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Author Topic: Valeurs Traditionnelles  (Read 310270 times)

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6 - Soeur Lucie
Extraits:
Lucie après les Apparitions

  Le Seigneur lui réserva des peines intimes peu ordinaires. Elle souffrit, par exemple, de ses relations souvent difficiles avec les curés de sa paroisse.

  Après les apparitions, elle endura les interrogatoires du Père Ferreira et, peut-être plus encore, ses (du Père Ferreira) doutes à ce sujet.

  Lucie souffrit beaucoup de l'ébranlement subi par sa famille, comme si l'adversité s'était acharnée sur elle. Sa peine fut d'autant plus vive qu'on la rendait responsable du malheur des siens. Elle endura - après les moqueries de ses sœurs et la longue incrédulité de sa mère - les mépris, sarcasmes, suspicions et même les brutalités de certains villageois, qui s'ajoutaient aux coups de balais maternels. Elle souffrit des interrogatoires du ferblantier, comme ce jour où elle dut partir pour Ourem sur une bourrique dont elle tomba trois fois en chemin. Cependant la compagnie et l'aide de
son papa la rassurèrent.

  Sous de telles avalanches, la bergère se taisait, souffrait, offrait :

    « Ainsi, j'ai le bonheur de souffrir davantage pour votre amour, ô mon Dieu, et pour la conversion des pécheurs. »

  Les villageois la rendirent responsable du départ du curé, mécontent et perplexe au sujet des événements. Elle reçut à nouveau insultes, gifles et coups de pied. Jusqu'au jour où Dieu lui prit son père et où la grippe espagnole frappa le village, lui enlevant successivement François puis Jacinthe. Retirée dans sa chambre, elle pouvait s'écrier :

    « Mon Dieu ! Mon Dieu ! Je n'aurai jamais pensé que vous me réserveriez tant de souffrances ! Mais je souffre par amour pour vous, en réparation des péchés, pour la conversion des pécheurs. »

  La Dame du Rosaire avait dit à Lucie qu’elle survivrait un certain temps à ses jeunes cousins, sans en préciser la durée. Ce délai était relatif à sa double mission : faire aimer le Cœur immaculé de Marie; obtenir de l’Eglise hiérarchique la consécration de la Russie.

  La vie de Lucie après 1920 comprend plusieurs phases, (...) les deux apparitions supplémentaires annoncées le 13 juillet 1917.

  De 1921 à 1925 l’écolière, la «fille de Marie»

  La vie publique de l’enfant Lucie était terminée. Avec son départ de Fatima, sa vie
cachée commençait, jusqu’à ce qu’elle soit consommée.

  Mûrie par l’intensité de vie de ces trois années et des souffrances endurées, elle était à même de mieux comprendre ce que Dieu voulait d’elle. En tout cas, elle avait commencé à se former à une obéissance peu commune, à laquelle elle allait devoir se conformer toute son existence d’une manière exemplaire, car ses épreuves - à la hauteur de l’enjeu - étaient loin d’être finies. Pour la soustraire à la curiosité publique et voir clair dans les événements dont il était soudainement chargé, le nouvel évêque de Fatima, Mgr José da Silva, résolut de la placer dans un orphelinat, à l’asile de Vilar, à Porto, chez les Sœurs Dorothées, où elle poursuivit son instruction à peine ébauchée à

  C’est une adolescente qui arriva au pensionnat de Porto. Elle y fut soumise à un oubli absolu, sous un autre nom, sa réelle identité étant inconnue de l’entourage.

  Tout en parachevant son éducation, elle entendit l’appel à la vie consacrée et souhaita devenir carmélite, en lien avec l’apparition de Notre Dame du Mont-Carmel qu’elle avait vue dans le ciel de Fatima le 13 octobre. Mais on le lui déconseilla pour raison de santé et elle accepta, sans toutefois y renoncer pour toujours.

  1923, une nouvelle Apparition

  C’est au milieu de son séjour à Porto qu’elle eut une nouvelle apparition de la Vierge, le 26 août 1923, jour de son entrée chez les Filles de Marie. La Madone lui dit alors qu’elle acceptait d’être sa vraie Mère du Ciel, du fait qu’elle avait quitté celle de la terre pour son Amour. Comme à la Cova da Iria, elle lui recommanda la prière et le sacrifice pour sauver les pécheurs et leur épargner,
(...) l’horreur de l’enfer.

  Quoique vivant dans la discrétion la plus complète, afin de n’être ni connue, ni reconnue, Lucie se fit remarquer bien malgré elle par ses vertus exceptionnelles, au premier rang desquelles reviennent constamment celles d’obéissance, humilité, prudence, amour incomparable envers l’Eucharistie et Notre Dame. Elle faisait tout sans rechigner et avec bonne volonté ; elle choisissait toujours le travail le plus dur ou le plus ingrat, ceci avec une exquise simplicité. Tandis que ses compagnes sortaient en promenade, elle ne sortait jamais, elle qui, jadis, parcourait la campagne d’Aljustrel “à tire d’aile“...

  A la chapelle, sa piété édifiait. Elle priait toujours à genoux. On lui voyait un amour hors du commun pour la Vierge, dont elle parlait à ses compagnes comme personne.

  Au moment de quitter l’orphelinat et de partir pour Pontevedra, elle s’arrêta avec sa supérieure au couvent de Tuy en Espagne tout près de la frontière portugaise. Là, à la chapelle, agenouillée devant la statue de Notre Dame, elle demanda avec ferveur la grâce d’être admise comme carmélite postulante dès le premier jour. Elle priait encore, quand la Mère provinciale, entrant à la chapelle,lui annonça : «Écoute, à partir d’aujourd’hui, tu es postulante.»

