#69 : Contradiction (Subversion : Père Grégoire Celier) :
En 2007, le prêtre du District français, Père Grégoire Celier (Directeur de Fideliter - l'équivalent français de L'Angelus - pendant 13 ans) a écrit un livre complètement subversif du Chapitre général de 2006 intitulé "Benoît XVI et les traditionalistes," dans lequel il "fantalise" sur la façon dont un accord pratique avec Rome non convertie pourrait être atteint.
Le livre a été fortement sponsorisé par le District français et l"abbé de Cacqueray, et a donc causé beaucoup de dommages en sapant la Déclaration du Chapitre général de 2006.
Fait intéressant, les idées de Fr. Celier semblent avoir été co-optées à bien des égards par l'Évêque Fellay, et utilisées comme sorte de plan pour le 'ralliement' de la FSSPX.
Un certain temps après la tournée de publicité, un Français avisé, M. Paul Chaussee, a écrit une critique incisive de 42 pages sur le travail subversif de Fr. Celier.
Cette critique est jointe en tant que PDF à ce post et est à lire absolument.
Les lecteurs seront également intéressés de savoir que l'ami de Fr. Celier, M.Jean-Luc Maxence (un auto-désigné - Le Franc-maçon du Grand Orient) a édité et préfacé le livre de Fr. Celier (qui, comme le livre subversif de Fr. Robinson) a été publié en dehors des maisons d'édition de la FSSPX.
http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-11-11-A-00-Question-about-Bishop-Fellay.pdf Il est également intéressant de noter que, selon le lien qui vient d'être fourni, c'est l'Évêque Fellay qui a nommé Fr. Celier à la tête de la maison d'édition Fideliter en 1994 (i.e. l'année où il est devenu Supérieur Général).
Quoi qu'il en soit, nous présentons ici le deuxième appendice de la critique de 42 pages de M. Paul Chaussee... concernant les oeuvres étranges et troublantes de l’abbé Grégoire Celier, et laissons les lecteurs tirer leurs propres conclusions. ...
http://benj.barrer.free.fr/Biblioth%E9que/Crise/CritiquedePaulChauss%E9e-BENOITXVIetlesTRADIS.pdfVoir Annex II
BENOIT XVI ET LES TRADITIONALISTES,
par Olivier PICHON et l’abbé Grégoire CELIER
(EDITIONS ENTRELACS 2007)
ANALYSE CRITIQUE
REMARQUE LIMINAIRE
Le but de cette analyse critique n’est pas de chercher noise à un abbé ni de dicter leur devoir à nos Supérieurs. Nous croyons ceux-ci assez honnêtes pour remédier d’eux-mêmes aux maux décelés dont nous souffrons. Notre but est d’abord de garder notre foi intègre alors que nous la voyons sournoisement menacée de divers côtés (même du côté de nos prêtres) et par divers moyens (dont les médias de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X).
Cette analyse de l’ouvrage en question n’a été rédigée qu’après une première lecture entreprise sans préjugé mais qui a éveillé notre inquiétude quant aux effets que pourraient produire chez les fidèles de la Fraternité Saint Pie X les idées et suggestions exprimées par les auteurs et particulièrement par l’abbé Celier(...)
ANNEXE II
L’ABBÉ GREGOIRE CELIER D’APRES SES ŒUVRES
Le survol de ses œuvres permet de comprendre qui est l’abbé Grégoire Celier qui a dirigé pendant treize années les médias de la Fraternité Saint-Pie X ; quel esprit l’anime ? et quel est vraisemblablement son dessein en prenant une part prépondérante dans la rédaction du livre Benoît XVI et les traditionalistes ?
Voici quelques ouvrages qui sont tous signés “Grégoire Celier” ou d’un pseudonyme, comme si la tactique de ce prêtre-philosophe était de toujours « s’avancer masqué ».
1987 – Grégoire Celier, La dimension œcuмénique de la réforme liturgique. Editions FIDELITER, Le Pointet, Escurolles. © G. CELIER.
C’est l’ouvrage d’un érudit qui accuмule plus de 300 citations dont la plupart sont contraires à la doctrine traditionnelle, mais aucune n’est corrigée par un rappel de la vérité Ainsi, en exergue, une citation de Mgr Annibale Bugnini (mais oui !) :
« La réforme liturgique est une grande conquête de l'Église catholique, avec d’importantes répercussions œcuмéniques ; non seulement elle a provoqué l’admiration des autres Églises et communautés chrétiennes, mais de plus elle représente pour elles une sorte de modèle. » (1974).
