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Author Topic: Msgr. Stobnicki, 13 ième Dimanche après Pentecôte, 2026 AD. Lèpre de nos âmes  (Read 1672 times)

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Pour le 13e dimanche après le Pentecôte 2026, Msgr. Stobinicki.

  Bien-aimés dans le Christ-Seigneur, en ce 13e dimanche après la Pentecôte, nous découvrons combien est étonnante la patience du Seigneur Dieu. La patience du Seigneur Dieu envers l'humanité pécheresse, une patience que nous remarquons chaque jour de notre vie ici sur terre. Une patience que nous expérimentons chaque fois que nous péchons, chaque fois que nous sommes affligés par la lèpre spirituelle.

  Dans l'Évangile de Saint Luc dont nous venons d'entendre un passage, nous lisons que les lépreux coururent à la rencontre du Seigneur Jésus, mais nous réalisons que c'est la grâce de Dieu qui les a poussés à aller à la rencontre du Sauveur. Oh ! Dieu attire les gens à lui d'une manière merveilleuse ! Il guide aussi les âmes qui sont loin de Lui à travers ce qu'on appelle ‘la grâce prévenante’. Il les éveille, les attire pour ainsi dire, vers Lui-même, vers la conversion. Et il dépend de nous, en tant qu'êtres humains, de savoir si nous profiterons de cette merveilleuse grâce que Dieu nous accorde ou non... Nous avons la raison. Nous avons le libre arbitre et chacun de nous doit faire des choix chaque jour, chaque jour. Nous devons choisir entre le bien et le mal, entre Dieu et Satan, entre le ciel et l'enfer. 

  Bien surprenant l'amour de Dieu qui guérit dix lèpreux aujourd'hui, bien qu'Il sache parfaitement que seul l'un d'entre eux reviendra pour rendre gloire à Dieu, pour remercier de la guérison. Le Seigneur Jésus ne calcule pas de manière humaine.  Il ne se demande pas s'il vaut la peine d'accomplir un miracle ou s'il vaut la peine de purifier ces malheureux de la lèpre. Le Christ attend constamment le pécheur affligé de la lèpre spirituelle. Il ne cesse jamais d'étendre ses mains saintes et vénérables pour laver l'âme, souillée par le péché, dans son Très Précieux Sang. 

  Comment?  Tristement, c’est la nature humain... notre ingratitude humaine. Nous remercions si rarement le Seigneur Dieu pour les bénédictions et les grâces que nous recevons de Lui. Car malheureusement il en est ainsi seulement quand nous avons besoin d'aide, quand des difficultés surviennent dans nos vies : maladies, solitude, vieillesse ou quand un être meurt, alors que nous sommes capables de nous tourner vers Dieu, Alors nous sommes capables de Lui présenter toute une litanie de requêtes et de plaintes diverses. Mais quand nous recevons quelque chose de Dieu, nous le traitons comme quelque chose qui nous est simplement due. Il n'y a aucune gratitude en nous. Nous sommes d'ignobles ingrats. Chers amis, nous sommes un peu comme un débiteur qui cherche encore une autre occasion pour contracter un prêt et qui,  pour le demander, est gentil, poli et promet de rembourser à temps, mais quand la date d'échéance arrive, il ignore son créancier, le méprise et lui rit au nez.

  Et pourtant, à nous tous, le Christ pourrait adresser aujourd'hui les mots qu'il a dits aux lépreux :’’ Pas un seul n'est revenu pour rendre gloire à Dieu’’. Comment surprenante est notre folie humaine. Dieu console les affligés, relève ceux qui sont tombés, nous donnent santé et talent et multiplient nos forces humaines. Et comment nous comportons nous?  Nous prenons tout de Dieu, mais nous attribuons tout à notre propre ingéniosité. 2:55 min.