  De 1925 à 1926 : à Pontevedra

  C’est là en Espagne que Marie demande la dévotion à son Cœur immaculé. Après la brève halte de Tuy, si réconfortante pour elle, Lucie arriva au couvent des Sœurs Dorothées de Pontevedra - ville située entre la frontière et Saint-Jacques de Compostelle - à la fin octobre 1925. Elle devait y faire son postulat, pour préparer son noviciat. Ne devant parler à personne des événements passés, elle
gardait tout caché au fond de son cœur et, comme sa Mère du Ciel, elle les méditait sans cesse. Elle se souvenait notamment de la double promesse du 13 juillet 1917 où la Vierge lui avait dit qu’elle reviendrait pour demander la communion réparatrice des premiers samedis et la consécration de la Russie à son Cœur immaculé. Or, le moment d’exprimer la première promesse était venu.

  Les cinq premiers samedis

  Dans la soirée du jeudi 10 décembre 1925, Lucie, en prière dans sa petite cellule, a eu l’apparition de la Vierge Marie avec l’Enfant Jésus à côté d’elle, porté par une nuée lumineuse. La très Sainte Vierge mit une main sur son épaule et lui montra en même temps, un Cœur entouré d’épines qu’elle tenait dans l’autre main. En même temps, I’Enfant Jésus lui dit :

    «Aie compassion du Cœur de ta très Sainte Mère, couvert des épines que les hommes ingrats lui en-foncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire un acte de réparation pour les retirer.»

  Ensuite la très Sainte Vierge lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, cherche à me consoler et dis que tous ceux qui, durant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte communion, réciteront le chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant les quinze mystères du rosaire, afin de me faire réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires à leur salut. »

  A la suite de cette nouvelle communication du Ciel, dont l’importance est soulignée par la présence de Jésus, Lucie s’employa à trouver autour d’elle la compréhension et les concours requis. Mais elle ne trouvait qu’hostilités et refus...

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L’Enfant Jésus

- Le 15 janvier suivant, en allant porter une boîte à ordures en dehors de l’enclos, j’ai rencontré un enfant, dit Sœur Lucie et je lui ai demandé s’il savait l’Ave Maria. Il me répondit que oui et je lui dis de le réciter pour que je l’entende. Mais comme il ne se décidait pas à le dire seul, je l’ai récité trois fois avec lui. A la fin des trois Ave Maria, je lui ai demandé de le réciter seul.

   Comme il restait silencieux et ne paraissait pas capable de le dire seul, je lui ai demandé s’il connaissait l’église Sainte-Marie. Il me répondit que oui. Je lui dis d’y aller tous les jours et de dire là : O ma Mère du Ciel, donnez-moi votre petit Jésus ! Je lui ai enseigné cela et je suis partie.

  - Le 1er février, en revenant au même endroit, je rencontrai un enfant, qui me parut le même et je lui demandai : Alors, as-tu demandé le petit Jésus à notre Mère du Ciel ?

  L’enfant se tourna vers moi et me dit :

    - Et toi, as-tu répandu dans le monde ce que la Mère du Ciel t’a demandé ?

Là-dessus, il se transforma en un Enfant Jésus resplendissant...

  Après Pontevedra, Lucie s’est consumée en prières et en sacrifices pour répandre dans l’Eglise et dans le monde ce culte demandé par Dieu. Elle a beaucoup souffert des résistances, de la tiédeur et de l’indifférence rencontrées. Et elle a expérimenté la solitude qui devait être la sienne quand elle parlait à Jacinthe mourante sans se douter de la profondeur qu’elle aurait.


Fin.

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https://site-catholique.fr/?Sermon-de-Noel-de-Mgr-Marcel-Lefebvre-le-25-decembre-1977

  ''Msgr Lefebvre. ...
+L 1977

https://archive.org/details/siri-renovatio-1967-02-02/page/194/mode/1up
Traduit de l'Italien;

la vraie Version est disponible : La Pensé Catholique,  Les Editions du Cèdre, 1967
https://www.abebooks.fr/PENSEE-CATHOLIQUE-CAHIERS-SYNTHESE-N%C2%B0107-S.E/8135883399/bd
[LA PENSEE CATHOLIQUE. CAHIERS DE SYNTHESE N°107. S.E. Mgr MARCEL LEFEVRE: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE ET DANS LA SOCIETE CIVILE AU SERVICE DE NOTRE SALUT/
31 Euro$.
English available here:
https://www.cathinfo.com/the-library/abp-marcel-lefebvre-'authority-in-familysociety'-(1967-renovatio-card-siri)/

Par Son Excellence Mgr. Marcel ...

    Dans une allocution publique récente, en octobre dernier, le Saint-Père Paul VI a mis en garde contre l'interprétation erronée de certaines déclarations du Concile concernant la dignité de la personne humaine, une interprétation qui pourrait conduire à un déni de l'autorité et au mépris de l'obéissance.

  Les nombreux événements dont nous avons été témoins depuis le début du Concile, qui illustrent les conséquences de cette fausse interprétation, justifient les craintes du Saint-Père.

    Ne sommes-nous pas choqués par les révoltes ouvertes de certains groupes de l'Action catholique contre les évêques, des séminaristes contre leurs supérieurs, des prêtres, des moines et des moniales qui manifestent contre l'autorité, la rendant impossible à exercer ?

  La dignité humaine, l'exaltation de la conscience personnelle, devenue règle fondamentale de la morale, et les charismes individuels ne sont que des prétextes pour réduire l'autorité à un principe d'unité impuissant. Comment ne pas condamner cette effervescence, prélude à la rébellion, à l'introspection libre, source de grands malheurs au cours des siècles passés ?

  Il semble plus opportun que jamais de clarifier le véritable concept d'autorité et, à cette fin, de démontrer les bienfaits voulus par la Providence dans les deux sociétés naturelles de droit divin, qui exercent une influence primordiale sur chaque individu : la famille et la société civile.

  Il convient de rappeler que l'autorité est la cause formelle de la société. Son but est donc de gouverner, d'orienter tout ce qui tend vers la cause finale de la société, à savoir le bien commun de tous ses membres. Puisque ces derniers sont des êtres intelligents, l'autorité orientera nécessairement leur activité vers le but commun par des directives ou des lois, dont elle contrôlera l'application, punissant ceux qui s'y opposent.
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    Le sujet de l'autorité sera désigné de multiples façons, mais le pouvoir dont il disposera, c'est-à-dire la capacité de juger autrui, est toujours une participation à l'autorité de Dieu.

