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Author Topic: Sermon - Francais- Dimanche dans l'octave de la Nativité  (Read 3339 times)

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Sermon - Francais- Dimanche dans l'octave de la Nativité
« on: December 31, 2025, 10:44:28 AM »
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    Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, ainsi soit-il. Nous connaissons bien l'Évangile. Joseph et Marie, mère de Jésus, s'émerveillent de ce qu'on disait de lui. Et nous avons Simeon, ce vieillard, les béni, et dit à Marie, sa mère, voici que c'est enfin là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël comme un signe de contradiction. Et toi-même, un glaive, transgressera ton âme. Ainsi seront dévoilées les pensées de beaucoup de cœurs. Et je vais insister là-dessus, un signe de contradiction. C'est-à-dire qu'il y aura ceux qui seront pour et ceux qui seront contre. Et voilà pourquoi nous ne devons pas être étonnés qu'il y ait des personnes contre nous, les personnes qui nous soutiennent. Pourquoi vous faites un messe en latin ? En latin, personne ne comprend ça. Ben oui, mais pourquoi ils tournent le dos aux gens ? Ben pourquoi les filles ne servent pas ? Ben pourquoi on ne danse pas ? Pourquoi il n'y a pas le tam-tam ? Pourquoi ceci et pourquoi cela ? Un signe de contradiction. Ben, comme dit Séméon, pour la chute et le relèvement. Il y a quelqu'un qui dit « Ah, c'est ce que je cherche. » Et nos prêtres nigériens viennent tous des modernes. Notamment celui qui nous a rejoints dernièrement, qui était un religieux. Il nous a dit quand il nous a découvert, il dit « Ah là, j'ai senti la paix. » C'est-à-dire que j'ai vu cette messe. Et aucun n'était au courant. Il ne connaissait pas la tradition. Il ne connaissait pas cette messe. Ce n'est pas après. C'est déjà après. Ils étaient déjà dans le ministère, dans les paroisses. C'est après qu'ils ont entendu parler, qu'ils ont découvert, qu'ils ont dit « C'est ça, c'est ce qu'on veut. » Et pourquoi ? C'est comme je le dis, l'enfant qui ne connaît pas son père ou sa mère, il fera quoi ? Il va chercher. Ouais, papa, ouais, maman. Il va chercher. On pourrait lui cacher comme on veut. Il va chercher. On cherche toujours ses racines. Donc eux, ils ont vu ça. Ils ont dit « Mais ce sont nos racines. Ce sont les racines du catholicisme. » Eh bien, ce sont ce que nous voulons. Ils ont dû tout perdre. Vous le savez, quand vous faites ce choix-là, on vous met dehors. Et je vous l'ai dit, ils ont commencé dans une chambre. Il n'était que deux. Et vous voyez, après six ans maintenant, ils ont quatre centres de messe. et ils sont maintenant quatre plus un séminariste. Mais, vous imaginez que n'ayant pas grandi dans la tradition, ils sont toujours en train d'apprendre. Et ça fait partie des choses qui m'impressionnent avec eux parce qu'ils ont été au séminaire. Chez les modernes, c'est vrai. C'est le séminaire dans la tradition. Ils ont passé six années. Parfois plus. Parce qu'ils ont l'année de... On s'appelle ça comment ? De pastoral. Pendant un an, ils sont dans une paroisse. Ils ont fait au minimum sept ans. Mais ils ne connaissent pas la tradition. Ils ne connaissent pas saint Thomas d'Aquin. Ils ne connaissent pas Aristote. Ils ne connaissent pas les grands encycliques des papes. Avant Vatican II. Ils ont décidé humblement d'apprendre, de repartir à l'école. C'est extraordinaire. C'est extraordinaire. Quand je suis souvent en protestant à l'école, je me suis dit, mais bon, ça c'est comment ? C'est quelle couleur ? Finalement, c'est quelle messe ? Et puis ci, et puis ça. Parce qu'ils n'ont pas grandi là dedans. C'est extraordinaire. Pour le relèvement, il y aura des personnes qui seront pour. Donc ils disent, non, mais moi je suis prêt à faire