  Nous vivons avec la conviction que nous nous devons tout à nous-mêmes. Non seulement cela, mais très souvent, mes chers amis, nous devenons les critiques des actions de Dieu. Nous voudrions dicter ce qu'Il doit faire, quand et comment Il doit agir. Nous oublions complètement les paroles du Seigneur-Jésus : ‘’ Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure porte beaucoup de fruits, car sans Moi vous ne pouvez rien faire’’.

  Bien que nous ayons entendu ces paroles des centaines de milliers de fois dans nos vies, nous sommes encore comme des pierres gisant au fond d'une rivière lavées et polies depuis deux mille ans par l'eau de la foi Catholique. Pourtant, au fond, nous restons intouchés par cette eau, car nous savons tout mieux de toute façon que le Dieu Tout-Puissant. Comme le mépris humain pour les dons du Christ est terrifiant ! Combien de fois abusons-nous de la bonté de Dieu? Dieu nous bénit avec la santé et nous l'utilisons pour pécher et offenser Dieu. Dieu nous comble de richesses - pourtant, nous vivons comme des avares et sommes incapables de partager avec ceux qui souffrent de la vraie pauvreté. Dieu nous donne un esprit sain - pourtant, nous l'utilisons pour manipuler, pour tendre des pièges aux autres, dire la calomnie.

  Dieu s'est donné Lui-même à nous, silencieux, sans défense, comme un enfant, un prisonnier d'amour, présent dans le très Saint Sacrement.  Et nous restons indifférents quand Il est insulté, quand un énième sacrilège est commit. Dieu nous a donné le trésor de la foi Catholique sans lequel on ne peut plaire à Dieu, la profession de laquelle est nécessaire au salut.

  Et nous, mes chers amis, nous haussons les épaules avec indifférence. Quand ce trésor est détruit, quand la foi catholique est déformée, nous restons silencieux au nom d'une pseudo-obéissance satanique, d'un respect pour une pseudo-hiérarchie, envers les dons et les grâces que nous avons reçus, nous ne témoignons pas à Notre Sauveur l'honneur, la gratitude et l'amour dus. 

  Au contraire, on pourrait dire que pour chaque bénédiction que nous recevons sa main, nous infligeons autant d'ingratitude à Dieu. C'est pourquoi notre Créateur et Sauveur se lamente par le prophète Isaïe: ' Ô ciel, écoutez.  Ö terre, prête l'oreille, car c'est le Seigneur qui parle. Je nourri et élevé des fils, mais se sont révoltés contre Moi'.

  Chers fidèles, en ce 13e dimanche après la Pentecôte, chacun de nous est comme ce lépreux qui part à la rencontre du Seigneur Jésus. Ne soyons plus des personnes ingrates... Ne soyons plus des personnes qui se plaignent sans cesse de tout. Ne soyons plus des gens qui empoisonnent leur propre vie et celles de leur prochain par la malveillance, les litanies de plaintes et les griefs. À quel point, mes chers amis, cette ingratitude infernale est-elle présente parmi nous, Catholiques, à tout moment ? Combien d'ingratitudes de griefs y a-t-il dans nos familles, sur nos lieux de travail, parmi nos voisins, nos connaissances, amis et nos ennemis ?

  Enseignez, mes chers petits, et apprenez mes chers à l'exemple de ce bon Samaritain que les juifs méprisaient,  à témoigné notre gratitude au Seigneur Dieu pour tous ses dons, pour toutes ses grâces dont nous sommes, après tout, si généreusement comblés chaque jour de notre vie.

  Si nous étions vraiment sérieux dans notre volonté de remercier Dieu Tout-Puissant pour tout ce que nous recevons de Lui, les choses que nous ne remarquons pas, celles qui nous semblent évidentes, celles qui nous apparaissent comme un due. Si nous voulions vraiment remercier Dieu pour tout cela, notre vie entière ne suffirait pas à le faire.