  Comme les sociétés sont nombreuses, les formes d'autorité peuvent être très diverses, mais elles n'empêcheront jamais l'autorité d'être d'origine divine : « Il n'y a point de pouvoir qui ne vienne de Dieu » (Saint Paul aux Romains, XIII, 1), « Tu n'aurais aucun pouvoir sur Moi s'il ne t'avait été donné du Ciel », dit Notre Seigneur à Pilate (Saint Jean, XIX, 11).

  Dans son traité philosophique (T. IV, 384), Jolivet décrit ainsi l'origine première de l'autorité :
« Dieu seul possède le droit absolu de commander, car un tel droit, qui consiste à contraindre la volonté d'autrui, ne peut appartenir qu'à Celui qui donne l'être et la vie. De plus, Dieu est « la loi vivante » car Il est le principe premier de tout ce qui est. Il s'ensuit que toute autorité, dans toute société, ne peut s'exercer qu'au nom d'une délégation divine ; tout dirigeant investi d'un pouvoir légitime est le représentant de Dieu.

  L'autorité a pour but le bien commun des membres, et les membres eux-mêmes aspirent à ce bien ; il ne devrait donc y avoir aucune divergence entre l'autorité et les sujets, puisqu'ils poursuivent le même but. Il ne devrait pas y avoir, en soi, d'opposition entre dirigeant et sujet, entre autorité et liberté.

  C'est lorsque l'autorité ne recherche pas le véritable bien commun ou lorsque le sujet place son propre intérêt avant le bien commun que le désaccord surgit. Jusqu'à preuve du contraire, l'autorité légitime et prudente est juge du bien commun, et les sujets doivent se soumettre a priori à ce jugement. Laisser le jugement personnel prévaloir sur celui de l'autorité légitime, c'est la destruction de la société. Se soumettre aux directives de l'autorité légitime, c'est exercer la vertu d'obéissance, dont Notre Seigneur nous a donné un exemple émouvant en sacrifiant sa vie par obéissance : « Obediens usque ad mortem, mortem autem crucis ».

    Saint Pie X écrivait dans la lettre « Notre Mission Apostolique » du 25 août 1910 : « Toute société humaine, composée de créatures indépendantes et inégales par nature, n'a-t-elle pas besoin d'une autorité pour orienter son activité vers le bien commun et en imposer la loi ?… Peut-on affirmer, ne serait-ce qu'un peu, qu'il y a incompatibilité entre autorité et liberté, à moins de se méprendre gravement sur le concept de liberté ? » On peut enseigner que l'obéissance est contraire à la dignité humaine et que l'idéal serait
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de se conformer à la religion, à la tradition et à la coutume. Les hommes accepteraient-ils « l'autorité » ? Peut-être l'apôtre Paul n'envisageait-il pas la société humaine dans toute sa complexité lorsqu'il exhortait les fidèles à se soumettre à l'autorité ? Un État religieux fondé sur l'obéissance est-il contraire à l'idéal de la nature humaine ? Les saints, les plus obéissants des hommes, étaient-ils pour autant des esclaves et des dégénérés ?…

  Il est donc évident que l'autorité est la pierre angulaire de toute société.

Les bienfaits de l'autorité au sein de la famille.

  S'il est une période de la vie humaine où l'autorité joue un rôle primordial, c'est bien celle qui s'étend de la naissance à l'âge adulte. La famille est une institution merveilleuse au sein de laquelle l'homme reçoit la vie, une vie si conditionnée qu'il aura besoin d'une longue éducation, d'abord dispensée par les parents, puis par ceux qui contribuent à cette éducation, initialement choisis par les parents.

    L'enfant reçoit tout de son père et de sa mère : la nourriture physique et intellectuelle, l'éducation religieuse, morale et sociale est dispensée par des enseignants qui, aux yeux des jeunes, partagent l'autorité de leurs parents. Il est vrai, cependant, que la quasi-totalité des connaissances acquises à l'adolescence, qu'elles proviennent des enseignants ou des parents, sont davantage apprises, reçues et acceptées que celles acquises par l'intelligence et le raisonnement. Les élèves font confiance à leurs parents, à leurs enseignants et aux livres, ce qui contribue à l'expansion et à la multiplication de leurs connaissances.

  La science elle-même, celle qui permet d'expliquer les connaissances acquises, est très limitée. Si l'on considère l'enfance et la jeunesse à travers l'histoire de l'humanité, on constate que l'autorité qui enseigne joue un rôle encore plus important que la simple démonstration des connaissances acquises. Dans l'enseignement supérieur, les jeunes apprennent certainement de manière plus personnelle et s'efforcent de comprendre les matières aussi profondément que leurs professeurs.

  Mais l'étendue des connaissances requises aujourd'hui permet-elle aux étudiants d'approfondir les tests et les expériences ? De plus, de nombreuses disciplines, comme l'histoire, la géographie, l'archéologie et l'art, ne peuvent reposer que sur la confiance accordée aux enseignants et aux livres. Cela est d'autant plus vrai pour la connaissance religieuse, la pratique religieuse et l'exercice de la morale.
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  En général, les gens vivent selon la religion transmise par leurs parents. La conversion à une autre religion se heurte à un obstacle majeur : la rupture avec la religion ancestrale.

  L'être humain reste toujours sensible à l'appel de la religion maternelle. Soulignons également l'importance de l'éducation dispensée par la famille et par tous les enseignants qui la complètent. Rien n'est plus profondément enraciné en l'individu que les traditions familiales.

    Et cela est vrai partout dans le monde.

  Cette influence extraordinaire de la famille, de l'environnement et de l'éducation est providentielle. Elle est voulue par Dieu. Il est normal que les enfants conservent la religion de leurs parents, tout comme il est normal que toute la famille se convertisse lorsque le chef de famille se convertit. Cet exemple est souvent donné dans l'Évangile et dans les Actes des Apôtres.

