https://www.ceremoniaire.net/guide/rameaux/rit1956.htmlChapitre Premier Le deuxième dimanche de la Passion ou Dimanche des Rameaux I. Préliminaires Il convient de donner tout son relief à la procession solennelle des rameaux qui doit être un témoignage public d'amour et de reconnaissance au Christ-Roi. La cérémonie a lieu à l'heure habituelle, après Tierce dans les églises où l'on fait l'office choral. Elle n'est plus précédée de l'aspersion. S'il y a dans la localité une église ou un oratoire ou la bénédiction des rameaux peut se faire commodément, la procession solennelle pourrait se rendre de cette église ou de cet oratoire vers l'église principale où l'on célébrerait la messe. La procession se fera, si possible, hors de l'église sur un trajet assez long (per aliquam viam longiorem). Si les processions extérieures sont interdites par l'autorité civile, on organisera une procession à l'intérieur de l'église. Si la disposition des lieux ne s'y prête pas, le célébrant et ses ministres pourraient aller processionnellement jusqu'à la porte et revenir ensuite à l'autel. On utilisera des branches de palmier, d'olivier ou d'autres arbres. Selon les coutumes locales ces branches peuvent être apportées par les fidèles qui les tiennent en main pendant la bénédiction. Mais on peut aussi les préparer sur une table et les distribuer avant la procession. |
| |
|
| | II. Objets à préparer | | 1. À la sacristie. |  | a) Pour la bénédiction des rameaux et la procession : | | | | L'amict, l'aube, le cordon : pour le célébrant et les ministres sacrés ; L'étole et la chape rouges : pour le célébrant ; L'étole et la dalmatique rouges : pour le diacre (dans le rite solennel seulement) ; La tunique rouge : pour le sous-diacre (dans le rite. solennel seulement) ; L'amict, l'aube, le cordon et la tunique rouge : pour le sous-diacre porte-croix (dans le rite solennel seulement) ; Les chandeliers des acolytes ; L'encensoir allumé. |  | b) Pour la messe : |  |  | Les ornements de couleur violette. S'il y a des ministres sacrés, ils prennent la dalmatique et la tunique. |  | c) Pour le chant de la Passion : |  |  | Un amict, une aube, un cordon, un manipule et une étole de couleur violette pour chacun des diacres de la Passion. Les livres pour le chant la Passion. | | 2. À l'autel. |  | Le parement rouge, facilement amovible, par-dessus le parement violet. Six chandeliers allumés. | | 3. À la crédence. |  | Le calice, préparé pour la messe et tout ce qu'il faut pour une messe chantée ou solennelle : |  |  | Burettes, évangéliaire, clochette, voile huméral violet, etc.; Le pupitre de l'autel avec un missel couvert de violet ; Les canons d'autel ; Un voile huméral rouge recouvrant le tout ; Le missel de la Semaine sainte ; Le bénitier et l'aspersoir ; La navette ; Une aiguière avec son plateau et une serviette. |  | La croix de procession recouverte d'un voile violet. |  |  | Remarque : Après la procession, pendant que le célébrant et ses ministres se revêtent pour la messe, on enlève le parement rouge de l'autel et le voile huméral rouge de la crédence. On dispose sur l'autel : le pupitre et le missel ouvert, les canons et, s'il n'y a pas de ministres sacrés, le calice. | | 4. À l'endroit le plus indiqué du presbyterium. |  | Une table recouverte d'une nappe blanche tombant jusqu'à terre, avec les rameaux à bénir. |  |  | Remarque : L'endroit n'est pas précisé davantage, mais le peuple doit pouvoir bien suivre la cérémonie. |  | Les pupitres pour le chant de la Passion, non couverts, sont préparés à la sacristie ou dans le sanctuaire, à l'écart. |
|
https://www.ceremoniaire.net/guide/jeudi_st/rit1956.htmlPDF se trouve en haut de cette page web, à gauche.
Tout au bas de la page, vous pouvez aussi trouver les PDF du Dimanche des Rameaux, Vendredi Saint etc.
https://www.ceremoniaire.net/guide/vendredi_st/rit1956.htmlExtraits:
Chapitre IV
La messe In Cena Domini
La Messe 'In Cena Domini'
I. Préliminaires
1. Esprit liturgique de la fête.
Le Jeudi saint est l'anniversaire de l'institution de l'Eucharistie, sacrifice et sacrement, mémorial perpétuel de la Passion. Il est aussi l'anniversaire de l'institution du sacerdoce auquel la célébration de l'Eucharistie a été confiée par le Christ, en ce même jour.
On invitera les fidèles à assister nombreux à la messe vespérale et à s'y associer par la communion. On les invitera aussi à venir adorer le Saint Sacrement après l'Office in Cena Domini. Cette adoration publique doit se prolonger au moins jusqu'à minuit (Instr. 16 nov. 1955, n. 10).
Si l'on organise la cérémonie du lavement des pieds, on instruira les fidèles de la profonde signification de ce rite qui rappelle le commandement d'amour fraternel et on les engagera à multiplier en ce jour les oeuvres de la charité chrétienne.
2. Heure de la messe.
La messe in Cena Domini se célèbre le soir, à l'heure la plus favorable, mais non avant 17 heures ni après 20 heures (Décr. 16 nov. 1955, n. 7).
