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Author Topic: Compromis de la FSSPX, Introduction, Table de Matiere, 104 sujets,  (Read 9601 times)

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Offline Twice dyed

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Traduction AI;  non-officielle

#99 : Contradiction (+Lefebvre n'a jamais exigé la conversion de Rome ? - Partie I) :

  Lorsque, en février 2012,  Msgr. Fellay a "fait son apparition" avec son annonce abrupte qu'il  accepterait un accord pratique avec la Rome moderniste, tant qu'il n'y avait "pas de conditions associées," cela a servi de rude réveil pour le clergé et les fidèles de la FSSPX qui luttaient pour être  obéissants envers lui et l'Archevêque Lefebvre. Confrontés à une litanie de sermons, interviews, livres  et conférences bien connus semblant tous condamner ce que  Msgr. Fellay venait d'annoncer, il est vite devenu apparent que, tout comme dans la bataille entre la FSSPX et l'église conciliaire, nous étions  désormais forcés de résister à la réorientation de la FSSPX par  Msgr. Fellay afin d'être trouvés fidèles  à la Tradition et à l'Archevêque Lefebvre (c'est-à-dire pour conserver la vraie Foi).

  En réponse, Menzingen chercherait à étouffer la conversation, d'abord en exhortant le clergé et les fidèles à s'abstenir d'Internet (où la conversation fait encore rage), puis en punissant les prêtres (et  certains fidèles laïcs) qui faisaient remarquer la contradiction entre la position de Msgr. Lefebvre et celle de  Msgr. Fellay, tout en lâchant son propre groupe d'apologistes accordistes (parmi lesquels Fr. Simoulin, l’abbé Celier, l’abbé Themann, l’abbé Schmidberger, l’abbé Laisney, et un peu plus tard l’abbé Robinson étaient prééminents) qui cherchaient à expliquer la contradiction comme s'il n'y  avait pas de contradiction du tout.[Pour un exemple - décourageant d'être informé, voir cet article :

https://sspx.org/en/news-events/news/%E2%80%9Cneed%E2%80%9D-know-all-vs-peace-soul-3073]

  Un de ces arguments était, de manière incroyable, que Msgr. Lefebvre n'a jamais exigé la conversion de Rome à la Tradition avant qu'il ne considère un accord pratique. L'argument suivant de l’abbé Simoulin l'explique :

  "Cela a été dit et écrit tant de fois déjà que vous hésitez à le redire, mais l'Archevêque Lefebvre n'a jamais prétendu à “convertir” Rome ou le pape. Au mieux, il avait l'habitude de dire à ceux qui le  réprimandaient d'aller à Rome : “Qui sait ? Je pourrais leur faire un peu de bien !” Il n'a jamais rejeté les contacts ou les discussions avec Rome, dans l'espoir d'obtenir la liberté pour son travail et pour la  Tradition. Il a lutté et condamné les erreurs modernes, celles d'avant le Concile, celles du Concile et celles après le Concile, mais il n'a jamais combattu ou condamné Rome ou le pape."

  http://sspx.org/en/news-events/news/lefebvre-love-church-not-controversy-3297

  Cette caricature de l’ Archevêque Lefebvre qui se rendait simplement à Rome - même depuis 1988 - pour établir un apostolat approuvé pour la Tradition n'est pas corroborée par les archives historiques, et est contredite par le fait qu'il existe aujourd'hui quelque chose appelé "la Résistance", dont la genèse est précisément née parce que la rupture avec la position de l'Archevêque Lefebvre a été détectée par ces fils fidèles qui n'ont pas été trompés, et/ou qui ne se sont pas laissé bercer par un révisionnisme historique "affiné" et "nuancé" concernant la position de l'Archevêque Lefebvre vis-à-vis de Rome  depuis le moment où il a décidé de consacrer des évêques.

  Cependant, l'Archevêque Lefebvre était tout à fait clair sur sa position, une fois qu'il avait compris  que les Romains n'avaient aucune intention de travailler pour le rétablissement de la Tradition, ce  qui a été exprimé de manière très célèbre dans le numéro de novembre-décembre 1988 de Fideliter :

  « Nous n’avons pas la même façon de concevoir la réconciliation. Le cardinal Ratzinger la voit dans le sens de nous réduire, de nous ramener à Vatican II. Nous, nous la voyons comme un retour de Rome à la Tradition. On ne s’entend pas. C’est un dialogue de sourds. Je ne peux pas beaucoup parler d’avenir, car le mien est derrière moi. Mais si je vis encore un peu, et en supposant que d’ici a un certain temps Rome fasse un appel, qu’on veuille nous revoir, reprendre langue, à ce moment-là, c’est moi qui poserai les conditions.

  ‘’Je n’accepterai plus d’être dans la situation où nous nous sommes trouvés lors des colloques. C’est fini. Je poserai la question au plan doctrinal : « Est-ce que vous êtes d’accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés ? Est-ce que vous êtes d’accord avec Quanta Cura de Pie IX, Immortale Dei, Libertas Praestantissimum de Léon XIII, Pascendi de Pie X, Quas Primas de Pie XI, Humani generis de Pie XII ?

  ‘’Est-ce que vous êtes en pleine communion avec ces papes et avec leurs affirmations ? Est-ce que vous acceptez encore le serment antimoderniste ? Est-ce que vous êtes pour le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Si vous n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n’aurez pas accepté de reformer le Concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédé, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile ».
  Les positions seraient ainsi plus claires. »

https://laportelatine.org/formation/crise-eglise/rapports-rome-fsspx/mgr-lefebvre-je-poserai-mes-conditions-a-une-reprise-eventuelle-des-colloques-avec-rome-septembre-1988

  Eh bien, apparemment pas assez clair. Les révisionnistes ont nuancé cet argument en s'appropriant la phrase « et en supposant que d’ici a un certain temps Rome fasse un appel, qu’on veuille nous revoir, reprendre langue, à ce moment-là, c’est moi qui poserai les conditions.... ». Ils soutiennent que cette phrase  témoigne d'un Archevêque Lefebvre encore prêt à négocier un accord avec une Rome non convertie, et  par conséquent, que cette ouverture à un tel accord avec une Rome non convertie démontre que  Msgr. Fellay n'a pas dévié de la position de l'Archevêque Lefebvre.
  Bien sûr, cette interprétation astucieuse laisse nécessairement de côté tout ce qui suit, dans lequel Msgr. Lefebvre exige non seulement la conversion de Rome avant qu'un accord soit possible,  mais même avant que toute discussion soit envisageable : « Tant que vous n’aurez pas accepté de reformer le Concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédé, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile » Ce point est exprimé encore plus clairement dans une autre interview que l'Archevêque Lefebvre a donnée quelques mois plus tard à Controverses en 1989 :

  "Ils doivent cesser leur œcuмénisme, ils doivent ramener le véritable sens de la Messe, restaurer la  véritable définition de l'Église, ramener le sens catholique de la collégialité, et ainsi de suite. J'attends  d'eux une définition catholique, et non libérale, de la liberté religieuse. Ils doivent accepter l' encyclique Quas Primas sur Christ Roi, et le Syllabus (Pie IX). Ils doivent accepter tout cela, car c'est  désormais la condition déterminant toutes les nouvelles discussions entre nous et eux."

https://tradidi.com/one-world-religion-incorporating-latin-mass

  Comment cela ne revient-il pas à l'Archevêque Lefebvre exigeant le retour de Rome à la Tradition avant qu'un accord soit possible ? En vérité, l'Archevêque Lefebvre va même au-delà : Il exige la  conversion de Rome avant de même s'asseoir pour des discussions doctrinales avec eux ! Mais continuons à fournir des exemples de la position de l'Archevêque Lefebvre selon laquelle il ne  peut y avoir d'accord avant la conversion de Rome :

  « Donc, lorsque nous posons la question de savoir quand il y aura un accord avec Rome, ma réponse est  simple : lorsque Rome couronnera de nouveau notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne pouvons pas être d'accord avec ceux qui détrônent le Seigneur. Le jour où ils reconnaîtront à nouveau notre Seigneur  comme Roi des peuples et des nations, ce n'est pas nous qui les rejoindrons, mais eux qui reviendront à l'Église catholique dans laquelle nous demeurons. » (Archevêque Lefebvre, Fideliter, n° 68, mars 1989)

  De toute évidence, rétablir Notre Seigneur nécessite le rejet de la liberté religieuse et de  l’œcuмénisme, ce qui impliquerait à nouveau la conversion de Rome à la Tradition.
  «Et je lui ai même écrit [Dom Gérard]. Nous ne devons plus discuter avec les autorités romaines. Elles veulent seulement nous ramener au Concile; nous ne devons pas avoir de relations avec elles. Dom  Gérard a répondu que son cas était différent et qu'il essaierait quand même. Je n'approuve pas. » (Interview pour Controverses,  1989)

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/archbishop-lefebvre-reminds-us/

  Mais si les Romains ont continué à essayer d'amener la Société vers le Concile (quelque chose qu'ils ont  expliqué à plusieurs reprises à  Msgr. Fellay), ils ne se sont évidemment pas convertis à la Tradition, raison pour laquelle l'Archevêque Lefebvre dit que nous ne pouvons pas avoir de relations avec eux.

  "Ne soyez pas surpris si nous ne parvenons pas à un accord avec Rome. Cela n'est pas possible tant que Rome ne reviendra pas à la foi dans le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ ... Nous avons heurté un point de la Foi catholique."

(Conférence de Sierre du 27 novembre 1988 ; Fideliter No 89)

  "Nous ne devons pas nous illusionner. Les principes qui gouvernent maintenant l'Église conciliaire sont de plus en plus, et ouvertement, contraires à la doctrine catholique. Enfin, le Pape est plus  oecuмénique que jamais. Il est absolument inconcevable que nous puissions convenir de travailler  avec [une]  telle hiérarchie." (Archevêque Lefebvre, Fideliter No. 79, janvier-février 1991)

  Et dans une lettre adressée aux quatre évêques élus, Msgr. Lefebvre leur a expliqué quand le  moment approprié serait pour parvenir à un accord avec Rome :

  “Je vous accorderai cette grâce, convaincu que sans trop de retard, le Siège de Pierre sera occupé par un successeur de Pierre qui est parfaitement catholique, et entre ses mains vous pourrez remettre la grâce de votre épiscopat afin qu'il puisse la confirmer.”

https://sspxasia.com/Docuмents/Archbishop-Lefebvre/The-Episocopal-Consecrations.htm#future

  Benoît était-il ce "pape parfaitement catholique" ? François l'est-il ? Et bien sûr, dans le Voyage Spirituel de Lefebvre (son dernier livre, achevé quelques semaines avant sa mort) : "Il est donc un devoir strict pour chaque prêtre désireux de rester catholique de se séparer de cette église conciliaire tant qu'elle ne redécouvre pas la Tradition de l'Église et de la Foi catholique” (p 13).