  Dieu a voulu que ses grâces soient transmises à l'humanité principalement par la famille. C'est pourquoi il a conféré au père de famille cette grande autorité qui lui donne un immense pouvoir sur toute la cellule familiale, sa femme et ses enfants. Plus grands sont les biens à transmettre, plus grande est l'autorité.

  À sa naissance, l'enfant est si faible, si imparfait, on pourrait même dire si incomplet, que de là nous vient la nécessité et l'indissolubilité de la famille.

  Vouloir exalter la personnalité et la conscience personnelle de l'enfant au détriment de l'autorité familiale, c'est rendre les enfants malheureux, les pousser à la rébellion et au mépris de leurs parents, alors qu'une longue vie est promise à ceux qui honorent leurs parents.

  Bien sûr, saint Paul demande aux parents de ne pas provoquer la colère de leurs enfants, mais il ajoute : éduquez-les dans la discipline et la crainte de Dieu (Ég. 6, 4).

  Nous nous égarons du chemin tracé par Dieu si nous affirmons que la vérité seule, avec sa force et sa lumière, doit révéler aux hommes la vraie religion, alors qu'en réalité Dieu a prévu que la religion soit transmise par les parents et des témoins dignes de la confiance de ceux qui les écoutent. S'il fallait attendre de comprendre la vérité religieuse avant de croire et de se convertir, il y aurait très peu de chrétiens aujourd'hui.

  Nous croyons aux vérités religieuses parce que les témoins sont dignes de confiance en raison de leur sainteté, de leur altruisme et de leur charité. Nous croyons à la vraie religion parce qu'elle satisfait les aspirations les plus profondes de l'âme humaine, notamment en offrant une Mère divine, Marie ; un Père visible, le Pape ; et une nourriture divine, l'Eucharistie.
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  Notre Seigneur n'a pas demandé à ceux qu'Il a convertis s'ils comprenaient, mais s'ils croyaient. La foi vivante donne l'intelligence, comme le dit saint Augustin.

  Il est clair que, dans le cas de la cellule familiale, dès le premier instant de la vie humaine, les bienfaits de l'autorité sont immenses et indispensables, et qu'elle constitue la voie la plus sûre vers une éducation complète préparant à la vie en société et au sein de l'Église. Il va de soi qu'il ne faut pas oublier l'aide considérable que l'Église apporte à la famille, aide indispensable à la vie chrétienne et à l'épanouissement humain. Mais viendra le temps où la famille devra se retirer et laisser place à deux sociétés, la société civile et l'Église : il est si évident que, même instruits, les êtres humains sont incapables de vivre et d'accomplir leur vocation terrestre sans le soutien des deux.

Bienfaits de l'autorité dans la société civile

  Peut-on affirmer qu'une fois adulte, l'homme n'a plus besoin d'aide pour continuer à progresser dans ses connaissances, à maintenir sa vertu et à remplir son rôle dans la société ? Si la cellule familiale a accompli sa mission essentielle, il est clair que la société civile et l'Église demeurent les moyens normaux pour subvenir aux besoins de l'homme : l'une, le soutien spirituel ; l'autre, le cadre social propice à une vie vertueuse, orientée vers la fin ultime, vers laquelle toute chose sur terre est ordonnée par la Divine Providence.

  À cet égard, il convient de rappeler, conformément à l'enseignement traditionnel de l'Église et de tous les papes du siècle dernier : l'État et la société civile ont un rôle important à jouer auprès des citoyens, en les aidant et en les encourageant dans la foi et la vertu.  Il ne s'agit nullement de contraindre l'individu dans sa pratique de la foi, ni dans sa conscience, dans ses actes intérieurs et privés. C'est une mission naturelle de la société civile, voulue par Dieu pour aider les hommes à atteindre leur fin ultime.

Léon XIII déclare dans l'encyclique Libertas :

  « En effet, la société humaine, qu'on la considère dans ses composantes, dans l'autorité qui en est le principe formel, dans la finalité qui la régit ou dans les grands bienfaits qu'elle apporte à l'homme, il ne fait aucun doute qu'elle vient de Dieu. »

  Pie XI déclare à son tour (Divini Redemptoris) : « Mais Dieu a aussi ordonné l'homme à la société civile, requise par sa nature même. Dans le plan du Créateur, la société est un moyen naturel que l'homme peut et doit utiliser pour atteindre sa fin, puisque la société humaine est pour l'homme, et non l'inverse. »

  Et encore (Ad salutem) : « Les princes et les dirigeants, ayant reçu le pouvoir de Dieu, s'efforcent, dans les limites de leur propre autorité, d'accomplir les desseins de la Divine Providence, à laquelle ils sont collaborateurs. Non seulement ils ne doivent rien faire qui puisse être préjudiciable aux lois de la justice et de la charité chrétienne, (...) les chrétiens sont tenus de faciliter la connaissance et l'acquisition des biens impérissables pour leurs sujets. »

    Pie XII dit également (11 juin, 1950? ) : « Le bien ou le mal des âmes dépend de la forme donnée à la société, qu'elle soit conforme ou non aux lois divines, c'est-à-dire que les hommes, tous appelés à être vivifiés par la grâce du Christ, respirent, dans les contingences terrestres du cours de la vie, l'air sain et vivifiant de la vérité et des vertus morales ou, au contraire, le microbe morbide et souvent mortel de l'erreur et de la dépravation. »

  Le Père Jolivet (Traité de Philosophie, T. IV, Morale n° 435) conclut très clairement son étude sur l'origine du pouvoir dans la société civile :
  « Quel que soit le point de vue adopté pour rechercher la cause efficiente de la réalité sociale, la doctrine de l'origine naturelle de la société implique ce principe essentiel : la société politique, unissant de façon permanente des groupes particuliers de familles et d'individus en vue d'un bien commun temporel, est une institution voulue par Dieu, auteur de la nature. » Autrement dit, elle relève du droit naturel. Il s'ensuit que le pouvoir de gouverner relève également du droit naturel divin.