  Que devons-nous donc faire? Que devons-nous faire… ? sinon prendre cette résolution aujourd'hui - que nous allons cesser d'être spirituellement ingrat, devenir des personnes vivant dans la gratitude envers Dieu. Que devons-nous faire ? Comment pouvons-nous remercier Dieu ?  De la manière que Dieu Lui-même nous a montré.  Vous êtes venus ici pour assister à la Sainte Messe, pour vous tenir au pied de la Croix, pour regarder l'autel où le Christ offrira son sacrifice qui a une quadruple fin : un sacrifice de louange, un sacrifice d'expiation, un sacrifice de supplication et enfin, un sacrifice d'action de grâce.

  Déposons aujourd'hui, mes chers amis, sur la patenne, que le prêtre élèvera en l'air, une action de grâce pour toutes les grâces et les dons que nous avons reçus dans la vie du Seigneur Dieu, que nous omettons si souvent dans cette vie, de remarquer et d'apprécier comme il se doit. Puissions-nous, mes chers amis, reconnaître et comprendre combien Dieu fait pour nous chaque jour. Alors toutes nos plaintes et nos récriminations cesseraient et à leur place viendrait la louange et l'action de grâce.

  Et répétons aujourd'hui, mes bien-aimés, dans nos cœurs, les paroles du Psaume que le prêtre récite lorsqu'il célèbre la Sainte messe, juste avant de communier au Précieux Sang du Seigneur Jésus : ‘Que rendrais-je au Seigneur pour tout ce qu'Il m'a fait ?  J'élèverai la coupe du salut et j'invoquerai le Nom du Seigneur’.

Ainsi soit-il.
  Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Que Jésus-Christ soit loué.

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Re: Msgr. Stobnicki, Fête de St. Pie X, 2026 L' Absurdité du Modernisme,
« Reply #1 on: September 08, 2026, 12:17:13 AM »


Traduction AI, non-officielle


Sermon pour la Fête de St. Pie X, Pape
par Msgr Stobnicki de la FSSPX-Résistance 2026

   Bien-aimé dans le Christ, Notre Seigneur,

   Aujourd'hui c’est la fête de Saint Pie X, le grand Pape. Il vaut la peine de dire quelques mots sur le ‘modernisme’, car ce mot revient très souvent dans nos conversations. Nous disons celui-ci est moderniste, celui-là est ultra-moderniste, cet autre prêche le modernisme. Mais comprenons-nous vraiment ?... savons-nous ce qu'est le modernisme ? Qu'est-ce que c'est, comme le disait Saint Pie X : c'est le fil qui tisse ensemble toutes les hérésies.

  Réalisons-nous ce que signifie être moderniste? Car il pourrait s'avérer, mes chers amis, que nous soyons, nous aussi, affligés par ce malheur, cette lèpre spirituelle, tout comme bien des âmes au sein de la soi-disant ‘Tradition Catholique’.

  Chers fidèles, le problème du modernisme est un problème philosophique. C'est un problème qui concerne la manière dont notre raison fonctionne. La philosophie réaliste: la philosophie aristotélicienne, la philosophie Thomiste, c'est-à-dire la philosophie sur la base de laquelle les séminaristes et les prêtres ont été éduqués pendant des siècles, reposent sur le bon sens. Elle reposent sur la réalité telle que Dieu l'a créée - à savoir nous, êtres humains, avons été dotés, par le Créateur, de la raison. Nous avons été dotés de ressentir par nos sens. Notre raison reçoit des données de l'extérieur, les analyses et c'est ainsi que nous apprenons à connaître la réalité.

  Nous regardons cette chaise, nous sommes capables de la toucher, nous sommes capables de la voir. Nous voyons de quelle pièce elle est constituée, nous voyons de quel matériel elle est faite et sur la base de tous ces stimuli que nos sens recueillent, notre esprit conclut que c'est une chaise, qu'il s'agit d'une chaise... il conclut, découvre et apprend à connaître la réalité.  C'est normal et ceci, mes amis, est quelque chose de complètement raisonnable et logique, quelque chose que nous rencontrons après tout, depuis notre enfance. Regardez un jeune enfant ; un jeune enfant touche, explore et apprend à connaître le monde qui l'entoure, il découvre et apprend à connaître la réalité qui l'environne.

