  Malgré la santé relativement bonne de Lúcia, outre certains problèmes  bronchiques, la religieuse de Tuy aura besoin de périodes de repos
systématiques dans certaines localités espagnoles, comme Pontevedra, La  Troja et Rianjo. Mais son état va s'aggraver à l'été 1943. D'ici là, une pleurésie négligée va évoluer vers une forme grave accompagnée de températures très  élevées et de rechutes constantes. L'état de sœur Lúcia était devenu grave et  elle-même, au début de juin 1943, écrivit ce qui suit à l'évêque de Leiria, Mgr  José Alves Correia da Silva :
  "Peut-être que tout cela est le début de la fin, et j'en suis heureux. Il est bon  qu'au moment où ma mission sur terre touche à sa fin, le Bon Dieu prépare le  chemin du ciel"4.

  En raison de son état de santé critique, Sœur Lúcia a passé deux mois au  lit 5, et c'est précisément pour cette raison que Mgr José Alves Correia da Silva  s'inquiétera de l'état de santé de la religieuse et craindra même pour sa vie.  Pendant la maladie de la voyante, son état s'est légèrement amélioré et c'est  probablement pendant cette période que l'évêque de Leiria lui a écrit dans le but d'enregistrer de nouveaux éléments sur sa cousine Jacinta Marto pour être utilisés dans une nouvelle édition du livre du Père José Galamba de  Oliveira sur la "plus petite voyante" Jacinta 6. Cependant,
_____________________________________________
...yes Fatima. Incidências e reverbusões, Lisboa, Ramos, Alonso et Moita LDA, 1967, p. 101.

4. Joaquín María Alonso, La Verdad sobre el Secreto de Fátima, Madrid, Centro Mariano, 1976, p.
30.
5 António Maria Martins, Docuмentos de Fátima, Porto, Éditorial L.E, 1976, p. 497. Lettre
de Sœur Lúcia au Père José Aparício da Silva du 2 août 1943, envoyée de Tuy. L'expéditeur
informe de son état de santé délicat et d'autres problèmes de conscience.
6 L'anecdote de la  parution du livre Jacinta, Florinhas de Fátima, de José Galamba de Oliveira, vient d'être
racontée par Mgr José Alves Correia da Silva : ... une ... d'Irma Maria Lúcia de Jesus
page 115

  Lúcia subira une nouvelle rechute accompagnée de températures élevées et  de crachats de sang ; une situation qui va s’aggraver en raison d'une infection  provoquée par une injection. Sœur Lúcia elle-même commentera au début de juin 1943 : "Je me lève un peu et mon état semble s'améliorer, mais la fièvre ne s'arrête pas et les crachats de sang non plus..." 7.

  Au début du mois d'août, il y aura à nouveau une légère amélioration et Lúcia écrira à son confesseur, le père José da Silva Aparício, qui était en
mission au Brésil, le 2 août :
„J.M.J 8
    Cher Père Aparício
      Je suis en convalescence d'une maladie qui m'a retenu au lit pendant plus de deux mois : une pneumonie, provoquée par une pleurésie liquide, et  enfin, une infection provoquée par une injection. Maintenant, je n'ai plus que quelques lignes de fièvre, qui disparaîtront avec le temps, si Dieu le veut.

    [...] Îen ce qui me concerne, je marche complètement abandonné entre les mains de Dieu. Je suis les événements au fur et à mesure qu'ils se déroulent, cherchant uniquement à faire sa volonté la plus sainte en toutes choses, manifestée  directement ou indirectement à travers ceux qui le représentent. Cela me fait de la peine de publier tant de choses que j'ai tant essayé de cacher, mais si mon pauvre sacrifice fait quelque chose pour sa gloire et le bien des âmes, j'en suis satisfait. Je n'ai pas d'autre souhait....
____________________________
7. François de Marie des Anges, Sœur Lucie. Confidente du Cœur Immaculé de Marie, Saint-Parres-Lès-Vaudes, La Contre-Réforme Catholique, 2014, p. 245. 8 Dans les codes religieux utilisés par les Sœurs de la Congrégation de Sainte-Dorothée, les initiales J.M.J. représentent ''Jésus, Marie, Joseph''.
page 116


...merci pour vos prières dont j'ai tant besoin. Vous n'êtes pas oublié dans mes  pauvres prières..." 9. Pour l'instant, nous ne savons pas à quelles "choses qu'elle avait  l'intention de cacher" Lúcia faisait référence. Cependant, il est très probable que le voyant se soit senti acculé par l'insistance quasi systématique des supérieurs à révéler de nouvelles choses sur la vie de Jacinta Marto. Le  problème pour Lúcia consistait donc dans le fait que chaque nouvel événement dans la vie de l'enfant voyant de Fátima impliquerait la divulgation d'informations de plus en plus liées au topos du secret et, par  conséquent, à sa troisième partie. Il est également possible qu'une demande directe de date de divulgation de la troisième partie du secret vienne effectivement des supérieurs10. Cependant, en raison des détails spirituels qui ont entouré la rédaction de ce docuмent, il est possible d'affirmer avec une  grande certitude que jusqu'au premier semestre de 1943, il n'y a eu aucune tentative de demande dans la vie de Sœur Lúcia dans le but de révéler des informations qui pourraient être liées à la soi-disant troisième partie du secret de Fátima.


VIII .3 La genèse de l'écriture : Galamba de Oliveira et la rencontre à Valença do Minho

  Le chercheur Michele de la Sainte Trinité11,  grâce à une source sous la forme d'une lettre du Père José Galamba de Oliveira adressée à l'auteur et datée du 19 mars 1984, révèle une anecdote importante impliquant l'évêque de Leiria, l'expéditeur lui-même, à savoir le Père Galamba de Oliveira et précisément Sœur Lúcia. Il s'agit de la rencontre entre le Père Galamba de Oliveira, Mgr José Alves Correia da Silva et Sœur Lúcia à Valença do Minho qui a lieu comme suit 12.
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9 António Maria Martins, op.cit., p. 497. 10 C'est l'avis de Michele de la Sainte Trinité : « Sœur Lucie fait-elle seulement allusion aux nouvelles notes sur Jacinthe qui lui sont demandées ? Michele de la Sainte Trinité, Toute la vérité sur Fatima. tome III. Le Troisième Secret,  Saint-Parres-Lès-Vaudes, La Contre-Réforme Catholique, 1986, p. 33. 11 Chercheur catholique appartenant au mouvement religieux catholique contre-révolutionnaire français appelé Ligue de la contre-réforme catholique fondé par le prêtre et théologien Georges de Nantes dans le  but de générer un contrepoids aux réformes doctrinales, liturgiques et morales proposées par le Concile Vatican II. 12Michele de la Sainte Trinité omet une source fondamentale pour la reconstitution de cette rencontre, à savoir le récit donné par Sœur Lúcia elle-même dans la préface du troisième mémoire, où elle décrit elle-même la rencontre de Valença do Minho. On ne comprend pas pourquoi le chercheur français a négligé ce docuмent très important.
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  Alors que Mgr José Alves Correia da Silva se trouvait dans sa maison de retraite à Formigueira, près de Braga, avec le Père Galamba de Oliveira, les  deux clercs ont ressenti le besoin de rencontrer Sœur Lúcia à Valença do Minho13. Sœur Lúcia a quitté Tuy avec l'autorisation de ses supérieures et  avec une santé un peu meilleure, mais pas complètement rétablie. Lúcia est ensuite passée des coutumes espagnoles aux coutumes portugaises, pour  finalement se retrouver à Asilo Fonseca : une école de filles gérée par la congrégation franciscaine. C'est précisément à Asilo Fonseca que se déroulera  la rencontre historique entre l'évêque de Leiria, le père Galamba et la sœur Lúcia.

  À Asilo Fonseca, Mgr José Alves Correia da Silva rencontrera le supérieur du lieu dans la même salle où se sont déroulées toutes les implications ; Don José était assis dans un fauteuil, tandis que dans la même pièce le Père Galamba de Oliveira interviewait Sœur Lúcia, qui était également assise dans un des coins, de sorte que les deux conversations - celle de l'évêque avec le supérieur et celle de Lúcia avec le Père Galamba - se déroulaient simultanément 14. Selon les quelques sources sur cette rencontre hermétique à Valença do Minho - parmi lesquelles le témoignage de Mgr João Pereira Venâncio au journaliste António Valdemar du Diário de Noticias15  - le Père Galamba a alors demandé à Lúcia : "Pourquoi ne nous révèles-tu pas la troisième partie du Secret de Nossa Senhora ? Pourrais-tu nous le dire maintenant ?". Ce à quoi Lúcia répondit avec des paroles surprenantes pour l'évêque de Leiria : « Maintenant, si Monseigneur

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pour le sujet en question. Cependant, les détails racontés par Lúcia et la reconstruction réalisée par Michele de la Sainte Trinité coïncident en grande partie, ce qui nous rapproche d'une reconstruction plus fiable de l'événement en question. 13 Apio García, Bodas de Ouro de Fátima. 1917-1967. Lisbonne, José Pereira de Almeida Editores, 1967, p. 74. 14 Michele de la
Sainte Trinité, op.cit., p. 34. 15 Un envoyé du journal portugais Diário de Notícias, António Valdemar, en raison de certaines questions encore non résolues liées au célèbre Troisième Secret, a interviewé au Palais épiscopal de Leiria le successeur de Mgr José Alves Correia da Silva, João Pereira Venâncio, à propos de plusieurs sujets liés à Fátima, y compris les circonstances de la rédaction du célèbre docuмent. Dans cette interview, l'épisode qui s'est déroulé à Valença do Minho est mis en lumière: "Em que résistances Lúcia escreve esse docuмento? - D. José Alves Correia da Silva encontrava-se em Braga e foi, entretanto, à Valença, a fim de se avistar com Lúcia, que estava em Tui. Na companhia do prelado de Leiria estava o cónego José Galamba de Oliveira, que L'attention de Lucie est motivée par le fait qu'elle n'a pas révélé la troisième partie du "segredo", ainsi que celle qu'elle a présentée à D. José Alves Correia da Silva, lui disant qu'elle a, en ce moment, la révélation que, dans ce cas, elle peut écrire Assim, Lucie. Redigiu, après, une troisième partie du «segredo» de Fátima. , "Onde está o «Segredo de Fátima». Resposta ao Enviado Especial.", Ápio Garcia, op.cit., p. 74.
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  La genèse de l'écriture de la Troisième Partie du Secret de Fátima. Doutes, angoisses et souffrances de Sœur Lúcia Maria das Dores au cours de la seconde moitié de 1943 à Tuy. Une controverse historique


le voudrais, je pourrais vous le dire"16. À la fin de l'entretien entre le supérieur de l'asile de Fonseca et l'évêque de Leiria, le père Galamba de  Oliveira se tournera vers Mgr José Alves Correia da Silva pour dire ce qui suit :

    "Monseigneur ! Sœur Lúcia a dit que, si vous le souhaitez, elle peut désormais révéler la troisième partie du Secret"17. Ceci est également confirmé par Lúcia elle-même, soulignant que le lieu du dialogue était précisément à Valença do Minho18, réaffirmant le fait que le Père Galamba de Oliveira avait insisté sur le contenu des informations qu'elle devait fournir, comme l'avait demandé l'évêque de Leiria à propos de la reformulation d'un récit des apparitions: 19

    "Dites-lui, Monsieur l'Évêque", a déclaré Son Excellence  [José Galamba de Oliveira] il n'y a pas longtemps à Valença. - M. Bishop, dites-lui de tout noter. Parce que sinon il passera beaucoup de temps au purgatoire parce qu'il a gardé le silence sur tant de choses!"20 [...] Monsieur Bishop, dites-lui de tout dire, de tout; de ne rien cacher..."21.
La réponse évasive de l'évêque n'est pas arrivée trop tard22  et cela ne devrait pas surprendre, étant donné le respect du prélat pour les questions les plus délicates liées à Fátima23. Dès lors, la prudence de Dom José face à la question quelque peu
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16 Michele de la Sainte Trinité, op.cit., p. 33. 17 Apio Garcia, loc.cit. 18 "...dizia, há pouco, em Valença...", Lúcia de Jesus, Memorias da Irmã Lúcia, op.cit., p. 151. 19 " Depois de V. Ex.cia Rev.ma,.... Sœur Lúcia répond au commentaire du Père Galamba de Oliveira : « Do purgatório, nesse sentido, não... que não occulte nada...". Ibid. 22 "Par ailleurs, et à une occasion particulière, et quelque chose de la Curie demandait à José de donner un ordre à la Hermana Lucía, le señor Obispo avait répondu: «En asuntos de secretos no meto»", Joaquín Maria Alonso, op.cit., p. 32. 23 Joaquín Maria Alonso témoigne de la prudence de Mgr da Silva : « L'année jubilaire de 1942, avec la résonance mondiale, a augmenté le désir de conquérir la totalité du secret. Le sénateur de Leiria, toujours très respectable pour le mystère de Fátima, n'a pas de preuve de ce que l'on entend. semos dos insistentes pedidos que pessoas de sua confisanza fazem ante o uma disparição de Lúcia". Idem, O segredo de Fátima, dans "Fátima 50", année I-nr. 6, 13.10.1967, p. 11.
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imprudente du prêtre jésuite fut catégorique. Lúcia elle-même confirme la réponse de Mgr José Alves :

« Et Votre Excellence,  certainement assistée du Divin Saint-Esprit,  a prononçé la sentence :
- Je ne fais pas ça. Je ne m'implique pas dans les secrets..." 24. Le Père Galamba, voyant les réticences de Dom José sur ce sujet, demanda à l'évêque, comme dernière alternative, que le voyant consigne l'information dans un docuмent. Le Père Galamba a demandé au moins cette possibilité : « de l'écrire sur un morceau de papier que Votre Excellence conservera dans une enveloppe scellée ». C'est donc la genèse de l'idée historique d'écrire un docuмent qui sera connu sous le nom célèbre du troisième secret de Fátima25. La date de cette anecdote ne peut être déduite avec précision. Joaquín  María Alonso, qui fut l'un des historiens les plus renommés sur ce sujet, n'en parle pas dans ses écrits26 , pas plus que d'autres auteurs, comme José Geraldes Freire27. Cependant, lui-même
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24 "E V. Ex.cia Rev.ma, assistido, com cerceta, pelo Divino Espírito" Santo, a prononcé la phrase : -'' Isso não mando. Em assuntos de segredos, não me meto.", Lúcia de Jesus, op.cit., p.151. La réponse de l'évêque de Leiria fut un grand soulagement pour Lúcia : "Merci mon Dieu !... une source de perplexités et d'escroqueries....veridad intima torture.", ibidem. En fait, cet épisode a une grande importance historique, car il donnera lieu à l'écriture qui deviendra connue sous le nom de IV Mémoire du voyant, exauçant ainsi les souhaits du Père Galamba de OIiveira et de Monseigneur José Alves Correia da Silva, mais sans encore révéler la partie cachée du secret, dont le voyant n'avait encore ni la permission ni la clarté. pour révéler : ,Começo, pois, a minha...