tous les sacrifices pour cela. On ne devra pas être étonné. Un signe de contradiction. C'est pareil, même pour être ici. Certains vous critiquent. critiquent. Pourquoi vous allez loin là-bas ? Il y a quoi là-bas ? Etc. Etc. Mais il y a certains aussi qui vous encouragent. Il y a certains aussi qui vous encouragent. Il y a des gens qui disent, il ne faut pas abandonner le prêt qui est là-bas. Je ne parle pas des gens qui sont déjà avec la communauté. Il y a plusieurs personnes qui ne mettent pas les pieds ici, qui ne viennent pas à la messe ici. Mais qu'il y a certains d'entre eux, il ne faut pas abandonner le prêt qui est là-bas, ne le laissez pas tomber. Il y a certains qui le disent. Et pourtant, vous ne les voyez pas ici. Ils ne viennent pas à la messe ici. Ah oui, parfois, ils voient la messe ailleurs, mais parfois, ils ne vont même plus la messe nulle part. Mais qu'ils apprennent et disent, il faut persévérer là, il ne faut pas le laisser. Il faut le soutenir. Au moteur des saints, il faut le soutenir. Un signe de contradiction. Il y a des pours et des contres. Rien d'étonnant. Et vous voyez, il dit à la Vierge Marie qu'un glaive transmettra votre âme. Donc, c'est normal que devant ces contradictions, mais parfois, nous ayons des douleurs, que ça nous fasse mal. Oui, ce n'est pas toujours drôle que nous soyons critiqués. et parfois, durement, il y a des paroles terribles qui sont même utilisées de ce glaive-là. Surtout, quand ça vient de la famille, ça peut être notre père, ça peut être notre mère, ça peut être notre soeur, ça peut être notre frère. Il y a une personne que je connais bien dans notre communauté qui a vraiment subi ça. Mais il n'y a pas qu'une personne de ce glaive-là. C'est très proche. C'est la mère, c'est le père, c'est la soeur, c'est le frère. Parfois, c'est eux tous de ce glaive-là. Et je termine en disant, vous voyez, nous ne sommes pas les premiers. Jésus l'a subi, d'autres l'ont subi. Après le 27 décembre, nous avons fêté le 26, c'était Saint-Étienne. Vous savez comment il est mort, le premier diapte, martyr. Et il y en a qui aiment dire, ah oui, l'Église catholique, toujours avec le pouvoir, etc. Oubliant que pendant 300 ans, la loi romain disait qu'il est interdit d'être chrétien. Néfaste christianum esse. Il est néfaste d'être chrétien. C'est illégal. C'était la loi pendant 300 ans. C'est pour ça vous avez entendu parler des fameuses persécutions. C'est comme si l'État gabonais disait que vous n'avez pas le droit de venir à la messe ici. C'est interdit par la loi. Et si on vous attrape, tant pis pour vous. On va vous mettre en prison, on va prendre vos biens et parfois même on va vous tuer. C'était comme ça. C'était comme ça pendant 300 ans. Voilà pourquoi vous avez entendu parler des catacombes, on se cachait. On ne disait pas aux gens qu'on est chrétien parce qu'ils pouvaient nous dénoncer. Le voisin pouvait nous dénoncer comme ça. Vous savez, ceux qui dénonçaient, ils avaient une part des biens confisqués. Bien, s'ils voulaient nous régler les comptes parce que la dernière fois on lui a refusé ceci, on lui a refusé cela. Pendant 300 ans, ainsi de contradictions. Bon, après, l'Empire Romain, vous le savez, va se convertir. Mais après, l'Empire Romain, il y a eu d'autres endroits où ça a été comme ça. Et vous savez, par exemple, au Nigeria, il y a des chrétiens qui sont massacrés. En Afrique, où nous sommes, au Nigeria, il y a des chrétiens qui sont massacrés seulement parce qu'ils sont chrétiens. Il dit, non, non, non, vous n'avez pas le droit d'être chrétien. Et voilà. Soit vous laissez ça, soit c'est fini pour vous. Donc voilà, nous ne sommes pas les premiers. nous ne sommes pas les derniers. Nous devons persévérer au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. Sous-titrage Société Radio-Canada