Mais Celier oublie de dire qu’en 1975, on découvrait avec stupeur que Mgr Bugnini était franc-maçon ! Dans sa Lettre aux amis et bienfaiteurs n° 10, Mgr Lefebvre écrivait :
« Lorsqu’on apprend à Rome que celui qui a été l’âme de la réforme liturgique est un franc-maçon, on peut penser qu’il n’est pas le seul. Le voile qui couvre la plus grande mystification dont les clercs et les fidèles ont été l’objet commence sans doute à se déchirer. » Omission révélatrice, il y a vingt ans déjà.
Ce livre pourrait être signé par un conciliaire progressiste ou par un protestant. L’avertissement ne contient aucune mise en garde ni aucune critique contre l’œcuмénisme néo-moderniste et l’on n’y trouve aucune référence à l’encyclique Mortalium Animos de Pie XI, (1928) condamnant cet œcuмénisme moderne. Manifestement, l’auteur a oublié le précepte de l’Apôtre : « Je t’en conjure…insiste à temps et à contre-temps, corrige, menace,
exhorte, toujours avec patience et en instruisant. » (II Timothée 4, 1-2).
Alors, comment a-t-on pu permettre l’édition de cet ouvrage pernicieux car menteur par omission ?
1993 – Grégoire CELIER, L’École des Cahiers Barruel – L’avenir d’une illusion.
Éditions GRICHA.
Dans cette brochure 90, on reconnaît l’essentiel des arguments que Paul Sernine reprend en 2003 dans La paille et le sycomore (voir ci-après). Les textes sont identiques. Sernine a intégralement recopié, mot à mot (sauf rares corrections mineures de forme), les trois paragraphes « Le silence du Magistère », « L’impossibilité intellectuelle » et « L’argument de prescription » qui, uniques arguments de la démonstration de Celier, deviennent les trois chapitres centraux du livre de Sernine.
Enfin, il importe de remarquer deux choses :
o En 4e page de couverture, on trouve cet étrange Avertissement : « La présente brochure n’est pas diffusée dans le public et doit être considérée comme une étude purement privée ; merci de n’en pas faire état, non plus que de son auteur, dans une publication.
Grégoire CELIER. Adresse : CFH, B.P.... Paris Cedex 16. »
o Le logo des Éditions GRICHA est un chat noir au poil hérissé et toutes griffes dehors ; il est entouré de l’exergue “La nuit tous les chats sont gris.” [Étrange, n’est-ce pas ?]
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90 Elle a été reproduite dans Nouvelle revue Certitudes (abbé G. de Tanoüarn) n° 4, 2000, p. 69 à 76.
page 37
1994 – Grégoire CELIER, L'Église déchirée – Appel aux « catholiques Ecclesia Dei ». Editions FIDELITER, Eguelshardt, (avril) 1994. © Éditions Gricha, 1994. Adresse donnée pour envoi de « critiques, remarques et compléments d’information » : CFH, B.P. ... 75767 PARIS.
Cet ouvrage est plus une polémique courtoise avec les “Ralliés” qu’une défense de la Tradition en liturgie. Beaucoup de textes cités en défense de la liturgie traditionnelle auraient été mieux utilisés dans le livre La dimension œcuмénique de la réforme liturgique. Remarquons encore que dans cet ouvrage – décevant dans son ensemble – G. Celier montre que Rome n’avait aucunement l’intention d’accorder aux “Ralliés” la liberté de pratiquer et d’enseigner la Tradition, mais que la liberté accordée était strictement limitée. Celier semble avoir oublié cette leçon en dialoguant avec M. Pichon.
Enfin, notons que même édité par Fideliter, Grégoire Celier tient à conserver le droit de copie © aux Éditions Gricha. [Étrange, n’est-ce pas ?]
1994 – Grégoire CELIER, Le dieu mortel, une invitation à la philosophie, Éditions Fideliter, Eguelshardt 1994 (octobre). En page de garde : © Gricha and his kittens, 1994 [le chat gris et ses chatons] et l’invitation : « Merci d’envoyer vos critiques, remarques et compléments d’information à Grégoire CELIER, adresse ; CFH, B.P.... 75767 Paris Cedex 16. »
En même page, l’auteur adresse ses remerciements à ses « collègues professeurs de philosophie Alain-Marc, Daniel, etc., douze personnes désignées par leur seul prénom. Aucun patronyme ; on suppose que ce sont les “chatons” que M. Celier ne veut pas compromettre en dévoilant leur identité. [Étrange précaution, n’est-ce pas, pour un professeur de 36 ans ?]