    Dom José décide de lui rendre visite avec la claire intention de lui faire écrire une troisième « CHOSE », Joaquín María Alonso, O Segredo de Fátima, p. 11. Comme il ressort du texte, la réunion de Valença do Minho n'est pas non plus mentionnée.27 Un autre ouvrage de référence au sujet du troisième secret est l'ouvrage de José Geraldes Freire, intitulé O segredo de Fátima, a terceira parte é sobre Portugal, qui n'aborde pas non plus le sujet. Cet ouvrage est une compilation d'une série de 35 articles publiés dans l'hebdomadaire O Distrito de Portalegre publié entre le 4 mars et le 11 novembre 1977. La deuxième édition du même ouvrage comprend des éléments d'une série intitulée Temas de Fatimologia (Thèmes de fatimologie) publiée dans le même hebdomadaire entre le 18  novembre 1977 et le 31 mars 1978. Les textes liés au troisième secret proviennent d'une  retraite spirituelle le
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...à suivre...

Title: Biographie de Soeur Lucie, Détails de Troisième Secret de Fatima 2024 Thèse Ph.D
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Michele de la Sainte Trinité a interrogé le Père Galamba de Oliveira, déjà âgé de 81 ans, sur cet aspect. Ainsi, le père Galamba a répondu par écrit au chercheur français quelques mois avant sa mort, le 19 mars  198428b: "Je ne me souviens pas de la date avec exactitude. Je suis sûr que ce célèbre et si important entretien a eu lieu pendant les vacances d'été, et que sœur Lucie était en bonne santé. D'ailleurs, je ne suis pas allé à Tuy lors de la visite de Mgr l'évêque en attendant la maladie de sœur Lucie"29. Les points clés du témoignage du Père Galamba peuvent être résumés comme suit : 1) la bonne santé de Lúcia à l'époque ; 2) le fait que la réunion a eu lieu durant l'été ; 3) le fait que le Père José Galamba de Oliveira ne s'est pas présenté à Tuy lors de la visite de Monseigneur José pendant la maladie de Sœur Lúcia30. Ces informations seront importantes pour revoir la chronologie des événements liés à la rédaction du docuмent qui nous intéresse.

  Comme nous l'avons vu, nous savons qu'à la fin du mois de juillet et au début du mois d'août 1943, grâce aux lettres envoyées à Mgr de Gurza le 26 juillet et au Père Aparício le 5 août, Sœur Lúcia se sentait un peu mieux : "...Maintenant, je n'ai plus que quelques lignes de fièvre, qui passeront avec le temps, que Dieu nous aide..."31. A cela s'ajoute le même témoignage de la réponse du Père Galamba de Oliveira à Michele de la Sainte Trinité en 1981 : "...Sœur Lúcia avait un état de santé

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que le prêtre a dirigé en juin 1975 à Cova da Iria pour les prêtres du diocèse de Castelo Branco et Portoalegre. Voir J. Pinharanda Gomes, Padre José Geraldes Freire : em louvor de Nossa Senhora, dans "Hvmanitas", vol. L, 1998, p. 1085. Au cours de ces réunions, le Père Freire a
proposé la possibilité de formuler des conjectures et des hypothèses sur le contenu du secret, qui n'avait pas encore été révélé. La thèse de Freire, selon laquelle le troisième secret est directement lié aux guerres anticoloniales qui ont directement touché le Portugal, limite le contenu du secret à un thème nationaliste. Bien qu'il s'agisse d'un ouvrage de référence, les hypothèses du texte sont réductionnistes, conformes à une interprétation fermée aux
paradigmes belliqueux de la nation portugaise. Évidemment, cette thèse a été rejetée par la plupart des chercheurs, dont Joaquín María Alonso. Curieusement, à la fin de sa vie, António Maria Martins adhérera aux hypothèses de Freire. 28 Le Père Galamba de Oliveira mourra à Leiria le 25 septembre 1984. 29 Michele de la Sainte Trinité, op.cit., p. 34. 30 La biographie du Carmel de Coimbra intitulée Um caminho sob o olhar de Maria, propose une version différente, à savoir que le Père Galamba de Oliveira était réellement présent à cette date, ce qui ne correspond pas à la vérité historique. Voir Carmelo de Coimbra, Um caminho sob o olhar de Maria. Biografía da Irmã Lúcia de Jesus e do Coração Imacualdo, Coimbra, Carmelo de Coimbra, 2013, p. 262. 31«bAgora restam-me apenas algumas linhas de febre, que passarão com o tempo, se Deus quiser…b», António Maria Martins, op.cit., p. 497. Lettre de Sœur Lúcia au Père José Aparício da Silva du 2 août 1943, envoyée de Tuy. L'expéditeur informera de son état de santé délicat et d'autres problèmes de conscience.
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bonne"32. Si la fameuse rencontre a eu lieu à l'été 1943, elle ne pouvait avoir lieu que lorsque la santé de Sœur Lúcia montrait des signes de guérison, de sorte que la voyante devait nécessairement avoir traversé la frontière espagnole entre la mi-août et le début septembre de la même année33. Cette anecdote de Valença do Minho est essentielle au thème de la dernière partie du secret pour trois raisons. Tout d'abord, c'est de cette rencontre hermétique qu’est née l’idée d'ordonner à Sœur Lúcia de mettre l'information par écrit dans une enveloppe scellée. Deuxièmement, la réponse positive de Lúcia à l'écriture de cette lettre. Troisièmement, cette manifestation positive de Lúcia sur ce sujet, malgré le fait que Mgr José Alves Correia da Silva a toujours fait preuve d'une grande réserve et circonspection sur ce sujet, ouvrira la porte à la future demande officielle que Mgr José Alves Correia da Silva lui-même, usant de son autorité épiscopale, adressera à Lúcia :

"Sans cette repartie de la voyante, «maintenant, si Monseigneur le veut, je puis vous le dire», don José extrêmement réservé, timoré même face à ses responsabilités en ce domaine, n'aurat jamais osé lui demander d'en écrire le texte"34.


VIII .4  La rechute de Lucia. La visite urgente de Mgr José Alves Correia da Silva à Tuy


    Fin août ou début septembre 1943, probablement à cause du manque de repos causé par le voyage susmentionné à Valença do Minho, Lúcia tomba de nouveau gravement malade. Cette fois, la maladie de Lucia était probablement due à des infections mal gérées dues au manque de repos pendant l'été, ainsi qu'à une injection imprudente

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32 "... sœur Lucie était en bonne santé...", Michèle de la Sainte Trinité, loc.cit. 33 Le père Joaquín Maria Alonso, dans son ouvrage La Verdad sobre el secreto de Fátima, ne mentionne pas du tout cette rencontre : « El señor Obispo de Leiría ... «Jacinta».... esta vida llevándose «su» secret? 30. Comme on peut le constater, il n'est fait aucune mention de la réunion en question. 34 Michele de la Sainte Trinité, loc.cit.
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effectué35. Il s'agit de la deuxième infection de Lúcia en un laps de temps relativement court 36. L'évêque de Leiria, José Alves Correia da Silva, sera très préoccupé par la santé de la religieuse, mais en même temps, les préoccupations de Mgr José ne s'éloigneront pas trop du sujet de Fátima :
l'évêque de Leiria a estimé que la voyante devait terminer ses récits en écrivant tout ce qu'elle avait à communiquer à l'humanité sur Fátima et qu'elle n'avait pas fait jusqu'à présent. Selon les mots d'Alonso : "... L'Évêque et son entourage, dans la Curie Épiscopale, étaient inquiets : Lucie quittera-t-elle cette vie en emportant "son" secret avec elle ? C'est pourquoi l'Évêque a décidé d'aller la voir dans le but de l'envoyer écrire cette partie encore non écrite"37.

  Cependant, l'infection de Lúcia s'est avérée plus intense que la précédente en raison d'une complication qui a touché sa jambe, à savoir une troisième infection. Elle le raconte elle-même dans une lettre datée du 9 septembre : "En effet, je me sentais mieux lorsque la troisième infection est venue d'une autre injection (...) Je ne sais pas si c'est à cause de la fatigue, mais celle-ci me semble plus douloureuse que les autres. Patience ! Il faut souffrir pour obtenir le Ciel pour tant d'âmes qui n'y pensent pas..."38.Dom José arriva donc à Tuy le mercredi 15 septembre 1943 pour rencontrer son protégé39. Lúcia, dont les forces étaient affaiblies, ne pouvait pas sortir du lit et donc la réunion devait avoir lieu, raisonnablement, à l'infirmerie 40,  et la seule personne autorisée à lui parler était Mgr José Alves Correia

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35 Les opinions à cet égard sont diverses. Cf. Michele de la Sainte Trinité, op.cit., p. 35. 36
François de Marie des Anges, op.cit., p. 285. 37 "...l'inquiétude envahit le señor Obispo... sin redactar.", Joaquín María Alonso, La vérité sur le troisième secret de Fátima, p. 30. 38 François de Marie des Anges, loc.cit. 39 La biographie romancée du Carmel de Coimbra affirme que Mgr José Alves Correia da Silva serait apparu accompagné du Père Galamba de Oliveira, ce qui ne correspond pas à la réalité. Le texte du Carmel de Coimbra rapporte: "Despediu-se o Senhor Bispo, e entraram para uma curta visita os que o escomentavam: o Sr. Dr. José Galamba de Oliveira, o Sr. Dr. Correia, sobrino do Sr. Bispo, e o Sr. Arcipreste do Valença do Minho", Carmelo de Coimbra, op.cit., p. 262. Mais contrairement à ce qui a été rapporté, le père José Galamba de Oliveira lui-même, bien des années plus tard, affirmera le contraire, à savoir que le père Galamba de Oliveira niera en effet catégoriquement avoir accompagné l'évêque lors de son voyage à Tuy : « Je ne suis pas allé à Tuy lors de la visite de Mgr l'évêque pendant la maladie de sœur Lucie… », Michele de la Sainte Trinité, op. cit, p. 35. Le Père Joaquín Maria
Alonso affirme indirectement la même chose, car dans sa monographie consacrée au sujet en question, il ne mentionne pas la présence du Père Galamba à Tuy : « A medidad, pues, de
Septiembre [,] el señor Obispo de Leiría está en Tuy y habla con Lucía, postrada en el lecho de la enfermería de la Casa ». Joaquín María Alonso, op.cit., p. 31. 40 Ibidem.
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de Silva 41. Nous savons que le but principal de la conversation de l'évêque avec Lúcia à l'infirmerie du noviciat de Tuy était de lui demander d'écrire la troisième partie du secret du voyant 42b; bien que l'évêque continue d'exprimer ses réserves, compte tenu de l'état de santé délicat de Lúcia, Mgr José Alves donne néanmoins l'ordre tant attendu sur un ton amical et non autoritaire43. À cette suggestion de l'évêque de Leiria, Lúcia répondit ainsi : "...si je le voulais, je pensais que c'était bien d'écrire la partie manquante du secret, qui n'était pas destinée à être publiée, mais à être écrite"44. En ce sens, ce qui a été demandé par Monseigneur da Silva n'était rien d'autre qu'une suggestion amicale pour les voyants, et en aucun cas un ordre exprès chargé d'autorité épiscopale de Monseigneur da Silva ; ce comportement n'a en aucune façon aidé sœur Lúcia à prendre la décision de mettre l'information par écrit, car la forme et le ton hésitant de la demande, laissant le poids de la décision à la voyante, mettaient en échec les souhaits de la volonté de Lúcia, à savoir : la confusion de la voyante de garder caché ce qu'elle avait compris ne devait pas encore être révélé, avec ce qui pouvait être révélé avec un ordre ecclésiastique formel de l'évêque.
Cependant, la santé de Lúcia, menacée par une troisième infection à la jambe, a dû être soignée. Il fut décidé d'opter pour une opération et, pour cette raison, Lúcia fut transférée à Pontevedra le 21 septembre 1943, et le lendemain elle fut

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41 Idem, O Segredo de Fátima, p. 11. 42 "Sabemos que o principal assunto da conversa foi a redacção da terceira "COISA"", Ibidem. 43 Ibidem.44"...se eu quisesse achava bem escrever a parte que me falta do segredo, que não era para être já publicado, mas sim para ficar escrito", Ibidem. Contrairement au récit de Lúcia, selon Joaquín María Alonso, selon lequel dans ce cas Lúcia trouve bon d'écrire le texte avec les informations demandées, Carmelo de Coimbra, une fois de plus, contredisant la vérité historique, dit que Lucía "ne peut pas le faire": "Contra o seu costume, desta vez opõe resistencia a obedecer, diento:
- Senhor Bispo, eu isso não polsso faço lo! Mas ánno, não lhe disse Nossa Senhora que siga o caminho que eu lhe indicar?..." , Irmã Lúcia de Jesus e do Coração Imacualdo, O Meu Caminho, I, p. 4 (?), apud Carmelo de Coimbra, p. 262 [C'est clairement une erreur dans l'édition portugaise, il ne peut pas s'agir de la page 4 du supposé journal]. Le passage ci-dessus rappelle la conversation entre Lúcia et Mère Monfalim le jour où, semble-t-il, Mère Lúcia entra dans la congrégation de Sainte Dorothée en 1925, qui, comme je l'ai montré ailleurs, ne correspond pas à la vérité historique. De la même manière, ce passage doit être éliminé comme étant en contradiction avec les faits, étant donné la possibilité qu'il s'agisse d'une histoire qui, bien que proche de la réalité, est encore une fiction.