    Pendant ce temps, mes amis, le modernisme, dont le fondement philosophique est la philosophie d'Emmanuel Kant, un philosophe ayant vécu au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, bouleverse cette vérité évidente. On dit parfois que Kant a provoqué une révolution Copernicienne en philosophie, en d'autres termes, il a tout renversé. Comment ?

    Eh bien de cette manière : il a placé au centre de la philosophie le sujet, non l'objet qui est connu, non la réalité telle qu'elle existe, la réalité existant objectivement, qui est connue par les sens, la raison. Mais désormais, c'est l'homme qui se tient au centre de la philosophie. C'est moi qui deviens le créateur de la réalité. Car Kant disait  ‘die Sache an sich’, la chose en soi, nous est impossible à connaître. En d'autres termes, je ne suis pas capable de déterminer s'il s'agit d'une chaise. Je suis incapable de connaître la réalité qui m'entoure. Je dois simplement créer cette réalité dans mon esprit. Je crée cette chaise dans ma tête, dans mon esprit, cette chaise prend vie. C'est moi qui commence, je deviens le créateur de la réalité. Je n'ai plus à m'y soumettre à la connaître, à la découvrir et à la subjuguer. Je n'ai plus à l'accepter telle qu'elle existe objectivement, mais je deviens son créateur, le créateur de tout ce qui m'entoure. Je suis désormais le maître de la vérité, ce qui est vrai, c'est tout ce que j'imagine. Il n'y a pas de réalité objective : tout devient subjectif, subordonné à l'homme.

  Et donc mes chers amis, quand nous voyons comment le modernisme, sur le plan philosophique, rompt avec la réalité objective et rejette le concept d'une vérité existant objectivement, il devient évident pour nous que lorsqu'un moderniste aborde la théologie, cela ne peut que mener au désastre. Bien que lorsqu'un tel clerc, déformé par le modernisme après avoir suivi un cours de philosophie, entame un cours de théologie, cela doit, mes chers amis, conduire ultimement au déni des vérités de la Foi, un déni de l'existence de Dieu Lui-même! Car un moderniste qui commence à étudier la théologie suppose que la vérité objective n'existe pas. Cela signifie qu'il n'existe pas de dogme. Il n'existe pas de vérité révélée par Dieu à laquelle je dois soumettre mon esprit. Et c'est pourtant l’essence  même de la foi !

    La foi est un acte de raison, un acte de subordination de la raison à la vérité révélée par Dieu qui ne peut se tromper Lui-même, ni nous tromper. C'est cela la définition de la Foi. Ainsi, dans une situation où un moderniste assume le rôle de théologien, il s'attaque en fait au fondement même de la Foi en tant que tel, car il démontre qu'il n'y a pas de vérité objective, aucune vérité à laquelle je dois adhérer, à laquelle je dois me soumettre.  La religion devient ma propre création, je crée une notion, un concept de Dieu dans ma tête. J'invente une religion qui me convient. Il n'existe plus de religion de Dieu. Au lieu de cela, il commence à exister, ou plutôt, non pas une seule religion, mais des milliers, des millions, des milliards de pseudo-religions parce que chacun crée son propre dieu. Chacun crée sa propre vérité, il n'y a pas de vérité existant, objectivement, et par conséquent, il n'y a pas non plus de normes existant objectivement. Il n'y a aucune moralité à laquelle je devrais me soumettre, car c'est moi-même qui décide ce qui est bien et ce qui est mal. Je deviens le créateur de Dieu, le créateur de la religion, le créateur de la réalité qui m'entoure, une absurdité totale.