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/spiritual-journey-by-archbishop-lefebvre/

  Pourtant, l’abbé Simoulin et sa bande veulent me faire croire que Msgr. Lefebvre, après 1988, n'a jamais exigé la conversion de Rome avant de signer un accord? Dans le prochain épisode, nous verrons comment les partisans de l'accord ont proposé de traiter cette montagne de contradictions.

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg648181/#msg648181



#100 : Contradiction (+Lefebvre n'a jamais exigé la conversion de Rome ? - Partie II) :

  Dans le post précédent, nous avons fourni plusieurs citations pour réfuter l'affirmation de l'abbé Simoulin et d'autres selon laquelle Msgr. Lefebvre n'a jamais exigé la conversion de Rome avant  de considérer un accord pratique. Bien sûr, nous parlons de Msgr. Lefebvre à partir du  moment où il a décidé de consacrer des évêques en 1988, jusqu'à sa mort en mars - 1991.

  Mais considérons que Msgr. Fellay manœuvrait précisément pour un tel accord depuis au moins 1997, avec son parrainage de la participation de la FSSPX au GREC. Il serait naïf de croire qu’au cours de toutes ces années de discussions avec le GREC, de réunions avec Rome, et du plan éventuel de " procéder par étapes" vers une "réconciliation" suite au pèlerinage FSSPX de 2000 à Rome, il ne lui est jamais venu à l'esprit (ou à celui de ses associés et confrères accordistes) qu'il allait finalement se heurter au blocage bien connu de la position de Msgr. Lefebvre.

  Comment aller au-delà de toutes ces citations bien connues, et du principe opérationnel vis-à-vis des relations avec Rome qui avait gouverné ces relations pendant 20 ans ?

  La "solution" ou le plan a été fourni par la figure ombrageuse et subversive de l’abbé Grégoire Celier, dont nous avons discuté dans le post #69, en ce qui concerne son livre de 2007 Benoît XVI et les traditionalistes, que le Supérieur de District Français (l’abbé Regis de Cacqueray) a fortement promu à travers la France.

  En 2014, le District des États-Unis a pris un extrait du livre de l'abbé Celier et l'a transformé en un article intitulé
  "Comment interpréter l'Archevêque Lefebvre."

https://sspx.org/en/how-interpret-archbishop-lefebvre-30352

  L'introduction de cet article explique que les pensées de l’abbé Celier ont été adoptées par Msgr. Fellay, éliminant ainsi toute spéculation et doute à ce sujet :

  "L'abbé Celier, dans ce docuмent quelque peu long, expose les principes et les règles selon lesquels l'archevêque a pris ses décisions. Ce n'est pas une tentative d'endosser le rôle de prophète; plutôt, si nous comprenons plus profondément cette méthodologie objective, nous pouvons à la fois mieux comprendre pourquoi  l'archevêque a dit des choses spécifiques dans certaines situations et pourquoi la même méthodologie de prudence est encore suivie aujourd'hui par Msgr. Fellay et la Société de Saint-Pie X."

  Quelle était cette "méthodologie", qui aiderait à contourner l'interdiction de l'archevêque Lefebvre de négocier un accord pratique avec la Rome moderniste ? L'abbé Celier explique à juste titre qu'un principe pour comprendre les pensées d'un autre est de déterminer s'ils sont des penseurs systématiques ou pragmatiques :

  "Dans l'ordre intellectuel, on peut classer assez commodément les esprits comme étant soit “systématiques”  soit “pragmatiques” (sans aucune connotation péjorative dans les deux cas). Les esprits “systématiques” se  retrouvent plus souvent parmi les intellectuels, chez qui la pensée prédomine. Ils abordent toute situation en  termes de principes, du “système” dont ils sont imprégnés, et cherchent à amener les circonstances de la situation dans l'unité du système. Par conséquent, leur pensée, leur expression et leurs actions sont très cohérentes (ou essaient de l'être), mais parfois ils manquent de flexibilité face à la réalité. Bien que les esprits  “pragmatiques” vivent aussi selon des principes, ils abordent initialement une situation en analysant cette situation, ses circonstances concrètes et ses implications. Sur la base de cette analyse initiale, ils projettent la lumière de leurs principes afin de déterminer une ligne de conduite. Contrairement aux “esprits systématiques”, cependant, ils ne se soucient pas particulièrement de vérifier si ce qu'ils vont dire ou faire à  ce moment-là est, formellement et substantiellement, parfaitement en harmonie avec ce qu'ils ont dit ou fait  auparavant, ou avec ce qu'ils vont dire ou faire par la suite. Ces “esprits pragmatiques”, par conséquent, sont extrêmement flexibles pour s'adapter à la réalité, mais ils courent le risque d'apparaître incohérents (au  moins) à long terme. Les hommes d'action, tels que les politiciens, les militaires et les industriels, sont  évidemment des “pragmatiques” de premier degré.’’

  Le principe en soi ne pose aucun problème, mais c'est dans son application que la "magie" opère :

  En étant correctement qualifié de penseur pragmatique, donc sujet à des changements et à une incohérence apparente selon les circonstances, la permanence et l'immuabilité de la position de 1988 et post-1988 de l'Archevêque Lefebvre vis-à-vis de Rome deviennent soudainement discutables:  Après  tout, disent-ils, "qui peut vraiment dire si l'Archevêque Lefebvre maintiendrait sa position de 1988-1991 selon les circonstances en 2000, 2012 ou 2019 ? Après tout, c'était un penseur pragmatique !"

  Par conséquent, la FSSPX, s'appuyant sur les manigances subversives de l'abbé Celier, a proposé aux fidèles des articles comme celui de l’abbé Simoulin intitulé "Nous ne pouvons pas être des 88ers," dans lequel il est allégué que :

  "Quoi qu'il en soit de l'état de Rome, de tout ce qui demeure encore troublant à Rome, le bon sens et l'honnêteté  devraient nous amener à considérer la situation actuelle avec des yeux différents de ceux de 1988 ! Rappelant les paroles de l'un de nos évêques, nous ne pouvons pas être des " quatre-vingt-huitards" !

https://rorate-caeli.blogspot.com/2012/04/rome-sspx-we-cannot-be-88ers.html

Traduction : Les positions de l'Archevêque Lefebvre étaient bonnes pour son époque, mais personne ne peut dire qu'il tiendrait la même position dans les circonstances d'aujourd'hui, car comme le  déclare l’abbé Simoulin dans un élan complètement solipsiste :

  "Nous ne sommes ni en 1975 avec Paul VI, ni en 1988 avec Jean-Paul II, mais en 2012 avec Benoît XVI. On peut dire autant qu'on le souhaite que l'état de l'Église est encore très préoccupant, que notre Pape a une théologie parfois étrange, etc... Nous l'avons suffisamment dit, il me semble; mais qu'il ne soit pas dit que l'état des choses est le même qu'en 1988, ou pire. C'est contraire à la réalité et à la vérité, et cela ne peut être que l'effet d'un refus plus ou moins secret de toute réconciliation avec Rome, peut-être d'un manque de foi dans la sainteté de l'Église, composée de pauvres pécheurs mais toujours gouvernée par son chef, Jésus-Christ, et sanctifiée par le Saint-Esprit."

  Même les alliés conciliaires de Msgr. Fellay, comme  Msgr. Athanasius Schneider, ont pris le relais, déclarant qu'aujourd'hui l'Archevêque Lefebvre signerait certainement un accord : "Une prélature personnelle serait parfaitement adaptée à la réalité de la Société de Saint-Pie X et à sa  mission. Je suis convaincu que Msgr. Lefebvre aurait accepté avec joie et reconnaissance cette structure ecclésiale officielle et la reconnaissance par l'Église de l'apostolat qu'ils accomplissent."

http://sspx.org/en/news-events/news/bp-schneider-restoring-justice-sspx

  L'Archevêque Lefebvre était pragmatique, vous voyez, et aujourd'hui il verrait à quel point les choses sont bien meilleures, et quel excellent accord il obtenait !

  Mais voici la vérité sur la question :
-Il ne fait aucun doute que le principe de l’abbé Celier de distinguer entre les penseurs systématiques et pragmatiques est une herméneutique légitime ;

-Il ne fait aucun doute qu'entre les deux types de penseurs, Msgr. Lefebvre était pragmatique ;

-Cependant, ce n'est pas la Résistance, mais Menzingen, l'abbé Celier et les partisans de l'accord de la FSSPX qui  ont échoué à évaluer correctement comment, quand et pourquoi la propension pragmatique de Msgr. Lefebvre à réagir aux circonstances changeantes s'est réellement manifestée, ce qui était ceci :

  L'archevêque Lefebvre a négocié avec Rome non convertie pendant presque 15 ans (c'est-à-dire, depuis la suppression de la FSSPX jusqu'au moment où il a décidé de consacrer des évêques), car, comme il l'a déclaré, il a attendu jusqu'à la dernière minute que Rome montre un peu de loyauté  envers la Tradition. Mais une fois qu'il est devenu certain que Rome ne négociait pas de bonne foi pour le retour de la Tradition, et qu'elle attendait juste sa mort (et celle de la Tradition),

(C'était le  déclencheur et la circonstance qui ont modifié ses pensées et ses actions concernant l'impossibilité d'un accord pratique avec Rome non convertie, et ayant sécurisé, grâce à ces consécrations épiscopales, le principe de continuité et de pérennité de la Société, il ne serait plus jamais en position  de devoir négocier. Comme il l'a dit, il était content d'attendre le retour de Rome à l'Église.
  De plus, il n'y avait aucun changement substantiel à Rome entre 1998 et 1991 qui aurait pu modifier sa  position, et, contrairement à l'énoncé solipsiste de l’abbé Simoulin cité ci-dessus (comme l'a lui-même  reconnu l'évêque Fellay, lorsqu'il a observé que Rome était encore la même vieille Rome moderniste, un an après la déclaration folle de l’abbé Simoulin en sens contraire), il n'y en a pas eu depuis) :

  "Nous voici donc à Pâques 2013, et la situation dans l'Église reste quasi inchangée. Les paroles de Mgr. Lefebvre prennent un accent prophétique. Tout s'est réalisé, et tout continue pour le plus grand malheur des âmes qui n'entendent plus de leurs pasteurs le message du salut."

https://iubilaeum2025.fsspx.org/fr/publications/avr-2013-lettres-aux amis-et-bienfaiteurs-ndeg80-36113

  Il est donc absolument clair et certain que Msgr. Lefebvre n'aurait pas envisagé la possibilité d'un accord avec Rome moderniste en 1991, 2000, 2012, 2019 ou 2219, peu importe comment la mauvaise application du principe légitime de l’abbé Celier pourrait dire le contraire.


https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg648267/#msg648267

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Traduction libre, AI: non-officielle

#101: Compromis (La reconnaissance argentine: la FSSPX a-t-elle déjà été approuvée canoniquement?):

  Le 13 avril 2015, le pays de l'Argentine a "reconnu" la FSSPX comme catholique. Le bulletin officiel du gouvernement Argentin a déclaré :