Voir Álvaro Albornoz Castro, La biographie critique de Sœur. Lúcia de Jesus Rosa dos Santos en lumina sa correspondance de la période 1921-1957,
Thèse de doctorat soutenue en 2024, coordinateur scientifique Sorin Mitu, Université " Babeş-Bolyai" de Cluj Napoca, p. 667
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hospitalisé à la clinique du Dr Marescot 45. Il semble que la troisième infection ait eu un effet bénéfique sur la santé bronchique de Lúcia, car elle a permis d'améliorer sa pleurésie en raison de la purulence provoquée par l'infection dans sa jambe46. L'opération a eu un heureux résultat et Lúcia a quitté la clinique du Dr Marescot le 26 septembre pour retourner à la maison des Sœurs de Sainte Dorothée, rue Travesía de Isabel II à Pontevedra, où elle occupera la même chambre que lors de ses expériences de décembre  192547. Lúcia resta finalement quelques jours à Pontevedra puis retourna au noviciat de Tuy, recouvrant lentement la santé, avec quelques séquelles mineures en 1944.

VIII .5 Angoisse spirituelle ou impossibilité surnaturelle. La lutte intérieure de Lucia

Cependant, Lúcia connaîtra une transition progressive en ce qui concerne ses préoccupations qui, à partir de la première moitié de 1943, devinrent le centre de l'attention de la voyante, à savoir les problèmes moraux et disciplinaires du clergé en Espagne. Dans la seconde moitié de 1943, et grâce à l'intervention du Père José Galamba de Oliveira devant Mgr
José Alves Correia da Silva, le centre de gravité spirituel du voyant se déplacera vers le problème de l'écriture de la troisième partie du secret 48. Tous ces détails ont

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45 Joaquín María Alonso, La vérité sur le secret de Fátima, p. 31. 46 Ibidem. Cf. Michele de la Sainte Trinité, op.cit., p. 36. 47 Sœur Lúcia fera la première mention de son expérience le 25 décembre 1925 connue sous le nom de « Révélation de Pontevedra » à sa supérieure de l'époque, Maria das Dores Maghalães. Dans cette expérience, comprise dans le contexte
catholique comme une révélation privée, la Bienheureuse Vierge Marie lui est apparue, lui montrant son Cœur Immaculé entouré d'épines et lui demandant de pratiquer une dévotion
réparatrice à son Cœur Immaculé pendant les cinq premiers samedis. Il convient cependant de noter que le contenu quasi homologue de la révélation de Pontevedra concernant le Cœur Immaculé de Marie apparaît avec moins de force dans d'autres révélations du monde catholique. En ce sens, lors de la pratique de l'Heure Sainte, Berthe Petit, mystique stigmatisée et franciscaine tertiaire d'origine belge, et, curieusement, apôtre de la dévotion au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, recevra des communications de la Vierge liées à son Cœur, mais sous couvert de « Cœur Douloureux » : « En 1912, durant l'Heure Sainte, du 24 au 25 Mars, Marie daigna ajouter : Je me suis nommée "L'Immaculée Conception. A toi je me nomme la Mère au Cœur Douloureux. Ce titre que veut mon Fils m'est cher entre tous, et c'est par lui qu'il sera accordé, des grâces de miséricorde, de relèvement et de salut", R.P.I Duffner. Tertiaire franciscain (1870-1943). Un message su Sacre-Cœur en faveur de la dévotion au Cœur Doloureux et Immaculé de Marie, 2 Édition Revue et augmentée, Dillen et Cie, Editeurs, 1950, p. 42. 48 Le rôle de José Galamba de Oliveira concernant l'ordre de l'évêque à Lúcia et
qui déterminera la rédaction du docuмent en question est souligné par José Geraldes Freire : «
O receio de que a morte se aproximasse levou o
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ela a sans aucun doute affecté l'état mental de Lúcia. En effet, à son retour à Tuy fin septembre, Lúcia se trouva confrontée au problème de l'indécision face à la grande demande de l'évêque de Leiria. Le dilemme de la religieuse portugaise durant cette période pourrait se résumer ainsi : que devait faire exactement Lúcia, écrire le secret comme on le lui demandait, sans mandat formel, ou continuer avec le prétendu silence imposé par le Ciel ? Le problème spirituel de Lucie à ce moment était précisément son incapacité d'acquérir un quelconque mouvement en raison de l'absence d'un ordre formel supérieur pour agir, soit de la part de l'évêque, soit d'un mandat direct du « ciel ». Comme le souligne Alonso : « Sœur Lúcia n'a pas su choisir entre le commandement du Seigneur de ne pas écrire et la simple volonté de l'évêque de Leiria, qui a laissé la volonté de Lúcia en toute liberté »49. En conséquence,
deux semaines après son arrivée à Tuy, le 10 octobre 1943, Lúcia écrivit à Don António Garcia y Garcia, archevêque de Valladolid, pour lui faire part de ses inquiétudes concernant cette demande :
"...il me semble que le fait de l'écrire signifie déjà, d'une certaine manière, révéler  [ le secret],  et je n'ai pas encore la permission de Notre Seigneur pour le faire. En tout cas, comme j'ai l'habitude de voir la volonté de Dieu dans les souhaits des supérieurs, je regarde l'obéissance et je ne sais pas quoi faire. Je préférerais un commandement exprès sur lequel je peux m'appuyer devant Dieu et pouvoir dire avec certitude : " Commande-moi, Seigneur ". Mais ces mots : " Si  ma sœur voudrait "me déranger et me laisser perplexe" 50.
Sous la pression de ces circonstances, sœur Lúcia a été mise « en échec », car ses révélations célestes et sa guidance privilégiée révélées dans le silence et le silence, qui constituaient souvent une constante dans le déroulement de la vie spirituelle de la sœur en question, étaient pendant cette période complètement absentes de la vie intérieure de Lúcia. Par conséquent, la vie intérieure de Lucie ne bénéficiera pas d’une ligne directrice forte pour agir comme n'importe quelle religieuse obéissante au sein du paradigme mystique catholique. En ce sens, Alonso note lucidement : «Es muy curiosa, ciertamente, the seguridad que muestra Lucía in sus comunicaciones con Nuestro Señor, tanto que  [esa seguridad] se convertivo en regla de vida, si otras normas de la Voluntad de signo de Dios no se interponen." 51 Ce qui manque donc pour déterminer la décision de la religieuse convalescente, c'est le mandat, soit de l'évêque, soit la confirmation du ciel pour pouvoir révéler le fameux secret "se a

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conego dr. Galamba de Oliveira a incitar o Bispo de Leiria a que desse ordem à Lúcia para escrever "a terceira parte do segredo", José Geraldes Freire, op.cit., p. 25. 49 Joaquín María
Alonso, op.cit, p. 32. 50 Ibidem, p. 31-32. Cf. François de Marie des Anges, op.cit., p. 286; Michele de la Sainte Trinité, op.cit. p. 36. 51 Joaquín María Alonso, loc.cit.
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La genèse de l'écriture de la Troisième Partie du Secret de Fátima. Doutes, angoisses et souffrances de Sœur Lúcia Maria das Dores au cours de la seconde moitié de 1943 à Tuy. Une
controverse historique

Irmã quizesse..."52. Finalement, après avoir soigneusement pesé les choses, l'évêque a donné l'ordre exprès de révéler le reste du secret à travers une lettre à Lúcia qui parviendra au destinataire à la mi-octobre, selon Joaquín María Alonso : "Sin embargo, esta vez se Treataba de salvar el precioso reste del "Secreto", y el señor Obispo juzgó, finalmente, dar esa orden. Finalement, dans une charte de méditation d'octobre, don José a donné l'ordre d'envoyer Lucía. Y esta se manifestó dispuesta a cuмplirla, como siempre, filiale y misisamente"53. À cet égard, Sœur Lúcia a commenté dans une lettre adressée à l'archevêque de Valladolid, António García y Garcíab:

"On m'a ordonné d'écrire la partie du secret révélé par la Sainte Vierge en 1917, que je garde encore cachée par ordre du Seigneur. On m'a dit de l'écrire soit dans les cahiers dans lesquels on me disait de tenir mon journal spirituel, soit, si je le voulais, [ de l'écrire] sur une feuille de papier et de la mettre dans une enveloppe, de la fermer et de la sceller, je la scelle" 54.
Mais les difficultés d’écriture ne s’arrêtent pas à cette commande. Lúcia a essayé d'exécuter l'ordre de Dom José, mais pour une raison inconnue, cela s'est avéré complètement impossible. Ce qui ressort de la correspondance de la voyante de la seconde moitié de 1943, c'est une certaine impossibilité de la religieuse à écrire ce qu'on lui a ordonné de faire. Selon les informations fournies par la protagoniste, sa main tremblait et lorsqu'elle écrivait, elle ne pouvait même pas former les lettres. Sœur Lúcia ne savait pas à quelle cause attribuer une telle impossibilité, allant jusqu'à dire que ce qui lui arrivait n'était rien d'autre que l'impression qu'elle ressentait lorsqu'elle écrivait quelque chose qui allait à l'encontre des ordres de la Mère de Dieu, même si elle le faisait par obéissance 55. Cependant, lorsque Lúcia essaya d'écrire la pétition sans succès, elle écrivit de nouveau à l'évêque de Leiria pour lui raconter ce qui se passait. La réponse parviendra bientôt entre les mains de Lúcia, qui recevra une

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  52 Michele de la Sainte Trinité affirme également : « Sœur Lucie ne se décide donc pas à écrire le Secret sans un ordre exprès, par lequel son évêque, au nom de Dieu, lui ordonnerait de le faire. Car, ajoute-t-elle encore, « bien qu'il soit cacheté, [l'écrire], c'est toujours le révéler.
Alonso, loc.cit. 54b"bM'a demandé d'écrire la partie du secret révélé par la Sainte Vierge en 1917, et que maintenant, par l'ordre du Seigneur, il est resté occulte. Je dirai que l'écrire, ou dans les cuadernos donde me demander d'écrire mon journal spirituel, ou si vous désirez,  [l'écrire] en une heure. de papel y metlo dentro de un sobre; cerrarlo y lacrarlo.", Ibidem, p. 33. Cf. Michele de la Sainte Trinité, place. cit. 55 Le récit du journal attribué à Lúcia O meu caminho déclare : « Apenas as forças mo permitiram, quis escrever o que o Senhor Bispo me tinha ordenado, mais não sei explicar o que em mim se passava, tremia me a mão e não conseguia formar as letras. Isto pode ter sido causado pela imprência que me fazia o ir escrever uma coisa contra as ordens de Nossa Senhora, embora por obediência"55. Irmã Lúcia de Jesus e do Coração Imacualdo, O meu caminho, p. 158 apud Carmelo de Coimbra, op.cit., p. 264.
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lettre de l'évêque de Leiria, José Alves Correia da Silva, du 16 octobre, renouvelant l'ordre de manière plus formelle. Cependant, après ce mandat, Sœur Lucie continuera sans aucun résultat positif à accomplir l'ordre qui lui a été confié. En fait, les étranges problèmes de Lúcia lors de la rédaction du docuмent continueront. Les paroles du voyant adressées à l'évêque de Leiria furent les suivantes :

  "J'ai essayé à plusieurs reprises d'obtenir un meilleur résultat, ce qui m'a fait une certaine impression. J'ai écrit à l'évêque de Leiria, lui racontant ce qui m'arrivait. Son Excellence m'a répondu en renouvelant l'ordre déjà donné, en termes encore plus expressifs, dans une lettre datée du 16-X-1943. Après avoir reçu cette lettre, j'ai voulu écrire à nouveau, mais je n'ai pas encore réussi..."56.