  Mais c'est là, mes chers amis, la réalité à laquelle nous sommes confrontée chaque jour. C'est le fondement d'une nouvelle fausse religion post-Vatican II, le rejet de la Foi, le rejet du vrai Dieu, le rejet de la vraie religion, le rejet de la réalité objective et son remplacement par un pur subjectivisme. Tout ce que j'invente devient vrai, tout ce que j'invente devient bon ; et lorsque nous comprenons ce que signifie le mot ‘modernisme’ à savoir :  la mort de la raison, la mort du bon sens, la mort de tout ordre divin et son remplacement par un produit dérivé de l'homme.

  Alors nous réalisons, mes chers amis, à quel point la crise qui consume tout le monde contemporain depuis plusieurs décennies est profonde.  Car la philosophie d'Emmanuel Kant a triomphé dans toutes les universités. Tout le monde est devenu Kantien. Tout le monde a rejeté la réalité objective et la philosophie réaliste pour croire en un conte de fées, en des absurdités.

    Chers fidèles, il est essentiel que nous en soyons conscients, que nous comprenions que cette crise, cet effondrement de la civilisation est, mes chers amis, extrêmement profonds. Ce n'est pas comme si tout cela pouvait être réglé, ou le cap changeait du jour au lendemain. La corruption de l'homme, la corruption de la raison humaine est si étendue qu'humainement parlant, il n'y a plus aucune solution, plus aucun salut. Une personne qui ne croit pas qu'une vérité existe, qu'une réalité objective existe est dégénéré jusqu'à la moelle.  Une telle personne a piétiné et rejeté sa propre nature. Elle a rejeté la raison que Dieu lui a donné dans un but bien précis, parvenir à connaître la réalité. C'est ce à quoi Dieu nous a appelés. C'est pour cela que nous avons été créé pour apprendre à connaître Dieu de mieux en mieux chaque jour et en continuant à exercer notre libre arbitre pour L'aimer de plus en plus ardemment et Le servir plus fidèlement. Tel est le but de la création, c'est uniquement et exclusivement pour cette raison que l'homme vit ci-bas sur terre et au moment où il rejette la vérité ou prétend qu'il est impossible de connaître la vérité, il porte atteinte à l'essence même de son existence. Quel est le sens de la vie pour une personne qui rejette la vérité, qui ne veut pas connaître la vérité ?... qui prétend que c'est impossible? La vie d'une telle personne devient totalement dénuée de sens, mes bien-aimés,  et cela conduit au modernisme, conduit à des conséquences tragiques. C'est le fondement d'une part de cette religion post-Vatican II, car s'il n'existe pas de vérité objective, s'il n'y a pas de Dieu, alors dans ce cas, nous devons prêcher la liberté religieuse, nous devons prêcher œcuмénisme. Chacun a sa propre religion et chacune de ces religions est bonne, chacune de ces religions est vraie, ce qui est une absurdité absolue.

    L'un des fondements de la logique, la logique que le modernisme détruit, bien sûr, est le principe de non-contradiction, ‘Principium non-contradictionis’. Le ‘A’ et le ‘non A’ ne peuvent pas être vrais en même temps. Les énoncés ’Jésus-Christ est Dieu’ et ‘Jésus-Christ n'est pas Dieu’ ne peuvent pas être vrais en même temps. Ils s'excluent mutuellement, mais pas pour le moderniste! Pour le moderniste, le principe de non-contradiction n'existe pas. Pour le moderniste, tout est vrai. Quoi que vous inventiez pour lui, c'est vrai et c'est pourquoi Benoît XVI a pu parler de ‘deux formes’ du rite romain. Il n'a pas vu la contradiction, une contradiction visible à l'œil nu entre le culte de Dieu et le nouveau culte. Il n'a pas vu la contradiction entre la religion catholique et toute la multitude de pseudo-religions parce que pour lui le dogme n'existait pas. La vérité n'existait pas pour lui. Finalement, il n'y avait pas un seul vrai Dieu et c'est un péché.