Cet ouvrage qui se présente comme un dialogue entre le maître et son disciple est une sorte d’invitation à la philosophie et s’ouvre par cet exergue mystérieux (sinon ésotérique) :
Autrefois j’avais un petit jeu,
J’aimais me retourner en rampant dans mon cerveau.
Je pense que vous connaissez le jeu dont je parle ?
Je parle de ce jeu qu’on appelle « devenir fou ».
Ce petit jeu est amusant.
Fermez simplement vos yeux, il est impossible de
perdre. Je suis ici, je viens aussi.
Laissez-vous aller, nous passons de l’autre côté.
J. M.
[Étrange, n’est-ce pas ?]
Pour éviter d’être mis en cause par les non “initiés”, Celier les avertit : « On se gardera d’identifier l’auteur à l’un des protagonistes du dialogue, ni même à leur réunion. S’il avait parlé lui-même, le rédacteur aurait sans doute dit les choses autrement. Mais il a préféré laisser à ses personnages une certaine liberté de ton et de pensée, en sorte qu’il ne prend pas forcément à son compte toutes et chacune des affirmations émises dans leurs conversations. »
'Le libre Journal' de Serge de Beketch (n° 55 du 30.12.1994) confirme que Grégoire Celier est prêtre, professeur de philosophie, et que le titre ‘Le dieu mortel’ désigne l’homme.
Mais le pire est révélé par la lecture attentive du livre : celui-ci refermé, l’on se demande ce qu’il y a de catholique dans la philosophie à laquelle Celier veut introduire ses jeunes lecteurs. Lorsque, après bien des détours, il aborde enfin la question de Dieu, « Être suprême », c’est pour faire une réponse d’agnostique (p. 275) et laisser chacun à ses propres recherches (p. 290). En qualité de prêtre catholique, il aurait dû au moins renvoyer à la Révélation en indiquant le début des pistes permettant de l’aborder sans se perdre dans le dédale des questions secondaires et des fausses philosophies, mais il ne le fait pas. En qualité de professeur catholique, il aurait pu se référer à des ouvrages de bonne vulgarisation
thomiste, mais il ne cite pratiquement que des auteurs païens, ou naturalistes, ou sceptiques, bref, de mauvais auteurs dont la lecture ne conduit qu’à des impasses où sont perdus quelques saints : Augustin, Thomas, Grégoire le Grand… À cet égard, l’annexe est éloquente.
Les deux recensions faites dans 'Le Sel de la terre' (n° 12, printemps 1995, p. 170 à 182) relèvent bien d’autres points très critiqués, mais je me limite ici à ce qui m’a fait classer cet ouvrage parmi les livres inutiles et même mauvais.
Et notons encore en page de garde : « © Gricha and his kittens, 1994 » [le chat gris et ses chatons] et l’invitation : « Merci d’envoyer vos critiques, remarques et compléments
d’information à Grégoire CELIER,...
page 38
2003 – Paul Sernine, 'La paille et le sycomore – À propos de la « gnose »', Éditions Servir.
Dans son Avertissement, l’Éditeur (par Nouvelle revue Certitude n° 13, on sait que c’est l’abbé Guillaume de Tanoüarn, mais pourquoi, dans ce livre, cache-t-il lui aussi, son identité ?) annonce la thèse p. 7 : Par “amour de la vérité” (sic !), Paul Sernine va réfuter avec compétence et méthode l’affirmation caractéristique des Cahiers Barruel et en particulier de
Monsieur Etienne Couvert : « En toute erreur, “il y a une clé…, et c’est la “gnose” (La gnose contre la foi, p. 161.) » Or si l’on ouvre le livre d’Etienne Couvert pour vérifier la citation et son contexte, on ne trouve ni en p. 161, ni avant, ni après, les trois mots « en toute erreur » et la suite « il y a une clé…et c’est la “gnose". » Voici ce qu’on lit à la page 161,
dans le chapitre Gnose et romantisme, (il s’agit du cas de Victor Hugo) :
« À partir de ce moment [après avoir reçu l’enseignement de Lamennais], Victor Hugo est complètement gnostique et adorateur de Satan. Il se dit initié par des révélations d’en bas : la bouche d’ombre dans les Contemplations, le spectre ou bise de mer, l’Archange nocturne dont il tire des choses surprenantes, obscures, noires, absurdes… Pour celui qui ne possède pas la Clé. Mais il y a une Clé… et c’est la “Gnose” ».