  En novembre, cependant, l'insécurité et l'angoisse de Lúcia augmenteront encore plus en relation avec la demande de l'évêque de Leiria d'écrire le dernier « morceau » du secret. Tandis que la voyante était indécise quant à la décision de l'évêque, parce qu'elle croyait qu'une telle demande contredisait la volonté du Ciel ; même le Ciel lui-même, si habitué à la guider pendant ses précieuses Heures Saintes, que les religieuses de la congrégation de Sainte-Dorothée réservaient avec piété chaque soir du jeudi au vendredi, ne se manifestait pas. Pratiquement, pendant cette période, l'âme du voyant était constamment dans un profond silence : où avait disparu la voix du Seigneur dans la vie intérieure de Lúcia ? Des précisions suggestives à cet égard viennent de Joaquín Maria Alonso : « Mais (Lucía), tal vez acostumbrada a que...- como hemos visto- el mismo Cielo se le manifestara, confirmando las ordénes de los Superiores, esta vez esto no acaba de acetar, y Lucía sufría dolores de muerte. « El Cielo, sin embargo, por ahora, garda silencio ?»"57

  Deux mois s'étaient écoulés depuis la réception de la commande et Lúcia ne faisait aucun progrès. De facto, Lucia ne pouvait pas écrire ce qu'on lui demandait d'écrire sur un morceau de papier. C'est alors qu'une importante correspondance prendra forme avec Don António Garcia y Garcia, administrateur apostolique de Tuy et archevêque de Valladolid, qui fut aussi pendant quelque temps son directeur spirituel et qui se vantait du soin spirituel du voyant: "Je suis pour vous un prélat et un pasteur chargé de votre salut et de votre sanctification" 58. Il convient de noter

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Ibidem 57 Joaquín María Alonso, op.cit., pp. 32-33. 58 "Prélado que soy de usted y Pastor encargado de su salvación y santificación...", Ibidem, p. 35
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le fait que, dans la seconde moitié de 1943, ... à suivre
Title: Le Secret de Fatima, Sr. Lucie, Bibiographie, Thèse Ph.D. 2024 AD. p.129
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...continuation
Chapitre VIII  pages 129 -136 

le fait que, dans la seconde moitié de 1943, Lúcia était sous la direction spirituelle de plusieurs prélats importants, parmi lesquels l'évêque de Leiria, José Alves Correia da Silva, l'évêque de Gurza Manuel Maria Ferreira da Silva - qui fut aussi son ancien confesseur à l'asile de Vilar de Porto jusqu'en 1925 - ainsi qu'António Garcia y Garcia, archevêque de Valladolid, auxquels s'ajoutent les influences directes, toujours par lettres, de à ses confesseurs hors du Portugal, comme le Père José Aparício da Silva59 et le Père José Bernardo Gonçalves60, tous deux prêtres jésuites de la mission, le premier au Brésil et le second au Mozambique, respectivement. De la même manière, Lucie est également sous l'influence directe des supérieures du Noviciat de Tuy, et pendant cette période, l'autorité directe au Noviciat des Sœurs de Sainte Dorothée était exercée par Mère Maria do Carmo Cunha Matos, la supérieure du Noviciat qui avait été attachée à Lucie au point de devenir son amie et sa confidente. Mais le rôle le plus important parmi ses directeurs spirituels fut joué par Mgr António García y García avec qui Lúcia eut un important échange épistolaire dans la deuxième partie de 1943 à propos de la rédaction du secret ordonné par Dom José. Lúcia elle-même a écrit à António García y García au début du mois de décembre pour lui expliquer les difficultés rencontrées de ne pas pouvoir écrire ce qui lui avait été demandé.
Lúcia écrivait le 1er décembre 1943 :

"Cet ordre m'a fait trembler. Le bon Dieu m'a ordonné de ne le dire à personne, et son représentant m'a dit d'écrire : un véritable combat se déroulait en moi, et c'est pourquoi j'ai voulu demander conseil et direction avant d'écrire :  je veux obéir et je suis déterminé à le faire, guidé par la foi. Il me semble que c'est Dieu Lui-même qui, par l'intermédiaire de son ministre, me donne cet ordre, mais un doute reste dans mon esprit, je ne sais pas si je pense bien et j'ai peur

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59 António Maria Martins, Fátima e o coração de Maria, Braga, Éditorial Franciscana, 1985, p. 17. Le Père José Aparicio da Silva est né à Fundada, Vila de Reis, le 14 février 1879. Bénéficiant d'une vocation sacerdotale précoce, il entra dans la Compagnie de Jésus le 8 septembre 1885. Après avoir passé quelque temps en Belgique, il sera transféré en Espagne en 1914, alors qu'il avait 35 ans. Après la prise de contact avec Lúcia, bien que le temps du Père Aparicio comme confesseur ordinaire de l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée de Tuy ait été assez court en raison de sa nouvelle charge de Maître des Novices à Oya, le 27 septembre, la rencontre entre les deux religieux a été décisive et a marqué tant la vie du voyant de Fátima que l'activité sacerdotale du Père Aparicio. En fait, le prêtre jésuite serait l'un des plus grands diffuseurs de dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie, notamment dans son œuvre missionnaire au Brésil. 60 Après le départ du Père Aparicio du Noviciat de Tuy, Lucie rencontrera le prêtre jésuite José Bernardo Gonçalves, récemment devenu le nouveau Supérieur des Jésuites de la maison religieuse des Sœurs de Sainte Dorothée. Cette rencontre aura une influence importante, non seulement sur la vie de Sœur Lúcia, mais aussi sur tout le processus de déploiement du message de Fatima. Voir Alvaro Albornoz Castro, op.cit., p. 329.
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d'aller à l'encontre du commandement de Dieu me fait poser ma plume. Trois fois je l'ai pris en main pour écrire, je ne sais pas ce qui ne va pas chez moi, je tremble et je ne peux rien écrire. Je crains également que le retard dans l'exécution de cet ordre ne soit une désobéissance. Et le bon Dieu se tait maintenant : il semble que je sois une âme inconnue pour Lui : patience : (sic) Il sait bien que mon seul désir est de ne pas Le contrarier"61.

  Lúcia confirme donc ce qu'elle avait dit après avoir reçu la lettre du 16 octobre, affirmant qu'elle éprouve un véritable combat spirituel lorsqu'elle essaie d'écrire. À mesure que le mois de décembre 1943 avançait, la lutte intérieure de Lucie s'intensifiait et aucune solution possible ne se voyait dans la disposition mentale de la religieuse. À propos de cette situation, Joaquín María Alonso souligne : « À don Antonio García, Lucía le había manifestado los mismos temores que a don José, Obispo de Leiría ;  [Lucía] añadía, pidiendo consejo a don Antonio García, que ya varias eces había querido obedecer  [a la Jerarquía] y se había puesto a ecribir a la mesa, sin llegar a conseguirlo”62. Pendant ce temps, Don António García y García, archevêque de Valladolid, conseilla Lucie avec prudence, ne voulant pas statuer sur une question qui relevait davantage de la juridiction de l'évêque de Leiria. Ceci étant, Don António García y García conseilla à la religieuse de Sainte Dorothée d'écrire à nouveau à Monseigneur José Alves Correia da Silva pour lui avouer son impuissance. Lúcia avait déjà essayé cinq fois au cours de ces deux mois d'écrire le texte du secret, sans succès, pour des raisons qu'elle expliquait en détail dans une lettre adressée à l'évêque.

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61 "Cet ordre m'a fait trembler. O bom Deus ... disgostar". de Coimbra, op.cit., p. 264. Lettre de Sœur Lúcia à Mgr António García y García, évêque de Valladolid, le 1er décembre 1943, envoyée de Tuy. L'expéditeur aborde les questions liées à la formulation du docuмent qui correspond à la dernière partie du secret. 62 Joaquín María Alonso, op.cit., p. 33.
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de Leiria, suivant les conseils de son directeur spirituel, Antonio García y García. C'est pourquoi, le 19 décembre 1943, sœur Lúcia écrivit à Mgr José Alves Correia sur ce qui lui arrivait, expliquant que très probablement cette incapacité d'écrire n'était pas due à un phénomène naturel ou psychologique :

  "Je n'ai pas encore écrit ce que vous m'avez commandé Votre Excellence : j'ai essayé cinq fois et je n'ai pas réussi ; je ne sais pas ce qui se passe, au moment où je pose le crayon sur le papier, ma main commence à trembler et je ne peux pas écrire une seule lettre : cela ne me semble pas une nervosité naturelle, car au même moment je commence à écrire autre chose et ma main est ferme. Je ne pense pas non plus qu'il s'agisse d'une question de peur morale, car j'ai formé ma conscience selon la foi, croyant que Dieu, à travers Ton Excellence, c'est celui qui me dit de le faire" 63.

    D'après l'explication de Lúcia, il ressort que la voyante a adopté une approche scientifique du phénomène, en réalisant des tests qui mettent en lumière la cause même de l'impossibilité. La voyante affirme qu'il s'agit d'un phénomène éminemment physique, car chaque fois qu'elle commence à écrire, elle n'y parvient pas parce qu'elle se met à trembler : "au moment où je pose le crayon sur le papier, ma main se met à trembler et je ne peux pas écrire une seule lettre..."64.  Lúcia essaie, à partir de ce fait, d'écrire autre chose et prétend avoir la main sûre. De la même manière, cela exclut également la peur morale, puisque Lúcia a posé l'hypothèse qui explique l'impossibilité d'écrire à cause d'une peur morale d'ignorer les commandements du ciel de ne rien révéler encore. Mais cette explication sera abandonnée par Lúcia car elle avouera qu'elle a la conscience pure, agissant selon la foi et l'obéissance. Cela montre que la voyante elle-même étudie le phénomène qui lui arrive pour le surmonter, mais elle-même ne sait pas comment attribuer les causes d'une telle anomalie à l'écriture de l'information qui lui a été donnée en 1917, selon le propre récit de la voyante. De la lettre du 19 décembre 65  il ressort que les tourments intérieurs de Lúcia ne provenaient pas d'une angoisse humaine dont
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63  "Ainda não escrevi o que V. Ex.cia Rev.ma me mandou: já o intentei cinquo vezes e não fui capaz; não sei o é, no momento de pousar a pena no papel, pône-se-me a mão a tremer e não sou capáz de escrever letra algume : parece-me que não é nervoso natural, porque no mesmo instante passo a escrever outra coisa diferente e tenho mão firme. Medo moral também me parace que não é, porque formei a conscíência segundo a fé, crendo que é Deus por meio de V. Ex.cia Rev.ma que mo manda.”, Carmelo de Coimbra, op.cit., p. 265. Lettre de Sœur Lúcia à Mgr José Alves Correia da Silva, évêque de Leiria, le 19 décembre 1943, envoyée de Tuy. L'expéditeur discute des questions liées à la formulation du docuмent correspondant à la dernière partie du secret. 64 Idem.
65 Michele de la Sainte Trinité cite probablement du texte de Joquín María Alonso que cette lettre est datée du 24 décembre 1943. Citant J.M. Alonso de
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l'origine pourrait être considérée comme purement psychologique. En analysant ses "symptômes", Lúcia affirme que sa main tremblait seulement lorsqu'elle essayait d'écrire ce qui était en rapport avec cette demande, et dès qu'elle prenait le stylo dans sa main et écrivait instantanément autre chose, les symptômes disparaissaient. Par conséquent, cette étrange impossibilité d'écrire le secret et, par conséquent, de suivre l'ordre de l'évêque, que Lúcia elle-même juge comme étant conforme à sa condition et comme étant un ordre de Dieu à travers l'évêque, est celle qui l'affecte le plus pendant cette période. À Noël 1943, malgré les nombreuses questions et la recherche sincère de la volonté de Dieu de la religieuse Sainte Dorothée, Lúcia trouva le courage d'écrire de nouveau le jour de Noël à Don Antonio García-García, en le remerciant pour la lettre dans laquelle elle trouva une certaine consolation, car, selon Alonso: "Don Antonio consolaba y  aconsejaba paciencia a Lucía; ya se pasará esa turbación" 66. Lúcia avouera par écrit un peu plus tard à Don Antonio qu'elle n'a pas encore reçu de réponse de l'évêque de Leiria et qu'elle n'a plus essayé d'écrire le secret. Lúcia écrivit ce qui suit le 25 décembre 1943 :

                          ''J.M.J
                          Son Excellence le Bienheureux Archevêque de Valladolid Antonio García y García

                "Je suis reconnaissant pour la lettre de Votre Excellence.
      Ce que vous avez dit, Votre Excellence, m'a laissé un peu plus calme. J'ai déjà fait ce que vous m'avez dit de faire, c'est-à-dire écrire à Son Excellence l'évêque de Leiria pour lui raconter ce que j'ai souffert. Je n'ai pas encore reçu de réponse, mais Dieu soit vrai : je n'ai pas essayé d'écrire autre chose parce que cela m'a tellement impressionné que j'ai peur de prendre la plume dans ma main pour cela.
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dans son ouvrage La Verdad sobre el secreto de Fátima, le chercheur français déclare : « En effet, elle ajoutant en demandant conseil à don Garcia, que, plusieurs fois, elle avait voulu obéir, qu'elle s'était assise pour écrire, sans pouvoir le faire. Ce mystérieux empêchement durait encore le 24 décembre 1943, où elle précise, dans une lettre à don Garcia, « que ce phénomène n'était pas dû à des causes naturelles. op.cit., p. 37. Toutefois, le problème est différent. Le contenu de la lettre est similaire à celui de la lettre envoyée à Mgr José Alves le 19 décembre 1943, puisque la lettre de Noël à António García y García ne mentionne pas que les impressions liées à son incapacité à écrire le secret étaient d'ordre surnaturel, ce qui est le cas dans la lettre du 19 décembre à l'évêque de Leiria. Il doit certainement s'agir d'une confusion et, pour des raisons d'économie, en raison de l'ordre chronologique le plus précis possible de ce travail, nous affirmons que la lettre authentique concernant la nature des symptômes de Lucie, c'est-à-dire son incapacité à écrire la Lettre, correspond à la lettre adressée à l'évêque de Leiria le 19 du même mois. 66 Joaquín María Alonso, op.cit., p. 34.
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                  ...Je demande du fond du cœur à notre bon Dieu d'accorder à Votre Excellence et à toutes les âmes qui vous sont confiées les plus grandes grâces et bénédictions de son divin Cœur pour la nouvelle année. S'il vous plaît, bénissez-moi ''67.