  Le péché du Concile Vatican II est le péché de tous les hiérarques post-conciliaires, le déni de l'existence de la vérité. Le déni, en fin de compte, de l'existence du seul vrai Dieu, sans qu'il n'y a pas de salut. Et ceci, mes chers amis, est le fondement, le modernisme est le fondement. Il a rendu possible la proclamation de la liberté religieuse et de œcuмénisme. Le principe selon lequel  ‘il n'y a pas de salut en dehors de l'Église’  n'existe plus ou ne s'applique plus. Il y aurait de nombreux chemins vrais et bons menant à une sorte de Dieu, mais allons plus loin.

    Mes chers amis, nous devons réaliser que cette philosophie moderniste permet aussi de mener une révolution dans la société. Mais pourquoi d'autre ? Le fruit du modernisme est, par exemple, toute cette politique transgenre. Le genre n'est plus quelque chose qui existe objectivement. Le genre dépend uniquement de mon état d'esprit aujourd'hui - je peux décider si je suis un homme ou une femme, ou peut-être que demain je serai un chat. Il n'y a plus aucune norme, aucune qui puisse m'empêcher de faire cela, parce qu'il n'y a plus de réalité, plus de vérité. Ainsi, chaque jour, je peux décider qui j'ai envie d'être aujourd'hui.

  Une fois, des paroissiens m'ont parlé d'une situation qui se déroule, ou plutôt qui s'est déroulée, dans une école à Brighton, au Royaume-Uni, ou des bacs à litière ont été installés dans les toilettes. Pourquoi ?  Parce que quelques enfants ont déclaré qu'ils se sentaient comme des chatons, ils ont commencé à marcher avec des oreilles fixées sur la tête et une petite queue et à se soulager comme un chat le ferait, alors pour s'assurer qu'ils ne se sentent pas discriminés, des bacs à litière ont été placés dans les toilettes afin qu'ils puissent utiliser les lieux en accord avec leur identité. Ce sont là, mes chers amis, les fruits concrets et tangibles, les conséquences du déclin et du rejet de la philosophie réaliste, remplacés par une philosophie subjective par le modernisme.

    Et c'est la réalité qui nous entoure, une réalité à laquelle nous devons faire face chaque jour et en chemin, nous devons nous souvenir des paroles du Saint Apôtre que ‘celui qui croit être debout prenne garde de ne pas tomber’. Car une pression est exercée de toutes parts, sur chacun de nous, afin que nous commencions à vivre selon de faux principes démoniaques, les tenants de cette philosophie insensée pour que nous aussi nous rejetions l'existence d'une réalité objective. Et nous voyons, mes chers amis, même au sein de la tradition Catholique, combien de membres du clergé et de laïcs se sont laissés tromper ! Combien, mes chers amis, croient aujourd'hui qu'il existe deux rides de la messe, alors que la messe, le sacrifice de Notre Seigneur Jésus-Christ, la sainte messe Catholique est une et unique. Il existe une contrefaçon, une misérable contrefaçon introduite après 1969, qui est l'œuvre du diable et cela, mes chers amis, devrait être une vérité évidente pour tout catholique, mais est-ce le cas comme nous l'entendons ? Mes chers amis, quelque part, des fidèles posent la question au sein de la Fraternité Saint Pie X,  et ils entendent dire : Eh bien ! la nouvelle messe est valide.
    Mais qu'est-ce que cela est censé signifier? Qu'est-ce que cela est censé signifier ?