  "CONSIDÉRANT : Que, selon le Protocole N. 084/15, du 23 février 2015, l'Archevêque de Buenos Aires, Mario Aurelio Cardinal POLI, demande que la "FRATERNITÉ DES APOSTRES DE JÉSUS ET MARIE" (FRATERNITÉ SACERDOTALE DE SAINT PIE X) soit considérée, jusqu'au moment où elle trouve son encadrement juridique définitif au sein de l'Église Universelle, comme une Association de Droit Diocésain, conformément à ce qui est établi par le canon 298 du Code de Droit Canon, étant 'in fieri' [à partir de maintenant et en attendant] une Société de Vie Apostolique, avec tous les avantages qui s'y rapportent, et en respectant toutes les obligations auxquelles elle fait référence, acceptant également toutes les responsabilités appartenant au Prélat diocésain. [accentuation ajoutée]

  Que la fraternité susmentionnée soit reconnue comme une personne juridique publique au sein de l'ÉGLISE CATHOLIQUE APOSTOLIQUE ROMAINE, selon les normes du Code de Droit Canon."

https://rorate-caeli.blogspot.com/2015/04/argentina-formally-recognizes-sspx-as.html

    Le secrétaire d'Ecclesia Dei, l'Archevêque Guido Pozzo, a rapidement expliqué que ce n'était pas 'LA' reconnaissance de la FSSPX :

  "Je suis heureux qu'en Argentine, cette solution ait pu être trouvée, ce qui n'implique pas le Saint-Siège, qu'il soit clair. Ce n'est pas une reconnaissance juridique de [la Société de] Saint Pie X en tant que société cléricale,

• la question de la légitimité de l'exercice du ministère sacerdotal de leurs prêtres demeure ouverte. Mais c'est un signe ultérieur de bonne volonté concernant cette réalité de l'Église catholique."

"Avec sa décision - Pozzo continue - l'ordinaire de Buenos Aires a reconnu que les membres de la Société sont catholiques, même s'ils ne sont pas encore en pleine communion avec Rome. Nous continuons à travailler pour que la pleine communion et l'encadrement juridique de la Société au sein de l'Église catholique puissent être réalisés."

https://www.lastampa.it/2015/04/13/vaticaninsider/buenos-aires-poli-fa-riconoscere-dallo-stato-la-fraternit-s-pio-x-j5sQ4T5a9pjt3qVfjVc44O/pagina.html

  Et Menzingen a également été rapide à jeter de l’eau froide concernant la "reconnaissance", déclarant qu'il s'agissait d'un processus simplement administratif et non canonique :

    "Le docuмent du Cardinal Poli n'a aucune autorité canonique, car il ne peut se substituer à l'autorité romaine qui seule peut régler le statut canonique de la Société. C'est simplement une procédure qui permet à l'État argentin de prendre une décision administrative jusqu'à ce qu'un cadre juridique définitif soit accordé (à la Société) dans l'Église universelle... ce n'est rien d'autre qu'une procédure strictement administrative dans le contexte restreint de la République argentine."

https://sspx.org/en/news-events/news/argentina-recognizes-sspx-roman-catholic-7845

  Mais est-ce vraiment tout ? Est-ce que tout cela n'a pas été beaucoup de bruit pour rien ? Certains pensent autrement :

  "Sur 'Adelante La Fe' [, le plus grand blog indult en langue espagnole, similaire à 'Rorate Coeli' en contenu et en perspective ] , nous avons demandé à cet avocat éminent de faire une évaluation des diverses informations, des deux côtés, qui tentent de minimiser cette nouvelle en indiquant qu'il s'agit simplement d'une question "administrative". Voici sa réponse :

  "Après la nouvelle de la reconnaissance de la FSSPX par l'État argentin, des communiqués ont été publiés par les deux parties, qui obscurcissent plutôt que clarifient.
"J'ai relu les parties pertinentes du Code de Droit Canon et je suis encore plus convaincu qu'il n'y a aucune façon de considérer la FSSPX comme faisant partie de l'Église en Argentine et pas dans le reste du monde. Cela viole toute logique juridique.

  "Concernant un processus purement administratif - afin d'exercer librement la vie apostolique-, cela n'a aucun fondement, car cela fait des décennies qu'ils sont dans notre pays avec un séminaire, des églises, des écoles et d'autres biens qui auraient pu acquérir une association civile à but non lucratif. Quelle est l'amélioration administrative? Éviter l'impôt sur le revenu ? Obtenir des salaires et des subventions ?

  "Il y aurait une situation très grave s'ils ne sont pas en communion avec Rome mais reçoivent des bénéfices en Argentine en tant que « Romains ». "La procédure a duré environ quinze jours ouvrables, inadaptée à toute procédure bureaucratique, à moins qu'une demande très fastidieuse ait été faite, sans rien omettre et négociée à l'avance avec l'autorité. Le dossier est de barre quinze (/ 15) ce qui montre qu'il a commencé cette année et n'est pas simplement une note de Poli accompagnant un processus de 2011, comme l'affirme l'Agence DICI

https://adelantelafe.com/analisis-juridico-del-reconocimiento-de-la-fsspx-en-argentina-un-avance-mas-alla-de-benedicto-xvi/

  Et quelques semaines plus tard, ‘Rorate Coeli’ a publié une réponse d'invité d'un prêtre écrivant sous le pseudonyme "Fr. Pio Pace," qui a observé :

  "Ce qui est le plus intéressant, en fait, est manifestement la confirmation du Cardinal Poli : comme il ressort clairement du préambule du décret de reconnaissance, il a demandé que cette Société "soit tenue" (sea tenida) comme une Association de Droit Diocésain, selon le Canon 298 du Code de Droit Canon, dans l'attente qu'elle devienne (in fieri de ser) une Société de Vie Apostolique sans voeux ( une ancienne catégorie du Code de 1917, sous laquelle la FSSPX avait été reconnue par l'Évêque de Fribourg, Suisse, le 1er novembre 1970, avant sa dissolution), un statut que la Société revendique selon ses statuts, approuvés par l'autorité ecclésiastique.

  C'est-à-dire, non seulement le Cardinal- Archevêque de Buenos a accordé une certification publique de catholicité à la FSSPX, mais il lui confère un statut juridique similaire à celui d'une association diocésaine. Les associations diocésaines, appelées "associations des fidèles chrétiens" (entre autres, les communautés religieuses en formation utilisent ce cadre) "s'efforcent dans un effort commun de favoriser une vie plus parfaite, de promouvoir le culte public ou la doctrine chrétienne, ou d'exercer d'autres œuvres de l'apostolat telles que des initiatives d'évangélisation, des œuvres de piété ou de charité, et celles qui animent l'ordre temporel d'un esprit chrétien." (Canon 298, § 1)"

https://rorate-caeli.blogspot.com/2015/04/the-society-of-saint-pius-x-recognized.html

  Est-ce que tu comprends cela ? Est-ce que ça fait son chemin ?

  Don Pace dit que, contrairement à ce que disent Menzingen et Ecclesia Dei, il n'est pas nécessaire que le Pape autorise une Association de Droit Diocésain. Ce pouvoir et cette autorité relèvent par définition entièrement de la juridiction et de la compétence de l'ordinaire local (par opposition à une Association ou Société de Droit Pontifical, qui reçoit son autorité directement du Pape) :

  "Il est absolument possible, en termes juridiques, de considérer que le Cardinal Poli a agi ainsi équivalant à une sorte d'"érection" d'une association diocésaine pour la FSSPX : -

- Premièrement : parce qu'il lui reconnaît publiquement le caractère catholique, qui découle généralement de l'érection prévue par le Canon 312 ;

- Deuxièmement : parce qu'il précise que c'est "Diocésain" ;

- Troisièmement : et parce que cette association propose d'enseigner la doctrine chrétienne au nom de l'Église et de promouvoir le culte public -- ce qui ne peut être le cas que pour des associations érigées par une autorité ecclésiastique.

  Mais en supposant que cela ne signifie rien, il resterait au moins que le Cardinal Poli considère la FSSPX comme une association catholique constituée par accord privé (Canon 299), à laquelle il a accordé, de manière exceptionnelle, des droits spécifiques." (Ibid.)

  Dans le même article, "Don Pio Pace" commente également la réaction rapide de Menzingen, réduisant l'importance de la reconnaissance argentine :

  "Dès que la connaissance de cette intervention du Cardinal de Buenos Aires a été portée à l'attention du public, la Maison Générale de la FSSPX a immédiatement limité sa portée. Selon un communiqué publié par son agence DICI, du 13 avril 2015, essentiellement pour des raisons internes, Menzingen (la Maison Générale) affirme que, "le docuмent du Cardinal Poli n’a aucune autorité canonique," et que tout cela, "n'est rien de plus qu'une procédure strictement administrative dans le contexte restreint de la République d'Argentine." Que personne ne pense, avant tout, qu'il pourrait y avoir une reconnaissance canonique ponctuelle et partielle !" (Ibid.)

  Et c'est là en effet la question lancinante : Quel est exactement le statut canonique de la FSSPX aujourd'hui ? Étaient-ils déjà "régularisés" en 2015, alors que tout le monde était endormi par leur minimisation de l'importance de la reconnaissance ?

  Don Pace explique que quelque chose comme l'"Approche chinoise" pourrait être ce qui s'est passé ici :

    "C'est une étape juridique remarquable. Dans le langage des canonistes qui se préoccupent du destin institutionnel de la FSSPX, l'approche "chinoise" est souvent évoquée. Ce terme fait référence au fait qu'après la chute du rideau de fer soviétique, et malgré la permanence d'une tyrannie brutale en Chine, le Saint-Siège a tenté une opération de "contournement", s'appuyant sur le souhait d'une bonne partie des membres de l'"Église patriotique" de revenir à Rome. On pourrait résumer ainsi la tentative romaine : un nombre croissant d'évêques nommés par l'"Église patriotique" ont secrètement reçu (mais c'est un secret ouvert) des "pouvoirs" accordés par Rome, c'est-à-dire une investiture papale (voir, par exemple, ce rapport de Sandro Magister).

  ‘’Par analogie, pour la FSSPX, ce qui se passe aujourd'hui est que, dans certains diocèses, des pouvoirs de confession, même permanents, et des délégations canonique pour recevoir le consentement matrimonial, même permanents, sont parfois accordés à certains prêtres de cette Société. Dans des cas particuliers, l'incardination canonique de prêtres de la FSSPX par les autorités diocésaines a même été envisagée -- ces prêtres restant membres de cette communauté et exerçant leur apostolat au sein de celle-ci.
 
  ‘’Dans la perspective d'une reconnaissance canonique progressive, nous pourrions peut-être aussi imaginer que des « pouvoirs » soient accordés provisoirement aux évêques de la FSSPX, ce qui pourrait déjà s'être produit occasionnellement. Naturellement, la reconnaissance administrative-canonique à Buenos Aires -- mise en place, absolument sans aucun doute, par le Pape lui-même -- pourrait créer un précédent et être répétée dans tel ou tel diocèse pour des groupes FSSPX, ou des communautés amies d'hommes ou de femmes religieux, des écoles, etc.

https://rorate-caeli.blogspot.com/2015/04/the-society-of-saint-pius-x-recognized.html

  En fait, en 2019, nous savons que précisément ce que Don Pace a envisagé en 2015 s'est réalisé :

  Nous savons que Msgr. Fellay a reçu la juridiction de Rome pour juger ses prêtres de certains crimes.
    Nous savons que la FSSPX a reçu la juridiction ordinaire pour entendre les confessions.