  L'auteur complète son propos en expliquant la finalité de la société civile, ou de l'État :
  « Il s'agit de réduire significativement la fonction générale de l'État, de promouvoir une conception purement matérialiste du bien-être temporel. Le bonheur temporel dépend largement des vertus intellectuelles et morales des citoyens et de la moralité publique, c'est-à-dire du développement harmonieux de toutes les activités morales et spirituelles humaines, et au premier chef, de la vie religieuse de la nation. Il est également du devoir de l'État, sans pour autant négliger aucune de ses fonctions économiques, de s'efforcer de créer les conditions les plus favorables à la prospérité morale et spirituelle de la nation. Cette tâche comporte un aspect à la fois négatif et positif… Il convient d'insister sur ce lien entre les fonctions temporelles de l'État. » C'est là que réside la clé de nombreux problèmes qui préoccupent aujourd'hui les gouvernements et l'Église elle-même : les problèmes de
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justice sociale, le problème de la faim, de la paix, le problème de la contraception, etc. Aborder ces problèmes en dehors d'une perspective catholique est illusoire. Nous pouvons tenter d'apaiser temporairement certains troubles, de résoudre certains problèmes locaux, mais nous n'atteindrons jamais la racine des maux de l'humanité.

    Il faut répéter sans cesse ce que l'Église a toujours proclamé :
  ' la solution aux problèmes sociaux se trouve dans le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ, tel qu'il est connu et enseigné par l'Église catholique.'  « Sans moi, vous ne pouvez rien faire », dit Notre Seigneur (Jean 15, 5).

  Si nous énumérons les fléaux actuels de la société, nous constaterons immédiatement que leurs origines résident dans le désordre et les erreurs des gouvernements et souvent aussi dans celles de nombreux membres de la société.

  Chercher à instaurer la justice sociale entre travailleurs et employeurs sans les principes de la justice chrétienne, c'est s'orienter soit vers un capitalisme totalitaire, une hégémonie financière et technocratique mondiale, soit vers un totalitarisme c0mmuniste. Faire du bien-être matériel le seul but de la société civile et de l'activité sociale, c'est progresser rapidement vers la décadence, conséquence de l'immoralité et de l'hédonisme.

  En matière de mariage et de tout ce qui s'y rapporte, seule la doctrine catholique préserve véritablement cette institution, fondement de la société civile, qui est par conséquent la plus touchée ; le divorce, la contraception, l'homos*xualité et la polygamie sont des fléaux mortels pour la société. Seule l'Église offre de véritables remèdes.

  Les relations sociales entre administrateurs, entre l'État et ses citoyens, le véritable amour patriotique et les relations internationales sont intimement et profondément liés à la religion ; et seule la religion catholique fournit les principes de justice, d'équité et de dignité humaine conformes à la vie telle que Dieu l'a voulue et l'a toujours voulue.

  L'éducation et les moyens de communication social aujourd'hui sont étroitement liés et  continuent des liens à une morale intègre, à la vertu comme au vice, et par conséquent à la vraie religion.

  N'admettre que toutes les religions, hormis la vraie religion catholique, entraînent avec elles des adeptes de maux sociaux qui font honte à l'humanité, relève de l'ignorance, réelle ou feinte. Pensons au divorce, à la polygamie, à la contraception et à l'amour libre au sein de la famille; considérons aussi les deux tendances qui ruinent la société : une tendance révolutionnaire, destructrice de l'autorité,
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une tendance démagogique, source de désordre constant, fruit d'un examen de conscience libre;  et une tendance totalitaire et tyrannique qui érige les individus ou le parti au pouvoir en fondement de la loi.

  Une liberté religieuse érigée en fondement du droit public en vertu d'un prétendu droit naturel, et une exaltation de la conscience individuelle allant jusqu'à légitimer l'objection de conscience, sont contraires au bien commun. C'est ce que le Magistère de l'Église a toujours enseigné comme doctrine immuable.

L'histoire des derniers siècles illustre clairement cette réalité.

  Il est donc inconcevable que les gouvernements Catholiques se désintéressent de la religion ou tolèrent, par principe, l'indifférence religieuse dans la vie publique. Ce serait manquer à la finalité de la société, à l'importance capitale de la religion dans la sphère sociale et à la différence fondamentale entre la vraie religion et les autres en matière de morale, élément crucial pour la réalisation de la finalité temporelle de l'État.

  Telle est la doctrine que l'Église a toujours enseignée. Elle confère à la société un rôle essentiel dans l'exercice de la vertu par les citoyens et, par conséquent, indirectement, dans l'obtention du salut éternel. La foi est une vertu fondamentale qui conditionne toutes les autres. Il est donc du devoir des gouvernements catholiques de protéger la foi, de la soutenir et de la promouvoir, notamment dans le domaine de l'éducation.  Nous ne pouvons manquer d'insister sur le rôle providentiel de l'autorité étatique pour aider et soutenir les citoyens dans leur quête du salut éternel.

  Toute créature sur terre a été et demeure ordonnée à cette fin. Les sociétés – la famille, la société civile, l'Église, chacune à sa place – ont été créées par Dieu dans ce but. En effet, il est indéniable que l'expérience de l'histoire des nations catholiques, de l'Église et des conversions à la foi catholique démontre si clairement le rôle providentiel de l'autorité civile qu'il faut légitimement affirmer que son rôle dans le salut éternel de l'humanité est primordial, voire prépondérant. L'homme est faible, le chrétien est hésitant. Si l'ensemble de l'appareil et du conditionnement social de l'État est laïque et athée,
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et plus encore persécuteur de l'Église, qui osera dire qu'il est facile pour les non-catholiques de se convertir et pour les catholiques de rester fidèles ?