    Ceci, mes chers amis est une tragédie. Une tragédie du monde moderne, des soi-disant catholiques modernes. Le modernisme a déjà presque tout enterré et aujourd'hui nous commémorons Saint Pie X, le Pape qui s'est dressé contre le modernisme. En 1907, il a publié l'encyclique Pascendi dans laquelle il condamnait les erreurs du modernisme et dans laquelle il mettait en garde le monde catholique tout entier. Aujourd'hui, nous devons chercher les ennemis de l'Église non pas à l'extérieur, mais à l'intérieur, là où ils sont bien plus dangereux - car moins visibles. Il y a plus de 100 ans, Pie X avait déjà décrit ce qu'il trouvait, ce qu'il voyait, ce qu'il percevait. Il a vu ces infiltrations par l'agence jvdé0-maçonnique et par les modernistes, c'est-à-dire ceux qui rejettent l'existence d'une vérité objective qui frappe les fondements même de l'Église Catholique en rejetant les dogmes. Et si seulement les catholiques avaient écouté cet avertissement de Saint Pie X, nous ne vivrions pas dans ce monde ignoble et abominable qui nous terrifie et qui doit terrifier toute personne sensée, face à ce qui se passe autour de nous aujourd'hui, car c'est un bouleversement total de tout. C'est si démoniaque, si satanique, qu'un catholique devrait être terrifié par tout cela, et nous ne pouvons pas, mes chers amis, hausser les épaules avec indifférence comme s'il s'agissait d'une simple question philosophique confuse. Je vous ai montré des exemples précis. Cela concerne notre vie quotidienne.

  Cela concerne,  mes chers amis, notre vie quotidienne et constitue une menace pour notre salut. Une menace réelle et concrète, une menace mortelle.  Saint Pie X avait pour devise papale, ‘Instaurare Omnia in Christo’, - tout restauré dans le Christ - et c'est la tâche qui attend chaque catholique...nous devons constamment renouveler tout dans notre vie en Jésus-Christ, le seul vrai Dieu, le seul et unique Sauveur, sans qui il n'y a pas de salut.

  Mes chers amis, nous devons réparer ce qui est brisé dans nos vies. Nous devons relever ce qui est tombé. Nous devons guérir ce qui est malade. Tel est le sens. tel est le but de la profession de la Foi Catholique, qu'avec l'aide de la grâce de Dieu, nous puissions renouveler nos vies en Jésus-Christ. Et c'est là, mes chers amis, ce que nous devons fermement décider aujourd'hui...que nous ferons l'effort de tout renouveler en Jésus-Christ ; car si vous ne faites pas cet effort, tôt ou tard, vous tomberez dans les griffes du démon. tôt ou tard, vous suivrez ce courant moderniste et quiconque ne résiste pas aujourd'hui, quiconque suit ce courant, même s'il vient de Rome, de la bouche d'un caméléon, perdra tôt ou tard la foi Catholique, il n'y a pas d'autre possibilité.  Et nous devons, mes chers amis, être prêts à faire des efforts et des sacrifices en comprenant que sans efforts, sans sacrifices, il est impossible de renouveler, d'améliorer ou de changer quoi que ce soit dans nos vies.

    Et ai-je cette disposition en moi? Ai-je la disposition, mes chers amis de faire table rase, de cesser d'être moderniste, car malheureusement il faut le dire clairement et sans équivoque, toute une armée de soi-disant traditionalistes sont des modernistes purs sang, des modernistes purs sang ! Le fait qu'ils assistent à la messe Tridentine et qu'ils prient en Latin ne change rien à cela. Leurs esprits sont profondément corrompus, ils sont consumés par la philosophie impie, démoniaque, erronée et fausse de Kante, ils sont à la fois leur propre gouvernail, leur matelot et leurs navires, et cela s'applique aussi bien au laïcs qu'aux clergés, ce dans quoi ils sont engagés n'est en aucun cas l'Église Catholique. C'est la création de diverses sectes. C'est la création de sectes avec leurs propres gourous qui remplacent le Pape, la hiérarchie et l'Église Catholique. Ce n'est pas le chemin du renouveau de quoi que ce soit dans le Christ, c'est le chemin tout droit vers l'enfer et ceci, mes chers amis, est une tragédie, car ceux qui devraient être conscients, ceux qui devraient résister aux modernisme comme nous le voyons, marchent main dans la main avec les plus grands modernistes, vers l'enfer, vêtus de chasubles romaines, les mains jointes, des féministes en jupe.