    Il y a eu d'autres concessions de pouvoirs et de droits (par exemple, célébrer la Messe dans les basiliques romaines ; approbation tacite pour ordonner des prêtres; délégations pour recevoir les consentements aux mariages ; etc.).

  Pour toutes ces raisons, nous posons la question avec laquelle nous avons commencé dans le titre de ce post :

    La FSSPX a-t-elle déjà été régularisée canoniquement, les concessions de droits et de pouvoirs étant révélées progressivement afin de ne pas choquer les fidèles (et le clergé) ?
  Nous ne pouvons pas dire avec certitude, mais les arguments allant dans ce sens avancés par les canonistes ne semblent pas dépourvus de mérite.

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg648377/#msg648377


#102 : Double Compromis (rite épiscopal valide; position tutioriste vis-à-vis la validité sacramentelle) :

    Avec l'élection de 2005 du Pape Benoît XVI à la papauté, la discussion concernant la validité du rite de consécration épiscopale de 1968 s'est intensifiée, Benoît XVI étant le premier pape à avoir été consacré évêque selon le nouveau rite. La détermination de la question avait d'énormes implications : Si la forme du nouveau rite était invalide, voire douteuse, Benoît XVI serait-il véritablement l'Évêque de Rome ?

    Jusqu'à ce moment, la question de la validité de la forme du nouveau rite était une question disputée ouverte au débat au sein de la Société, certains de ses meilleurs théologiens déclarant que le nouveau rite était "douteux."

  Un de ces théologiens n'était autre que l'Évêque Tissier de Malleris, qui, ayant reçu le livre du Dr. Coomaraswamy 'Le Drame Anglican', qui déclarait le nouveau rite invalide, a répondu dans une lettre de 1998 :

    "Je vous remercie de m'avoir envoyé une copie du pamphlet du Dr. Rama Coomarawamy 'Le Drame Anglican.' Après l'avoir lu rapidement, j'ai conclu qu'il y avait un doute sur la validité de la consécration épiscopale conférée selon le rite de Paul VI.
  La [phrase] “spiritum principalem” dans la forme introduite par Paul VI n’est pas suffisamment claire en elle-même et les rites accessoires ne précisent pas son sens dans un contexte catholique. En ce qui concerne Msgr. Lazo, il serait difficile pour nous de lui expliquer ces choses; la seule solution est de ne pas lui demander de confirmer ou d'ordonner.

  Je vous prie d'agréer, en Notre Seigneur Jésus-Christ, +Bernard Tissier de Mallerais

PS : Une autre pensée : Mgr Lazo  a déjà confirmé “plusieurs” [personnes] avec nous. Évidemment, cela est valide parce que “l'Église fournit” (canon 209), car un simple prêtre peut confirmer avec juridiction. Et il est difficile de voir comment faire connaître notre doute à Mgr Lazo. Donc silence et discrétion à ce sujet, s'il vous plaît."

http://www.fathercekada.com/2013/11/28/sspx-bishops-on-bishops-and-bishops/

    Quelques années plus tard, en 2006, un groupe appelé le 'Comité International Rore Sanctifica' [ http://www.rore-sanctifica.org/contact.html] basé en France a réalisé une étude qui a conclu à l'invalidité de la nouvelle forme de consécration épiscopale, et le fit de manière suffisamment persuasive pour que la FSSPX et ses actifs agissent, et se précipitent à la défense -sans le dire- du Pape Benoît XVI, avec une série d'études concluant en faveur de la validité du nouveau rite :

  En 2007, l'ancien Supérieur du District des États-Unis, Fr. Peter Scott a écrit un article intitulé "Les prêtres qui viennent à la Tradition doivent-ils être réordonnés ?", qui expliquait aux fidèles pourquoi il était essentiel d'ordonner conditionnellement les prêtres (et évêques) venant de la Société de l'église conciliaire, qui avaient été ordonnés dans les nouveaux rites douteux :

  "Lorsqu'il s'agit de la validité des sacrements, nous sommes tenus de suivre une position « tutioriste », ou le cours d'action le plus sûr. Nous ne pouvons pas choisir une option moins certaine, appelée par les théologiens moraux une manière simplement probable d'agir, qui pourrait mettre en doute la validité des sacrements, comme nous y sommes parfois contraints dans d'autres questions morales. Si nous étions en mesure de suivre une manière d'agir moins certaine, nous courrions le risque de sacrilège grave et d'incertitude concernant les sacrements, ce qui mettrait en grand péril le salut éternel des âmes. Même les théologiens laxistes "probabilistes" ont admis ce principe en ce qui concerne le baptême et les ordres sacrés, puisque l'opinion contraire a été condamnée par le Pape Innocent XI en 1679. Le Pape Innocent XI a condamné la position selon laquelle il est permis, en conférant des sacrements, de suivre une opinion probable. concernant la valeur du sacrement, l'opinion la plus sûre étant abandonnée.... Par conséquent, on ne devrait pas se servir d'opinions probables uniquement en conférant le baptême, les ordres sacerdotaux ou épiscopaux." (Proposition 1 condamnée et prohibée par Innocent XI, Dz. 1151)

  Par conséquent, il est interdit d'accepter une ordination plausible ou probablement valide pour le conférer ultérieurement les sacrements. Il faut avoir la certitude morale la plus grande possible, comme pour d'autres choses nécessaires au salut éternel. Les fidèles comprennent eux-mêmes ce principe, et cela fait vraiment partie du “sensus Ecclesiae”, l'esprit de l'Église. Ils ne souhaitent pas partager des rites modernistes et libéraux, et éprouvent une aversion à recevoir les sacrements de prêtres ordonnés selon de tels rites, car ils ne peuvent tolérer un doute dans de telles matières. C'est pour cette raison qu'ils se tournent vers les supérieurs pour garantir la validité.’’

https://sspx.org/en/must-priests-who-come-tradition-be-re-ordained

    Très bien ! Mais dans le même article, Fr. Scott exprime sa conviction que Fr. Pierre Marie, O.P. (Avrille) a démontré la validité de la forme du nouveau rite de consécration épiscopale (une contention disputée au sein de la Tradition et de la FSSPX), mais il procède néanmoins à citer un autre article de 2007 ‘Le Chardonnet‘ de Fr. Nicolas Portail (FSSPX), dans lequel ce dernier déclare :

  "Les auteurs observent correctement que ce rite est le véhicule d'une conception de l'épiscopat selon Vatican II. Il montre également que les fonctions spécifiques à l'ordre épiscopal (ordonner des prêtres, consacrer des églises, administrer la confirmation...) ne sont pas mentionnées dans la préface consécratoire, contrairement à d'autres préfaces des rites orientaux. De plus, l'erreur spécifique de collégialité est explicitement mentionnée dans l'allocution du consécrateur. Il ne peut être nié que ce rite est, d'un point de vue traditionnel, faible, ambigu, imparfait, défectueux et manifestement illicite."

  Néanmoins, l'accent mis par l’abbé Scott avait subtilement décalé la conversation de la validité de la forme vers la validité de l'intention de Msgr. consécrateur.

  Des articles supplémentaires de l’abbé Celier (le voilà encore ! Chaque fois qu'il y a une chance de frapper à la Tradition, il émerge !) et de l’abbé Calderon ont complété ceux de l’abbé Pierre Marie et de l’abbé Scott.

    La validité de la forme était maintenant sans conteste dans les cercles de la FSSPX : seul un sedevacantiste (prétendument) pourrait la remettre en question !

  Mais comme le montre la citation de Msgr. Tissier de Mallerais, ce n'était pas toujours le cas (et personne n'a jamais accusé Msgr. Tissier d'être sedevacantiste).

  Cette nouvelle position/la politique a été mise en œuvre pour faciliter les négociations avec le Pape Benoît XV.

    À cet égard, le 'Comité international Rore Sanctifica' susmentionné semble avoir donné une réponse plutôt prophétique à tous les arguments pro-validité des répliques de la FSSPX à son étude. En parlant de ces évêques prétendument consacrés validement, il a déclaré :

  "On se demande si l'on verra bientôt ces individus sur les autels (tables) utilisés par la Société. De toute évidence, l'auteur(e) est heureux(se) de dormir avec de surprenants compagnons."

http://www.the-pope.com/letterpmv.html

Eh bien, ce jour est venu :

  L'avènement et l'acceptation du conciliaire Msgr. Huonder (Diocèse de Coire, Suisse) par la FSSPX sont la personnification et l'accomplissement de cette prophétie.

  En bref, c'est un double compromis et un changement :
    Pour les négociations avec Rome moderniste, nous conclurons que le nouveau rite est certainement valide.
  Et pour les négociations avec Rome moderniste, nous ne maintiendrons plus notre position ‘tutioriste’  en ce qui concerne la validité sacramentelle.

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg655241/#msg655241


#103 : Changement (Engagements perpétuels avant les ordres majeurs) :

  La FSSPX a toujours eu pour politique que ses prêtres passent par une série d'engagements temporaires (s'étendant généralement sur au moins neuf ans, ou trois ensembles de trois) avant d'être autorisés à faire leurs engagements permanents auprès de la Société.

  Dans un article de l'ancien Supérieur du District des États-Unis, l’abbé Peter Scott, le raisonnement de l'Archevêque Lefebvre est expliqué ainsi :

  "La principale différence est que notre saint fondateur voulait prolonger la période d'épreuve de telle sorte que neuf années d'offrandes ou d'engagements soient normalement nécessaires avant qu'un prêtre puisse faire son engagement perpétuel dans la Société de Saint Pie X. La sagesse ici réside dans la gravité de cet acte, l'oblation parfaite de nous-mêmes, par laquelle nous engageons toute notre vie à notre communauté. Le temps de probation est destiné à établir qu'un prêtre possède toutes les qualités et vertus nécessaires pour assumer une telle obligation, sous peine de péché mortel."

https://www.facebook.com/SspxAgainstTheRumors/posts/taken-from-the-sspx-faithful-group-page-here- is-fr-peter-scott-sspx-against-thos/1804672902889871/

    Mais concernant les engagements de Décembre 2018, la FSSPX a annoncé un changement de politique à cet égard :

  "Cet événement a marqué la mise en oeuvre d'une nouvelle politique pour la Société, exigeant que tout candidat aux ordres majeurs soit engagé de manière perpétuelle au sein de sa famille. Le désir de l'Église que son clergé soit solidement enraciné dans l'un de ses diocèses ou familles religieuses découle de la doctrine du Corps mystique...Pour cela la Société de Saint-Pie X exige que chaque âme qu'elle confie au sacerdoce soit soumise à l'autorité, liée à vie à sa famille et à son tour liée à l'Église unique, sainte, catholique et apostolique. La stabilité et l'intégrité seront les fruits de cet engagement, si nécessaires aujourd'hui."

https://stas.org/en/news-events/news/first-and-final-engagements-sspx-new-policy-priestly-ordinands- 43080

    Notez que ce changement, en plus de modifier (encore une fois) les Constitutions de la FSSPX, représente un rejet de la politique de Msgr. Lefebvre. Quelle est la cause ? L'abbé Rene Trincado semble l'avoir cerné assez succinctement dans un courriel à Sean Johnson. :

  "La FSSPX a adapté ses statuts au CIC 1983, qui dans le canon 1037 dit : Un candidat non marié au diaconat permanent et un candidat au presbytérat ne doivent pas être admis à l'ordre du diaconat à moins d'avoir assumé l'obligation de célibat dans le rite prescrit publiquement devant Dieu et l'Église ou d'avoir fait des vœux perpétuels dans un institut religieux. Le CIC 1917 ne parle pas d'une exigence concernant des voeux pour recevoir le diaconat.
  Il est très probable que les autorités de la FSSPX aient effectué ce changement en pensant à l'accord avec Rome.