VIII. 6 Les Lettres que Lúcia ne Lit Pas

  Mais, entre décembre et janvier, apparaît dans la routine épistolaire de Lúcia un événement étrange qui influencera de manière décisive la prochaine action du voyant par rapport à la question de la demande de l'évêque de Leiria d'écrire le texte du secret : bien que la correspondance avec Don António Garcia y Garcia date de la première quinzaine de décembre, Lúcia ne reçoit les lettres que la deuxième semaine de janvier68. En d'autres termes, la correspondance adressée à Sœur Lúcia et à l'expéditeur Don António Garcia y Garcia a été interceptée, et l'auteur d'un tel retard dans la correspondance ne pouvait être que la Mère Supérieure du Noviciat de Tuy, Mère Maria do Carmo Cunha Matos. À cet égard, Alonso souligne :

      « Cette mère a eu une intervention — très prudente — pour que Lucía ne reçoive pas ces communications si exquisément prudentes de don Antonio García ? Circonstances d'une rédaction reposée et tranquille
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67 "Excelentíssimo et Révérendíssimo Senhor Archevêque de Valladolid D. António García y García Reconhecida agradeço a carta de V.Ex.cia Rev.ma. Como o que V. Ex.cia Rev.ma me
dizia fiquei algo plus em paz. Já fiz o que m'indicou, isto é, écrever a Sua.cia.cia o Senhor Bispo de Leiria, ... 25 décembre 1943, envoyée de Tuy.
L'expéditeur informe qu'il a suivi les conseils reçus du destinataire et a écrit à l'évêque de Leiria. Les problèmes liés à la rédaction du docuмent correspondant à la dernière partie du secret sont également abordés. 68 "En effet, les communications de don Antonio García à Lucía datent de la première quinzaine de décembre, et Lucía ne les reçoit que la deuxième semaine de janvier 1944, alors qu' [elle] avait déjà rédigé l'escrito au milieu de très fortes difficultés spirituelles. Y avait-il [un] intérêt particulier de quelqu'un à ce que Lucía ne reçoive pas ces communications pour ne pas retirer l'éditorial  [de la partie cachée du secret]?”, Joaquín María Alonso, op.cit., p. 35.
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Tenemos la sospecha de que así es..."69. Il faut donc comprendre que la dernière lettre de Sœur Lúcia à Don António García y García, écrite la veille de Noël 1943, est une lettre quelque peu "vide", puisque Lúcia n'a pas été influencée par la correspondance de Don António García y García, à laquelle elle n'avait pas encore accès parce que la lettre de l'archevêque avait été retenue et n'avait pas été remise au destinataire. en ce sens, il faut exclure toute « influence négative » de l'archevêque de Valladolid en termes de confusion pour le voyant ou de fourniture d'informations qui auraient pu retarder ou même endommager la rédaction du docuмent, puisque les lettres du prélat ne sont parvenues entre les mains de Lucie que dans la seconde quinzaine de janvier70.

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69 Joaquín María Alonso continue : « En effet, les communications de don Antonio García à Lucía datent de la première quinzaine de décembre, et Lucía ne les reçoit que la deuxième semaine de janvier 1944, quand [elle] ya avait rédigé l'escrito au milieu de très fortes difficultés spirituelles. retirer la rédaction [de la parte oculta del secreto]?", Ibidem. 70 En ce sens, le père Sebastião Martins dos Reis, dans son ouvrage O Milagre de Sol e o Segredo de Fátima, utilisant sa manière passionnée d'écrire, reproche à Mgr António García y García le fait que Lúcia n'ait pas écrit avec plus de soin la troisième partie du secret. Le même prêtre va jusqu'à suggérer que l'archevêque de Valladolid a explicitement dit à sœur Lúcia de ne pas rédiger le docuмent parce qu'il était « secret » et que ce qui est secret ne devait pas être révélé. Nous citons les paroles de Sebastião Martins dos Reis : « À la troisième partie, ... mandou-lha escrever ; escrevesse, porque, se segredo...era segredo! Encontrava se a pobre Vidente em grande perplexidade e afflição, em cujo «intérim» nada pode redigir, o que a mantinha incerta quanto ao caminho a seguir em face cesta ordens opostas, ...d'écrire la fameuse troisième partie du Secret..." Ces déclarations sont certainement présentées au lecteur sans citer de docuмents. ou sources et correspondent donc à des relevés libres. En effet, quelques lignes plus bas, le même chercheur commet une grave erreur quant à la date de rédaction du docuмent en question, en lui attribuant l'année 1939, ce qui est complètement faux : "Redigida a terceira parte do segredo, em 1939, vai compgresar a aventura da sua préfixada e ansiada revelação". Grâce à la docuмentation disponible, on sait que le docuмent a été rédigé en janvier 1944. En raison du manque de rigueur dans le traitement de l'information, il n'est pas possible de donner une valeur scientifique à certains passages de l'auteur qui ne sont pas étayés par une docuмentation fiable. Cf. Sebastião Martins dos Reis, O milagre do sol e o segredo de Fà timab:binconsequências e speculaç ò es. Porto, Ediç ó es Salesianas, 1966, p. 121. En revanche, Michele de la Sainte Trinité est restée dans une position neutre dans la controverse concernant le rôle joué par l'archevêque de Valladolid, arguant que si Lúcia a finalement écrit le docuмent, alors la controverse n'est plus justifiée : « Qu'est-ce à dire ? Puisque Lucie écrira finalement le Secret en toute paix et tranquillité d'âme, cette réserve se justifie ne pas », Michele de la Sainte Trinité, op.cit., p. 38, note, 1.
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VIII. 7  ?Précisions Historiques Entourant la Rédaction du Docuмent Troisième Secret

    Grâce à la lettre écrite par Lúcia à Mgr António García y García la veille de Noël, nous savons que le 25 décembre 1943, le texte du secret n'avait pas encore été écrit par le voyant. Cependant, après un autre événement d'importance essentielle dans la vie spirituelle de Lúcia et certainement pour l'historiographie de Fátima, nous savons que Lúcia a réussi à rédiger le texte et que, le 9 janvier 1944, la voyante a écrit à Mgr José Alves Correia da Silva la nouvelle positive de l'accomplissement de sa mission :

          "J'ai déjà écrit ce que vous m'avez ordonné d'écrire ; Dieu a voulu m’éprouver un peu (,) mais finalement telle était sa volonté : C'est scellé dans une enveloppe et cela dans les cahiers..." 71.

  L'heureuse issue de l'écriture est finalement devenue un fait accompli et constituera une partie essentielle de l'histoire de Fátima dans le futur. Mais les questions historiques qui se posent à ce stade sont la confirmation de la date exacte de la rédaction par Lúcia du docuмent controversé, ainsi que les circonstances qui ont permis la rédaction du docuмent : qu'est-ce qui a finalement déclenché la rédaction de cette dernière partie du Secret que Lúcia considérait comme absolument impossible à écrire dans les derniers jours de décembre ? À la fin du siècle dernier, de nombreux débats ont eu lieu sur ce sujet parmi les spécialistes de Fatima. Mais ce qui était encore caché pour Joaquín Maria Alonso, pour d'autres historiens du sujet comme Sebastião Martins dos Reis et António Maria Martins, la controverse s'est avérée moins hermétique. Pour les besoins de notre travail, nous disposons de certaines certitudes possibles qui lèvent le brouillard de ce qui était caché jusqu'à présent. Ainsi se pose la question : quelles circonstances ont permis la rédaction positive du fragment secret et quand exactement a-t-il été rédigé ? La réponse réside dans une analyse des données disponibles jusqu'à présent, après une reconstitution du déroulement possible des événements et des conclusions tirées par les chercheurs.

    À la date qui nous intéresse, c'est-à-dire fin décembre et début janvier 1944, Lúcia attendait une réponse de l'évêque de Leiria, réponse qui tarda à essayer

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71 "Já escrevi o que me mandou; Deus quis provar-me um pouco (,) masfinalement era essa a sua voltada: Está lacrada dentro dum enveloppe e este dentro dos cadernos.", Carmelo de Coimbra, op.cit., p. 274.  Lettre de Sœur Lúcia à Mgr José Alves Correia da Silva, évêque de Leiria, le 9 janvier 1944, envoyée de Tuy. L'expéditeur informe l'évêque de Leiria qu'il a déjà rédigé le docuмent demandé, correspondant à la dernière partie du secret, et discute des détails de son envoi. Cf. Joaquín María Alonso, Le secret de Fátima, p. 11.
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réécrire le texte, sans succès. Après que la religieuse se soit retirée en prière et, peut-être comme elle le faisait auparavant, après avoir demandé l'aide de la Sainte Vierge, Sœur Lúcia a réussi à rédiger le docuмent. Cependant, du point de vue de la critique historique, deux versions se dégageront, et il nous incombe de rendre compte des événements de la manière la plus objective possible. Pour ce faire, il faudra d'abord se référer au texte biographique du Carmel de Coimbra publié en 2013 intitulé Um caminho sob o olhar de Maria à propos du même événement72, d'autant plus que l'ouvrage en question se plaît à citer des fragments du supposé journal spirituel de Sœur Lucie, intitulé O meu caminho73. Selon ce dernier texte, le récit relie les événements comme suit :

      début janvier, Lúcia se rend à la chapelle pour un moment de prière devant le Saint-Sacrement. Dans la chapelle et devant le Tabernacle, elle s'agenouille pour demander au Seigneur de lui dire exactement quelle est sa volonté. Selon le récit du Carmel de Coimbra, Lúcia écrit ce qui suit :

  "Pendant que j'attendais la réponse, le 3 janvier 1944, je me suis agenouillé près du lit qui me sert parfois de table d'écriture et j'ai refait l'expérience, sans rien obtenir ; ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'en même temps je pouvais écrire n'importe quoi d'autre sans difficulté. J'ai alors demandé à la Vierge Marie de me dire quelle était la volonté de Dieu. Et je suis allé à la chapelle, il était 16 heures de l'après-midi, heure à laquelle j'allais habituellement visiter le Saint-Sacrement, car c'est l'heure à laquelle je me sens habituellement le plus seul, et je ne sais pas pourquoi, mais j'aime être seul avec Jésus au Tabernacle. Là, je me suis agenouillé au milieu de la table de communion et j'ai demandé à Jésus de me dire quelle était sa volonté. Habitué que j'étais à croire que les ordres de mes supérieurs étaient l'expression exacte de la volonté de Dieu, je ne pouvais pas croire qu'il n'en était pas ainsi... Et perplexe, à moitié absorbé, sous le poids d'un nuage sombre qui semblait planer au-dessus de moi, le visage dans les mains, j'attendais, sans savoir comment, une réponse. Puis j'ai senti une main amicale, affectueuse et maternelle toucher mon épaule et j'ai levé les yeux pour voir la chère Mère Céleste. "N'ayez pas peur, Dieu a voulu tester votre obéissance, votre foi et votre humilité, soyez calme et écrivez ce qu'on vous dit, mais pas ce qu'il vous est donné de comprendre d'après le sens.

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72 Carmelo de Coimbra, op.cit., p. 266. 73 Álvaro Albornoz Castro, op.cit., p. 82. La biographie en question utilise un grand nombre de fragments du prétendu journal de Lucia intitulé O meu caminho, étant un journal autobiographique rédigé en pas moins de 25 volumes, qui couvrira en particulier la période postérieure aux Apparitions de Fatima, ainsi que son entrée à l'Asilo de Vilar de Porto, jusqu'à sa propre vieillesse. Cf. Ana Margarida Dias da Silva, Leonor Calvão Borges, O Arquivo Da Irmã Lúcia : Uma Prova De Fé, Escrito Por Obediência, dans "Lusitania Sacra", n. 45, 2022, p. 56.
page 136

à suivre...!
Title: Biographie de Soeur Lucie, Thèse 2024, Troisième Secret de Fatima
Post by: Twice dyed on January 27, 2026, 03:36:06 PM
Chapitre VIII. 7 continuation...

    celui-ci. Une fois écrit, mettez-le dans une enveloppe, fermez-la et scellez-la et écrivez à l'extérieur, qui ne pourra être ouverte qu'en 1960, par le Cardinal Patriarche de Lisbonne ou l'Évêque de Leiria»»74.

  Il est donc compréhensible, selon le fil narratif du voyant, que l'événement qui a rendu possible l'écriture définitive du dernier morceau du célèbre secret soit un autre événement surnaturel dans la vie spirituelle de Lúcia. Une intervention décisive de la Sainte Vierge la pousse à écrire ce qu'on lui commande d'écrire, mais non son sens. De même, l'idée selon laquelle le contenu du secret devait être conservé dans une enveloppe scellée appartient également à la révélation que Lucie attribue à la Sainte Vierge, ainsi que l'adage controversé selon lequel l'enveloppe contenant le secret "ne pouvait être ouverte qu'en 1960 par le cardinal patriarche de Lisbonne ou l'évêque de Leiria". Pour l'avenir spirituel de la vie de Lúcia, comme nous le verrons, ce dernier aspect est très important.