  Aujourd'hui plus que jamais, avec les moyens modernes de communication sociale, avec la multiplication des relations sociales, l'État a une influence considérable sur le comportement des citoyens, sur leur vie intérieure et extérieure, par conséquent sur leur attitude morale et finalement sur leur destinée éternelle. Cela est malheureusement vrai pour ceux qui sont intellectuellement, moralement et économiquement plus faibles. Il serait criminel d’encourager les États catholiques à se séculariser, à se désintéresser de la religion, à laisser indifféremment se propager l’erreur et l’immoralité et, sous le faux prétexte de la dignité humaine, à introduire un ferment dissolvant dans la société.

  Le Pape Pie XII a dit (Summi Pontificatus) : « La souveraineté civile, en effet, a été voulue par le Créateur, pour qu'elle règle la vie sociale selon les prescriptions d'un ordre immuable dans ses principes universels, qu'elle facilite à la personne humaine, dans l'ordre temporel, l'accès à la perfection physique, intellectuelle et morale et qu'elle l'aide à atteindre le but surnaturel. »

    Ainsi, qu'il s'agisse de l'autorité de la famille, de l'autorité de l'État ou de l'Église, on ne peut s'empêcher d'admirer le dessein de la Providence, de la Paternité divine qui nous donne l'existence, la vie surnaturelle, l'exercice des vertus et finalement la perfection et la sainteté à travers ces autorités. L'autorité est, en fin de compte, une participation à l'Amour Divin qui seul s'étend et se propage. L'autorité n'a d'autre raison d'exister que de répandre cette charité divine qui est vie et salut. Mais comme l’Amour de Dieu, il est exigeant par nature. En effet, l'Amour divin ne peut vouloir autre chose que le Bien et le Bien suprême est Dieu. Dieu, en nous donnant la vie qui est participation à son amour, nous oriente de manière décisive, oriente notre vie vers le Bien qu'Il nous indique, tant  par notre nature et, plus important, à travers Ses porte-paroles et Ses intermédiaires, les lois positives.

  Il nous y contraint, nous liant par Son Amour à la Bonté et à la vertu. Il dirige Son Amour à travers Ses lois, en ordonne l'application et nous menace si nous rejetons Son Amour, qui est notre Bien.

  Il en va de même de l'autorité. Toute législation légitime est un véhicule de l'Amour divin ; toute loi appliquée n'est rien d'autre que l'expression de l'Amour de Dieu dans les actes et les actions, et donc une acquisition de la vertu.
page 193
 
    Ces lois s'adressent à notre intellect et à notre volonté qui, malheureusement, peuvent refuser d'être les véhicules de l'Amour de Dieu. Des châtiments s'abattront sur ceux qui font obstacle à l'Amour, à la Vie, à la Bonté et, en définitive, à Dieu. L'autorité ne peut être conçue sans les pouvoirs de législation, de gouvernance et de justice. Ces trois manifestations sont résumées et synthétisées dans l'Amour divin, qui porte en lui sa manifestation, son exercice et sa sanction.

  Puissions-nous, en conclusion de cette réflexion inachevée sur la grandeur de l'autorité dans le plan de Dieu, partager les sentiments de saint Paul et dire avec lui : (Éphésiens 2, 14-19) « Je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, de qui procède toute paternité au ciel et sur la terre. »
page 194




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Re: Soeur Lucie a été remplacée, YouTube 2025
« Reply #47 on: February 25, 2026, 09:47:43 PM »
"... Et si la voix de Sœur Lucie de Fatima, la dernière voyante, avait été remplacée pour cacher un message jugé trop terrible pour le monde ?

  Ce n'est pas une théorie du complot, c'est un appel au discernement le plus profond, soutenu par des années de recherches indépendantes, des analyses forensiques et le courage de personnalités comme Mgr Carlo Maria Viganò, qui ont osé briser le silence. Nous plongeons au cœur d'un des mystères les plus troublants de l'Église moderne, en examinant les preuves qui suggèrent une substitution impensable.


Voici encore une vidéo, extra.

MALACHI MARTIN RÉVÈLE : Sœur Lucie de Fatima a été REMPLACÉE - Preuves scientifiques CHOC

Vidéo,  14 minutes.  avec une narratrice exceptionnelle, intelligente. 

Notre Dame de Fatima, priez pour nous +


Offline Twice dyed

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Dévotion au Coeur Immaculé de Marie - le Cap Mars 2026
« Reply #48 on: March 07, 2026, 09:51:34 AM »

www.fatima100.fr
Extraits:

Lettre de liaison n° 184 (4 mars 2026)

Chers amis,

"... Nous voulions apporter notre modeste contribution pour répondre à la demande de Dieu, notre Seigneur : répandre dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Ce onzième anniversaire est l'occasion de faire un rapide bilan des actions conduites pendant ces onze années afin de voir ce qui pourrait être amélioré.
Bilan de Cap Fatima

   Initialement, il était seulement envisagé de préparer et célébrer le centenaire des apparitions de Fatima en 2017 (...)deux années écoulées (lettre de liaison, consécrations au Cœur Immaculé de Marie, développement des premiers samedis du mois, etc.) soient poursuivies. C'est la raison pour laquelle Cap Fatima a continué au-delà de 2017, ce qui a permis de lancer d'autres actions comme les rosaires vivants. Toutefois, le centenaire des apparitions étant désormais largement passé, il convient de regarder s'il ne serait pas pertinent de modifier ou faire évoluer certaines des actions entreprises.