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/sspx-morphing-perpetual-engagements-as-seminarians/ 30/

  Un exemple supplémentaire de la mutation de la FSSPX en préparation d'un accord pratique avec la Rome apostate, malgré tous les discours sur "nous accepter tels que nous sommes." [NB : Cette nouvelle politique représente au moins le 3ème changement direct dans les Constitutions de la FSSPX en vue d'un accord pratique avec une Rome non convertie (les deux autres étant la décision de 2012 d'accepter un accord simplement pratique avec une Rome non convertie, annulant la Déclaration du Chapitre général de 2006, et la création en 2018 des postes de Conseiller général suppléant le Conseil général de la FSSPX.]

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg655910/#msg655910


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Re: Compromis néo-FSSPX, #104 - # 106, SSPX Contradictions 2019
« Reply #27 on: July 02, 2026, 12:01:47 AM »
Traduction AI, non-officielle

#104 : Changement (Une Déclaration Conjointe SSPX-Huonder : "Un Seul Objectif ?"):

  Le 05-20-19, la SSPX a publié un communiqué conjoint de l'abbé Pagliarani et de Msgr. concilaire Vitus  Huonder, qui était remarquable non seulement pour sa collaboration tradcuмénique-conciliaire (un  rejet dans la pratique du commandement bien connu de l'Archevêque Lefebvre dans Voyage Spirituel  de rester séparé de Rome conciliaire tant qu'elle ne revient pas à la Tradition, cité ailleurs dans cette  compilation), mais aussi pour la présentation "habile" des faits qu'il a rapportés lorsqu'il a annoncé :

  "Selon une intention qu'il a exprimée il y a longtemps, Msgr. Huonder prend sa retraite dans une  maison de la Société de Saint Pie X. Le seul objectif de cette démarche est de se consacrer à la prière et  au silence, de célébrer exclusivement la messe traditionnelle, et de travailler pour la Tradition, le seul  moyen de renouveler l'Église."

https://sspx.org/en/news-events/news/joint-communique-47934

    Est-ce vraiment le "but unique" de l'arrivée de Msgr. Huonder à l'école de garçons de la SSPX à  Wangs, en Suisse ?

  Pas selon Msgr. Huonder ! Selon une déclaration de janvier/2019 de son propre Diocèse de Coire (Suisse) :

  "Comme le diocèse l'a confirmé à la fin de janvier, Huonder souhaite prendre sa retraite à Wangs dans  le canton de Saint-Gall. Là, il maintiendra des contacts avec la Société pour le Vatican. La "Société de  Saint Pie X" gère une école à Wangs, l'"Institut Sancta Maria".

http://eponymousflower.blogspot.com/2019/03/acceptance-of-age-related-resignation.html

  Et encore par le français La Croix : "En janvier, le porte-parole de Msgr. Huonder a confirmé au site suisse cath.ch que, dans le cadre  d'un accord avec le Pape François et à la demande de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il  agirait en tant que liaison entre la SSPX et Rome."

https://international.la-croix.com/news/retired-swiss-bishop-to-live-in-sspx-home/10152# (disparu)

    La contradiction est évidente.

    Comme je l'ai dit dans la section des commentaires du 'The  Remnant' :

    "Quelqu'un peut-il m'expliquer comment l'affirmation de la déclaration conjointe selon laquelle "le  seul but" de la retraite de Msgr. Huonder à l'école de la SSPX est de se consacrer à la prière, au  silence, de dire la TLM et de travailler pour la restauration de la Tradition est compatible avec  l'annonce de Kathnet du Diocèse de Coire d'il y a quelques mois, reconnaissant que l'évêque a reçu  cette mission de François pour être un intermédiaire entre la SSPX et Rome ?

  De plus, dois-je croire que le même évêque récemment photographié en train de célébrer la  nouvelle Messe avec des filles de choeur, et distribuant la communion dans la main, a  soudainement changé de tactique, et est devenu traditionnel à l'aube de sa retraite ? Et en quoi consiste le "traditionalisme" nouvellement trouvé de Msgr. Huonder, au-delà de  dire la vieille Messe ? Rejette-t-il soudainement son propre oecuмénisme antérieur ?  Rejette-t-il les erreurs de Vatican II ? Quelles sont ses pensées sur les nouveaux sacrements  douteux (par exemple, l'huile végétale pour l'extrême onction) ? Etc., etc.

  Juste quelques jours après avoir jeté un froid sur l'initiative de théologiens qui cherchaient à  poursuivre le processus de dépossession de François (initialement commencé par le Cardinal Burke, et  poursuivi par la Correctio Fillialis), la FSSPX envoie maintenant un message troublant à ses fidèles :

    Nous sommes du même côté que les modernistes.
    La SFSPX, qui autrefois servait de bastion de la vérité, raconte aujourd'hui un mensonge flagrant par l'intermédiaire de  son supérieur général, concernant le but de l'arrivée de Msgr. Huonder (contredit par l'évêque lui-même).

    Il n'y a qu'un seul moyen par lequel cette déclaration conjointe est compatible avec la vérité (du moins  subjectivement) : La SSPX croit aujourd'hui que travailler pour un accord pratique avec Rome non convertie =  " travaille pour la Tradition." La génération précédente des SSPXers a été endoctrinée par l'Archevêque Lefebvre après les consécrations pour  considérer une telle position comme le danger le plus grave pour les fidèles (voir son interview Fideliter de 1991).

  Inversement, les 20 dernières années de leadership de la SSPX ont lutté de manière intense (et réussie)  pour inculquer exactement le principe opposé : la reconnaissance légale est le but principal. Très peu ont possédé la perspicacité d'esprit nécessaire pour détecter cette réorientation de la FSSPX, et ceux qui l'ont vue furent calomniés plus que des adorateurs diaboliques meurtriers de  bébés.''

https://remnantnewspaper.com/web/index.php/headline-news-around-the-world/item/4474-novus-ordo- bishop-retires-to-sspx-district-house

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg656165/#msg656165



#105 : Contradiction (FSSPX collectant des fonds pour le FSSP !)

  Plusieurs éléments dans cette compilation ont souligné l'abandon par le néo-FSSPX de l'opposition de l'Archevêque Lefebvre à la collaboration avec les anciens traditionalistes « regularisés », tels que le FSSP, et al.

  Il est important de rappeler les principales causes de l'opposition de l'Archevêque à cette collaboration, qui allaient bien au-delà de simples ressentiments dus à leur abandon de la lutte pour la restauration de la Tradition :
1) Ces communautés ont toutes fait des compromis au niveau de la doctrine, en échangeant la reconnaissance légale et la permission de célébrer la vieille messe contre l'acceptation de l'herméneutique de continuité concernant les docuмents de Vatican II (et les erreurs que ces docuмents contiennent, comme la liberté religieuse, la collégialité et l'œcuмénisme).

2) Ce faisant, elles ont nui à l'Église et à ses chances de rétablissement, car elles ne représentent plus un défi correctif aux modernistes à Rome (et à la hiérarchie moderniste dans le monde entier).

3) Et par conséquent, en pensant avoir conclu un accord pour leur propre bien particulier, ils se sont trompés.

  Ainsi, pour ces raisons, collaborer avec de tels groupes implique une approbation de leur compromis, ce qui constitue un scandale pour les fidèles qui s'efforcent de ne pas faire le même compromis et qui travaillent à la restauration de la Tradition dans l'Église (et chez les ecclésiastiques).

  C'est pour toutes ces raisons que Msgr. Lefebvre a déclaré que les communautés rassemblées font le travail du diable, et par conséquent, si la FSSPX devait collaborer avec ces groupes, elle collaborerait également au travail du diable.

  Aujourd'hui, un nouveau rapport nous parvient du blog français Reconquista, qui représente une accélération du tradcu?enisme de la FSSPX, et un nouveau niveau d'implication personnelle et de culpabilité morale de la part des fidèles de la FSSPX :
L'école de la Sainte-Famille de la FSSPX à Lévis (Québec) accueillera une pièce de théâtre au profit de l'école Notre-Dame du Mont-Carmel (FSSP/diocésaine) :

Les fidèles de la FSSPX seront contraints de soutenir financièrement ce que Msgr. Lefebvre a qualifié de "l'œuvre du diable", engendrant ainsi une collaboration morale directe et une culpabilité dans la trahison de la Tradition et de l'Église.

Des membres de la FSSPX collectent de l'argent pour les prêtres qui ont trahi la
Tradition ?!

De Reconquista :
  "Au Canada, l'École Notre-Dame du Mont-Carmel, dont la chapelle est assurée par des prêtres du FSSP et avec le soutien de l'Archevêque d'Ottawa, présente ce classique [la pièce Antigone]... à l'École de la Sainte-Famille du FSSPX à Lévis... au profit de l'École Notre-Dame du Mont-Carmel !

Pour ceux qui doutent :
Site de l'école de Notre-Dame du Mont-Carmel où vous trouverez :

  'Notre institution, qui bénéficie du soutien de l'Archevêque d'Ottawa, Son Excellence le Très Révérend Terrence Thomas Prendergast, SJ, a la grande chance d'être accompagnée par un prêtre qui enseigne le catéchisme et fournit des soins spirituels aux étudiants.'"

https://cristiadatradicinalista.blogspot.com/2019/06/ralliement-accelere.html
https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg656890/#msg656890

#106 : Compromis (Mariages FSSPX invalides, selon la SFSPX)

  Si la FSSPX conciliatrice, après la mort de l'Archevêque Lefebvre, a commencé à douter de l'existence de l'état de nécessité spirituelle publique et grave (qui a non seulement permis, mais a contraint l'existence de son apostolat contre la volonté de plus en plus opposée des autorités modernistes),[1] alors ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne perde confiance en sa propre apologétique, et en particulier dans la doctrine de la nécessité :

  S'il n'y a pas d'état de nécessité, comment les sacrements de la FSSPX, qui dépendent de l'octroi de juridiction pour leur validité (par exemple, les mariages, les confessions) peuvent-ils être valides, puisque c'est précisément la demande des fidèles coincés dans l'état de nécessité d'où provient la juridiction fournie ?