Comprenons que, des « révélations d’en bas, Hugo tire des choses surprenantes …,obscures, pour celui qui ne possède pas la clé, c’est-à-dire qui n’a pas été initié dans la Gnose ». À cette phrase sans mystère, Sernine ajoute les mots « En toute erreur » et il en fait l’unique thèse révélatrice, la seule affirmation qu’il répète inlassablement. Or le sens de la
phrase complète de M. Couvert est bien différent ; il s’agit donc d’une falsification de citation par adjonction de ces trois mots ; ceux-ci ont été régulièrement ajoutés chaque fois que cette citation était répétée – soit une dizaine de fois – et il ne s’agit donc pas d’une erreur mais d’un procédé. Voilà ce que l’abbé de Tanoüarn, Éditeur de ce livre, appelle (p. 15) un « modèle de méthodologie en matière de science catholique. »
« Que l’on critique Etienne Couvert pour des jugements trop catégoriques ou injustes, pour une certaine systématisation, pour telle ou telle erreur sur des points précis, la chose est légitime à condition d’apporter des preuves. Mais est-il admissible qu’on cherche à le disqualifier en lui attribuant, à dix reprises, une citation qui n’est pas de lui ? » (Arnaud de
Lassus in Action familiale et scolaire n° 171, p. 64).
Cette falsification répétée suffit à disqualifier son auteur et même l’éditeur qui la fait sienne dans son Avertissement (p. 7). Nous pensons qu’il s’agit là d’une faute tellement grave et grossière qu’elle n’a été permise par la Providence que pour nous faire voir le grand danger menaçant prêtres et fidèles de la Fraternité, danger qui n’est pas celui que dénonce Sernine91
mais qui serait plutôt Sernine lui-même.
2005 – Abbé Michel BEAUMONT (alias Grégoire Celier) dans Fideliter n° 163, janvier
2005, (p. 20-25), article « Réfléchir en chrétien sur la politique actuelle » dans lequel l’abbé Beaumont s’interroge sur l’adaptation des principes aux « nouvelles réalités politiques » dans une société déchristianisée :
« Si, en vertu de l’actuelle mondialisation, tout pays devenu un simple territoire du “village global”, se trouve inséré dans une entité politique où les catholiques sont très nettement minoritaires, comment la doctrine classique des papes demandant qu’un pays majoritairement catholique
reconnaisse le règne du Christ dans ses institutions politiques serait-elle encore possible ? » (p. 23).
L’abbé Celier constate donc que « des réalités politiques et sociales incontestablement nouvelles sont apparues » (p. 22) et il suggère, par une interrogation fort habile, que la doctrine valable jusqu’à Pie XII, ne serait plus possible aujourd’hui, et que dès lors, il est « nécessaire que les catholiques engagés en politique (…) fassent eux-mêmes le travail de
réflexion que les papes leur proposaient autrefois. » (p. 20).
En bref, suite à l’évolution du monde, la doctrine traditionnelle de l'Église serait aujourd’hui périmée et à revoir par les laïcs !
Or l’encyclique Quas Primas (1925) affirme sans ambiguïté que « l’empire du Christ Jésus, c’est, en stricte vérité, l’universalité du genre humain. Il n’y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les États. (…) Les gouvernants et les magistrats
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91 Nous avons publié une critique exhaustive de ce livre dans Cahiers de Chiré n° 19, DPF 2004, p.129-153.
page 39
ont l’obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d’obéir à ses lois. » Tel est le principe universel découlant de l’union hypostatique.
La question de Celier qui suggère fortement sa réponse, correspond à la 58e proposition condamnée (la vérité n’est pas immuable) du décret anti-moderniste Lamentabili (approuvé par saint Pie X). Et dire qu’il faut formuler une nouvelle doctrine adaptée à notre époque, c’est la 59e proposition condamnée par le même décret. L’abbé Beaumont-Celier illustre ainsi un cas typique de modernisme tel que l’a exposé saint Pie X dans Pascendi : « Tout est voulu chez eux… Telle page de leur ouvrage pourrait être signée par un catholique ; tournez la page,vous croyez lire un rationaliste. » (§ 20).
Hélas ! Que sont devenus les rigoureux censeurs d’autrefois dont le Nihil obstat et l’Imprimatur inspiraient confiance ?
L’ANTICOMPLOTISME de CELIER-SERNINE semble lui avoir été inspiré par son éditeur l’abbé de Tanoüarn, lui-même disciple en la matière de son ami Alain de Benoist, auteur de l’étude Psychologie du conspirationnisme (voir supra p. 8 et note 19).