    Deux points sont à prendre en considération. Tout d'abord, parallèlement à Cap Fatima, l'association Salve Corda a été lancée pour développer plus spécifiquement la pratique des premiers samedis du mois. Ensuite, l'année dernière, une autre action a été lancée : le Jubilé 2025 des premiers samedis de Fatima. Le but était d'obtenir du Saint-Père qu'il approuve et recommande cette dévotion tant désirée par Notre-Seigneur et Notre-Dame. En effet, annoncée en juillet 2017, la communion réparatrice des premiers samedis du mois a été formellement demandée une première fois en décembre 1925, puis une deuxième fois en février 1926. Quatre ans plus tard, par deux fois, en juin 1929 et en mai 1930, la Sainte Vierge a renouvelé sa demande. Cette dévotion a donc été demandée au moins quatre fois. Malheureusement, malgré cette insistance du Ciel et malgré la reconnaissance par l'Église de l'authenticité des apparitions de Fatima, absolument rien de ce qu'a demandé Notre-Dame n'a été fait par le Saint-Siège : depuis 1930, il a gardé le silence le plus absolu sur les premiers samedis du mois. Tout ce qui a été fait est uniquement le fruit d'initiatives individuelles. Certes, ces dernières sont importantes. Mais sans l'approbation du Saint-Siège, cette pratique restera toujours une pratique privée, alors que Notre-Dame a demandé qu'elle soit reconnue et recommandée par le Saint-Père. Toutefois, s'il n'a pas été possible d'obtenir cette recommandation du Saint-Père, le Jubilé 2025 a permis de faire connaître cette demande de Notre-Dame en de nombreux endroits (voir https://jubile2025-fatima.org/) ?

(...) Suite à ces conclusions, une réflexion a été menée avec tous ceux qui, de près ou de loin, souhaitent apporter leur contribution à cet objectif. Il en est sorti plusieurs éléments : 1) l'union faisant la force, un rapprochement entre Cap Fatima et Salve Corda serait très profitable ; 2) l'effort principal doit porter sur le développement des premiers samedis du mois ; 3) la dévotion au Cœur Immaculé de Marie doit nous conduire au Cœur de Jésus.
Sur ce dernier point, quelques explications sont indispensables avant d'exposer comment mettre en place les deux premiers.

La dévotion aux deux Cœurs de Jésus et Marie

  La dévotion aux deux Cœurs de Jésus et Marie est ancienne dans l'Église. Elle remonte au moins XVIIe siècle et à son origine dans le développement progressif des dévotions au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

  La dévotion au Cœur de Jésus est née dès les premiers siècles, de son amour miséricordieux symbolisé par son Cœur transpercé. Au XVIIe siècle grâce aux révélations reçues par sainte Marguerite-Marie (1647 – 1690) à Paray-le-Monial, elle a pris une forme plus structurée, s'articulant autour de quatre pratiques essentiellement : l'Heure sainte du jeudi soir, la communion des premiers vendredis du mois, la fête du Sacré-Cœur, instituée pour toute l'Eglise par Pie IX en 1856, et la vénération de l'image du Sacré-Cœur.

La dévotion au Cœur de Marie s'enracine aussi dans l'Évangile. Elle va se développer plus particulièrement à partir du XVIIᵉ siècle, sous l'impulsion de saint Jean Eudes (1601 – 1680), sous la forme de la dévotion aux deux Cœurs de Jésus et de Marie, donc bien avant que la dévotion au Cœur Immaculé de Marie soit explicitement demandée par Notre-Dame à Fatima en 1917.
Saint Louis-Marie Grignon de Montfort (1673 – 1716) l'a magnifiquement exposée dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, dont la toute première phrase affirme : « C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'Il doit régner dans le monde. » Dans des pages d'une grande clarté, il justifie cette affirmation. Voici quelques exemples :

25. Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle épouse, ses dons ineffables, et Il l'a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu'Il possède : en sorte qu'elle distribue à qui elle veut, autant qu'elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces, et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu'il ne passe par ses mains virginales. Car telle est la volonté de Dieu qui a voulu que nous ayons tout par Marie.

55. Marie est le moyen le plus assuré, le plus aisé, le plus court et le plus parfait pour aller à Jésus-Christ.

85. Nous avons besoin d'un médiateur auprès du Médiateur même, et la divine Marie est celle qui est la plus capable de remplir cet office charitable ; c'est par elle que Jésus-Christ nous est venu, et c'est par elle que nous devons aller à lui.

86. Pour aller à Jésus, il faut aller à Marie, c'est notre médiatrice d'intercession ; pour aller au Père éternel, il faut aller à Jésus, c'est notre Médiateur de rédemption.

120. Marie étant la plus conforme à Jésus-Christ de toutes les créatures, il s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre-Seigneur, est la dévotion à la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus-Christ.

140. Le Père n'a donné et ne donne son Fils que par elle, ne se fait des enfants que par elle, et ne communique ses grâces que par elle ; Dieu le Fils n'a été formé pour tout le monde en général que par elle, n'est formé tous les jours et engendré que par elle dans l'union au Saint-Esprit, et ne communique ses mérites que par elle ; le Saint-Esprit n'a formé Jésus-Christ que par elle, ne forme les membres de son Corps mystique que par elle, et ne dispense ses dons et faveurs que par elle.

(...)sa devise : « Ad Jesum per Mariam ».

   La dévotion aux deux Cœurs a continué ensuite à se développer, donnant notamment naissance en 1802 à Paris, dans le quartier de Picpus, à la congrégation des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie, congrégation plus connue sous le nom de "pères de Picpus". Sa mission initiale était de rechristianiser la France après la Révolution, en se consacrant à l'éducation et à la formation des jeunes. Très tôt elle eut ses premiers martyrs, car le 26 mai 1871, lors de la semaine sanglante de la Commune de Paris, cinq de ses prêtres (Ladislas Radigue, Polycarpe Tuffier, Frézal Tardieu, Marcellin Rouchouze et Henri Planchat) furent exécutés par les communards en haine de la foi. Ils ont été béatifiés le 22 avril 2023.
Les deux Cœurs dans le message de Fatima

  Cette union des deux Cœurs se retrouve plusieurs fois dans le message de Fatima. En effet, à chacune de ses trois apparitions de 1916, l'Ange parle des deux cœurs :

    printemps 1916 : Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications.
    été 1916 : Les saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde.
    automne 1916 : Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

  Jacinthe a également parlé des deux Cœurs. Quelques jours avant de partir à l'hôpital, elle confia à sa cousine ses dernières pensées :

    Il ne me reste plus beaucoup de temps pour aller au Ciel. Toi, tu resteras ici afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie, que c'est à elle qu'il faut les demander, que le Cœur de Jésus veut qu'on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie (en portugais : O Coraçao de Jesus quer que a Seu lado se venere o Coraçao Imaculado de Maria), que l'on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c'est à elle que Dieu l'a confiée. Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j'ai là dans ma poitrine, et qui me brûle et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie !

  Ces paroles de Jacinthe, outre qu'elles sont un remarquable résumé du message de Fatima, montrent que c'est Notre-Seigneur Lui-même qui demande que le Cœur de sa très sainte Mère soit vénéré avec le sien. C'est parfaitement en cohérence avec la demande divine : « Jésus veut établir dans le monde à dévotion au Cœur Immaculé de sa Mère. » (13 juin 1917) C'est donc bien du Cœur de Jésus que vient la demande de vénérer le Cœur Immaculé de Marie. Vénérer les deux Cœurs ensemble est une parfaite façon de répondre à ces demandes du Ciel.

   On en trouve une confirmation dans les révélations qu'eut sœur Lucie quelques années après les apparitions de Fatima. En effet, en 1929, la Sainte Vierge demanda la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé :

   Notre-Dame me dit : « Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen. Elles sont tellement nombreuses les âmes  que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie. »

   Mais en 1930, elle demanda la consécration de la Russie aux très saints Cœurs de Jésus et Marie :

    Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d'approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice.

  Et douze ans plus tard, dans son message du 8 décembre 1942, le pape Pie XII confirma cette nécessité de vénérer ensemble les deux Cœurs :

   Les fidèles doivent veiller à associer étroitement le culte du Sacré-Cœur et le culte envers le Cœur Immaculé de Marie, car notre salut vient de l'amour et des souffrances de Jésus-Christ indissolublement unis à l'amour et aux souffrances de sa Mère...

(...) le nouvel organisme qui sortira du rapprochement de Cap Fatima et Salve Corda aura pour épigraphe : « Le Cœur de Jésus veut qu'on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie. »
Rapprochement de Salve Corda et Cap Fatima

   Il fallait commencer par donner un nom au nouvel organisme. Après échange entre les différents responsables, il a été décidé de choisir le nom de Fraternité Salve Corda. Ce nom mérite une explication. En effet, Salve est un singulier (je te salue) et Corda est le pluriel de Cor, le Cœur. Mettre un singulier avant un pluriel peut sembler une faute grammaticale. Il aurait été plus logique de mettre le pluriel de Salve : Salvete : (je vous salue). Mais les deux Cœurs de Jésus et Marie sont si unis qu'on peut dire qu'ils n'en forment qu'un. Placer un singulier devant les deux cœurs permet de souligner leur unité. Dieu Lui-même s'est plu à utiliser cette façon de s'exprimer lorsqu'Il a dit à Moïse : « Je suis celui qui suis », alors que l'expression grammaticalement correcte aurait été : Je suis celui qui est.

Le nom étant choisi, voici quelques précisions sur la façon dont ce rapprochement va s'opérer.

Le site

Les trois sites de Salve Corda, de Cap Fatima et du Jubilé 2025 vont être fusionnés. "..."
"..."

Nous espérons que cette nouvelle organisation vous conviendra, tout en contribuant à répondre à la demande du Ciel de répandre dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Yves de Lassus

Offline Twice dyed

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Re: Valeurs Traditionnelles
« Reply #49 on: Today at 10:56:57 AM »
Je vais afficher 3 articles courts de ces Carmelites...Le Monastère Janua Coeli n'existe plus...?
https://www.facebook.com/people/Monast%C3%A8re-Janua-Coeli/61553446372525/?locale=zh_CN
6 petits vidéos du monastére...

Premier : 2024. 08 .15


    Aujourd’hui, Notre-Dame est montée au Ciel ! Que nos cœurs s’élèvent avec Elle et puissions-nous vivre la vie de Dieu depuis cette terre. Cette vie se termine très vite. Le paradis est notre patrie !

 Vous pouvez continuer à lire le dernier commentaire Eleison par Mgr WILLIAMSON sur le Saint Rosaire et le sens de notre vie.
   Pourtant, avant qu’elle ne fût remplacée dans les années 1960 par un fantoche plus manœuvrable par les modernistes, sœur Lucie de Fatima affirma que Dieu, à notre époque, avait donné au Rosaire une puissance spéciale telle, qu’il peut résoudre tous les problèmes. Les catholiques (et les non-catholiques) doivent croire à cette puissance, en prévision des épreuves imminentes qui vont fondre sur le monde. Et voici la clé : dans le meilleur des cas, le monde qui nous entoure réduit Dieu à une coquille vide. Or, la prière du Rosaire rétablit peu à peu la réalité de Dieu dans les âmes humaines. Voyons d’abord comment l’homme produit l’absence de Dieu, puis examinons la puissance du Rosaire.
 ( Il reste 3 paragraphes qui ne rentrent pas ici ). 
   Cependant, ‘Rome ne s’est pas faite en un jour’ et le Rosaire lui-même ne peut pas rouvrir le ciel en quelques semaines. Mais celui qui persévère dans la prière du Rosaire a toutes les chances de revenir sur la longueur d’onde du Ciel, et de s’éloigner progressivement toujours plus de celle du Monde. 

   Chaque Mystère possède sa propre leçon divine, et les quinze ensemble me font parcourir tout le cycle de l’histoire de notre Rédemption. Voici pourquoi je suis né, et je n’ai à chercher autre chose nulle part ailleurs. Je passe en revue en moins d’une heure les raisons qui ont mené à la Création. Car nos vies sur terre ne sont pas seulement « méchantes, pauvres, brutales et brèves », comme le dit un philosophe anglais. Pour nous amener au ciel, Notre Seigneur seul a souffert pour nous tous plus que nous ne pourrions jamais souffrir tous ensemble. Je veux aller au ciel. Je serai fidèle à la prière toute particulière que Dieu a donnée à son Église pour m’y amener ! Kyrie eleison. (Les Commentaires Eleison) Mgr WILLIAMSON