Pas de nécessité =  pas de juridiction fournie.

  Il était donc inévitable que la FSSPX, doutant désormais de l'existence de l'état de nécessité et ayant perdu de vue l'ampleur de la crise actuelle de l'Église dans son ensemble (et à Rome en particulier), commence à douter de l'état de ses propres sacrements et, par conséquent, cherche à remédier à ce défaut perçu.

  En conséquence, je n'ai pas été surpris d'apprendre qu'en France, le Père André du bureau de district de la FSSPX demande désormais aux différentes autorités diocésaines la délégation pour recevoir les consentements des époux pour tous les mariages, et plus que cela, considère les mariages de la FSSPX célébrés en l'absence de cette délégation comme invalides.

  Voici l'histoire, racontée sur le forum de la Résistance française par 'CMS :'[2]

  L'année dernière, un mariage a eu lieu dans un prieuré de la Fraternité de Saint Pie X en France. Ce mariage avait été préparé par un prêtre du prieuré, et il a convenu avec la mariée et le marié de se passer de la délégation de juridiction de l'évêque local et de conclure le mariage selon la "forme extraordinaire"[3] prévue par le droit canon dans la situation qualifiée d'"état de nécessité".

  Mais comme il s'agit d'une union célébrée dans le cadre de la Fraternité, le dossier préparatoire a dû passer par le Bureau des affaires canoniques du District de France (abbé Jean-Paul André), qui a appliqué les directives internes en vigueur depuis 2017, et a renvoyé l'affaire au diocèse territorialement compétent pour solliciter la délégation en faveur du prêtre qui avait préparé les fiancés.

  Mais ce qui n'était probablement pas prévu dans ce cas (ou pas tout à fait certain)... c'est que la délégation a effectivement été accordée par le diocèse, et cela par nom au bénéfice du prêtre en question !

  Le jour du mariage, confronté au problème et assumant la logique de sa position - soutenu par les fiancés - ce prêtre a préféré "céder sa place" à l'un de ses confrères, afin d'exprimer son refus de la délégation diocésaine.
C'est ainsi que le mariage a eu lieu : le prêtre détenant la délégation est resté en retraite, et c'est son confrère qui a reçu les consentements "en dehors de la délégation", c'est-à-dire sous le régime de "juridiction fournie" (qui est satisfaite par l'assistance des deux témoins pour la validité du mariage).

  Après avoir pris connaissance de l'incident, le prêtre a été réprimandé. Mais l'affaire ne s'est pas arrêtée là....

  Nous apprenons maintenant qu'une procédure canonique a été mise en place par la Fraternité  pour régulariser ce mariage, a posteriori !

  Il s'agit d'une ‘sanatio in radice’, littéralement une "guérison" (restauration) à la "racine" (origine) d'une cause d'incapacité. La procédure en question effectue la revalidation du mariage tout en exemptant les époux du renouvellement de leur consentement, en permettant, par une fiction légale, de considérer le sacrement comme valide depuis sa conclusion (cf. R. P. Héribert JONE, Précis de Théologie morale catholique, Salvator - Casterman).
  ‘Sanatio’ est en principe accordée par le Sainte Siège, mais également (dans certaines limites) par l'Ordinaire local. Il convient de noter qu'elle peut être effectuée avec la connaissance des époux, mais aussi sans la connaissance de l'un ou des deux époux.
Portée de la procédure dans le cas envisagé :

  L'utilisation d'une ‘sanatio in radice’ pour ce mariage signifie que la personne en charge des affaires canonique de la FSSPX, et les Supérieurs de la Fraternité (Suresnes ? Menzingen ?), en concert avec le diocèse ou le dicastère romain compétent, ont considéré que le mariage était nul et de nul effet en raison de l'absence (ou du refus) de la délégation diocésaine, et qu'il n'était pas possible dans ces circonstances pour le deuxième confrère d'invoquer l'état de nécessité.

  L'autorité ecclésiastique "conciliaire" et la Fraternité ont donc considéré qu'il était nécessaire, par accord mutuel, de valider ce mariage "nul".
....
Conclusions  (Provisionales):
1°) La Fraternité Sacerdotale de Saint-Pie X n’autorise plus les prêtres à refuser la juridiction diocésaine pour les mariages. Un tel refus (clairement manifesté) invalide donc officiellement leurs mariages et témoigne, pour leur hiérarchie et pour Rome, d’un esprit « schismatique ».
  Comme je l'ai déclaré plus haut, tout cela était entièrement prévisible, de sorte qu'en 2017, lors de l'émission des « lignes directrices pastorales » du Cardinal Muller régissant les mariages de la FSSPX, je pouvais déjà énoncer l'évidence :

  « Enfin, et il ne peut être suffisamment souligné, ce qui doit être retenu, c'est qu'en n'opposant pas ces directives pastorales et en s'y soumettant, Menzingen reconnaît implicitement l'invalidité de ses propres mariages (et cela aide à faciliter le motif conciliaire d'inculquer le doute sur le caractère valide du sacrement chez le clergé et les laïcs, comme moyen de recueillir du soutien pour l'accord canonique).[4]
  Ce dernier épisode triste du District français survient seulement deux ans après la publication des directives d'avril 2017, et il est clair que la plupart des prêtres de la FSSPX craignent désormais d'opérer en dehors des limites de la juridiction ordinaire : leur perte de prise sur l'ampleur de la crise actuelle les a privés de leur confiance dans l'applicabilité de la juridiction fournie, les piégeant ainsi dans la conformité avec l'autorité diocésaine moderniste, de peur que cette juridiction ne soit retenue.[5]
Cependant, excepté ce cas particulier, Menzingen a été extrêmement discret (et habile) dans la dissimulation de ces doutes aux fidèles. Son nouveau ‘modus operandi’ est décrit dans ce post :
  Notez qu'un ‘sanatio in radice’ (c'est-à-dire, une sanation radicale) n'est pas la même chose que la convalidation d'un mariage. Dans la convalidation, le couple fait de nouveaux vœux (c'est-à-dire, un renouvellement du consentement), présumément devant un témoin délégué/autorisé, ce qui rend le mariage valide à partir de ce
moment. Dans un ‘sanatio in radice ‘ (ce qui s'est passé en France), le couple n'a même pas besoin d'être conscient que le Saint Siège (ou l'évêque) a rétroactivement "guéri" le mariage depuis le début, ou, 'à la racine' (ex tunc).

  Dans le contexte du ralliement de la FSSPX, il est évident que la convalidation serait beaucoup plus perturbatrice, car elle nécessiterait que des couples individuels s'adressent à leurs évêques à travers le monde et reconnaissent, par l'acte même de leur convalidation, qu'ils croient que leurs mariages FSSPX soient douteux ou invalides.
Cela remet en question la FSSPX, puisque cela soulèverait la question : Pourquoi avons-nous, les fidèles, été trompés et induits en erreur pour devenir des fornicateurs ? Cela risquerait de susciter du ressentiment envers la FSSPX de la part de ses propres fidèles.
Pour éviter tout cela (et pour sauver la face), la ‘sanatio in radice’ est la solution : elle peut être réalisée sans que quiconque ne s'en aperçoive, ni aucune proclamation publique n'ait jamais été faite.

  On dit que cela a été fait à Campos (bien que je n'aie pas encore réussi à découvrir de docuмentation pour étayer cette affirmation, cela m'a été rapporté par un prêtre de la FSSPX).
À cause de cette rumeur, j'ai contacté l'Archevêque de Saint-Paul (Archevêque Hebda), annoncé que j'étais marié par la FSSPX en 2007 et demandé s'il y avait eu une sanation radicale des mariages FSSPX antérieurs à 2017.

  Dans sa réponse, l'Archevêque conciliaire reste ferme sur ses positions :
Les mariages de la FSSPX avant 2017 sont invalides, et il n'y a pas eu de ‘sanatio in radice’ de ces mariages.
En résumé, il semble que Rome réserve ce dernier appât jusqu'APRÈS la capitulation finale :

  Pas de ‘sanatio in radice’ tant que la trahison n'est pas finalisée (c'est-à-dire qu'elle veut maintenir la pression psychologique sur le clergé de la FSSPX qui, à son tour, transmet ses scrupules aux fidèles, comme Rome l'a prévu).
  En résumé, le précédent est désormais établi en France et admis par la Société : les mariages de la FSSPX célébrés sans délégation de l'autorité diocésaine sont invalides.
Mais les mariages FSSPX avant 2017 ont été célébrés sans la délégation diocésaine, ce qui exige de la part de la Société une cohérence logique qui les amène également à reconnaître l'invalidité de ces mariages (ou bien l'état de nécessité a-t-il mystérieusement disparu en 2017 sous François le Destructeur ?).
  Que vous et moi sachions (malgré les nouvelles politiques d'une FSSPX tremblante et douteuse) que ces mariages étaient valides par la juridiction fournie est hors de propos. Le point est que ceux d'entre nous qui maintiennent l'ancienne position de la FSSPX doivent maintenant la défendre, non seulement contre Rome, mais également contre le néo-FSSPX, qui montre désormais tous les signes d'une infection conciliaire :
    Dans la mesure où ils sont intégrés dans le conciliarisme, ils en deviennent l'agent et l'ennemi de la Tradition.
_______________________________
[1]Tournez à l'entrée #64, intitulée « L'état de nécessité se retire ? »
[2] http://resistance.vraiforum.com/t969-Du-nouveau-sur-les-mariages-FSSPX.htm [3]CMS signifie juridiction fournie.
[4]https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/sspx-implies-pre-2017-marriages-invalid/
[5]Qui peut oublier la conférence de Msgr. Fellay du 24 août 2016 en Australie, dans laquelle il déclare à plusieurs reprises que l’offre de Francis « n'est pas un piège ? » (Cette vidéo a depuis été supprimée,)
https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg661642/#msg661642


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Re: Compromis de la FSSPX, #107 - #108 Fin.
« Reply #28 on: July 02, 2026, 12:07:17 AM »
Traduction Intelligence Artificielle et nonofficielle...

#107 :
Contradiction (Agent de la Rome moderniste ?)

  Dans les entrées #41 et 87 de ce Catalogue, nous avons raconté des cas dans lesquels Msgr. Fellay et la néo-FSSPX avaient tenté de subvertir les ordres religieux exemptés et autonomes, soit en les plaçant sous le contrôle de la FSSPX en nommant un des évêques de la Société comme supérieur de l'ordre (ce que l'Archevêque Lefebvre a expressément refusé de faire), soit par des manœuvres machiavéliques destinées à les affaiblir si leur résistance ne pouvait pas être brisée : abritant des frères fuyards ; plaçant des monastères sous interdit ; échangeant des Ordres sacrés contre de la "loyauté" ; etc.
Mais ces manœuvres machiavéliques n'étaient pas réservées uniquement aux congrégations religieuses autonomes :

  Nous avons raconté comment Fr. Wegner et la FSSPX ont ciblé les laïcs lorsqu'ils ont sollicité les tiers-ordres des Dominicains d'Avrille à abandonner leurs pères spirituels et à rejoindre une nouvelle fondation formée sous la FSSPX par des frères apostats qui étaient tenus en laisse (et muselés) par leurs maîtres de la Société.