Vu de plus haut, l’anticomplotisme est une conséquence du naturalisme qui aboutit à contredire le “combat des deux cités” (saint Augustin, La Cité de Dieu, Livre XIV, chap. XXVIII) et donc à nier le devoir de choisir l’étendard du Christ sous lequel se placer et combattre (saint Ignace de Loyola, 'Exercices spirituels', § 136 et sq.). La réalité du combat des DEUX ETENDARDS ou des DEUX CITES est rappelée par le pape Léon XIII en introduction à son
encyclique Humanum Genus. Il y enseignait que la Société internationale des Francs-Maçons, fortement organisée, a pour dessein de ruiner la Sainte Église catholique, de « détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes et de lui en substituer une nouvelle façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les
lois sont empruntés au naturalisme »92 Pour protéger les peuples contre ce poison qui infecte la société, le pape enjoignait d’abord aux évêques : « Arrachez à la Franc-Maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites-la voir telle qu’elle est. » Ensuite, « Instruisez vos peuples, faites-leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes… » Enfin, « Faites en sorte que les masses acquièrent la connaissance de la religion, exposez les éléments des principes sacrés qui constituent la philosophie chrétienne (…) afin de guérir les maladies intellectuelles des hommes… »93.
Hélas, depuis que, par les ouvrages de Crétineau-Joly publiés sur ordre du pape Pie IX, nous savons que la stratégie de la secte maçonnique est de ruiner l'Église par l’intérieur, l’infiltration et le recrutement interne n’y ont pas cessé. En 1929, on sut qu’était franc-maçon le cardinal Rampolla heureusement écarté au conclave de 1903 par le veto autrichien. En 1938, l’épiscopat français comptait dix-sept “Frères” mais en 1987, l’ex-Grand-Maître Michel
Baroin, déclarait qu’il y avait 64 évêques français au Grand Orient de France. Enfin, en 1981 une perquisition dans une loge romaine fit découvrir une liste de personnalités affiliées à la franc-Maçonnerie, dont un nombre important de cardinaux et d’évêques, parmi lesquels le cardinal Baggio, préfet de la Congrégation des évêques94.
La crise actuelle de l'Église a ses causes profondes, non seulement dans le concile, mais dans le libéralisme et dans le néo-modernisme du milieu du XXe siècle. Et ces erreurs se sont enracinées et développées dans la hiérarchie par l’infiltration de libéraux, francs-maçons et modernistes, infiltrations dont nous avons été prévenus au XIXe s. et que saint Pie X a constatées et combattues. Le dernier Concile n’est que la manifestation du néo-modernisme
triomphant au Vatican avec la franc-maçonnerie.
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92 « Notre but final est celui de Voltaire et de la Révolution française, l’anéantissement à tout jamais du Catholicisme et même de l’idée chrétienne… ». Instruction permanente de la Haute Vente en 1819 citée par Crétineau-Joly
93 Léon XIII, Encyclique Humanum Genus (1884), § 47 à 49.
94 Cf. Introïbo n° 13 (1976) p. 2 (A.N.P. rue Delaâge, Angers). – Sous la Bannière n°19 (1988) p. 20-21. Un franc-maçon préposé au choix des évêques explique évidemment l’orientation des épiscopats en général et la médiocrité des évêques de France, manifestée particulier par leur haine de la messe traditionnelle.
Critique complet par Paul Chaussée; Annexe II :
http://benj.barrer.free.fr/Biblioth%E9que/Crise/CritiquedePaulChauss%E9e-BENOITXVIetlesTRADIS.pdfpage40
Puisqu’on connaît cette stratégie et ses effets désastreux, pourquoi n’est-on pas plus vigilant dans le choix des responsables pour ce poste stratégique qu’est la direction des médias de la Fraternité en France ?
En Grégoire Celier, nous avons plusieurs personnages :
ºLe prêtre traditionaliste classique, qui restaure et dessert la chapelle Saint-Nicolas à Compiègne, et qui fait bonne impression sur ses fidèles ;
º L’abbé Celier directeur de Fideliter et de Clovis où l’on trouve des livres de toutes qualités, bons, médiocres, et même mauvais par naturalisme, maios où sont absents les ouvrages traitant du combat contre les ennemis de l'Église.
º Le professeur de philosophie moderne du ‘dieu mortel’, qui cache son état
sacerdotal et professe une philosophie pernicieuse ;
º Le polémiste Paul Sernine qui, anti-antignostique de mauvaise foi et “anti-complotiste”, est l’allié objectif des ennemis de l'Église ;
º L’abbé Beaumont, collaborateur moderniste de Fideliter.
Bref, cet homme est tantôt un prêtre traditionaliste irréprochable, tantôt un moderniste non fiable, ce qui, selon saint Pie X, caractérise le moderniste : « Telle page de leur ouvrage pourrait être signée par un catholique ; tournez la page,