    Selon le récit du Carmel de Coimbra attribué à l'écriture autobiographique de Lucia intitulée "O meu caminho", après avoir reçu l'approbation du ciel pour écrire le reste du secret, Lúcia s'est mise au travail et a écrit le reste du secret, non sans une dose exagérée de drame dans lequel ne manquent pas d'étranges cataclysmes apocalyptiques et d'autres figures stylistiques que l'on ne trouve étrangement pas dans d'autres écrits du voyant, ce qui souligne le caractère intime du prétendu journal. Selon le récit du journal en question, Lúcia était censée74 Irmà Lúcia de Jesus e do Coração Immaculado, O meu caminho I, pp. 158-160, apud Carmelo de Coimbra, op.cit., p. 266. "Quand j'espérais une réponse, dans la journée du 3-1-1944, je me suis joint à la caméra pour que, à ce moment-là, je me serve de table pour écrire, et de novo fiz une expérience, sans aucune conséquence; où plus je m'impressionne, mais je n'écris pas en même temps que quoi que ce soit hors de ma vie. Jusqu'à l'année Notre Dame qui se rend à la Vontade de Deus et me dirige vers la chapelle, à l'heure où elle doit venir au Saint-Siège, mais à l'heure habituelle, elle me fera rencontrer Jésus en même temps que lui. était à Sa Vontade. Depois de escrito, encerra-o num enveloppe, que só pode ser aberto em 1960, pelo Sr. Cardinal Patriarca de Lisboa ou pelo Sr. Bispo de Leiria". Comme je l'ai déjà souligné, il est nécessaire de traiter avec beaucoup de soin les récits sur l'œuvre du Carmel de Coimbra, en particulier ceux qui se réfèrent au prétendu journal autobiographique intitulé O meu caminho en raison de l'importance incohérences déjà démontrées jusqu’à présent Voir Álvaro Albornoz Castro, op.cit., pp. 890-900.
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avoir écrit le secret le 3 janvier 1944 dans les circonstances alléguées suivantes:

« Et j'ai senti mon esprit inondé d'un mystère de lumière qui est Dieu et en Lui j'ai vu et entendu : - La pointe de la lance, comme une flamme qui sort, touche l'axe de la terre, - Elle tremble : les montagnes, les villes, les communes et les villages avec leurs habitants sont ensevelis. La mer, les rivières et les nuages sortent de leurs limites, débordent, inondent et balayent dans un tourbillon, les habitations et les innombrables personnes, c'est la purification du monde dans lequel il est plongé. voix dans mon cœur et dans mon esprit : Une Foi, un Baptême, une Église, pour l'éternité, Ciel ! Ce mot « Ciel » a rempli mon âme, à tel point, presque sans m'en rendre compte, que je l'ai répété longtemps : - Ciel ! Ciel ! Dès que la plus grande force du surnaturel est passée, je l'ai fait sans difficulté, à genoux, appuyé sur le lit qui me servait de bureau. 75

    Cependant, malgré le drame apocalyptique du récit littéraire, stylisé et rhétorique de l'événement, plusieurs problèmes se posent liés à la question factuelle des circonstances de la rédaction du docuмent. Tout d'abord, nous devons au Père Dr Sebastão Martins dos Reis le fait que, avant la publication de l'ouvrage du Carmel de Coimba dans lequel sont publiés de tels extraits du supposé journal du voyant, il a mis en lumière dans les années 80 la célèbre apparition de la Vierge à Lucie comme élément décisif de l'écriture du secret.
  Concrètement, cette révélation incitait la voyante à terminer ce qu'elle faisait depuis octobre 1943, libérant en quelque sorte les liens spirituels qui l'empêchaient d'accomplir ce devoir. Jusqu'alors, cette apparition de la Vierge était restée hermétique dans la littérature fatimiste. Michele de la Sainte Trinité déclare avec lucidité : « C'est la Vierge Marie qui vint elle-

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75 Irma Lúcia de Jesus e do Coração Immaculado, O meu caminho I, apud op.cit., p. 267. "E sent o espírito inundado por um mistério de luz que é Deus e N'Ele vi e ouvi, - A ponta da lancement... - O Céu! O Apenas passou a major força do sobrenatural, fui escrever e fi-lo sem filidade, de joelhos apoiada sobre a cama de mesa".
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même, par une apparition, dissiper enfin les ténèbres de la voyante et mettre un terme à sa douloureuse épreuve"76. Mais la contribution de Sebastão Martins dos Reis ne consiste pas à informer le public intéressé par la prétendue Apparition de la Vierge ; au-delà de l'événement lui-même, ce qui est pertinent pour notre recherche comme contribution à établir l'objectivité de l'événement dans la vie spirituelle de Lucie est le fait topographique de l'événement lui-même, c'est-à-dire le lieu de l'événement, s'il a eu avec une place réelle dans la vie intime de Sœur Lúcia. En ce sens, Sebastião Martins dos Reis affirme que l'Apparition de la Sainte Vierge n'a pas eu lieu dans la chapelle - comme le raconte le journal de Lúcia dans le récit du Carmel de Coimbra - mais plutôt dans l'infirmerie des Sœurs de Sainte Dorothée à Tuy :

  "Avant cette Apparition de Notre-Dame à l'Infirmerie de Tuy, la Voyante (sic) avait tenté à trois reprises d'écrire le secret, en respectant l'ordre de Mgr José Alves Correia da Silva, mais elle n'y était pas parvenue du tout. Ce n'est qu'après cette vision qu'elle a réussi à le faire sans la moindre difficulté, se libérant en même temps de la grande perplexité dans laquelle elle se trouvait, compte tenu des attitudes divergentes des deux prélats"77.

  L'historien fatimide portugais est du même avis dans son important ouvrage "Síntese Crítica da Fátima", reproduisant même, en raison de l'importance du lieu comme topos fatimologique, une photo de l'infirmerie du Noviciat de Tuy comme lieu de l'Apparition de la Vierge, où elle exhorte la voyante à rédiger le célèbre docuмent. En effet, la photographie reproduite dans l'œuvre en question est accompagnée du commentaire suivant :
"Enfarmaria de Tuy - dormitório onde ficava a Irmã Lúciab: Ao fundo, a sua modesteta cama de ferro, enconstada à parede, sobre a qual lhe appere Nossa Senhora a dizer lhe que escrevesse O SEGREDO ...famigerado, conforme the mandavam"78.

  Le Père Sebastião Martins dos Reis, dans une erreur méthodologique, ne mentionne pas la source originale d'information qui lui permet d'affirmer avec tant d'insistance que le lieu de l'Apparition de la Vierge en janvier 1944 était l'infirmerie du Noviciat de Tuy, et certainement pas la chapelle, comme le prétend le texte du Carmel de Coimbra. Cependant, l'erreur méthodologique du père jésuite dos Reis peut être complétée et, en même temps, réparée par la contribution d'un autre76

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Michele de la Sainte Trinité, op.cit., p. 39. 77 Sebastião Martins dos Reis, O Milagre do Sol et o Segredo de Fátima. Inconséquences et spéculations, p. 121. 78"Infirmeria de Tuy - Chambre de Sœur Lúcia : Au fond, son modeste lit de fer, adossé au mur, sur lequel la Vierge Marie est apparue pour lui dire d'écrire le fameux SECRET... comme on lui avait dit de le faire...", idem, Síntese Critica de Fátima. Incidências e reverbusões, Lisboa, Ramos, Alonso et Moita LDA, 1967, p. 153.
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Historien fatimiste. Nous devons ces précieuses informations au Père António Maria Martins S.J., qui dans son travail docuмentaire de 1984 Novos Docuмentos de Fátima, confirme le fait de la même Apparition de Notre-Dame à Lucie pour le mois de janvier 1944, en mettant en lumière la principale source par laquelle l'événement est connu dans le domaine public 29 ans avant la publication des extraits du journal du voyant par le Carmel de Coimbra.

    "Selon les déclarations écrites de Mère Cunha Mattos, qui était supérieure de Ir. Lúcia à Tuy et qui avait reçu les confidences les plus intimes de la Voyante, Notre-Dame est apparue à la religieuse le 2 janvier 1944 et lui a dit d'écrire la troisième partie du Secret. Cette apparition était due au fait que la Voyante ne savait pas quoi faire, étant donné qu'un évêque de Leiria lui avait ordonné de l'écrire et qu'un Archevêque de Valhadolid, quis'occupait du diocese de Tuy,lui a dit que non." (Arq. S.M. dos Reis, PD, 95)"79.

  De la relation entre cette note importante d'António Maria Martins et les déclarations de Sebastião Martins dos Reis, il ressort clairement qu'il s'agit d'informations tirées directement des archives que le Père Antonio Maria Martins a utilisées et citées pour docuмenter sa déclaration en question, à savoir les archives de Sebastião Martins dos Reis lui-même. Ce fait ne signifie qu'une chose, et une autre quelque peu décisive pour établir l'objectivité de l'événement, à savoir : la principale source du Père Sebastião Martins dos Reis pour docuмenter le fait que la Vierge Marie est apparue à Sœur Lúcia en janvier 1944 dans l'infirmerie du Noviciat de Tuy et non dans sa Chapelle, n'est autre que la Mère Supérieure du Noviciat de Tuy à cette époque, Mère Maria do Carmo Cunha Matos, qui était Supérieure de Lúcia à cette époque. Tuy de 1943 à 1946, période qui coïncide avec les dates liées à la rédaction du docuмent en question.

  Au-delà de la différence de datation chronologique de l'événement faite de manière confuse par Maica Cunha Matos, qui le situe au 2 janvier, ce qui est vraiment important pour notre enquête n'est rien d'autre que le lieu établi par la source de l'événement car c'est un détail difficile à confondre dans la mémoire du confident direct du protagoniste d'un tel événement. En fait, c'est le Père António Maria Martins lui-même qui
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79 António María Martins, Novos Docuмentos de Fátima, Porto, Livraria A.L, 1984, p. XXV. Nous traduisons également ce passage : « D'après les déclarations écrites de Mère Cunha Mattos,... pas le faire (Arq. S.M.dos Reis, PD, 95)".
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qui rapporte qu'il s'agissait des déclarations de Mère Maria do Carmo Cunha Matos, "qui reçoit les confidences les plus intimes du voyant" ("que fora Superiora ...), la personne à qui nous devons le fait d'être historiquement rapporté pour la première fois l'événement spirituel mentionné ci-dessus de la vie intime de Sœur Lucie, à savoir l'apparition de Notre-Dame en janvier 1944, et qui aurait permis la rédaction du docuмent connu comme le troisième secret de Fátima. Avec ces données à notre disposition, nous pouvons nécessairement conclure que ce doit être Lúcia elle-même qui, logiquement, a confié à la Mère Supérieure, qui était en même temps sa confidente intime, le lieu exact de l'apparition : l'infirmerie du noviciat de Tuy. En d'autres termes : Mère Maria do Carmo Cunha Matos est celle qui a eu le privilège d'être la première personne à qui Lúcia a donné l'information à ce sujet, non par lettre, mais personnellement, de vive voix. Nous sommes donc confrontés à un paradoxe important dans lequel même l'imposant Père Joaquín Maria Alonso ne s'est pas exprimé, ou du moins pas directement, mais seulement à travers de vagues allusions :

  "Par conséquent, comment comprendre les grandes difficultés de Lucía en écrivant après avoir écrit d'autres choses pour lesquelles il y a d'énormes difficultés ? Si elle a été traitée simplement par l'annonce de nouveaux et de grands cataclismes, nous sommes sûrs que la Hermana Lucía n'a pas envie de souffrir... exige une intervention spéciale du Ciel"80.

  Mais le père Alonso n'est pas en reste dans la polémique, révélant involontairement des incohérences dans les fragments du célèbre journal présenté par le récit du Carmel de Coimbra. Dans son ouvrage intitulé La Verdad sobre el Secreto de Fátima, le chercheur espagnol revendique lui-même une information importante qui, pour ceux qui connaissent la
méthode de travail minutieuse et épuisante du Père Alonso, ne peut être ignorée : le secret aurait été écrit dans la chapelle du noviciat de Tuy. Cette information est donnée par le Père Joaquín Maria Alonso en mentionnant que le lieu de rédaction du docuмent était en fait la Chapelle du Noviciat de Tuy81, information confirmée
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80 Joaquín María Alonso, op.cit, p. 80 : "En outre, comment comprendre la grande difficulté de Lúcia à l'écrire, après qu'elle ait écrit d'autres choses déjà extrêmement difficiles ? S'il s'agissait simplement d'annoncer prophétiquement de nouveaux et grands cataclysmes [,]  nous sommes sûrs que Sœur Lúcia n'aurait pas souffert de telles difficultés, dont le dépassement nécessitait une intervention spéciale du Ciel." Cf. Michele de la Sainte Trinité, op.cit., p. 39. 81 « Capilla del Noviciado de Tuy, donde se scribe el Secreto », Ibidem, p. 85. Ces informations sont extraites de la deuxième édition de l'ouvrage mentionné La Verdad sobre el Secreto de Fátima, publiée par Ediciones Sol de Fátima, 1988. Les mêmes informations peuvent également être consultées dans la première édition de l'ouvrage en question : Joaquín Maria Alonso, La Verdad sobre el Secreto de Fátima. Fátima sin mitos, Centro Mariano, Madrid, 1976, p. 75.
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également par Michele de la Sainte Trinité : "c'est dans la chapelle de Tuy, où depuis la grandiose théophanie trinitaire du 13 juin 1929 sœur Lucie avait reçu tant d'importantes communications divines, que fut écrit le troisième Secret"82.
    Ces informations jettent une lumière nouvelle - et en même temps des ombres - sur cette question importante de la vie spirituelle de Lucie, la rendant encore plus problématique et compliquant le tableau général de l'événement. Quiconque connaît en détail les travaux des deux jésuites portugais mentionnés ci-dessus, ouvrages indispensables pour quiconque veut aborder sérieusement les questions liées à Fátima, connaîtra le niveau de détail et la méthodologie de ces chercheurs. On ne peut rien dire d'autre du clarétain espagnol, qui est une référence de premier ordre, non seulement en raison de son érudition dans le domaine et de ses travaux fondamentaux dans cette discipline, mais aussi parce que le père Joaquín María Alonso lui-même a servi pendant un certain temps comme archiviste de la docuмentation relative à Fátima (nommé par l'évêque de Leiria, alors João Venâncio), ce qui a obligé Alonso à connaître minutieusement la docuмentation sur Fátima83. C'est pourquoi, malgré le petit nombre de références présentées, elles sont d'une importance primordiale pour une analyse correcte du sujet, car ce sont des éclaircissements qui n'auraient pas pu être trouvés sans une docuмentation préalable fiable, comme dans le cas de Mère Maria do Carmo Cunha Matos, selon les archives du Père Sebastião Martins dos Reis, dont le témoignage est fondamental pour une clarification objective de la question.