  Plus récemment, une autre manœuvre subversive a été exécutée contre un autre groupe militant de fidèles laïcs, largement concentré en France, mais également répandu en Amérique du Nord, en Océanie, aux Philippines et dans une grande partie de l'Europe : la Militia Sanctae Mariae (également connue sous le nom de Chevaliers de Notre-Dame).

  Nous les laissons raconter l'histoire avec leurs propres mots :
"La Confrérie des Chevaliers de Notre-Dame de l'Assomption, dans son numéro de juillet-août 2012, n° 208, Fideliter a publié un article de onze pages sur l'Ordre des Chevaliers de Notre-Dame, Observance des Cœurs de Jésus et de Marie.
Dans son n° 249 de juillet-août 2019, le même magazine propose un article de six pages sur la dissidence formée par le Père Briols, suivi de deux anciens membres de l'Ordre, Christian de La Tour et Reynald Berthod.

  Cette dissidence aurait adapté les Statuts, qui avaient servi à l'érection canonique de l'Ordre des Chevaliers de Notre Dame de Chartres en 1964, "avec les modifications dictées par l'expérience et les circonstances particulières dues à la crise de l'Église". "Ils ont été révisés et amendés par l'évêque Bernard Tissier de Mallerais et approuvés le 21 juin 2018 par l'évêque Bernard Fellay, alors Supérieur général, qui a érigé "
canoniquement comme une Fraternité mariale l'Ordre des Chevaliers de Notre-Dame de l'Assomption" le 29 juin. "Peu de temps après, dans la chapelle Notre-Dame-des-Champs du séminaire d'Écône, une petite cérémonie a rassemblé quelques prêtres et fidèles autour de l'évêque Tissier de Mallerais pour la bénédiction des insignes (le Confalon) et de l'épée pour l'usage de l'Ordre.

  C'est cette "petite cérémonie" que Fideliter relate un an plus tard pour faire connaître la nouvelle Confrérie, apparemment toujours composée des deux chevaliers mentionnés ci-dessus, accompagnés d'un chapelain (le Père Briols), d'un supérieur ecclésiastique (le supérieur du District de France, quel qu'il soit) et d'un Évêque Protecteur (Mgr de Galarreta).

  Cette méthode de division, éveillée et soutenue, nous fait curieusement penser à la communauté éphémère formée par quelques fugitifs d'Avrillé, qui, au fil des ans et pour diverses raisons, quittèrent le couvent, étant regroupés en Belgique par l'Évêque de Galarreta et l'Évêque Fellay, malgré l'engagement de ce dernier envers les Dominicains.
  Dans le cas des deux déserteurs de notre Ordre, c'est le Père Briols, fermement soutenu par l'Évêque de Galarreta, qui en 2012 les a appelés à la rébellion, tout comme l'Évêque Fellay incitait l'un ou l'autre de ces Dominicains à se méfier de leurs supérieurs. Malgré les assurances données par labbé Schmidberger deux mois après la mort de Mgr. Lefebvre, dans une circulaire du 27 mai 1991, selon laquelle la Fraternité n'avait "
aucune intention de tendre la main aux autres communautés de quelque manière que ce soit," elle ne soutient pas les communautés qu'elle considère comme insuffisamment soumises, et encore moins ces dernières années, celles qui n'ont pas adhéré à la nouvelle politique d'abandon de l'état de nécessité et de fourniture de juridiction, comme s'il n'y avait plus de crise dans l'Église : elle continue donc à créer des
copies de ces communautés pour son service. L'article de Fideliter le confirme :

  "Selon les statuts, c'est le supérieur du district de France, actuellement le
Père Benoît de Jorna, qui est le supérieur ecclésiastique de la Confrérie. - Y a-t-il un supérieur de l'Ordre ? - Non, les membres actuels du personnel n'exigent pas l'élection d'un Supérieur ou d'un Maître. Cela sera prévu plus tard lorsque le besoin se fera sentir. Enfin, l'adresse de contact est celle du Père Briols. Cela montre que cette "cavalerie" n'a actuellement aucun supérieur laïc pour diriger la lutte en ordre temporaire, comme le souhaite la doctrine des Deux Épées, mais est en fait dirigée par un clerc, le Père
Briols, et ‘de jure’ par un autre clerc, le supérieur du district de la Fraternité de France. Il n'y a pas d'échappatoire ! Une soumission statutaire à un autre institut, quelque chose que notre Ordre n'a jamais connu en trois quarts de siècle d'existence. Lorsque l'esprit est absent, la coercition le remplace.

  C'est également une bonne confirmation du changement de direction de la Fraternité. Ainsi, tout en restant fidèle à la Foi et à la Tradition, notre Observance des Cœurs de Jésus et de Marie a été constituée en marge de l'ancien Ordre qui est devenu conciliaire, entraîné dans un mouvement inverse par le courant libéral ; la FSSPX élève une "cavalerie" qui marche avec elle vers la Rome moderniste.

http://nonpossumus-vcr.blogspot.com/2019/08/una-disidencia-montada-en-todas-sus.html

  Ceci fait quatre exemples concrets de Menzingen travaillant à subvertir la résistance à leur trahison envers la Rome moderniste. En effet, le néo-FSSPX est devenu l'ennemi de la Tradition, attaquant les fidèles de Msgr. Lefebvre (épiscopaux, sacerdotaux et laïcs) où qu'ils se trouvent.

  Réalisent-ils que dans leur effort pour sécuriser leur propre bien particulier (un bien qui est purement illusoire, et dont la poursuite les dissout de plus en plus rapidement dans le conciliarisme), ils sont utilisés par la Rome moderniste comme le couperet de la Tradition ?

  Comprenez-vous, lecteur, qui avez absorbé 107 exemples de cette rupture jusqu'à présent ?
https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg664188/#msg664188


#108 : Compromis (Spirale de mort de la FSSPX : District africain utilise des prêtres diocésains/indult pour les fidèles )
(non-officiel)

Fraternité sacerdotale de Saint Pie X
District africain
Le Supérieur du District
Père Henry Wuilloud
Email : ...uil!oud@f..ail
Aux fidèles de l'Île de la Réunion et de Maurice

À Bredell, le 18 décembre 2018

  Chers fidèles et amis de la FSSPX,
  Nous avons reçu une demande de clarification concernant le passage de prêtres qui ne sont pas de la Fraternité dans nos chapelles. Cela serait à l'origine de certains troubles et pourrait générer des discussions, des jugements et peut-être même des critiques.
  Nous sommes heureux de répondre, nous aimons que l'église soit au milieu du village ! Dans toute analyse, nous devons examiner les principes et ensuite aussi un état des affaires.
  Il ne me semble pas nécessaire ici de démontrer que la Fraternité, à travers ses prêtres, s'est toujours engagée à transmettre la foi catholique, à enseigner la morale traditionnelle et à célébrer l'ancienne liturgie. Vous en êtes tous témoins et je n'ai jamais entendu le contraire. Donc, nous pouvons dire que les principes sont préservés.

  Voici un fait bref : le modernisme est bien établi dans toutes les paroisses des deux îles, le clergé apprécie les expériences de toutes sortes, la doctrine et les morales déclinent partout. C'est un aspect important, auquel il faut ajouter ceci : la Fraternité n'est présente que quelques jours tous les deux mois. Ce n'est pas beaucoup, je suis le premier à en être conscient ; mais face à l'impossible, personne n'est obligé. Je crois
vraiment que nous faisons ce que nous pouvons.

  À partir de ce moment, l'observation est simple : de nombreux besoins spirituels des fidèles sont satisfaits... mais cela ne signifie pas que c'est suffisant pour tout le monde.

  En vérité, il y a ceux pour qui la messe et la confession tous les deux mois sont largement suffisantes. Leur vie est bien ordonnée, ils ont de bonnes habitudes de prière, des passions régulées, une bonne bibliothèque, etc. Il est vrai qu'ils peuvent vivre en bonne amitié avec le bon Seigneur. Mais il y a aussi les plus faibles, ceux qui ont besoin ne confession régulière et plus fréquente, ceux qui ont besoin d'être stimulés par le prêtre pour ne pas abandonner, ceux qui font de leur mieux pour transmettre à leurs enfants les bases de la foi mais qui ressentent leurs limites, etc. Ils ont besoin de plus et nous, en tant que prêtres, nous nous connaissons et voyons ces besoins !

  L'idéal évident serait d'envoyer trois prêtres et de fonder un prieuré le plus tôt possible ! Mais voilà, cela ne sort pas de la manche d'un magicien. Nous y travaillons, nous avons quelques idées et projets. Mais bien sûr, cela ne suffit pas à répondre aux besoins concrets d'aujourd'hui.
 
  Nous regardons donc autour de nous et essayons de voir si nous ne pouvons pas obtenir un peu d'aide supplémentaire. Pour cette raison, bien sûr, nous recherchons également des prêtres catholiques. S'il n'y en a pas, s'ils ne sont pas tant imprégnés de modernisme qu'il n'est pas question de recourir à eux, alors cela sera un appel à la patience en des temps meilleurs (ce qui n'est pas sans réelle souffrance pour les fidèles).

  Mais peut-être serait-il bon de préciser ce que j'entends par le terme prêtre catholique : un prêtre qui enseigne la foi catholique et les morales, qui célèbre les sacrements selon la liturgie de 1962 et qui n'est pas contre nous ! Cela ne signifie pas que d'autres prêtres ne sont pas catholiques, mais simplement qu'ils ne sont pas utilisables pour nos fidèles et qu'ils sont soit dangereux pour la foi, soit laxistes sur les morales, soit qu'ils haïssent la FSSPX. Ils sont simplement trop éloignés de nous. En disant cela, je ne crois pas avoir dévié des principes mentionnés au début.

  Passons maintenant aux faits concrets. Sur l'île de la Réunion, nous avons appelé (Père Demornex avec mon accord) un prêtre qui célèbre également la nouvelle liturgie, mais qui accepte de célébrer les sacrements de la même manière que nous le faisons dans notre chapelle, qui est traditionnel dans sa doctrine et qui, je le crois, n'est pas opposé à nous !

  Allons-nous alors emprunter le chemin du libéralisme et du modernisme en faisant cela ? Mon Dieu, certains traditionalistes ont peut-être également perdu un certain sens de l'Église. Le catéchisme nous enseigne qu'en cas de danger de mort, et bien que je ne puisse trouver d'autres prêtres, je pourrais recevoir les sacrements... même d'un prêtre schismatique ou hérétique (un prêtre orthodoxe par exemple). Précisément parce que l'Église a une immense préoccupation pour le salut des âmes et, dans certains cas, elle ouvre certaines portes.