En vue de permettre à tous les fidèles l'assistance à la messe et la participation à la communion, l'Ordinaire peut autoriser, dans les mêmes limites de temps, la célébration d'une ou de deux messes basses dans les églises ou oratoires publics et d'une seule messe basse dans les oratoires semi-publics (Instr. 16 nov. 1955, n. 17). -- Mais ces messes basses se terminent par la bénédiction et le dernier évangile (Ordo, in Cena Domini, n. 37).
3. Distribution de la communion.
La Communion ne peut être distribuée qu'aux messes du soir ou immédiatement après. Il n'y a pas de restriction pour la communion des malades et des personnes en danger de mort (Instr. 16 nov. 1955, n. 18).
Pour le jeûne eucharistique, on observe les règles générales concernant les messes du soir.
II. Objets à préparer
1. À la sacristie.
Ornements blancs : pour le célébrant et les ministres sacrés ;
tunique blanche, cordon, aube et amict : pour le sous-diacre porte-croix (dans le rite solennel seulement) ;
des étoles blanches en nombre suffisant : pour les prêtres présents à l'office ;
deux étoles violettes : pour le célébrant et le diacre (dépouillement des autels) ;
l'encensoir allumé, et un deuxième encensoir pour la procession ;
les chandeliers des acolytes et les flambeaux pour les céroféraires.
2. À l'autel.
Remarque : Le Saint Sacrement ne doit pas être dans le tabernacle.
Un parement blanc ;
six chandeliers avec cierges de cire blanche ;
la croix recouverte d'un voile blanc ;
le missel couvert de blanc, sur son pupitre.
3. À la crédence.
Le calice préparé, avec une seule hostie sur la patène (dans le rite simplifié, le calice est disposé sur l'autel) ;
tout ce qui est nécessaire pour la messe chantée ou solennelle ordinaire ;
voile huméral, même si l'on suit le rite simplifié ;
un ou plusieurs ciboires pour la communion de ce jour et du lendemain ;
la nappe de communion ;
la clochette et la crécelle.
4. Près de la crédence.
La croix de procession, couverte de violet ;
l'ombrellino ;
une chape blanche pour le célébrant (elle pourrait rester à la sacristie) ;
en un lieu convenable près du choeur : cierges pour le clergé.
5. Hors du choeur.
Le dais pour la procession du Saint Sacrement.
6. À l'autel du reposoir.
Remarque : Pour la reposition solennelle du Saint Sacrement, on prépare un lieu convenable dans quelque chapelle ou à quelque autre autel de l'église, mais hors du choeur. On l'ornera aussi dignement que possible de tentures blanches ou claires et de lumières. Tout en sauvegardant l'austérité qui convient à la liturgie de ces jours, on peut ajouter des fleurs, mais de préférence autour de l'autel, jamais immédiatement devant la porte du tabernacle. L'autel de la reposition n'est pas un tombeau : conformément aux décrets de la S.C. des Rites, il faudra bannir les tentures funèbres, les représentations des scènes ou des instruments de la Passion, les reliques, même celles de la vraie Croix et, à plus forte raison, les tableaux ou statues de saints, l'exposition de vases sacrés, etc... Les anges adorateurs sont permis, semble-t-il. L'autel de la reposition ne comporte pas de croix.
Les parements blancs ;
un tabernacle surélevé, fermant à clef ;
des cierges en cire blanche ;
un corporal à l'intérieur du tabernacle ;
un corporal étendu sur l'autel devant le tabernacle ;
une bourse blanche du côté de l'évangile contre le gradin ;
la clef du tabernacle ;
un escabeau (si c'est nécessaire).
7. Hors de l'église.
Dans une chapelle indépendante, ou à la sacristie, ou même en un endroit convenable du presbytère, on prépare un tabernacle fermant à clef. On y transporte le Saint Sacrement avant la messe du Jeudi saint. Après la cérémonie du Vendredi saint on y apportera également les hosties qui resteraient après la distribution de la Communion.
Le Saint Sacrement, devant lequel une lampe doit brûler en permanence, y est conservé jusqu'après la Vigile pascale. La Sainte Réserve est destinée uniquement à la communion des malades et non à l'adoration publique des fidèles.
Si, faute d'endroit convenable, on devait conserver le Saint Sacrement à l'église, on utiliserait le reposoir. Après la cérémonie du Vendredi saint, on placerait la Sainte Réserve dans une autre chapelle, la plus retirée possible. À défaut, on la laisserait au reposoir dont on enlèverait toute l'ornementation à l'exception d'une seule lumière (Instr. de la Congr. des Sacrements, 26 mars 1929).
https://www.ceremoniaire.net/guide/jeudi_st/rit1956.html"...
III. Cérémonies générales du clergé et des fidèles
1. Pendant la messe.
Le clergé fait l'entrée solennelle avec le célébrant. Les prêtres portent l'étole blanche sur leur habit de choeur ; ils la conservent jusqu'au retour du reposoir. L'Introït se chante durant la procession d'entrée qui passe par l'église en suivant le parcours le plus longue ; on peut répéter l'antienne de l'Introït, en intercalant les versets 3 et suivants du psaume LXVI, aussi longtemps que dure le cortège.
Pendant la messe, on suit les règles générales de la messe solennelle ordinaire. On ne chante pas le Credo. Au dernier Agnus Dei, le Dona nobis pacem est remplacé par un troisième Miserere nobis. -- On ne donne pas la paix.
Selon la très ancienne tradition de l'Église romaine, tous les prêtres et tous les clercs assistent à la messe du Jeudi saint et reçoivent la Sainte Communion.
2. La procession au reposoir.