  Nous sommes donc jusqu'à présent confrontés à un nouveau problème paradigmatique qui soulève des questions à la fois sur le lieu de l'événement qui a permis la rédaction du docuмent, et sur le lieu où la dernière partie du secret a été écrite, à savoir : la célèbre apparition de la Vierge Marie aurait eu lieu à l'infirmerie du Noviciat de Tuy, et le Secret aurait été écrit dans la Chapelle du même Noviciat. Cela contraste catégoriquement avec le prétendu récit autobiographique mentionné ci-dessus et donné par le Carmel de Coimbra, à savoir : que l'apparition a eu lieu dans la chapelle et que le secret a été écrit par Lúcia appuyée sur le lit qui servait de table. Seule la critique historique, confrontant les sources et corroborant leur véracité, pourra rendre un verdict historique définitif sur la question. Nous avons donc affaire à deux versions différentes, totalement contradictoires, qui conduisent l'historien des événements de Fatima vers deux voies possibles : (1) une analyse approfondie de la sincérité de la voyante en question, Lucia de Jesus Rosa
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82 Michele de la Sainte Trinité, loc.cit. 83 En effet, une grande partie du travail monumental de la Docuмentação Crítica de Fátima est due au chercheur espagnol.
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dos Santos, partant de l'hypothèse que le voyant contredirait les informations écrites dans le supposé journal autobiographique, O meu caminho. Si le jugement moral de la voyante, basé sur sa sincérité quant à la cohérence de ses prétendues expériences, était réalisable, il ne resterait que (2) une analyse de la véracité des fragments du journal présenté par le Carmel de Coimbra comme autobiographique intitulé O meu caminho, en partant du postulat qu'un tel journal, ou du moins les passages en question,

    n'auraient pas été écrits par la même personne identifiée comme Lucia de Jesus Rosa dos Santos.

à suivre...
VIII. 8? Épilogue. Mgr José Alves Correia da Silva, gardien du secret.
Title: Lucia de Jesus, Fatima, Le Troisième Secret Fatima, 2024 A. Castro Ph. D.
Post by: Twice dyed on January 27, 2026, 03:48:45 PM
continuation du Chapitre VIII  Finale

VIII. 8? Épilogue. Mgr José Alves Correia da Silva, gardien du secret.

    Les circonstances de la transmission du docuмent à l'évêque de LeiriaAprès que l'ordre d'écrire la partie inconnue du soi-disant troisième secret ait été exécuté, Lúcia a dû annoncer la bonne nouvelle à l'évêque de Leiria, qui était pratiquement l'auteur de l'odyssée spirituelle de Sœur Lúcia dans la mesure où c'est lui qui a ordonné la rédaction du docuмent. Au noviciat des Sœurs de Sainte-Dorothée, l'écriture n'était autorisée que le dimanche, c'est pourquoi le voyant devra attendre le dimanche 9 janvier 1944 pour transmettre cette importante nouvelle à Mgr José Alves au moyen d'une lettre. Il convient de noter qu'à cette époque, l'évêque de Leiria souffrait de certains problèmes de santé et il semble qu'une nouvelle communication du ciel informe Lúcia de certaines nouvelles spécifiquement destinées à Mgr José Alves Correia da Silva concernant sa santé, ainsi que d'autres détails importants liés à la transmission de l'enveloppe avec le contenu souhaité. La lettre importante annonçant la rédaction du secret le dimanche 9 janvier est la suivante :

    "mardi 9-01-1944
  Votre Excellence, M. l’Évêque,
  Comme le 15 approche déjà, je vous écris maintenant, afin que vous puissiez arriver à temps avec mes humbles félicitations et mes pauvres prières : je suis inquiet pour la santé de Votre Excellence. Que Dieu vous accorde votre guérison et que les maladies ne s'aggravent pas, et que le bon Dieu daigne nous faire miséricorde : Il y a quelques jours, "Je vais vous dire ceci, en supposant que cela plaise à Votre Excellence", j'ai eu l'occasion de demander à notre Bonne Mère du Ciel la santé et la vie pour Votre Excellence. Et elle m'a répondu : "la vie oui, mais au paradis". Aimez-vous la promesse, Monseigneur ? J'étais si heureux; au Ciel est notre bonheur éternel. Comme c'est beau, au Ciel pour toujours avec Dieu, dans son amour et sa grâce. J'ai déjà écrit ce que vous m'avez dit ; Dieu voulait me tester un peu, mais à la fin
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tel était sa volonté : il est scellé dans une enveloppe, et celui-ci se trouve à l'intérieur des cahiers. Si Votre Excellence désire que je l'envoie, je l'enverrai au premier messager sûr qui passera par là, ou si Votre Excellence désire qu'il soit reçu à Valença, je l'y porterai, bien que je ne voudrais pas l'envoyer par la poste de peur de le perdre. Encore une fois, mes sincères félicitations et s'il vous plaît, bénis-moi.
Le plus jeune serviteur de Votre Excellence,
Maria Lúcia de Jesus R.S.D”84.


    Deux choses importantes ressortent de cette lettre qui méritent notre attention. Premièrement, il semble que Lúcia raconte une autre communication surnaturelle avec la Mère de Dieu, qui pourrait être la même occasion où elle est autorisée à écrire le fameux secret, ou même une autre occasion n'est pas exclue. En tout cas, puisque nous connaissons déjà le mode d'expression de la voyante, il ne s'agirait pas d'une manière rhétorique de faire allusion à une simple impression de sa part, mais il s'agirait surtout d'une nouvelle prétendue manifestation céleste portant un message particulier adressé à Monseigneur José Alves Correia da Silva.

  Deuxièmement, une lecture attentive du texte en question révèle l'inquiétude du spectateur quant au chemin que allait emprunter le fameux docuмent. Ce soin de Sœur Lúcia, qui démontre enfin l'extrême importance qu'elle attachait elle-même au docuмent, sera vital pour le sort historique du manuscrit 85. Pour sœur Lúcia, ce qui restait à faire maintenant, après le processus de rédaction, était de remettre le précieux docuмent entre les
mains du destinataire qui n'était autre que l'évêque de Leiria, une entreprise « pas du tout facile en ces temps de frontières très bien gardées » 86. En raison du caractère délicat de l'enveloppe, selon la lettre du 9 janvier, Sœur Lúcia n'a logiquement accepté de la confier à aucun messager, encore moins à la poste, de peur que le docuмent ne se perde : "Je ne voudrais pas l'envoyer par la poste de peur qu'il ne se perde"87. Par conséquent, il aurait fallu des mois pour trouver la bonne opportunité d'envoyer l'enveloppe en toute sécurité au destinataire. Enfin, en accord avec José Alves Correia da Silva, l'archevêque

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84 Carmelo de Coimbra, op. cit., p. 274. Lettre de Sœur Lúcia à Mgr José Alves Correia da Silva, 9 janvier 1944, envoyée de Tuy. L'expéditeur évoque l'état de santé du destinataire et fait allusion à une éventuelle révélation ou à un message reçu adressé au destinataire. En outre, l'expéditeur fait référence au fait qu'il a écrit la troisième partie du secret et qu'il a pris des précautions, suggérant des possibilités de transmission. 85 "Toutefois, le soin extrême qu'elle va prendre pour le transmettre en toute sûreté à son destinataire est un nouvel indice de l'importance exceptionnelle qu'elle accorde à ce docuмent". Michele de la Sainte Trinité, op. cit., p. 40. 86 Joaquín María Alonso, Le Segredo de Fátima, p. 11. 87 Ibidem
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alors du diocèse de Gurza, Manuel Maria Ferreira da Silva88, qui était également supérieur de la Société Missionnaire de Cucujaes89 et ancien confesseur de Lúcia à l'époque d'Asilo de Vilar, arriva à Valença do Minho le samedi 17 juin 1944. Mgr Manuel Ferreira était alors accompagné de son frère, Mgr José Manuel Ferreira da Silva et du Père Vernocchi, alors directeur spirituel de le Séminaire des Missions de Cucujaes, ce dernier sans savoir exactement de quoi il s'agissait; ces personnalités étaient les protagonistes et les responsables de la réception et de la transmission du docuмent à Mgr José Alves Correia da Silva. Le samedi suivant, 24 juin, lors de l'Octave de la Fête-Dieu, à l'Asilo de Fonseca, Mgr Manuel Maria Ferreira da Silva et son frère, Mgr José Ferreira da Silva, accompagnés du Père Vernocchi, ont finalement rencontré Sœur Lúcia. Cette dernière était partie déjeuner du noviciat de Tuy, accompagnée de plusieurs sœurs qui ne connaissaient pas non plus la mission de la visionnaire. La rencontre a également eu lieu à l'asile de Fonseca, au collège des sœurs franciscaines et, avec une grande discrétion, Lúcia a remis le docuмent à l'évêque de Gurza, Manuel Ferreira da Silva90, qui, le même après-midi, dans la voiture conduite par son frère, José Ferreira da Silva, arrivera à la maison de repos de l'évêque de Leiria à Quinta da Formigueira. À leur arrivée à la maison de repos de Mgr José Alves, Manuel Ferreira da Silva remettra directement entre les mains de l'évêque de Leiria le précieux manuscrit 91 destiné à changer l'histoire de l'Église catholique dans la seconde moitié du XXe siècle 92. Le Père Alonso transmet un précieux témoignage du même frère de l'évêque de Gurza, Monseigneur
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88 Carmelo de Coimbra, loc.cit. 89 Michele de la Sainte Trinité, loc.cit. 90 António Valdemar pour le journal portugais Diário de Notícias, dans son entretien avec le successeur de Mgr José Alves Correia da Silva, João Pereira Venâncio, confirme également la participation de Mgr Manuel Maria Ferreira da Silva, alors évêque de Gurza et prélat très proche de Lúcia :
  « E quem foi o primeiro depositário dessa carta ?
  - Foi o énnos bispo de Gurza, hoje arcebispo de Cizico, D. Manuel Maria Ferreira da Silva, que, ao tempo , era superior da Sociedade Missionaria de Cucujães .
  - E porque foi esse prelado o intermediaro da terceira parte do "segrado" de Fatima.?
  - D. Manuel Ferreira da Silva havia sido, quando Lucia estivera no Asilo do Vilar do Porto, da Congregacio das Doroteisas, um dos seus confessores. A partir de entao manteve contacto com Lucia, tendo trocado correspondencia com aquela vidente.
- D. Manuel Ferreira da Silva, a quem entregou aquele docuмento ou docuмentos?
- Directamente a D. José Alves Correia da Silva", Apio. Garcia, loc.cit. 91 Joaquín María Alonso, op.cit., p. 11. 92 José Geraldes Freire, Le Segredo de Fátima Fátima. Une troisième partie est-elle sur le Portugal ?, p. 27.
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celui-là même qui conduisait la voiture qui emmenait les prélats de Valença do Minho à Braga en direction de la maison de Dom José la Formigueira, racontant l'heureuse issue du parcours du docuмent. Monseigneur José Ferreira a témoigné comme suit :

  "... Je suis allé avec lui [ l'archevêque de Cízico]  et avec le père Vernocchi, alors directeur spirituel du Séminaire des Missions de Cucujães, à Valença, où, au Collège franciscain, Lúcia, accompagnée d'une autre sœur, a remis à mon frère l'enveloppe contenant le secret. De Valença, sans nous  [ le père Vernocchi et moi-même]  nous comprenons pas de quoi il s'agissait, nous sommes passés par Braga, où mon frère a remis l'enveloppe à Dom José, évêque de Leiria, même sans que nous nous en rendions compte. Nous l'avons appris que plus tard"93.
Finalement, le 17 juin 1944, le précieux manuscrit arriva solennellement et officiellement entre les mains de l'autorité hiérarchique du diocèse de Leiria. Lorsque Mgr José Alves reçut le docuмent scellé, il reçut également une communication de Lúcia, dans laquelle la voyante faisait des suggestions impératives que l'évêque suivrait exactement comme s'il s'agissait d'authentiques instructions du Ciel. Sœur Lúcia suggère ce qui suit : que l'enveloppe soit conservée par l'évêque de Leiria lui-même, qu'il puisse lui-même ouvrir et lire l'enveloppe quand il le souhaite, et après la mort de Mgr José Alves Correia da Silva, qu'elle soit remise au cardinal patriarche de Lisbonne, à cette époque, Manuel Gonçalves Cerejeira, et aussi que l'enveloppe puisse être ouverte et le secret révélé au public après la mort de Lúcia si ce fait s'est produit avant ; mais si la mort du voyant n'avait pas eu lieu d'ici là, le secret devait être ouvert et divulgué au public 94 en