  Donc nous... nous n'allons pas aussi loin. Nous vous disons simplement que certains des fidèles ont un réel besoin du prêtre et des sacrements. À partir de là, dès que nous trouvons un prêtre catholique (cf. ci-dessus), nous agirons en tant que garants de ce prêtre qui vient nous aider de manière charitable. C'est un service, utilisez-le selon vos besoins, soyez très libre de le faire. Et pour ceux qui ne le veulent pas, très bien,
continuez votre chemin mais surtout ne venez pas troubler les esprits.

  En Mauritius aussi, un prêtre catholique, mais horreur, il est de l'Institut du Christ-Roi. Donc c'est un œcuмénisme traditionnel !? Pas si vite. Il n'y a pas vraiment de grande relation d'amitié ou de connaissance entre les autorités de l'ICR et les nôtres. Mais dans le Canon Moreau, cependant, nous avons trouvé un prêtre formé à Écône qui est
resté fidèle aux enseignements de ce séminaire et qui a aussi un amour filial pour l'Évêque Lefebvre. Excusez-moi, je ne peux pas appeler une telle personne un ennemi. C'est pour cette raison que j'ai accordé aux fidèles de Maurice d'aller à la messe chez lui selon leur désir. C'est une permission liée à sa personne et non à sa congrégation. Un changement de personne pourrait entraîner un changement dans notre décision.

  Maintenant que je vous ai expliqué tout cela, je dois également avouer ma déception face à la méfiance et aux critiques de certaines personnes. Nous sommes suspicieux de telles décisions 'a priori '! Je comprends que ce n'est pas toujours évident, mais pensez-vous que nous faisons tout cela sans prendre de conseils et d'orientations, que nous n'apprécions pas les conséquences de tels choix ? Nous n'avons aucun désir de mettre de l’eau dans notre vin du bon combat de la foi, nous continuerons à proclamer haut et fort les principes pérennes de la Sainte Église catholique.

  J'espère avoir rassuré la plupart d'entre vous, mais j'imagine qu'il y a toujours ceux qui sont irréductibles... Qu'ils apportent leur peur aux bonnes personnes, à mes Supérieurs par exemple, mais qu'ils laissent les autres tranquilles. Cette paix approche à grands pas, puisque la belle célébration de Noël est dans quelques jours. Je vous souhaite à tous d'en tirer à la fois joie et paix... celles qui sont transmises par ce splendide grégorien des messes de Noël. Écoutez-les, laissez-vous imprégner, ces mélodies sont vraiment vivantes.
Passez une belle fête et que la grâce du Fils du Très-Haut soit abondante pour vous. Bonjour à vous tous et au plaisir de revenir sur vos belles îles.

Père Henry Wuilloud, Supérieur du District

https://www.medias-presse.info/le-superieur-du-district-dafrique-revendique-sa-demande-de-faire-appel-a-des-pretres-conciliaires-ou-ecclesiadeistes-pour-desservir-les-fideles-de-la-fsspx/112679/  *

{[ (Conclusions provisoires) Le supérieur du district d'Afrique revendique sa demande de faire appel à des prêtres conciliaires ou ecclesiadeistes pour desservir les fidèles de la FSSPX. Le 19 septembre 2023, le supérieur du district d'Afrique a adressé une lettre annonçant cette demande, qui a suscité des réactions mitigées au sein de la communauté. Cette initiative vise à pallier le manque de prêtres disponibles pour les messes. Dans cette lettre, le supérieur met en avant la nécessité de fournir un accès
aux sacrements pour les fidèles, même si cela signifie collaborer avec des prêtres qui ne partagent pas totalement la vision doctrinale de la FSSPX. Les critiques de cette approche soulignent que faire appel à des prêtres conciliaires ou ecclesiadeistes pourrait compromettre l'intégrité doctrinale de la FSSPX. En réponse à ces préoccupations, le supérieur du district maintient que l'objectif principal est d'assurer les besoins spirituels des fidèles et que cela pourrait être une solution temporaire.]}

  Certains lecteurs se souviennent peut-être que c'était P. Henry Wuilloud qui a poursuivi et dirigé le procès d'expulsion de P. Matthieu Salenave (maintenant-SAJM) de la FSSPX.
L’abbé Salenave a divulgué la lettre interne de Menzingen sur internet, condamnant le livre de P. François Pivert ("Nos relations avec Rome" qui était composé à 95 % de citations de l'Archevêque Lefebvre), qui comprenait des défenses virulentes des communautés Ecclesia Dei, et a réprimandé P. Pivert pour sa focalisation excessive sur le Christ Roi.

  Cette lettre interne a mis en lumière le renversement complet de la politique de  l'Archevêque Lefebvre envers les communautés PCED rassemblées, et le refus de la FSSPX de collaborer avec elles.

  La lettre du Supérieur du District démontre de manière indubitable les conséquences logiques d'une telle politique, ainsi que la dilution de la Tradition/FSSPX qui découle du mépris de la sage politique de Msgr. Lefebvre.
  La lettre de l’abbé Wuilloud révèle également la remarquable cohérence à cet égard entre les politiques des régimes Fellay-Pagliarani, et dissipe la tromperie d'une récente interview de l'abbé Pagliarani dans laquelle il semblait parler de manière traditionnelle, amenant certains fidèles naïfs à se demander s'il pourrait peut-être changer de cap sur le ralliement.

  Pourtant, la lettre d'Afrique de l'abbé Wuilloud montre exactement le contraire, et la même duplicité qui caractérisait le régime de l'Évêque Fellay (c'est-à-dire dire une chose et en faire une autre) se manifeste ici encore très clairement.
    De plus, Medias-Presse place cette trahison africaine dans un contexte traducénical plus large, ajoutant d'autres exemples d'infiltration conciliaire (sur invitation !) dans la FSSPX, soulignant l'épisode en cours de l'évêque Huonder (distribuant des sacrements douteux dans les chapelles de la FSSPX sans un murmure de la part des fidèles), et l'arrivée de l'évêque anglais Égan à l'école anglaise de la FSSPX qui a entraîné l'expulsion des Oblats qui ont refusé de prier avec l'évêque conciliaire, etc.

  Notez également que la justification de ce tradcu?enisme est la nécessité : certains fidèles seront placés dans une extrême nécessité spirituelle s'ils ne peuvent pas recevoir les sacrements plus fréquemment que ne peut les servir la FSSPX (c'est-à-dire, par intervalles de deux mois).

  Ce principe est solide (Msgr. Lefebvre lui-même l'a reconnu), et je l'ai expliqué moi-même en relation avec Msgr. Williamson (Mahopac).

  Personne ne conteste qu'un homme mourant sur le bord de la route pourrait faire une confession à un prêtre laïc excommunié et ordonné de manière douteuse, car "la nécessité dispense de la loi" (Saint Thomas d'Aquin).
  Mais où était ce pastoralisme pendant les 45+  dernières années de l'apostolat de la FSSPX ? Les fidèles entourant les chapelles de mission de la FSSPX n'ont-ils pas toujours été affligés d'une grave nécessité spirituelle publique ? La FSSPX l'a certainement dit, mais personne n'a jamais pensé à inviter le clergé conciliaire (c'est-à-dire, la cause de cette nécessité) dans nos refuges sûrs.

  Le problème est la mauvaise application du principe : le prêtre birituel est invité dans la chapelle de la FSSPX où, naturellement, se rassembleront ceux qui sont en nécessité et ceux qui ne le sont pas.
  Et par conséquent, ceux qui n'ont pas de besoin réel recevront les sacrements douteux qu'il n'est pas licite pour eux de demander (P. Scott : Nous devons adopter une position tutioriste concernant la validité des sacrements), tout comme ceux parmi eux qui tomberont dans un péché grave s'ils ne les reçoivent pas :
    Ces derniers sont autorisés à jouer avec la validité en raison de leur nécessité subjective ; les premiers ne le sont pas.

  Concernant ces fidèles qui ne sont PAS dans la nécessité, ils sont conditionnés par l'invitation de ce prêtre à entrer dans leur chapelle, à ignorer ce précepte de la loi morale (tout comme tous ceux qui fréquentent la chapelle de l'école FSSPX de l'évêque Huonder en Suisse l'ont ignoré), tandis que leurs systèmes immunitaires aux SIDA spirituels ravageant la vigne dévastée perdent de leur vigueur jusqu'à ce qu'hélas, eux aussi, soient contaminés.

  Mais c'est le plan : Utiliser l'argument de la nécessité de manière malhonnête (la FSSPX n'a-t-elle pas dit ailleurs que l'état de nécessité est en déclin ?) pour intégrer davantage les fidèles et le clergé dans l'Église conciliaire en préparation de la régularisation canonique de la FSSPX.

  Prédiction : D'autres actions comme celles qui se déroulent en Afrique se répandent dans le monde entier, et la situation, présentée comme une exception, deviendra la nouvelle norme. Pourquoi ?

  Parce que la même (mauvaise) logique utilisée en Afrique s'appliquerait partout où la FSSPX a une mission irrégulière :
Certains auront toujours besoin d'une fréquence plus élevée des sacrements de peur de tomber.

  Peut-être que certains tomberont sans la messe quotidienne, et le même prétexte sera utilisé pour inviter le clergé conciliaire durant la semaine ? La logique de la justification avancée pour la nouvelle pratique en Afrique faciliterait certainement cela partout où les fidèles sont déterminés d’être dans le besoin.

https://www.cathinfo.com/sspx-resistance-news/catalog-of-compromise-change-and-contradiction-in-the-sspx/msg670631/#msg670631
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*Extra:{[ par Christian Lassale — 28 septembre 2019

  C’est par une lettre publique aux fidèles de La Réunion et de l’Ile Maurice (disponible ci-dessous (1)) que l’abbé Henry Wuilloud, supérieur de la FSSPX en Afrique, explique son autorisation d’ouvrir les lieux de culte à un prêtre conciliaire – monsieur l’abbé Galvan, bi-ritualiste et aumônier aux armées – ou d’assister aux messes d’un prêtre de l’ICRSP (Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre), prêtres qui, malgré toute le bonne volonté que l’on doit leur reconnaitre, adhèrent aux erreurs du concile Vatican II qui détruisent l’Eglise et qui reconnaissent comme bonne la messe néo protestante de Paul VI.
  Bien naturellement cette situation sème la division, certains refusant à juste titre les services d’un prêtre moderniste, d’autres au contraire ayant demandé à la FSSPX de ne plus venir puisque desservis par l’ICRSP. Voilà comment une posture libérale sape les efforts d’un apostolat vraiment catholique.
  Sous prétexte de charité et d’apostolat en direction de ses fidèles, l’ancien supérieur du district de Suisse, fait officiellement donner les sacrements de façon habituelle par des prêtres qui adhèrent aux erreurs qui détruisent l’Eglise.
  En cela, il est dans la ligne libérale de l’ancien supérieur général de la FSSPX (Mgr Fellay) qui dans la logique d’un ralliement tant recherché, de fait, a imposé la présence de Mgr Huon...]}