  Mais c'est, mes chers amis, c'est la réalité. La plupart des soi-disant catholiques traditionnels sont des modernistes purs sang. Et maintenant la question :  sommes-nous aussi affligés par cette lèpre spirituelle ? Il ne suffit pas, mes chers amis, de vous dire catholiques, il ne suffit pas d'assister à la messe Tridentine. Il ne suffit pas de prier le chapelet pour être catholique. Vous n'êtes pas catholique quand vous pensez l'être, mais quand vous acceptez comme vrai ce que l'Église et Dieu ,par l'Église, vous présente à croire. Si vous souhaitez servir le vrai Dieu et non vous-même ou votre propre imagination, combien sont-ils parmi les traditionalistes et les modernistes à avoir leur propre vision de l'Église Catholique, leur propre vision de tout.

  Malheur à nous, malheur à nous, mes chers amis, car même ceux qui ont finalement entendu cet avertissement de St. Pie X se sont laissés trompés par Satan. Ils ont commencé à vivre dans un conte de fées, dans une fable ; ils ont fait la sourde oreille à la vérité, ils se sont tournés vers des fables, comme St. Paul l’Apôtre écrit dans sa lettre à Timothée, et chacun de nous doit se demander si nous sommes affligés par cette maladie spirituelle, cette lèpre spirituelle. Si c'est le cas, cherchez la guérison, demandez de l'aide et ne vous bercez pas d'illusions. Une robe, un voile ou un missel Latin - Polonais ne feront pas de vous un catholique. Car pour eux, mes chers amis, cela n'est devenu qu'une feuille de vigne pour couvrir et dissimuler la vérité. Il en va de même pour les prêtres. Le fait qu'il revêt une chasuble romaine, qu'il en mette une ornée de dentelle, ne fait pas de lui un catholique. Les anglicans de la haute église ont de beaux vêtements, de belles dentelles, mais se sont des protestants, se sont des modernistes. Ils ont rejeté la foi Catholique.

    Saint Pie X comprenait parfaitement cette menace et a mis en garde contre elle en criant.! On ne peut qu'imaginer à quel point son cœur était rempli de douleurs lorsqu'il écrivait au pasteurs  Pascendi Dominici gregis, alors qu'en tant que Souverain Pasteur, il déclarait que l'Église avait été infiltrée par le jvdaïsme et par les modernistes, que l'Église était dévorée de l'intérieur. Et qui a écouté Saint-Pie X ?  60 ans ont passé et après le Concile, la révolution a commencé et cela nous montre, mes chers amis,  à quel point le modernisme est dangereux, comment il a détruit l'esprit des catholiques, comment il a détruit l'esprit du clergé catholique. Et il ne suffit pas, mes chers amis, comme certains le prétendent de revenir aux années 1950 à l'époque depuis Pie XII ;  l'Église à cette époque était déjà rongée de l'intérieur. Elle pourrissait, c'était comme une coquille d'œuf, une belle coquille, mais déjà vide à l'intérieur. Et c'est ce à quoi ressemble la soi-disant ‘tradition Catholique’ d'aujourd'hui, une jolie coquille, mais à l'intérieur de la balle puante.

    Et je vais probablement recevoir à nouveau une avalanche de courriels pour avoir osé porter de tels jugements en public. J'ose parce que je décris la réalité telle qu'elle est et non telle que tous ces traditionalistes prétentieux aimeraient qu'elle soit. Ils se considèrent  presque comme des saints, de grands défenseurs de la foi. Pourtant, ils n'ont aucune idée des bases du Catéchisme. Leurs devoirs d’état sont négligés.

    Levons-nous aujourd'hui, mes chers amis pour le combat spirituel et prenons au sérieux l'appel de Saint-Pie X, à tout renouveler dans le Christ - que ce soit le désir de nos cœurs catholiques. Que ce soit le désir qui accompagne toutes les actions que nous entreprenons dans nos vies, afin que nous puissions renouveler nos vies dans le Christ.
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.