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93 "...J'étais comme eux (un archevêque Senhor de Cízico) et une Sr. Fr. Vernocchi. alors directrice spirituelle du Seminário das Missões, de Cucujães, à Valença, où, dans le Collège des Franciscanas, à Lúcia, ...accompagnée d'une autre sœur, entregou ao meu irmão o enveloppe com o segredo. De Valença, sem que nós... ", Joaquín María Alonso, op. citation Curieusement, Michele de la Sainte Trinité ne rapporte pas que l'enveloppe a été remise entre les mains de l'évêque de Leiria, mais parle étrangement d'un « carnet » : « Discrètement, la voyante remet à l'évêque de Gurza le cahier dans lequel elle avait glissé l'enveloppe du Secret. », Michele de la Sainte Trinité, op. cit., p. 40. Ce qu'affirme le chercheur appartenant à la Contre-Réforme Catholique ne peut être accepté, tandis que le témoignage de Monseigneur. Ferreira da Silva, le protagoniste de l'événement, parle explicitement d'une seule enveloppe : "entregou ao meu irmão o enveloppe com o segredo". Il s'agit probablement d'une omission de la part de notre chercheur français. 94 Dans son prétendu journal autobiographique, intitulé O meu caminho, Lúcia suggère que le troisième secret n'aurait dû être « révélé » qu'en 1960, et non rendu public à cette époque par les dirigeants de l'Église tels que le cardinal patriarche de Lisbonne ou l'évêque de Leiria. Cependant, d'autres témoignages et informations fournies par Lúcia elle-même complèteront ces informations, ajoutant que le secret a été adressé à l'évêque de Leiria ou au Saint-Père et que le plan selon les indications de la Mère de Dieu
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datée de 1960 95. Cependant, bien que Mgr José Alves Correia da Silva ait jalousement gardé les instructions de Lúcia jusqu'à sa mort en mars 1957, les hésitations ecclésiastiques ont commencé immédiatement après que Mgr José Alves a reçu l'enveloppe, car le prélat de Leiria, lorsqu'il a tenté de remettre l'enveloppe au patriarche de Lisbonne, Manuel Gonçalves Cerejeira, ce dernier n'avait pas l'intention de le faire. d'assumer une telle responsabilité. Comme le souligne Joaquín María Alonso : "... Dans les conversations personnelles entre Don José et le Patriarche de Lisbonne, Don José voulait confier le docuмent, avant sa mort, au Patriarche, ce dernier refusant toujours de le recevoir"96. Par conséquent, en raison du refus du cardinal Cerejeira de reprendre le docuмent controversé, le manuscrit au secret a continué à « vivre » dans la Curie épiscopale de Leiria, sous la garde de Mgr José Alves Correia da Silva, jusqu'à ce qu'il soit remis au nonce apostolique à Lisbonne, Mgr Cento, puis transféré à Rome97.
  Cependant, il semble que Mgr José ait tenté de transmettre le secret à Rome au début de 1944. Cette information a été fournie par l'ancien chef du Saint-Office, le cardinal Ottaviani. En ce sens, Alonso a argumenté comme suit : « Le cardinal Ottaviani nous a informé qu'en 1944, quand le secret de Fátima a été écrit, il y a eu une tentative, une certaine indication, de le porter à Rome. Et que cette dernière a jugé opportun que le secret soit conservé dans la Curie épiscopale de Leiria »98.
  Après cette tentative, l'évêque de Leiria a respecté toutes les mesures établies par Lúcia pour conserver soigneusement le texte qui contenait la dernière partie du secret. Par conséquent,  le 8 décembre
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devait être rendu public 1960. Voir O meu caminho I, pp. 158-160, apud Carmelo de Coimbra, p. 267. 95 "Quando el señor Obispo de Leiría recibe el docuмento sealado [,] reçoit simultanément une communication de Lucía, et donde [ella] le hace algunas sugerencias; par exemple, que lo guarde él mismo y que après sa mort (del Obispo) mer engado al señor Cardinal Patriarca de Lisbonne En effet, don José l'a communiqué au señor Cardenal, recevant toutes les suggestions de Lucía comme un ordre du Ciel", Idem, La Verdad sobre el Secreto de Fátima, p. 38. De même, José Geraldes Freire, ajoutant la note importante de l'ouverture et de la divulgation du docuмent en 1960: "Sabe-se, por diversas declarações, que Lúcia estava disposta a dizer o "segredo" ao Sr. Bispo de Leiria, se este lho mandasse; que o Sr. podia abrir o "segredo" que quisesse; que por morte de «Segredo» deveria a mao do Cardeal de Lisboa; que, se a sua morte se não verificasse antes, o «segredo» deveria sera ouvert en 1960. José Geraldes Freire, op. cit., p. 2. 96 Ibidem. 97 Ibidem. 98 Ibidem, p.56 ; Cf. Michel de la Sainte Trinité. Op cit., p 43
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   1945, le docuмent est sauvegardé selon les conditions suggérées par Lúcia. Matériellement, il était écrit sur une seule feuille de papier, placée dans une enveloppe scellée. Ensuite, la même enveloppe sera réinsérée dans une enveloppe plus grande, qui sera également cachetée. Dans cette enveloppe qui contenait l'enveloppe avec le texte du secret, l'évêque de Leiria enregistrera les instructions de Lúcia en les écrivant sur l'enveloppe. Ceci est mis en évidence par la photographie montrant Mgr José Alves Correia da Silva lui-même avec la célèbre enveloppe scellée contenant le docuмent secret posée sur une table, prise par M. Panzen, reporter de la revue américaine Life et publiée le 3 janvier 1949. Le texte suivant est lu à l'extérieur de l'enveloppe :"Cette enveloppe avec son contenu sera remise à Son Éminence le Cardinal Manuel, Patriarche de Lisbonne, après ma mort. Leiria, 8 décembre 1945 José, évêque de Leiria"99.L'enveloppe fut finalement conservée dans la Curie épiscopale de Leiria100, gardée par Monseigneur José Alves Correia da Silva jusqu'en mars 1957,
quelques mois avant sa mort101. Suite au décès de l'évêque de Leiria, l'enveloppe attendit en vain d'être ouverte et publiée dans 1960102. 99 "Este enveloppe com o seu contéudo sera entregè a Sua Em.cia o Sr. Cardinal D. Manuel, Patriarche de Lisbonne, depois da minha morte. Leiria, 8 décembre 1945. José, Bispo de Leiria", Ibidem, p. 27. 100 Apio García, Bodas de Ouro de Fátima. 1917-1967, p. 73. 101 Il existe une controverse sur le contenu authentique du troisième secret dans certains milieux catholiques bien docuмentés qui soutiennent que la divulgation de la troisième partie n'est pas complète, parce que le texte révélé par le Vatican en 2000, à l'époque de Jean-Paul II, ne correspondrait ni au contexte des deux parties précédentes, ni aux descriptions historiques de ceux qui ont eu accès au docuмent. L'une des positions les plus intéressantes est représentée par le spécialiste français Laurent Morlier : « Or, il faut bien le reconnaître, le texte publié par le Vatican ne cadre ni avec le contenu, ni avec le style des deux premières parties. Ce style était simple, très clair, très compréhensible, très concret : dans les deux premières parties, rien d'obscur, rien d'ambigu. Même la vision de la première du Secret n'est pas sujette à interprétation. La guerre de été de façon ; comme d'ailleurs dans paroles à voir pas de symboles. Argentré -du-Plessis : Editions DFT, 2001, p. 23. Voir aussi Laurent Morlier, Vrai ou Faux Troisième Secret de Fátima. Réponse au tome IV de « Toute la Vérité sur Fátima », Editions D.T.F., 2004.
102 « Ce secret devait selon les instructions célestes données à la voyante, être publiée en 1960. Il ne l'a pas été. », Marc Dem, Le Troisième Secret de Fátima. Monaco, Editions du Rocher, 1993. p. 7. Concernant certains commentaires sur les possibles
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La genèse de l'écriture de la Troisième Partie du Secret de Fátima. Doutes, angoisses et souffrances de Sœur Lúcia Maria das Dores au cours de la seconde moitié de 1943 à Tuy. Une controverse historique
Álvaro Albornoz Castro

    CONCLUSIONS
Notre recherche a tenté d'offrir une double perspective historique, mouvementée et critique sur les événements qui ont entouré la genèse, la rédaction et l'enchaînement des événements liés au docuмent qui sera connu dans l'histoire de l'Église catholique dans la seconde moitié du XXe siècle comme le Troisième Secret de Fátima. La rédaction du docuмent en question a été possible grâce à un amalgame de facteurs spirituels et ecclésiastiques, en étroite corrélation avec l'état de santé du protagoniste, qui a créé un contexte favorable à la formalisation des messages détenus par Sœur Lúcia. Les circonstances qui ont permis la rédaction du soi-disant secret de Fátima comprennent, tout d'abord, la pression ecclésiastique exercée par José Galamba de Oliveira, dont l'insistance a inculqué à l'évêque de Leiria, José Alves Correia da Silva, la détermination de demander la rédaction du secret en deux phases différentes et bien définies. Ces deux phases ont été déterminées, à leur tour, par les circonstances physiques liées à la santé de Sœur Lúcia au début de la seconde moitié de 1943, lorsque la voyante souffrait de pleurésie et de symptômes infectieux constants. La gravité de sa maladie conduisit en septembre 1943 l'évêque de Leiria à se rendre du Portugal à la ville espagnole de Tuy pour demander à Sœur Lúcia de rédiger ce docuмent. Cette première phase s'est déroulée de manière informelle, ce qui a conduit Sœur Lúcia, en tant que responsable de la rédaction du docuмent, à une série de dilemmes et de confusions spirituelles quant à la nécessité positive de la rédaction ou simplement à la nier. La deuxième phase de la demande de rédaction du docuмent se concrétisera en raison de la confusion exprimée par le protagoniste. Face à l'insécurité manifestée par Sœur Lúcia, José Alves Correia da Silva, exerçant son autorité épiscopale, a finalement donné un mandat formel à Sœur Lúcia, lui ordonnant d'écrire le secret sur un morceau de papier. Il faut donc comprendre que les mesures ecclésiastiques prises par l'évêque de Leiria concernant la rédaction par Sœur Lúcia du docuмent compris comme « la troisième partie du secret de Fátima », étaient une mesure pour protéger les informations fournies par les voyants au cas où son état de santé se détériorerait. Fondamentalement, l'ordre d'écrire le secret était une mesure en cas de décès du voyant, qui, en septembre
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alternatives qui supposent l'authenticité du secret, voir Ibidem, p. 151. Voir aussi l'œuvre de Tosatti : Marco Tosatti, Il Segreto Non Svelato, Casale Monferrato, Edizioni Pienme Spa, 2002.
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    1943 semblait, sinon imminente, du moins suffisamment alarmante pour que l'autorité ecclésiastique compétente veuille protéger les derniers écrits importants sur Fátima. Les circonstances de la rédaction du manuscrit ont également été mouvementées pour des raisons inconnues et il est remarquable que Sœur Lúcia elle-même n'ait pas eu accès à toute la correspondance au cours du mois de décembre 1943 à la suite de l'intervention de tiers, peut-être pour ne pas perturber la paix spirituelle de la voyante. De même, notre recherche démontre de manière critique la complexité des données actuellement disponibles concernant les circonstances entourant la rédaction du docuмent en question. Notre recherche révèle certaines incohérences entre les passages du journal autobiographique attribués à Sœur Lúcia et intitulé O meu caminho, contrairement aux informations disponibles fournies par les historiens de référence dans le domaine de l'histoire de Fatima, tels que Sebastião Martins dos Reis et António Maria Martins, sur les mêmes circonstances. Ces dernières informations, bien que peu nombreuses, mais importantes par leur valeur docuмentaire, montrent qu'il existe deux versions différentes d'un même événement.

    Notre recherche démontre et met en évidence pour la première fois les contradictions entre le récit prétendument autobiographique mis en lumière par le Carmel de Coimbra en 2013 dans l'ouvrage intitulé ‘Um caminho sob o olhar de Maria’ et les témoignages historiques recueillis par Sebastião Martins dos Reis directement auprès de Mère Maria do Carmo Cunha Matos, qui fut la Mère supérieure du noviciat de Tuy ainsi que la confidente de Sœur Lúcia lors de la rédaction du célèbre docuмent. Ces faits imposent la nécessité d'une approche critique et rigoureuse basée sur la confrontation des sources pour une compréhension objective des événements, qui permet également de comprendre les causes factuelles des éventuelles contradictions des sources, délimitant ainsi les récits dans une approche plus fiable de la vérité objective des faits concernant la vie intime de Sœur Lúcia Maria das Dores.

   Notre recherche s'avère fondamentale pour comprendre la genèse de l'un des docuмents les plus importants et controversés appartenant à l'Église catholique de la seconde moitié du XXe siècle. La genèse de la rédaction du soi-disant Troisième Secret de Fátima, ainsi que les controverses historiques entourant sa rédaction, pourraient, de la même manière, offrir une nouvelle évaluation historique du docuмent en question, dont le contenu continue à susciter aujourd'hui des controverses sur le destin doctrinal de l'Église catholique, ainsi que sur l'avenir eschatologique de l'humanité par rapport à l'institution ecclésiastique romaine. Le soi-disant Troisième Secret de Fátima finira par être lié à la vie intime de Sœur Lúcia, et les théories sur son contenu ne pourront quitter la sphère de la spéculation qu'après une analyse détaillée de la correspondance connue de Sœur Lúcia, abordant ses préoccupations spirituelles, examinant les notices adressées à la hiérarchie ecclésiastique et contrastant ces points avec les entretiens de la voyante elle-même, notamment ceux entre 1946 et 1957. Cette dernière est, pour l'instant, une tâche future pour l'historien spécialisé dans les questions liées à Fátima.
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Fin du Chapitre VIII.

Texte Roumain ici:
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Notre Dame de Fatima, ppn.